06/07/2010

Le chat s'est effacé ce matin, en silence il s'est éteint !

Minet s'est éteint ce matin,

Comme une âme de peau de chagrin,

Son blog malin n'y survivra,

Sous un autre nom il revivra,

Car demain c'est l'infini,

Et sûrement mieux qu'aujourd'hui,

* * *

Minet s'est éteint ce matin,

Sans jamais se retourner sur demain,

Ses écrits on les relira,

Ses mots on se souviendra,

Car fuir n'est pas sa répartie,

Sur ses pas il est reparti,

* * *

Minet s'est éteint ce matin,

Heureusement il est arrivé à ses fins,

La liberté il retrouvera,

Sous un autre site il l'ouvrira,

Car ceux qui croyaient qu'il était fini,

Devront encore patienter quelques nuits.

* * *

Le chat n'est pas mort ce matin,

Sous Walter SCHLECHTEN, Minet libre-penseur est son destin,

En deux blogs il n'en a plus qu'un,

En deux mots il n'en devient quelqu'un,

Et n'en déplaise à certains,

Il demeure ainsi le plus serein.

Minet.

 

"Un grand merci aux nombreux lecteurs qui m'ont suivi, un grand merci à mes détracteurs qui m'ont nourri."

 

 

27/06/2010

Grandes conférences ou quand la violence s'invite !

Juin 2010 - G20 à Toronto :

«Nous n'avions jamais vu un tel niveau de criminalité gratuite, de vandalisme et de destruction dans nos rues», a dit le chef de la police de Toronto Bill Blair lors d'une conférence de presse

Juillet 2009 - G8 à Aquila :

«Parti de Paganica, près de L'Aquila, où se trouve un grand camp de tentes pour les réfugiés, le cortège qui a parcouru sept kilomètres a rejoint l'une des entrées de la ville, bien loin de la "zone rouge" décrétée par les autorités autour de la caserne qui accueille le G8. La tension était forte entre forces de l'ordre et manifestants qui ont mis deux heures et demie sous un soleil de plomb pour parcourir ce trajet, encadrés par de nombreux policiers»

Avril 2009 - OTAN à Strasbourg :

«Très vite, les organisateurs du défilé pacifique ont été débordés par le «Black Block» et ont dû écourter sensiblement leur démonstration. Désormais seuls en lice, les casseurs ont saccagé la cité Port du Rhin, un quartier de Strasbourg considéré comme défavorisé. Les «Blackblockeurs» ont mis le feu à un poste de douane, puis à l’Hôtel Ibis et enfin à l’Office du tourisme, où se trouve une pharmacie qui est entièrement détruite. Les portes d’une chapelle orthodoxe ont été pulvérisées, de même que des commerces»

Juin 2007 - G8 à Rostock :

«Les associations impliquées dans l'organisation du contre-sommet, ainsi que les forces de l'ordre, ont fait un récit similaire de la manière dont se sont déroulées les émeutes, qui ont fait des centaines de blessés parmi la police et les manifestants - une cinquantaine de personnes au total ont été hospitalisées-, et se sont soldées par 128 interpellations»

Juillet 2005 - G8 à Gleneagles :

«A deux jours du sommet du G8 à Gleneagles, les manifestants hier soir n’ont pas baissé les armes face à la police anti-émeute. Une trentaine d’anarchistes ont violemment repoussé les policiers, s’en sont suivi 90 arrestations et une vingtaine de blessés»

Juin 2003 - G8 à Evian :

«Plus jamais ça! Traumatisés par le G8, les commerçants genevois ne veulent plus revivre des journées d’émeutes comme ils en ont connu en juin 2003. Plus de cinq ans après le grand raout altermondialiste, ils n’ont pas oublié les boutiques des Rues-Basses pillées et incendiées. Il y avait alors eu pour plusieurs millions de francs de dégâts»

Juillet 2001 - G8 à Gênes :

«Au terme de trois jours d'émeutes et de répression, le bilan est de 1 mort, 600 blessés du côté des manifestants, près de 200 voitures brûlées, des dizaines de banques, de stations essences, d'agences immobilières et autres symboles du capitalisme explosés»

14/06/2010

Réorganisation de la désorganisation, le bout du tunnel, enfin ... !?

