24/05/2010

Faut-il demander une révision du code de procédure pénale afin que la justice obtienne enfin les moyens de ses ambitions ?

Sept coups de feu à Martigny, un mort, des personnes mises en cause connues, récidivistes dans divers délits selon la police cantonale valaisane. L'intégration difficile des étrangers n'est pas en cause dans ce drame, ce sont les comportements humains qui sont répréhensibles, comme souvent, et pourtant.

Comme partout, les polices cantonales se retrouvent dans un grand désarroi, un ras-le-bol sur des phénomènes urbains devenus incontrôlables car démesurés par leur violence. La prévention est le nerf de la guerre et doit le rester, à tous les niveaux, mais pour que cela fonctionne il faut aussi que la répression, à travers la sanction, soit aussi dissuasive, ce qui n'est pas le cas avec le code de procédure pénale en vigueur. Et ce n'est pas la nouvelle mouture au 1er janvier 2011 qui va améliorer les choses.

http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=201&playerMod...=

Les policiers, qui se retrouvent devant de grandes incompréhensions, ne lancent pas la pierre à la justice, car celle-ci doit oeuvrer avec les moyens législatifs à disposition, qui ne sont pas, qui ne sont plus adaptés aux situations rencontrées, ni pénalement, ni administrativement.

Les technocrates qui rédigent les textes de loi devraient prendre le temps d'être à l'écoute des procureurs, des juges d'instruction, des chefs des polices cantonales et des commandants de polices, car donner de plus en plus de droits aux auteurs d'infractions, ou sanctionner avec de simples jours-amende, c'est aussi offrir un message conciliant et laxiste aux récidivistes.

http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=201&playerMod...=

La récidive doit être sévèrement punie et les multirécidivistes doivent subir des sanctions crédibles, pour dissuader, réinsérer, voire expulser pour éliminer.

N'oublions jamais qu'au-delà des auteurs, bien souvent étrangers, les victimes sont des habitants de notre pays, sans distinction de nationalité, d'origine, d'âge, de sexe. Lutter contre les récidivistes c'est protéger cette population, qui comme tous les policiers suisses, dit halte à la violence.

Les jours-amende sont un véritable échec. Il devient nécessaire de commencer aujourd'hui une révision du code de procédure pénale, des sanctions, des mesures, afin d'obtenir une application adaptée aux besoins des procureurs, aux attentes des policiers, aux voeux de la population.

"HALTE A LA VIOLENCE"

Minet.

 

 

06/05/2010

Les polices se marchent sur les pieds (Le Temps, Yves Petignat), ou quel avenir pour les polices cantonales ?

"Avec l'accord Schengen le rôle des gardes-frontières prend toujours plus d'importance."

Selon un article du journal Le Temps, depuis l'entrée de la Suisse dans l'espace Schengen, en décembre 2008, et la suppression du contrôle automatique aux frontières, on croise les voitures de patrouille bleues des gardes-frontière jusqu'au cœur de la Suisse.

Dans plusieurs cantons, ces agents peuvent verbaliser des conducteurs en infraction, procéder à des arrestations de suspects en vue d'une remise à la police. Faut-il craindre la réapparition insidieuse d'une "police fédérale de sécurité" ?

Cet article, succinctement résumé ci-dessus, a le mérite de poser la bonne question dans un contexte trouble sur les missions et les tâches de l'armée, en regard des polices cantonales.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e67184e6-5885-11df-b657-eeefaea2bba8/Les_polices_se_marchent_sur_les_pieds

Ce que l'on constate immédiatement, ce sont deux choses : 

  • La recherche de la détention du pouvoir d'autorité et des tâches de police est de plus en plus disputée, soit par des privés, soit par la grande muette qui cherche encore sa place nouvelle dans une société en perpétuelle démilitarisation . A travers cette course, il y a des intérêts financiers pour les privés, avec un marché qui, s'il s'ouvrait, offrirait de belles opportunités. Pour d'autres, qui nous regardent de la Berne fédérale, la recherche de la détention du pouvoir, de l'autorité et du contrôle policier du pays ne sont probablement que des aspirations qui doivent servir des ambitions personnelles ou corporatistes.   
  • L'obtention de ces pouvoirs d'autorité et de police ne sont que le dessin d'un brouillon sur la main mise sécuritaire de armée sur les cantons, pourtant souverains sur leur territoire, et qui ne cherche qu'une chose, éviter le démantèlement d'un corps armé qui ne peut pas se permettre de rester sur le bord de la route à travers la réorganisation d'une profession qui ne devra jamais perdre sa légitimité, accords de Schengen ou pas.

