06/07/2010

Le chat s'est effacé ce matin, en silence il s'est éteint !

Minet s'est éteint ce matin,

Comme une âme de peau de chagrin,

Son blog malin n'y survivra,

Sous un autre nom il revivra,

Car demain c'est l'infini,

Et sûrement mieux qu'aujourd'hui,

* * *

Minet s'est éteint ce matin,

Sans jamais se retourner sur demain,

Ses écrits on les relira,

Ses mots on se souviendra,

Car fuir n'est pas sa répartie,

Sur ses pas il est reparti,

* * *

Minet s'est éteint ce matin,

Heureusement il est arrivé à ses fins,

La liberté il retrouvera,

Sous un autre site il l'ouvrira,

Car ceux qui croyaient qu'il était fini,

Devront encore patienter quelques nuits.

* * *

Le chat n'est pas mort ce matin,

Sous Walter SCHLECHTEN, Minet libre-penseur est son destin,

En deux blogs il n'en a plus qu'un,

En deux mots il n'en devient quelqu'un,

Et n'en déplaise à certains,

Il demeure ainsi le plus serein.

Minet.

 

"Un grand merci aux nombreux lecteurs qui m'ont suivi, un grand merci à mes détracteurs qui m'ont nourri."

 

 

29/05/2010

Prévention et Caves Ouvertes ; ne gâchez rien, ni le vin, ni la vie !

En ce samedi ensoleillé, ce week-end s'annonce reposant et revivifiant, même si pour certains il sera spécialement goûteux lors des Caves Ouvertes.

De Soral à Anières, de Dardagny à Céligny, ces rencontres se veulent arrosées, commerciales, amicales car elles sont aussi un moment de partage, d'échange, de convivialité, de rires, d'allégresse, de retrouvailles, dans l'ivresse du bonheur partagé. De beaux instants qui nous laisseront des souvenirs joyeux ou une migraine ennuyeuse.

Afin de ne pas gâcher ces gouttes de bonheur, du contenu des verres au sang qui coule en nos veines, n'oublions pas qu'après l'étourdissement de la fête il nous faudra rentrer chez nous, sans incident, sans accident.

Pour ne pas gâcher cette fête, ayons le bon goût de prendre un Capitaine d'épique ce jour, celui qui conduit ne boit pas d'alcool, il devient de garant de la vie de ses amis, mais aussi de celle des autres, de ceux qui n'ont rien demandé aujourd'hui, si ce n'est de faire une balade en vélo, en moto, en famille, sans risquer de subir un plaisir goûteux excessif qui n'était pas partagé.

Vive le vin genevois !

"Genève, le respect en soi"

 

Minet

25/04/2010

Enquête du journal Le Temps sur l’histoire carcérale de Skander Vogt et l’engrenage infernal qui a abouti à sa mort dans sa cellule de la prison de Bochuz

On peut être le Président d'une organisation syndicale (UPCP), qui représente notamment des gendarmes et le personnel pénitentiaire d'une grande prison, et garder une vision humaine d'une actualité romande assombrie par la Mort.

Deux affaires sont actuellement sous les feux de la rampe.

- Le décès tragique de Skander Vogt à la prison de Bochuz, intoxiqué mortellement durant un incendie.  

- Le décès tragique d'un jeune homme, touché mortellement lors d'une tentative d'interpellation.

Dans les deux cas, le "feu" est venu porter le discrédit et le deuil. La mort d'un être humain n'est jamais le but initial recherché par des fonctionnaires dotés de pouvoirs d'autorité. Elle demeure néanmoins une issue possible avec de terribles conséquences.

Si ces deux affaires sont entre les mains de la justice, il n'est pas dans ma volonté d'entrer dans un débat sur les circonstances des ces deux événements tragiques, pour les victimes, pour les personnels intervenants, pour les familles et les proches de tous les protagonistes.

Bien souvent, la presse pend haut et vite les policiers ou le personnel pénitentiaire dans ce genre d'affaire. Il faut dire que, tant les responsabilités professionnelles de ces employés d'Etat sont grandes et évidentes, tant les décisions importantes prises durant les faits sont bien souvent inéluctables et dictées par les circonstances et leur contexte immédiat.

Laissons la justice faire sereinement son travail, mais laissons aussi les journalistes de qualité nous rapporter leurs investigations pertinentes et une lumière différente sur cette actualité, car derrière chaque drame il s'en cache bien souvent un autre.

L'article proposé, paru vendredi dans le journal Le Temps, en est un exemple pour moi. Bravo à Mme Fati Mansour pour la qualité de son écrit, que je vous invite donc à lire sur ce lien.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/259aee4a-4f18-11df-8d8c-7...