Le 16 décembre 2009, les syndicats de police et le Conseil d'Etat signaient un protocole d'accord traitant de la réorganisation de la police voulue par le prédécesseur de Mme Isabel Rochat. Divers éléments entraient immédiatement en action, comme la suppression de l'OS Spoerri ou la mise en application d'une grille salariale lissée, la fiscalisation des inconvénients de service ou la valorisation de la classe d'engagement.

Ce document précisait que les partis devaient s'efforcer de parvenir à des accords, au 1er janvier 2010 sur la mise en place d'un nouvel horaire, au 31 janvier 2010 sur un nouveau système forfaitaire de débours, au 31 mars 2010 sur le paiement des heures supplémentaires accumulées au 31 décembre 2009.

Ce lundi, un accord verbal de principe est enfin intervenu entre les représentants du personnel et la délégation du Conseil d'Etat, six mois après la signature dudit protocole, hors des délais préconisés.

Sachant que de nouveaux horaires ont été mis en place au 1er juin, sachant que la problématique des débours trouve enfin un épilogue, sachant que la liquidation financière des heures supplémentaires accumulées pourrait être achevée sous peu, l'on peut dire que nous sortons enfin d'un tunnel dans lequel les syndicats de police ont respecté leurs engagements.

En effet, ils ont été plus que participatifs lors de ces négociations, tout en faisant fi des échéances non respectées sur le protocole d'accord, en s'abstenant surtout d'engager des mesures de lutte tant que les négociations étaient en cours, si longues fussent-elles.

Le Conseil d'Etat tient là une occasion unique de terminer cette symphonie qui se devait d'être inachevée lors de son écriture initiale.

Le Parlement tient là une chance d'offrir toute la transparence exigée par la Cour des Comptes lors de son audit.

  • Reste au Conseil d'Etat de trouver la solution équitable pour le pont-retraite que le Parlement s'est engagé à produire suite à la modification de l'âge de la retraite, et que nos députés se devront de soutenir, par respect pour ses employés d'autorité.
  • Reste que la véritable réorganisation de la police doit encore se dérouler durant les mois à venir, opérationnellement parlant, dans sa gestion, dans ses valeurs, dans ses fonctions et ses rapports avec les partenaires liés à la sécurité.
  • Reste le projet Phenix, pour lequel les associations représentatives du personnel ne sont pas conviées, ce qui est probablement une première erreur, qui a été placé sur les rails par Madame la Présidente du département. 
  • Reste que Champ-Dollon demeure une poudrière et que les solutions préconisées ne sont pas en adéquation avec le facteur temps, avec le facteur risque de la situation.
  • Reste que le plan de carrière des policiers et des gardiens de prison a été brisé par l'application du système salarial étatique de promotion qui se veut insignifiant et si peu valorisant.
  • Reste que les conditions d'entrée à l'école de police, revues et non corrigées à ce jour, ne sont pas garantes de l'arrivée de nouveaux collaborateurs au profil suffisant pour nos professions en pleine mutation.

Reste que la réorganisation de la désorganisation n'est pas terminée.

Camaraderie - Mutualité

 

 

 

08/06/2010

Présentation du programme de la législature ; Mais où sont passés Champ-Dollon II et le nouveau bâtiment de l'OCAN.

"Sous la forme d’un fastidieux catalogue énumératif, dans lequel on peine à voir émerger l’esquisse d’une priorité, le Conseil d’Etat genevois vient de publier son programme de législature."

Pascal Décaillet.

C'est en effet hier que s'est déroulée la grande messe durant laquelle le Conseil d'Etat a répondu aux exigences de la loi. Députés, groupes politiques, représentants des communes et de la région, médias et enfin représentants du personnel de l'Etat ont eu droit à la présentation de cet inventaire, presque attendu comme le Messie.  

