23/07/2009

Le manque d'ambition des Libéraux genevois, ou comment celle-ci peut disparaître d'une doctrine politique

C’est au Domaine de Penthe que les 130 délégués du parti libéral genevois viennent de prendre une décision importante, celle de ne pas prendre de décision et d’envoyer deux candidats pour la prochaine élection au Conseil Fédéral.

 

 

 

 

 

Ce double ticket a le mérite, pour la TDG et d'autres médias, de ne pas ouvrir un débat laborieux à quelques mois des élections cantonales qui se profilent.

 

On peut aussi se poser la question de savoir si ce débat n’était pas nécessaire. Des divisions importantes étaient visibles depuis quelques mois dans le plus grand parti cantonal, et la décision de ce soir me donne l’impression que, tout comme pour le choix des candidats aux Conseil d’Etat genevois, Isabel Rochat et Mark Muller, les membres de ce groupe politique ont préféré la modération en lieu et place de l’ambition. Je ne vous parle pas de l’ambition des hommes ou des femmes, ni de la qualité des candidats présentés, mais celle d’un parti, celle qu’un mariage forcé avec des Radicaux, où tous n’étaient pas prêts à faire ménage commun, a annihilé.

 

Les libéraux ont perdu bien plus que leur ambition ce soir, ils ont égaré une identité politique cantonale. Les citoyens genevois se retrouveront-ils à travers les atermoiements d’une fusion qui se devait naturelle mais qui ne résistera pas longtemps aux clivages apparents ?

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Si le Président Halperin est un homme de discours, son beau phrasé ne suffira pas pour cimenter les libéraux-radicaux. Il manque une personnalité à la tête de ce parti, de cette union. Un homme de caractère, de qualité et d’opinion. Un chef de guerre, égocentrique peut-être mais reconnu par ses pairs comme étant le meilleur, y trouverait sa place et son rang. Je me demande alors si Olivier Jornot n'a pas été assassiné trop tôt dans son parti, alors qu’il en était une des pièces maîtresse sur l’échiquier politique genevois ?

 

 

 

Sans connaître personnellement sa position sur ces questions, j’ouvre le débat, naïvement, mais j’ose dire ce que je clamerais si j’étais délégué libéral genevois, ce qui n’est pas le cas.

 

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muller-mark.jpgEnfin, comme il n’obtiendra pas la présidence du DI en 2010, qu’il aurait bien vitre rebaptisé en Justice et Police, ou Police et Sécurité, Olivier Jornot pourrait prendre la tête d’une nouvelle liste, celle de policiers-citoyens par exemple, qui eux ne manquent pas d’ambitions, n’en déplaise à certains.   

 

17/07/2009

Droits démocratiques - Elections genevoises

Bel orage cette nuit, et comme je n'arrive plus à dormir, je me souviens du grand Coluche et il me vient une idée.

Durant ces vingt derniers mois, la qualité de Député-Policier a souvent été mise en cause dans l'hémicycle du Grand Conseil. Certains ont même osé dire qu'il n'était pas normal que des policiers siègent dans ce Parlement, comme si nos argoulets des temps modernes ne devaient que se taire et obéir aux élus du peuple.

Alors je me demande, sous le ton de la provocation, pourquoi on ne lancerait pas, d'ici le 28 août, une liste pour les élections au  Grand Conseil qui ne comprendrait que des policiers, une douzaine de noms, de toutes convictions et de tous les horizons.

J'entends déjà les "hommes politiques" réagir, tous partis confondus, prétextant qu'avec le manque d'effectif dont souffre nos pandores il n'est pas normal qu'ils s'attèlent à d'autres tâches, et pourtant.. Avec un bon programme, pas politiquement élitiste mais proche des réalités du terrain, de la société, de nos familles, un bon coup de fouet dans l'hémicycle ferait du bien à certains élus qui dorment sur leurs idées farfelues, leurs convictions désuètes et leur inaptitude à se rapprocher des problèmes de la population pour y trouver des solutions adéquates.

L'exercice des droits démocratiques est garanti par la Constitution, et avec un électorat potentiel de 10 à 12 %, cette idée devrait faire peur à certains, mais aussi créer des vocations chez d'autres. Vivement le 29 août et la rentrée de septembre ...