A Genève, nous retrouvons ce schéma, avec des privés omniprésents, l'émergence de polices municipales, la gourmandise d'une police de la sécurité internationale et des gardes-frontière rattachés à la spécificité géographique de notre canton.

  1. Les privés sont en attente, la délégation de tâches de police représenterait une manne financière importante sur le marché saturé de la sécurité privée.
  2. La police municipale était statutairement insuffisamment implantée dans le paysage genevois, ceci a été corrigé législativement, mais l'appétit de certains élus communaux pourrait porter atteinte à cette police de proximité qui serait alors prioritairement engagée dans du maintien de l'ordre et des tâches de police judiciaire pour lesquelles ces agents ne disposent pas de toutes les prérogatives administratives et légales.
  3. La PSI n'a été qu'un projet policier embryonnaire, car avoir créé une police dans la police a été une grande erreur lors de l'instauration de cette entité. Des choix politiques, voire hiérarchiques, qu'il faut assumer aujourd'hui alors que les agents de ce corps aspirent encore aux promesses non tenues, car trop liées au démantèlement du cahier des charges de ce corps pourtant rattaché à des missions et des fonctions spécifiques.
  4. Le corps des gardes-frontière (Cgfr) s'est éloigné des frontières tout en restant encore sur les axes qui mènent à celles-ci, une présence heureuse pour une mission que la police cantonale ne peut plus assurer pleinement dans une région atypique géographiquement. Par contre, la délégation complète que quelques tâches aux employés fédéraux n'a pas résolu le principal problème lié à la finalité de leurs interventions, soit des remises police.

Car sur ce sujet, le véritable débat doit se situer à ce niveau. En parlant des privés, des polices municipales, des agents de la PSI, du Cgfr,  il demeure un mode de fonctionnement qui n'est déjà pas en adéquation avec les disponibilités de la police cantonale, les remises police.

Depuis des années nous travaillons ainsi, alors que tous les acteurs de la réorganisation de la police cantonale veulent lutter contre la montée des tâches administratives, alors que les policiers doivent retrouver le terrain perdu, alors que le nouveau code de procédure pénal arrive à grand pas, avec des contraintes légales et d'investigations encore plus grandes limitées par le facteur temps, il n'est pas possible d'envisager l'avenir ainsi. La police judiciaire et la gendarmerie ne doivent pas devenir les rédacteurs d'actes de police que d'autres ne peuvent pas assumer, assurer.

Nous demandons depuis des mois une redistribution des cahiers des charges de chaque entité, à travers la mission accomplie et la tâche qui en résulte, afin d'éviter des remises police, des doublons, afin aussi d'optimiser le capital humain disponible, pour que cesse cet engrenage administratif et législatif qui vient nuire au bon fonctionnement de nos institutions, et par là même à la sécurité publique de notre population.

Il y a la police, il y a le métier de policier, il y a des professions liées à la sécurité, il y a des fonctions rattachées à la sécurité, il y a des organisations ou des associations attentives à la sécurité, il y a des choix à faire afin que nous disposions enfin d'une vision claire du paysage sécuritaire que veulent nos élus, qu'attendent nos policiers, que réclament indirectement notre population et qui devront aussi répondre aux attentes de nos partenaires, pour ne plus se marcher sur les pieds, et visiblement ce problème est national.

                                                                                                                                                     Minet

Complément d'information tombé après la rédaction de ce mot, comme quoi ;

http://www.tdg.ch/actu/suisse/armee-maurer-ne-faire-guerr...

25/03/2010

Schengen et la position courageuse et réaliste de Madame la Cheffe de la Police !

Hier matin sur Radio-Cité, Mme Bonfanti, Cheffe de la Police confirmait que les accords de Schengen représentent un problème lié à l'augmentation des infractions et des délits à Genève, en répondant à une question dirigée de Pascal Décaillet.