A la lecture de ce "catalogue", il est vrai un peu désordonné dans la graduation des priorités accordées, nous avons disséqué le thème intitulé, sous le chiffre 05, "la sécurité publique".

En première décodage, ce qui surprend c'est l'absence de chiffres, de nombres, de coûts. C'est aussi le manque de jalons dans les projections annuelles proposées qui font défaut. Ainsi, tout est réuni pour que les délais ne soient pas respecté en finalité, quand délai il y a.

En seconde lecture, c'est sur le fond que l'on se retrouve envahi par le doute, par des doutes motivés par le manque de précisions, d'informations, voire l'absence de celles-ci.

Premièrement, l'Etat va recruter des policiers et des agents de détention supplémentaires ainsi que des assistants de sécurité, sur quatre ans, avec comme seule précision annuelle "augmentation des effectifs". Aucun nombre, aucune projection par secteur, aucun objectif même alors que pour être pro-actif il faudrait anticiper ceux-ci, pour en assurer la formation, la gestion, la planification et enfin l'attribution opérationnelle, tout en sachant que nous n'accepteront jamais une seconde baisse des conditions d'admission sur le profil des personnels recherchés.

Deuxièmement, l'Etat va promouvoir la construction de places de prison supplémentaire. Des places de prison ? Il nous semble que lors des élections, et même après, c'est bien de la construction d'une nouvelle prison préventive, avec 300 à 500 places, dont il était question. Ce ne sont pas nos députés qui pourront dire le contraire ;  http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/M01869A.pdf

Et bien à la lecture du "catalogue", point de nouvelle prison préventive à l'horizon 2013, ni même trace d'un projet d'étude ou du dépôt d'un PL par le Conseil d'Etat pour l'avenir. "Champ-Dollon 2" a disparu des discours politiques et sécuritaires. Il y a bien quelques places, avec la Brenaz 2, Curabilis et un projet pour une prison administrative, mais pas la solution à nos problèmes. Questionné par un représentant syndical, le Conseil d'Etat a répondu que ce projet n'était pas abandonné, qu'il fallait voir à l'horizon 2016 en étant optimiste. En clair, il faudra attendre une prochaine législature, et un nouveau "catalogue", pour espérer y deviner ce grand projet de prison préventive. C'est un peu comme un nouveau Palais de Justice, faut espérer, et surtout attendre, mais je ne suis pas certain qu'aujourd'hui nous pouvons nous payer le luxe de gaspiller, non pas de l'argent, mais du temps justement.

Troisièmement, la halle technique vétuste de l'Office Cantonal des Automobiles et de la Navigation n'est visiblement toujours pas une priorité, alors que le parc véhicules à Genève explose, toutes catégories confondues (source OCAN, total de véhicules 2008/2009 + 3684 unités soit 1,25%), alors que les professionnels perdent un temps précieux et que les particuliers n'en peuvent plus de cet exercice fastidieux par manque de moyens. Bernex et un nouveau bâtiment avaient été envisagés, mais là, plus rien. Les genevois vont devoir s'armer de patience, les collaborateur de l'OCAN aussi, mais là nous ne sommes pas certains du résultat.

Nos députés ont eu raison d'imposer la présentation d'un programme de législature au pouvoir Exécutif, car avant il y avait le catalogue de la  Redoute, maintenant il y aura que le "catalogue" que l'on redoute. Mais sur le coup là, ce n'est pas le Parlement qui a pris des risques, mais bien le Conseil d'Etat.

Minet.

Union du Personnel du Corps de Police

Section Gendarmerie - Section Prison - Section OCAN

"Genève, un monde en soie"

 

24/05/2010

Faut-il demander une révision du code de procédure pénale afin que la justice obtienne enfin les moyens de ses ambitions ?

Sept coups de feu à Martigny, un mort, des personnes mises en cause connues, récidivistes dans divers délits selon la police cantonale valaisane. L'intégration difficile des étrangers n'est pas en cause dans ce drame, ce sont les comportements humains qui sont répréhensibles, comme souvent, et pourtant.