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Michel Gérard Joseph Colucci, La Politique :
  1. Le mois de l’année où le politicien dit le moins de conneries, c’est le mois de février, parce qu’il n’y a que vingt-huit jours.
  2. Je ferais admirablement remarquer aux hommes politiques qui me prennent pour un rigolo que ce n'est pas moi qui ai commencé.
  3. Pour être politicien, cinq ans de Droit, tout le reste de travers.
  4. La différence entre les oiseaux et les hommes politique, c'est que de temps en temps les oiseaux s'arrêtent de voler !
  5. Les politiciens mettent de l'argent dans les prisons et pas dans les écoles, parce que l'école ils sont sûr de pas y retourner...
  6. La moitié des hommes politiques sont bons à rien. Les autres sont prêt à tout.
  7. Les politiciens, il y en a, pour briller en société, ils mangeraient du cirage.
  8. Les gens élisent un président de la République et après, ils disent :
    c'est quand même un mec formidable, puisqu'il est président de la République.
  9. C'est pas compliqué, en politique, il suffit d'avoir une bonne conscience, et pour ça il faut avoir une mauvaise mémoire !
  10. La dictature, c'est "ferme ta gueule". La démocratie, c'est "Cause toujours"
  11. Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler;
    les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire.
  12. Les dirigeants ont promis qu'ils tiendraient bien leur promesses.
    Entendez par là qu'ils ne sont pas près de les lacher.
  13. Vous savez que les hommes politiques et les journalistes ne sont pas à vendre. D'ailleurs, on n'a pas dit combien.
  14. Les gens disent tout le temps : "Moi j'ai voté pour celui-là, et puis maintenant au lieu de foutre du pognon dans les écoles, il met du pognon dans les prisons !"
    Hé ! dis donc, il y a un truc dont on est sûr quand on est ministre, c'est qu'on ne retournera pas à l'école, tandis qu'en prison...
  15. Les hommes politiques, c'est des hommes qui font le même métier que moi sauf qu'ils mettent moins de rouge sur le nez.
    Mais ça je pense qu'ils devraient en mettre plus, ils feraient plus marrer.
  16. Ça fait beaucoup marrer les gens de voir qu'on peut se moquer de la politique, alors que dans l'ensemble, c'est surtout la politique qui se moque de nous.

26/06/2009

Minet, un vilain Matou .. Chat alors ..

En cette période estivale, avec l’arrivée des vacances scolaires et les départs massifs au soleil, les médias se retrouvent souvent avec peu de chose à se mettre sous la dent. Il fait alors bon de parler d’une vieille histoire, de trouver un reportage un peu nunuche sur un sujet glacial ou humide comme les microbes dans les cornets de glace ou les prix d’entrées dans les piscines du canton.

 

Je viens de constater qu’il en est de même chez certains de nos élus, et tout particulièrement mon très grand ami M. WEISS Pierre, député Libéral qui n’a pas la langue dans sa poche, tout comme moi.

 

blanc-sec.jpgDonc ce matin, le petit « Blanc-sec » de Soral a tenu des propos très peu élogieux à l’encontre de votre serviteur. Ce n’est pas qu’il puisse s’exprimer ainsi qui me choque, mais c’est le fait qu’il se soit exclamé devant toute la députation, aux yeux et aux oreilles de la population, dans un prétoire bien connu que l’on nomme Grand Conseil.

 

Alors moi je dis à cet intrépide politicien que s’il n’a pas le courage de ses mots, il devrait avoir celui de ses actes. Et s’attaquer sans cesse à la fonction publique, au Département des Institutions et aux policiers, même à travers leurs représentants du personnel, c’est être d’une grande lâcheté, sachant que l’UPCP lui avait proposé d’être auditionnée par la Commission des finances, avant la fin des sessions, pour échanger nos points de vue (débat sur One FM  chez le Grand Michel).

 

Minet2.jpgPour conclure sur ce petit mot et ma réaction très émotive, je me demande juste pour quelle raison j’ai eu droit à ce coup de sabre dans le dos. J’aime alors à me souvenir que lors d’une partie d’échecs, la meilleure défense c’est l’attaque. Donc si M. WEISS a jugé bon de lancer une salve ce matin, c’est que la peur le guette, et que pour la rentée de septembre il craint peut-être « le très puissant syndicat des gendarmes », comme d’autres aiment à le définir.

 

Je ne peux que me réjouir de cet état de fait, car cela démontre que durant ces derniers mois, nous avons été un partenaire crédible et privilégié auprès de nos Autorités, et que nos revendications, nos idées et nos propositions ont été entendues, n’en déplaise à un certain député Libéral.  

 

Minet !

 

 

 

23/06/2009

Cour des Comptes, alibi étatique ...

CC.jpgLe rapport de la Cour des comptes portant sur l’Euro08 est sorti. À sa lecture deux choses me choquent. Premièrement, ces magistrats  se réfugient derrière le droit privé pour ne pas porter une analyse sur la gestion et l’organisation du Fan Village, alors que les subventions de l’État ont participé à la mise en œuvre de ce lieu de festivités et d’hébergements. De plus, puisque je vais y venir, la Police a dû aussi mettre à disposition de ce site certains personnels, de jour comme en soirée, afin d’y assurer la sécurité nécessaire, tout comme aux Vernets, autre lieu de désigné comme festif.