Minet.

25/03/2010

Schengen et la position courageuse et réaliste de Madame la Cheffe de la Police !

Hier matin sur Radio-Cité, Mme Bonfanti, Cheffe de la Police confirmait que les accords de Schengen représentent un problème lié à l'augmentation des infractions et des délits à Genève, en répondant à une question dirigée de Pascal Décaillet.

À travers sa réponse courageuse, en confirmant que Schengen n'arrange clairement pas les choses, Madame la Cheffe de la Police a mis à jour ce que nombreux pensent tout bas à la police, et sur certain banc du Parlement. Le fruit de cette réponse n'est pas issu d'une réflexion personnelle ou politique, mais bien d'une analyse professionnelle de la criminalité genevoise et des dernières statistiques. Cette analyse venait d'être confirmée par le Chef État-Major, M. SCHMUTZ qui indiquait que "cet accord n'arrange pas les choses, c'est un outil de moins dans la répression". 

Ce matin, M. Pierre Weiss, député libéral, attaquait virulemment Mme Bonfanti sur les ondes de cette même radio, déclarant que la Cheffe de la Police n'avait pas respecté son devoir de réserve. Pour cet élu, une Cheffe de la Police n'est qu'une haute fonctionnaire et n'a pas à exposé ses états d'âme.

Malheureusement pour les détracteurs de Mme Bonfanti, l'analyse professionnelle de la Cheffe de la Police correspond à une réalité, à des chiffres, à des faits, que tous les policiers genevois ont pu constater au quotidien. Ce que la troupe ne peut pas affirmer haut et fort, s'il est bien une personne qui peut, qui doit le faire, lors d'une analyse, d'un bilan, d'un exposé des causes et des effets devant une catastrophe que l'on nomme hausse de la criminalité ou insécurité, c'est la Cheffe de la Police.

À travers sa position, Mme Bonfanti n'a pas critiqué un choix ni une décision politique, soit la libre circulation des personnes dans l'UE, mais elle n'a fait qu'en tirer un bilan à travers l'analyse des conséquences de la mise en application de cet accord.

L'attaque irrespectueuse de ce député libéral ne peut pas rester sans réaction.

En comparant Mme Bonfanti au Président de la République italienne, M. COSSIGA, un spécialiste en "exlamatione" selon lui, soit    l'extériorisation de ses états d'âme, tout en insinuant que "Madame Bonfanti n'est que Cheffe de la Police, qu'elle devrait devenir la petite muette, qu'elle n'a pas les capacités de s'exprimer", ce député tient premièrement des propos irrespectueux vis-à-vis d'un Chef d'État, puis tient des propos totalement inaproptiés contre Mme la Cheffe de la Police, dans un discours qui ne sert qu'à défendre un accord dont son parti était un des plus fervents défenseurs, visiblement pour éviter d'en reconnaître les effets pervers induits.

Autres commentaires politiques durant cette même émission :    

M. Guy Mettan "Madame Bonfanti a partiellement raison" ;

M. Éric Bertinat "Schengen est nuisible, c'est très fort ce que la Cheffe de la Police a déclaré" ;

M. Roger Golay "Schengen, c'est partiellement faux de dire que cet accord nous a apporté cette criminalité, mais depuis nos frontières ont des pertes échappatoires " ;

M. Alberto Velasco "Schengen n'est pas aussi efficace que l'on nous l'avait dit, cela devient grave" ;

M. Jean-Luc Ardit "Il y a un problème concret avec Schengen" ;

M. Yvan Rochat "C'est assez surprenant ce que Mme Bonfanti a déclaré, elle aurait mieux fait de se taire".

Pour conclure, relevons que Mme Bonfanti a fait des démarches auprès de la Berne fédérale afin d'obtenir plus de moyens, requête sans réponse à ce jour.

Pour nous, la Cheffe de la Police n'a fait que tirer un bilan sur un système issu d'un choix politique, sans critiquer cette décision, mais en relevant simplement que l'ouverture des frontières et la libre circulation des personnes représentent clairement un problème pour endiguer la hausse de la criminalité.

Walter SCHLECHTEN

Président de l'UPCP

 

 

 

 

12/03/2010

Quelle police pour demain à Genève ?

Alors que le discours de Saint-Pierre a été prononcé il y a plus de cent jours, alors les le PL 10541 vient d'être amputé d'une bonne partie de son contenu, alors que les écrits restants au sujet de la réorganisation de la police se doivent d'être complétés, finalisés afin de trouver une véritable application législative et opérationnelle, un nouveau grand débat sur la police survient. L'engagement de personnes de nationalités étrangères dans le corps de police, voire d'autres fonctions d'autorité.