Comme partout, les polices cantonales se retrouvent dans un grand désarroi, un ras-le-bol sur des phénomènes urbains devenus incontrôlables car démesurés par leur violence. La prévention est le nerf de la guerre et doit le rester, à tous les niveaux, mais pour que cela fonctionne il faut aussi que la répression, à travers la sanction, soit aussi dissuasive, ce qui n'est pas le cas avec le code de procédure pénale en vigueur. Et ce n'est pas la nouvelle mouture au 1er janvier 2011 qui va améliorer les choses.

http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=201&playerMod...=

Les policiers, qui se retrouvent devant de grandes incompréhensions, ne lancent pas la pierre à la justice, car celle-ci doit oeuvrer avec les moyens législatifs à disposition, qui ne sont pas, qui ne sont plus adaptés aux situations rencontrées, ni pénalement, ni administrativement.

Les technocrates qui rédigent les textes de loi devraient prendre le temps d'être à l'écoute des procureurs, des juges d'instruction, des chefs des polices cantonales et des commandants de polices, car donner de plus en plus de droits aux auteurs d'infractions, ou sanctionner avec de simples jours-amende, c'est aussi offrir un message conciliant et laxiste aux récidivistes.

http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=201&playerMod...=

La récidive doit être sévèrement punie et les multirécidivistes doivent subir des sanctions crédibles, pour dissuader, réinsérer, voire expulser pour éliminer.

N'oublions jamais qu'au-delà des auteurs, bien souvent étrangers, les victimes sont des habitants de notre pays, sans distinction de nationalité, d'origine, d'âge, de sexe. Lutter contre les récidivistes c'est protéger cette population, qui comme tous les policiers suisses, dit halte à la violence.

Les jours-amende sont un véritable échec. Il devient nécessaire de commencer aujourd'hui une révision du code de procédure pénale, des sanctions, des mesures, afin d'obtenir une application adaptée aux besoins des procureurs, aux attentes des policiers, aux voeux de la population.

"HALTE A LA VIOLENCE"

Minet.

 

 

15/05/2010

Appel du témoin, les voleurs sont là !

Ce matin je suis en congé. Je me lève et la nuit m'a enlevé les soucis syndicaux avec lesquels je m'étais endormi. Tout va bien, ce soir c'est l'anniversaire de ma mère, je vais descendre en ville pour prendre en main le cadeau commandé. Je trouve une place vers les rues Basses, un miracle, non le pont de l'ascension, comme toujours les gens quittent Genève à la première occasion.

Alors que je chemine rue de la Croix-d'Or, mon attention est détournée par des vociférations. De l'autre côté de la rue, trois femmes et une dizaine d'hommes sont regroupés, deux d'entre eux s'insultent dans une langue étrangère. Ils attirent l'oeil, les passants se détournent. En trois secondes j'analyse ces gens visiblement sans grand argent, à leurs vêtements, origine, comportement, attitude en rue. Pour moi se sont des voleurs à la tire, ils sont d'ailleurs déjà par groupe de trois et scrutent les gens, cherchent visiblement une proie. Ils préparent leur journée de travail, dans les rues Basses en plus, haut lieu des vols à la tire.

En congé, pas de délit, l'intention n'étant pas punissable, je poursuis ma route. Mes collègues travaillent et feront, comme tous les samedis, leur possible pour lutter contre cette délinquance de rue. Arrivé devant l'UBS, une mendiante, une de plus. Je l'ignore, comme tous les clients qui partent du bancomat.

De retour sur mes pas, après un arrêt café, je devine devant chez Martel un homme qui fait le guet. Il est le long des voies de tram et scrute de gauche à droite l'arrivée éventuelle de la police. Je le reconnais, il était dans mes premiers suspects. Mes voleurs se sont mis en oeuvre.