 

En ce qui concerne la Police, ce qui est surprenant, c’est  le titre chapitre 4.6, en page 37, «Gros-plan sur les heures supplémentaires de la gendarmerie ». On peut premièrement se demander pour quelles raisons on cible la gendarmerie, alors que ce sont les trois corps de la police qui se devaient d’être audités. La première explication que l’on peut donner, c’est que le personnel qui a été le plus engagé lors de cet Euro08 est justement la gendarmerie.  

 

Ce dont le rapport ne parle pas c’est le manque d’effectif récurrent qui ronge ce corps uniformé depuis plusieurs années et que de ce fait, en juin 2008 il a fallu faire le maximum, avec le "maximum". Si l’effectif légal de la gendarmerie avait été respecté, 960 unités alors que nous ne sommes que 755, nous aurions probablement pu travailler sans engendrer d’heures supplémentaires. Les priorités budgétaires antérieures de nos élus, Députés et Conseillers d’État, n’étaient pas de donner les moyens utiles pour favoriser le recrutement et atteindre cet objectif crucial en engageant du personnel. À ne pas vouloir dépenser en amont, il fallait bien s’attendre à en payer le prix plus tard.

 

Par contre, ce que le rapport  de la Cour des comptes relève, c'est que la gestion du personnel, par la mise en application d’un horaire administratif, s’est révélé ultérieurement inadéquat,  tout comme un ordre de service propre aux horaires et  aux engagements continus. Ces deux éléments ont engendré un surcroît d’heures supplémentaires selon la Cour des comptes, mais savons nous ce qu'il serait advenu si la gendarmerie avait gardé son horaire de base.

 

Et malgré l’Édito de la Tribune et des articles qui commentent ce rapport, aucune malversation n’est relevée. Les policiers de la base, les Caliméros, qui n’ont fait que leur travail, sur ordre et dans des conditions dictées par un arrêté extraordinaire du Conseil d’État je vous le rappelle, accompagné par des choix hiérarchiques et sécuritaires, n’ont rien à se reprocher.

 

Pour le novice, nul n’aura remarqué que les conclusions des deux rapports s’attaquent à la gendarmerie principalement, entité qui génère le plus d’heures supplémentaires, mais qui est aussi de toutes les contraintes en étant le corps le plus engagé durant une année, au service de l'Etat et de la population.

 

sac-nous-dollars_~ca_56_8.jpgCe n’est pas la police qui a coûté cher en juin 2008, mais l’Euro08 en son entier, juste pour satisfaire les besoins de grandeur de certains de nos élus, et la cupidité de quelques autres. C'est cette même cupidité morale et politique qui a engendré le conflit ouvert avec les syndicats de police. Le paiement de la prime promise en mai 2008 aurait évité bien des frais à l'Etat, et la révolte moins amère dans les rangs de la police. Dans notre institution, un serment est un serment tenu tout comme une promesse se doit d'être une promesse respectée.

 

À vous qui voulez réorganiser la police, faire ici ce qui est possible ailleurs, dans des cantons riches pécuniairement et en personnel, n’oubliez pas de faire preuve de discernement, car sinon c’est le métier de policier que vous allez assassiner à Genève, et la République va beaucoup y perdre, car il faudra des années pour corriger le tir,  salve qui n’aura pas atteint son but.

 

Et si certains, chemin touchant, voulaient simplement régler leurs comptes avec la police avant de partir, ils ne laisseraient qu’une traînée de poudre sur leur passage, sur laquelle une simple étincelle pourrait provoquer une catastrophe sociale en lieu et place d'allumer une bonne vieille pipe, et cet argument est « non négociable » (réf. Le Temps 23.06.09).

 

Minet le pyromane !

14/05/2009

PL 10120, drôle de numéro

A lire la presse de ce matin, une nouvelle polémique est née à Genève au sujet du projet de loi PL 10120. Et pourtant, nous relevons qu'aucune polémique n'existe et que bien au contraire, la démocratie a été respectée dans cette procédure.