À travers sa réponse courageuse, en confirmant que Schengen n'arrange clairement pas les choses, Madame la Cheffe de la Police a mis à jour ce que nombreux pensent tout bas à la police, et sur certain banc du Parlement. Le fruit de cette réponse n'est pas issu d'une réflexion personnelle ou politique, mais bien d'une analyse professionnelle de la criminalité genevoise et des dernières statistiques. Cette analyse venait d'être confirmée par le Chef État-Major, M. SCHMUTZ qui indiquait que "cet accord n'arrange pas les choses, c'est un outil de moins dans la répression". 

Ce matin, M. Pierre Weiss, député libéral, attaquait virulemment Mme Bonfanti sur les ondes de cette même radio, déclarant que la Cheffe de la Police n'avait pas respecté son devoir de réserve. Pour cet élu, une Cheffe de la Police n'est qu'une haute fonctionnaire et n'a pas à exposé ses états d'âme.

Malheureusement pour les détracteurs de Mme Bonfanti, l'analyse professionnelle de la Cheffe de la Police correspond à une réalité, à des chiffres, à des faits, que tous les policiers genevois ont pu constater au quotidien. Ce que la troupe ne peut pas affirmer haut et fort, s'il est bien une personne qui peut, qui doit le faire, lors d'une analyse, d'un bilan, d'un exposé des causes et des effets devant une catastrophe que l'on nomme hausse de la criminalité ou insécurité, c'est la Cheffe de la Police.

À travers sa position, Mme Bonfanti n'a pas critiqué un choix ni une décision politique, soit la libre circulation des personnes dans l'UE, mais elle n'a fait qu'en tirer un bilan à travers l'analyse des conséquences de la mise en application de cet accord.

L'attaque irrespectueuse de ce député libéral ne peut pas rester sans réaction.

En comparant Mme Bonfanti au Président de la République italienne, M. COSSIGA, un spécialiste en "exlamatione" selon lui, soit    l'extériorisation de ses états d'âme, tout en insinuant que "Madame Bonfanti n'est que Cheffe de la Police, qu'elle devrait devenir la petite muette, qu'elle n'a pas les capacités de s'exprimer", ce député tient premièrement des propos irrespectueux vis-à-vis d'un Chef d'État, puis tient des propos totalement inaproptiés contre Mme la Cheffe de la Police, dans un discours qui ne sert qu'à défendre un accord dont son parti était un des plus fervents défenseurs, visiblement pour éviter d'en reconnaître les effets pervers induits.

Autres commentaires politiques durant cette même émission :    

M. Guy Mettan "Madame Bonfanti a partiellement raison" ;

M. Éric Bertinat "Schengen est nuisible, c'est très fort ce que la Cheffe de la Police a déclaré" ;

M. Roger Golay "Schengen, c'est partiellement faux de dire que cet accord nous a apporté cette criminalité, mais depuis nos frontières ont des pertes échappatoires " ;

M. Alberto Velasco "Schengen n'est pas aussi efficace que l'on nous l'avait dit, cela devient grave" ;

M. Jean-Luc Ardit "Il y a un problème concret avec Schengen" ;

M. Yvan Rochat "C'est assez surprenant ce que Mme Bonfanti a déclaré, elle aurait mieux fait de se taire".

Pour conclure, relevons que Mme Bonfanti a fait des démarches auprès de la Berne fédérale afin d'obtenir plus de moyens, requête sans réponse à ce jour.

Pour nous, la Cheffe de la Police n'a fait que tirer un bilan sur un système issu d'un choix politique, sans critiquer cette décision, mais en relevant simplement que l'ouverture des frontières et la libre circulation des personnes représentent clairement un problème pour endiguer la hausse de la criminalité.

Walter SCHLECHTEN

Président de l'UPCP

 

 

 

 

16/03/2010

Communiqué de la FSFP - Non à la sous-traitance des tâches policières !