Mais là surprise, une dizaine de mètres plus loin un groupe, avec un homme qui à la criée gère cet attroupement. Ciel je me suis trompé, une terrible erreur, ces gens ne sont pas des voleurs à la tire, mais des joueurs de bonneteau. Un léger remord me prend, mais il ne dure qu'une seconde. Un pigeon est déjà là, l'oeil qui brille, avide de gagner de l'argent facile. Une des trois femmes est une fausse joueuse, tout comme deux hommes, un jeune et un vieux. La partie se déroule, je regarde, j'ai envie de traverser la rue pour prévenir ce client qu'il va se faire avoir, que c'est une arnaque, un jeux d'astuce truqué par la manipulation, et que s'il se rebiffe pour récupérer sa mise perdue, trois où quatre costauds vont immédiatement l'intimider, voir le menacer. Le client, s'arrête de jouer, pas convaincu. Il vient de sauver 20 ou 50 francs de sa poche, c'est bien.

Je poursuis ma route, et constate la présence d'un deuxième groupe de joueurs, puis un troisième. La quinzaine de suspects que j'avais mouché sont donc là, en place, trois guetteurs, trois crieurs et les autres qui jouent les clients heureux. Des badauds vont se faire détrousser cet après midi, c'est moche, mais ils vont aussi choisir de jouer, et de perdre surtout. Mes souvenirs d'enfance remontent, vacances en Italie, l'huile d'olive et le soleil, mais aussi les arrêts sur les parkings des restoroutes, les Pavési, et les fameux joueurs. Les touristes suisses étaient mis en garde à l'époque avant de partir, ne jouez pas vous allez vous faire plumer.

Là, c'est dans nos rues que les pigeons se font attraper. Je me dis que Figaro va passer par là sous peu, je me dis que les collègues de Rive vont immanquablement passer dans les rues Basses un samedi, je me dis que que je suis en congé et que je ne vais pas me faire casser la figure pour ça, donc je passe mon chemin. Je me dis encore que je pourrais les signaler à la Cecal, mais que des commerçants ont probablement déjà fait cette démarche, ils supportent souvent les musiciens, mais ils n'aiment pas les mendiants, ils n'aiment pas les joueurs de bonneteau non plus.

Au volant de mon véhicule, je rentre pour préparer cet anniversaire, mais cet incident me travaille et le présent texte prend déjà forme. Que faire pour que la population et les touristes ne se fassent pas avoir par ces voleurs agiles où l'astuce et le jeux ne sont pas vraiment des armes dangereuses, si ce n'est pour nos porte-monnaie.

La police ne peut plus tout faire. Un samedi, en ville, les voleurs à l'étalage et à la tire sont les principaux clients, avec nos petits vendeurs de drogue, et nos automobilistes mal parqués qui gênent souvent les TPG, quand ce n'est pas une manif. A un certain moment, il faut que la population se responsabilise. Si elle ne veut plus de mendiant, elle doit cesser de donner de l'argent à ces gens. Si elle ne veut plus se faire voler par des gens astucieux, elle ne doit plus jouer au bonneteau. Si elle ne veut plus se faire voler son porte-monnaie, elle ne doit plus laisser un sac à main sans surveillance ou ouvert.

N'oublions jamais que pour de nombreux délits, c'est l'opportunité qui crée celui-ci. N'offrons plus ces opportunités, l'amélioration de la situation à Genève passe aussi par une modification des comportements des citoyens de cette ville. Au fait, vous avez joué à l'Euromillion hier soir, moi oui, et j'ai perdu !  

Minet !

 

09/05/2010

Champ-Dollon, 601 détenus selon la TDG, il y a péril en la demeure !

Selon un article de tdg.ch, Champ-Dollon compte plus de 600 détenus dimanche soir, 601 précisément. Alors que cette prison préventive a été conçue pour 270 détenus, alors que le point critique pour cet établissement pénitentiaire a été évalué à 360 dans un rapport d'experts, alors que nous avons longtemps côtoyé la barre de 500 détenus en 2008-2009, alors que le personnel de cette prison a obtenu une prime pour surpopulation vu ses conditions de travail, nous relevons que depuis ;

La décision de construire enfin Curabilis a été prise, la première pierre a été posée le 3 novembre 2009, soit 12 jour avant les élections du Conseil d'Etat, depuis plus rien.

http://www.webtvgeneve.ch/video-geneve/premiere-pierre-po...