Notre première réflexion est de justement constater que la véritable réflexion, sur le fond et sur la forme, au sujet de la vision d'avenir que l'on veut accorder à la police genevoise n'a pas eu lieu. La réorganisation traitée ces douze derniers mois n'était qu'un placebo qui n'a servi qu'à colmater une brèche ouverte.  

Le temps est venu, au-delà des rapports Annoni ou de la Cour des comptes, qu'une véritable réflexion, analyse, recherche des sens  et des besoins se produise.  

Si des travers ont été relevés par différents audits au sujet du fonctionnement, de l'organisation ou des structures statutaires de la police, il reste un autre bilan à faire, celui des mesures mises en place récemment à travers des modifications déjà lourdes de conséquences. Avant de dessiner l'avenir, nous nous devons de relire le passé. Que constatons nous au quotidien.

- La suppression de l'obligation d'avoir servi dans une arme, à travers un service militaire accompli, a fait disparaître un sens aigu du respect de/des hiérarchies, de l'ordre, des ordres, de l'engagement pour autrui, du travail de groupe en corps constitué, pour nous diriger vers une police civile bien moins régie par des règles militaires, organisation pourtant nécessaires dans un corps comme le nôtre.

- La diminution des critères d'engagement ou d'examen, notamment cette fameuse suppression de la dictée, qui pour certains était à elle seule responsable d'un véritable problème de recrutement, nous plonge dans une problématique d'école et de formation, à savoir devoir enseigner les règles de base de la langue française, avec l'appui de cours de rattrapage, aux aspirants engagés en insuffisance flagrante de connaissances élémentaires. Des heures d'études qui viennent se greffer dans le planning déjà bien lourd de l'école de police.  

- La création de la PSI est historiquement issue d'une nécessité opérationnelle indiscutable. Le rapprochement avec la gendarmerie, à travers une fusion et/ou la création d'un seul corps en uniforme une utopie. La problématique d'une école unique, pour deux fonctions fondamentalement différentes,  mais avec au final un brevet fédéral identique et reconnu pour le métier de policier, une aberration. Les passerelles transversales attendues se doivent d'être enfin construites.  

- Les placebos proposés dans le cadre de la réorganisation de la police n'ont à ce jour en aucun cas résolu les problèmes qui nous occupaient il y a encore six mois. Les horaires, le travail de nuit, les heures supplémentaires, le piquet, l'école de police, le recrutement, les statuts des uns et des autres, la création d'une nouvelle entité d'assistant de sécurité, une appellation nouvelle pour une police municipale sans policier, voire l'organisation de la police et les tâches dévolues à chaque corps ou partenaire. Tel est le sentiment qui anime le syndicat de la gendarmerie, alors que certains dossiers avancent à reculons.

Une analyse froide qui ne fustige personne, mais qui relève un système de gestion de la cause, motivé par les circonstances, qui s'avère ne pas être opérationnel, les buts recherchés ne sont pas atteints et des effets pervers apparaissent.

Aujourd'hui, un débat sur l'engagement de personnels étrangers est activé. Ce débat n'a pas lieu de se produire, car les solutions attendues ne passent pas par là. La globalisation à travers les bases de la mondialisation des corps de polices est une vision d'avenir qui doit d'abord engendrer une véritable réflexion sur les droits humains, avant de passer aux devoirs de l'homme et à l'accomplissement de ses missions. Un droit de vote à accorder aux étrangers nous semble devoir être le premier pas de cette réflexion nouvelle.

La police genevoise n'est ni meilleure, ni pire que les autres, mais elle dispose des capacités nécessaires pour devenir plus performantes, plus en adéquation avec les besoins d'une société qui change trop vite, qui perd ses valeurs et ses repères si vite que les nouveaux jalons qui se devraient de redessiner l'avenir n'ont pas eu le temps d'être composés, proposés, déposés et appliqués, pour enfin guider la police dans un vingt et unième siècle en plein bouleversement.

Walter SCHLECHTEN

Président de l'UPCP

 

20/02/2010

Assemblée Générale de l'Union des Syndicats des Polices Romandes (USPRO) à Vernayaz.

Vendredi 19 février 2010, Vernayaz, fin de l'assemblée générale de l'USPRO. Tous les participants, venus de Romandie, voire de d'outre Sarine, écoutent l'allocution de Chritian Varone, Commandant de la police Valaisanne, canton hôte de cette réunion. Nous repartons de cette assemblée avec un fort sentiment. Celui que les problèmes rencontrés par les policiers genevois liés à la réorganisation amorcée politiquement et structurellement se retrouvent ailleurs.