Communiqué de presse de la Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police                                       

Lucerne, le 12 mars 2010

 

 

Communiqué de presse

 

 

Pour la Fédération suisse des fonctionnaires de police, la décision du Conseil national est incompréhensible

 

La décision est désormais définitive: les employés de sécurité privés pourront contrôler les vignettes autoroutières aux frontières! C'est ce qu'a décidé hier le Conseil national, à la demande de la Conférence d'unification, et bien qu'il ait plaidé auparavant contre la sous-traitance du contrôle des vignettes à des tiers. La Fédération suisse des fonctionnaires de police FSFP se déclare déçue de ce revirement et de cette attitude contraire aux avis du Conseil fédéral et du Conseil des Etats. Max Hofmann, secrétaire général de la FSFP, considère comme particulièrement délicat le fait que ce contrôle soit lié à la prononciation d'amendes, dont le suivi sera problématique: «Les privés ne doivent pas obtenir le droit de contrôler des personnes ou des véhicules. Cette tâche appartient clairement au domaine de compétences des forces de sécurité de l'Etat.» Depuis des années, la Fédération qui rassemble 23'000 membres environ dans l'ensemble de la Suisse, soit plus de 90% de l'effectif total des policières et policiers, dénonce la sous-traitance de tâches étatiques à des entreprises privées. Les difficultés et les problèmes auxquels on s'expose dans ce cas ont été mis en évidence dans deux études approfondies que la Fédération a fait réaliser par des professeurs de l'Université de Berne. «Nous ne pouvons pas admettre ce minage progressif insidieux du travail de la police et nous continuerons à nous opposer avec véhémence à cette pratique», souligne Max Hofmann.

 

 

Pour de plus amples informations:

Max Hofmann, secrétaire général de la FSFP, tél. 076 381 44 64

20/02/2010

Assemblée Générale de l'Union des Syndicats des Polices Romandes (USPRO) à Vernayaz.

Vendredi 19 février 2010, Vernayaz, fin de l'assemblée générale de l'USPRO. Tous les participants, venus de Romandie, voire de d'outre Sarine, écoutent l'allocution de Chritian Varone, Commandant de la police Valaisanne, canton hôte de cette réunion. Nous repartons de cette assemblée avec un fort sentiment. Celui que les problèmes rencontrés par les policiers genevois liés à la réorganisation amorcée politiquement et structurellement se retrouvent ailleurs.

Si nous avions déjà tous pris note du rejet populaire vaudois sur l'initiative "d'Artagant" , 54,26% des voix contre une police unique, il n'en demeure pas moins que sectiorellement, au niveau municipal ou des cantons, ces projets de rapprochements, de fusions, rencontrent des oppositions.

Au-delà du débat sur les nécessites structurelles, financières, policières ou politiques de ces modifications, une question nous taraude, nous policiers.

Quelles sont les plus-values professionnelles, statutaires et plus encore opérationnelles qui sont recherchées à travers ces très fortes volontés de réorganisation ?

Presque tous les cantons sont en manque d'effectifs, grand nombre de cantons ou de municipalités doivent faire encore plus avec les mêmes moyens à disposition, tous les cantons rencontrent des problèmes identiques suite à l'augmentation de la criminalité, des actes de violence, des délits liés aux trafics de drogues, aux agressions de bandes organisées, aux violences faites contre les policiers. La Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police (FSFP) vient de lancer une grande opération nationale intitulée "ça suffit" pour lutter contre celles-ci ;

http://www.vspb.org/fr/actualite_evenements_formation/for...

Ce titre évocateur a été très justement choisi, car il témoigne du ras-le-bol des policiers suisses, de leur désarroi mais aussi de leur intention de dire clairement "ça suffit".

Les policiers romands veulent aller de l'avant, ils n'ont qu'un souhait, celui d'obtenir les certitudes de travailler dans des conditions stables, avec les moyens nécessaires, des statuts clairs et adaptés aux réalités de leur profession, accompagnés d'une doctrine politique qui se devrait elle aussi d'être unique face à la criminalité et la violence, "ça suffit".

Une grand merci au Comité de l'USPRO et à la commune de Vernayaz pour l'excellence de leur accueil. Bravo à la FSFP pour son initiative.

Walter SCHLECHTEN

Président de l'UPCP

 

10/02/2010

Un appel urgent de la Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police qui demande une répression sévère en cas de violence contre la police.

La Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police mène une nouvelle campagne contre les actes de violence commis à l'encontre des policiers. En soutenant cette requête urgente, l'UPCP tenait à partager avec nos lecteurs cette prise de position importante.  

La FSFP exige une répression sévère en cas de violence contre la police

 

Des supporters belliqueux à la sortie de manifestations sportives, des automobilistes agressifs lors de contrôles de circulation, des délinquants prêts à faire feu ou à frapper pour éviter d'être appréhendés –  ces derniers temps, de tels actes et d’autres encore contre la police se sont multipliés. La Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police FSFP estime désormais insupportable, la façon dont le nombre de rapports faisant état de policières et de policiers blessés augmente. «La statistique présente des chiffres alarmants : rien qu’entre 2000 et 2008, le nombre des actes de violence contre la police a augmenté de plus de 160%», affirme Max Hofmann, secrétaire général de la FSFP. Dans les pays voisins de l'UE, en Allemagne par exemple, cette évolution est encore plus catastrophique. La Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police refuse de tolérer sans réagir la situation inquiétante régnant également dans notre pays; elle exige que des mesures efficaces soient enfin prises. Dans une pétition, cette organisation de plus de 23'000 membres, active dans toute la Suisse, demande :

-    la réintroduction des peines de prison de courte durée

-    l'augmentation des amendes minimales en cas de violence et de menaces contre les fonctionnaires et les autorités (art. 285 CPS)

-    un doublement de la peine en cas de récidive d'actes tombant sous le coup de l'art. 285 CPS, comme la France le pratique depuis longtemps déjà.

«Le monde politique doit enfin agir, et rapidement même!», souligne Max Hofmann. Pour lui, ainsi que pour la FSFP, la protection des collaborateurs de police constitue une tâche primordiale que l'Etat ne peut négliger de manière irresponsable plus longtemps. Simultanément, il appelle les autorités judiciaires à utiliser pleinement leur marge de manœuvre en cas de violence contre la police. Il déplore que les actes de violence contre les policières, les policiers ou autres représentants de l'Etat soient trop souvent minimisés et leurs auteurs traités avec une indulgence excessive. «Cette pratique va totalement à l'encontre du respect dû à l'Etat, à ses autorités et à ses représentants, ce qui ne peut avoir que des effets néfastes sur la sécurité intérieure», affirme-t-il.

Pour de plus amples informations :

Max Hofmann, secrétaire général, tél. 076 381 44 64

04/12/2009

Oui, la violence contre les policiers est un fait de société !

Je ne veux pas argumenter, pas besoin, pas pour l'instant. Je veux juste vous faire partager ce témoignage d'une jeune gendarme courageux, qui parle avec son coeur des difficultés de son métier, de la douleur d'un policier !

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/12d869dc-e054-11de-a781-0...

Bravo à toi cher collègue, tout en espérant que l'appel de la Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police sera lui aussi entendu !

Walter SCHLECHTEN - Genève

A lire aussi ;

http://www.ipageneve.ch/1police_syndrome.pdf

 

25/08/2009

Interview de Muammar KADHAFI ....

A relire la presse quotidienne, à suivre les débats des médias, je me demande pour quelles raisons, ni François MAUDOU (Le Temps), ni Arthur GROSJEAN ( La Tribune de Genève), ni Fabian MUHIEDDINE (Le Matin), ni Pascal DECAILLET (Genève à Chaud), ni Darius ROCHEBIN (TSR), ou bien d’autres d'outre-Sarine ne se sont rendus à Tripoli pour enfin obtenir la vérité sur ce fameux accord, mais vu sous l’angle des autorités libyennes. Car depuis 8 jours, nous n’avons qu’une version, celle de la Confédération. 

 

Se contenter de commenter le déplacement de M. MERZ, puis l’accord signé et son contenu, d’entretenir des positions antagonistes pour créer la polémique, s’est un peu simpliste comme investigation.

 

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C’est boire le verre d’eau que l’on vous tend, à moitié vide ou à moitié plein, c’est selon.

 

Une interview du monstre libyen aurait été un acte civique courageux, un fait journalistique reconnu, et probablement un

éclaircissement nécessaire sur l’avenir de cet accord, surtout pour connaître le sort des deux otages retenus.