La décision de construire Champ-Dollon 2 a été prise, mais la date la plus optimiste parle de l'horizon 2016-2017.

http://www.geneve.ch/grandconseil/data/texte/M01869A.pdf

L'idée de mettre en place des containers dans l'enceinte de Champ-Dollon, pour soulager cet établissement, a été proposée le 20 février 2010 par le DSPE, mais rien avant juin 2010.

http://info.rsr.ch/fr/news/Des_prisonniers_en_containers_...

Alors que le nouveau code de procédure pénal devrait entrer en fonction au 1er janvier 2011, avec un fort risque de voir augmenter les détentions préventives, ainsi que la charge de travail des policiers et des gardiens de prison.

http://www.bj.admin.ch/bj/fr/home/dokumentation/medieninf...

L'Union du Personnel du Corps de Police se demande jusqu'où les limites seront repoussées par nos élus, sans que le risque d'incident ne retombe sur les employés de l'Etat, simples exécutants dans un système pourtant dénoncé depuis plusieurs années ?

Il y a peu, l'USPRO dénoncait encore les conditions de travail, et de détention dans les prisons romandes, en invectivant les autorités  d'assumer les répercutions de cette situation catastrophique. 

http://www.24heures.ch/vaud-regions/actu/drame-bochuz-syn...

Selon le directeur Constantin Franziskakis, le calme régnait dans les couloirs en fin d’après-midi, malgré ce nouveau record. «Tout le monde met du sien pour rendre la situation acceptable.»

La véritable question est de savoir pour quelles raisons, depuis 27 janvier 2009, et l'obtention d'une prime pour surpopulation, la population de la prison de Champ-Dollon n'a cessé de croître depuis, passant de 502 à 601 en 14 mois, et si cette situation est acceptable, humainement, politiquement ?

L'augmentation de la criminalité n'explique pas tout, le système judiciaire doit bénéficier de moyens urgemment s'il n'arrive pas à assurer les tâches de sa fonction afin de libérer de sa charge cette prison préventive.

Walter SCHLECHTEN

Rédacteur de l'UPCP

 

08/05/2010

Les droits fondamentaux des policiers et des fonctionnaires sont maintenus face à l'éligibilité !

 

La commission des droits politiques du Grand Conseil a refusé mercredi les projets de loi renforçant les incompatibilités avec le mandat de député. Les droits fondamentaux des policiers sont maintenus.

http://www.tdg.ch/geneve/actu/policiers-fonctionnaires-de...

Les deux textes déposés étaient motivés par certains préjugés, voire des motifs bien moins avouables, car même si l'on soulève un problème, on se doit de le résoudre, pas de l'éliminer.

Ce n'est pas en supprimant le droit d'éligibilité des policiers que vous alliez aider les politiques à ouvrir les yeux sur les véritables problèmes de notre société, les multiples échanges à la salle des pas perdus en sont la preuve. Un mandat politique, c'est avant tout représenter une partie des électeurs, de la population, de la société, et si ces gens se retrouvent en un personnage public, policier de sa cité, et bien c'est que ce politicien est proche des gens et de leurs problèmes, tout comme le sont les policiers, généralistes de la misère sociale ou criminelle.

Derrière chaque policier se cache un homme, une femme, qui à travers son serment se retrouve au service de la République et de ses habitants.

Derrière chaque politicien se cache un homme, une femme, qui à travers son serment se retrouve au service de la République et de ses habitants.

Derrière chaque policier, il y a un votant, mais aussi un élu potentiel.

Tout comme l'avocat tombe la robe, tout comme le professeur tombe le crayon, tout comme le médecin tombe le stéthoscope, le policier tombe l'uniforme et devient un citoyen comme un autre, avec des droits et des devoirs.