Si nous avions déjà tous pris note du rejet populaire vaudois sur l'initiative "d'Artagant" , 54,26% des voix contre une police unique, il n'en demeure pas moins que sectiorellement, au niveau municipal ou des cantons, ces projets de rapprochements, de fusions, rencontrent des oppositions.

Au-delà du débat sur les nécessites structurelles, financières, policières ou politiques de ces modifications, une question nous taraude, nous policiers.

Quelles sont les plus-values professionnelles, statutaires et plus encore opérationnelles qui sont recherchées à travers ces très fortes volontés de réorganisation ?

Presque tous les cantons sont en manque d'effectifs, grand nombre de cantons ou de municipalités doivent faire encore plus avec les mêmes moyens à disposition, tous les cantons rencontrent des problèmes identiques suite à l'augmentation de la criminalité, des actes de violence, des délits liés aux trafics de drogues, aux agressions de bandes organisées, aux violences faites contre les policiers. La Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police (FSFP) vient de lancer une grande opération nationale intitulée "ça suffit" pour lutter contre celles-ci ;

http://www.vspb.org/fr/actualite_evenements_formation/for...

Ce titre évocateur a été très justement choisi, car il témoigne du ras-le-bol des policiers suisses, de leur désarroi mais aussi de leur intention de dire clairement "ça suffit".

Les policiers romands veulent aller de l'avant, ils n'ont qu'un souhait, celui d'obtenir les certitudes de travailler dans des conditions stables, avec les moyens nécessaires, des statuts clairs et adaptés aux réalités de leur profession, accompagnés d'une doctrine politique qui se devrait elle aussi d'être unique face à la criminalité et la violence, "ça suffit".

Une grand merci au Comité de l'USPRO et à la commune de Vernayaz pour l'excellence de leur accueil. Bravo à la FSFP pour son initiative.

Walter SCHLECHTEN

Président de l'UPCP

 

02/02/2010

La montée de la violence et la hausse de la criminalité à Genève ne sont pas des fatalités !

26 janvier 2010, Couleurs locales, une émission régionale de la TSR traite de la problématique des cambriolages récurrents à Genève, 25 par jour, 31 la veille du reportage. On devine une certaine fatalité dans les propos du porte-parole de la police, ainsi que dans la narration du journaliste. Les victimes tiennent un seul discours ; " Y en a marre, nous avons peur".

Le même jour, un hold-up, le troisième cette année, il y en a eu neuf l'année dernière, vient de se dérouler à Plan-Les-Ouates. Un échec pour les voyous qui n'avaient pourtant pas hésité à utiliser des explosifs, équipés d'armes lourdes, pour tenter leur coup. Ce qui choque, l'heure du délit, 18h00 et surtout la proximité d'un centre commercial et d'un quartier populaire d'habitations. Là aussi, les personnes domiciliées à proximité tiennent le même discours ; "y en a marre, nous avons peur" (27 janvier, Le Journal de la TSR - 1245 et 1930).

Retour en arrière. Fin 2009, une campagne politique est menée tambour battant pour les élections cantonales, avec un leitmotiv, l'insécurité. Il aura fallut des semaines pour que ce sentiments devienne lors de ces joutes politiques un enjeu, mais aussi un fait, une réalité reconnue. Chacun y va alors de son programme, de ses solutions, de ses arguments. Les élections se déroulent normalement, le sujet retombe immédiatement aux oubliettes, comme à chaque fois. Souvenez vous, il en avait été de même pour les municipales de 2007.

La hausse de la criminalité est reconnue. Les délits avec violences ne sont plus des faits occasionnels, mais malheureusement des faits divers. Les actes sont identifiés, les causes sont étudiées, les indices analysés, pourtant il nous manque encore une réactivité politique et policière.

Depuis des mois, aucun signal fort, aucun message clair, aucune doctrine déterminée, voire déterminante, un silence qui ressemble à un aveux d'impuissance. Et pourtant, l'augmentation de la criminalité et des violences ne sont pas des fatalités. Genève se doit de devenir pro-actif, moralement, opérationnellement, politiquement. La population est en attente de ce message fort, nos policiers aussi.

"Y en a marre", un cris du coeur de la population genevoise, mais aussi un appel sans ambiguïté à nos dirigeants pour qu'ils prennent leurs responsabilités.

Reste à savoir si l'on préfère diminuer les heures supplémentaires de nos policiers, leur imposer des horaires administratifs, restreindre leurs acquis sociaux et les transformer en fonctionnaires qu'ils ne sont pas, ou lutter contre la délinquance et la criminalité de rue en se donnant les moyens de réussir ce challenge pour l'avenir ?

Walter SCHLECHTEN

Président de l'UPCP.