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Le journalisme helvétique compte des gens de qualité, mais ne s’improvise pas qui veut « Grand Reporter ».  

 

J’ose croire qu’étant jeunes, ces journalistes avait cette envie de découvrir le monde, de franchir les frontières et de brûler la politesse à certains, juste pour se nourrir du mot le plus important de leur profession, que je nomme « information ».

 

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21/08/2009

Communiqué de Minet, citoyen genevois.

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  • Le Minet de la République prend acte des efforts du président de la Confédération et espère qu'ils permettront prochainement la libération des otages suisses en Libye.

  • Il prend également acte que le Conseil d'Etat réitère sa confiance en la justice genevoise qui a pris ses décisions en plein respect de notre droit et en toute indépendance, et qu'il réitère également son soutien à la police genevoise dans l'exécution des ordres reçus de la justice.

  • Minet n'a aucune remarque à faire sur un éventuel tribunal arbitral étranger qui aurait le droit de désigner les « coupables » au sein des autorités et de la police genevoise, sachant qu'il résistera à toute action qui ne serait pas strictement conforme aux libertés individuelles garanties par la Constitution genevoise, relevant que ce tribunal ne serait alors irrémédiablement pas reconnu par nos Autorités.

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  • Minet va prendre langue avec ses collègues et son comité, pour continuer son travail sur la Réorganisation de la Police, et bien d'autres sujets qui occupent la République et Canton de Genève, ainsi que le temps libre de votre serviteur.

Minet, citoyen genevois, se réjouit avec une certaine dérision de faire de dos rond pour autant que les deux otages rentrent rapidement.

Aucun commentaire supplémentaire ne sera délivré sur cette boutade sincère et très personnelle.

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10/03/2009

Alerte-Enlèvement, une urgence nationale.

Lucie, une très belle chanson de Pascal Obispo, un prénom qui vient du latin Lucia, étymologiquement que l'on peut rattacher à Lux, Lumière.

Lucie, c'est aussi le prénom de baptême d'une jeune fille dont le visage radieux a illuminé la presse helvétique ces derniers jours, mais dont le décès horrible vient d'apporter une sombre page supplémentaire au sujet de la sauvagerie humaine.

Sonia, Ana, Marie, Juliette, Marguerite, Patricia, Sarah, Nathalie, Monica, Corine, Barbara, Françoise, Sofia, Annie, Katy, Lucie et tant d'autres jeunes femmes annoncées disparues et parfois retrouvées dans d'horribles circonstances.  Ces faits divers, car c'est encore ainsi que l'on appelle ces événements, choquent toujours la population, citoyens envahis par un tsunami de révolte qui inonde nos sentiments les plus sincères.

Depuis de nombreuses années l'alerte AMBER est en place au Canada et aux USA, en cas de disparition avérée par les forces de l’ordre d’un enfant de 17 ans ou moins, laissant ainsi supposer que la jeune personne est en danger. Elle permet des recherches rapides avec une diffusion nationale, à la radio, à la télévision, sur les panneaux autoroutiers et par des courriels et des sms qui sont envoyés gratuitement à ceux qui ont souscrit.

En France, un système identique a été mis en place en février 2006, sous l’appellation de dispositif Alerte-Enlèvement.

Ces avis de disparition rapidement mis en place sont une nécessité dans la société dans laquelle nous évoluons.

En Suisse, si la volonté existe pour mettre en place un système idoine, se sont malheureusement les procédures pour légiférer qui sont trop longues, trop compliquées, trop étatisées, avec des responsabilités reportées sur les Cantons, alors que la solution est confédérale.

Aujourd’hui c’est Lucie qui nous dit que l’on ne peut plus se permettre d’attendre et qu’il nous faut une application rapide d’un dispositif Alerte-Enlèvement sur le plan national en Suisse.

Devront nous attendre que nos élus politiques aient fini de réfléchir comment instaurer ce gage nécessaire de sécurité et de protection pour nos enfants ?

La réponse est non car l’urgence de ce débat se doit d’être portée au premier plan dans nos préoccupations citoyennes dans les futurs débats parlementaires.