Le droit d'éligibilité est reconnu par la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour les policiers, et certains voulaient en faire fi, pour l'instant il n'en sera rien. 

Au-delà de la profession, c'est la qualité de l'élu qui compte, et là, le bilan général sera démocratique dans 42 mois, policier ou pas.

06/05/2010

Les polices se marchent sur les pieds (Le Temps, Yves Petignat), ou quel avenir pour les polices cantonales ?

"Avec l'accord Schengen le rôle des gardes-frontières prend toujours plus d'importance."

Selon un article du journal Le Temps, depuis l'entrée de la Suisse dans l'espace Schengen, en décembre 2008, et la suppression du contrôle automatique aux frontières, on croise les voitures de patrouille bleues des gardes-frontière jusqu'au cœur de la Suisse.

Dans plusieurs cantons, ces agents peuvent verbaliser des conducteurs en infraction, procéder à des arrestations de suspects en vue d'une remise à la police. Faut-il craindre la réapparition insidieuse d'une "police fédérale de sécurité" ?

Cet article, succinctement résumé ci-dessus, a le mérite de poser la bonne question dans un contexte trouble sur les missions et les tâches de l'armée, en regard des polices cantonales.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e67184e6-5885-11df-b657-eeefaea2bba8/Les_polices_se_marchent_sur_les_pieds

Ce que l'on constate immédiatement, ce sont deux choses : 

  • La recherche de la détention du pouvoir d'autorité et des tâches de police est de plus en plus disputée, soit par des privés, soit par la grande muette qui cherche encore sa place nouvelle dans une société en perpétuelle démilitarisation . A travers cette course, il y a des intérêts financiers pour les privés, avec un marché qui, s'il s'ouvrait, offrirait de belles opportunités. Pour d'autres, qui nous regardent de la Berne fédérale, la recherche de la détention du pouvoir, de l'autorité et du contrôle policier du pays ne sont probablement que des aspirations qui doivent servir des ambitions personnelles ou corporatistes.   
  • L'obtention de ces pouvoirs d'autorité et de police ne sont que le dessin d'un brouillon sur la main mise sécuritaire de armée sur les cantons, pourtant souverains sur leur territoire, et qui ne cherche qu'une chose, éviter le démantèlement d'un corps armé qui ne peut pas se permettre de rester sur le bord de la route à travers la réorganisation d'une profession qui ne devra jamais perdre sa légitimité, accords de Schengen ou pas.

A Genève, nous retrouvons ce schéma, avec des privés omniprésents, l'émergence de polices municipales, la gourmandise d'une police de la sécurité internationale et des gardes-frontière rattachés à la spécificité géographique de notre canton.

  1. Les privés sont en attente, la délégation de tâches de police représenterait une manne financière importante sur le marché saturé de la sécurité privée.
  2. La police municipale était statutairement insuffisamment implantée dans le paysage genevois, ceci a été corrigé législativement, mais l'appétit de certains élus communaux pourrait porter atteinte à cette police de proximité qui serait alors prioritairement engagée dans du maintien de l'ordre et des tâches de police judiciaire pour lesquelles ces agents ne disposent pas de toutes les prérogatives administratives et légales.
  3. La PSI n'a été qu'un projet policier embryonnaire, car avoir créé une police dans la police a été une grande erreur lors de l'instauration de cette entité. Des choix politiques, voire hiérarchiques, qu'il faut assumer aujourd'hui alors que les agents de ce corps aspirent encore aux promesses non tenues, car trop liées au démantèlement du cahier des charges de ce corps pourtant rattaché à des missions et des fonctions spécifiques.
  4. Le corps des gardes-frontière (Cgfr) s'est éloigné des frontières tout en restant encore sur les axes qui mènent à celles-ci, une présence heureuse pour une mission que la police cantonale ne peut plus assurer pleinement dans une région atypique géographiquement. Par contre, la délégation complète que quelques tâches aux employés fédéraux n'a pas résolu le principal problème lié à la finalité de leurs interventions, soit des remises police.

Car sur ce sujet, le véritable débat doit se situer à ce niveau. En parlant des privés, des polices municipales, des agents de la PSI, du Cgfr,  il demeure un mode de fonctionnement qui n'est déjà pas en adéquation avec les disponibilités de la police cantonale, les remises police.

Depuis des années nous travaillons ainsi, alors que tous les acteurs de la réorganisation de la police cantonale veulent lutter contre la montée des tâches administratives, alors que les policiers doivent retrouver le terrain perdu, alors que le nouveau code de procédure pénal arrive à grand pas, avec des contraintes légales et d'investigations encore plus grandes limitées par le facteur temps, il n'est pas possible d'envisager l'avenir ainsi. La police judiciaire et la gendarmerie ne doivent pas devenir les rédacteurs d'actes de police que d'autres ne peuvent pas assumer, assurer.

Nous demandons depuis des mois une redistribution des cahiers des charges de chaque entité, à travers la mission accomplie et la tâche qui en résulte, afin d'éviter des remises police, des doublons, afin aussi d'optimiser le capital humain disponible, pour que cesse cet engrenage administratif et législatif qui vient nuire au bon fonctionnement de nos institutions, et par là même à la sécurité publique de notre population.

Il y a la police, il y a le métier de policier, il y a des professions liées à la sécurité, il y a des fonctions rattachées à la sécurité, il y a des organisations ou des associations attentives à la sécurité, il y a des choix à faire afin que nous disposions enfin d'une vision claire du paysage sécuritaire que veulent nos élus, qu'attendent nos policiers, que réclament indirectement notre population et qui devront aussi répondre aux attentes de nos partenaires, pour ne plus se marcher sur les pieds, et visiblement ce problème est national.

                                                                                                                                                     Minet

Complément d'information tombé après la rédaction de ce mot, comme quoi ;

http://www.tdg.ch/actu/suisse/armee-maurer-ne-faire-guerr...

03/05/2010

Les premiers pas du Président de l'UPCP dans le train de la Réorganisation.

Depuis le 27 avril 2010, vers 2100, l'Union du Personnel du Corps de Police a un nouveau Président.

Christian Antonietti, puisqu'il s'agit de lui dont je vais vous parler, est monté ce soir là dans le wagon de tête d'un train en marche. Ce voyageur de l'esprit, qui aime les mots pour leur force, leur pouvoir mais aussi leur pragmatisme, n'aura que peu d'arrêt en gare pour se dégourdir les jambes et découvrir le monde, car les sujets sont là, en attente, ses sujets aussi.

Il lui faudra terminer des débats sur une réorganisation de la police qui n'a pas encore abouti. En passant par les paysages de nos horaires, de nos débours, de nos heures supplémentaires et de la retraite, il lui faudra espérer qu'un chef de gare saura l'attendre sur chaque quai le moment venu afin d'aiguiller ce grand train de mesures sur les bons rails.

Heureusement, notre serviteur n'est pas seul et nul doute qu'il trouvera dans ce convoi un Comité soudé, qui lui a commencé ce long voyage il y a plusieurs années, non pas pour traverser l'Orient en Express, mais bien pour retrouver le Nord d'une société qui perd la boussole en se désorganisant à ses pôles.  

De gare en gare, tous ensemble nous avancerons à la rencontre de nos élus à l'arrêt "Hôtel-de-Ville", des journalistes à l'arrêt "Café de la Presse", de nos hiérarchies à l'arrêt "Dussaud-Gravière", de quelques technocrates à l'arrêt "Hôtel-des-Finances" et de nos membres et amis à l'arrêt "Rue de l'Avenir", en plein centre de Figaro, comme si le sifflement de ce train allait pouvoir se mélanger harmonieusement avec les eaux vives ruisselantes qui finissent toutes dans ce grand lac, qui lui restera perpétuellement le reflet de notre ville la nuit et notre miroir de jour au petit matin. 

Minet.