Des députés ont déposé ce PL le 20 septembre 2007. La Commission Judiciaire et de la Police a été saisie de celui-ci et trois séances lui ont été consacrées entre le 6 mars et le 10 avril 2008. Votre serviteur a été auditionné par nos députés. Vous trouverez ses déclarations, ainsi que le rapport de synthèse de la Commission Judiciaire et de la Police déposé le 15 août 2008. http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL10120A.pdf

A travers ce document, nous pouvons remarquer que le rapport de majorité a tenu compte des remarques de chacun, mais plus encore qu'il propose un amendement, à savoir « Sur demande, les fonctionnaires indiquent leur numéro de matricule ». Cette idée, qui a été émise par l’UPCP lors de l’audition susmentionnée, a pour but de donner un droit constitutionnel de plus aux citoyens, et une obligation au policier. A la différence du PL initial, cette modification permet de porter dans la loi un mode de faire qui n’était régi que par un ordre de service. De plus, elle ne représente pas une contrainte pour le policier, mais elle l’oblige légallement à respecter ses devoirs dans le cadre de sa fonction. Le fait de donner un droit supplémentaire au citoyen qui se trouve en face d’un policier est aussi très important, et ce n’est pas l’Observatoire des Pratiques Policières (OPP) qui va pouvoir me dire le contraire sur ce thème.

Pour quelles raisons les policiers ne sont pas favorables à une numérotation.

chiffres.jpgPremièrement, à travers le PL initial, les partisans cherchaient à améliorer la police de proximité, les relations de confiance entre les citoyens et la police. Une identification visuelle, à travers un numéro totalement inhumain, n’est pas pour nous une bonne solution dans le cadre du rapprochement voulu. A travers notre proposition, nous créons le dialogue entre les parties en cause, nous nourrissons un échange verbal qui se devrait d’être le fil rouge de la police de proximité. Il est très important que ce dialogue puisse se produire au moment des faits, il désamorce les conflits et permet d’apporter rapidement des explications et/ou de répondre aux questions posées. De plus, au moment où le policier remettra son matricule, au moyen d’une carte de visite je l’espère, comme le font nos îlotiers, la confiance sera de mise dans cet échange.

Deuxièmement, il est important de relever qu’en Romandie seule la police municipale de Lausanne est pourvue d’un matricule sur son uniforme. Les gendarmeries des polices cantonales ne sont pas assujetties à cette obligation. Il nous parait évident que pour les cantons latins, une numérotation du personnel est avilissante. Cette pratique n’est pas humainement bien ressentie, ce qui n’est probablement pas le cas Outre-Sarine. Le port d’un grade écrit serait bien plus apprécié. Il valorise l’Autorité et donne immédiatement une indication importante à l’interlocuteur sur la qualité du policier, information bien moins impersonnelle qu’un numéro.

Troisièmement, j’ai du mal à comprendre l’acharnement de l’OPP contre la police genevoise. Si nous savons tous que cet observatoire n’est pas impartial, il suffit de se rendre sur son site pour y lire la documentation proposée, notamment les deux plaintes pré écrites à l’intention du Procureur Général, missives qui vulgarisent et généralisent les événements, ne laissant pas de place à la déclaration naturelle de la victime. Nous nous devons de relever qu’aucun cas de non-identification d’un policier lors d’une procédure n’est avéré à Genève. Il suffit de lire l’audition du Commissaire à la déontologie dans le document annexé pour en être convaincu, cet homme n’étant pas policier et étant sous la responsabilité de la Cheffe de la Police, dont l’intransigeance n’est plus à démontrer. Ce qui me choque, c’est qu’à travers ses accusations répétitives, l’OPP discrédite gratuitement la police genevoise. A ce jour, je n’ai encore jamais lu un rapport annuel de cet observatoire, avec des faits, des événements précis, des procédures irréalisées, qui donneraient corps à ses allégations.

La crédibilité passe aussi par la sincérité des paroles et des écrits. Elle passe également par le dialogue, comme lors de l’étude du PL 10120, où les personnes auditées ont été écoutées, tout comme leurs propositions. La conférence de presse des dépositaires de ce PL de hier matin n’était pas judicieuse car un compromis intelligent avait été trouvé. Là, la police genevoise est une nouvelle fois attaquée et l’UPCP doit réagir pour démontrer la bonne foi des policiers, mais il n'y a aucune polémique, juste un dialogue.

11/05/2009

Genève à Chaud, débat citoyen et sécurité des genevois, ou l’autosatisfaction naïve après l’échec d’une législature.

Genève à chaud.jpgCe soir, alors que je terminais de manger, un sms m’invitait à regarder la rediffusion de Genève à Chaud, pour un débat sur la sécurité. En arrivant dans mon nid douillet, je me suis précipité sur le net pour regarder cette émission. Monsieur Pascal, Grand Maître de cérémonie, les babines humides de satisfaction et les yeux brillants d’accueillir quelques noms de la politique genevoise, se gargarisait déjà de ce débat.

 

En premier, nous avons vu, et surtout entendu, M. Moutinot, Président du Département des Institutions. Ce socialiste est, depuis quatre semaines, le grand réformateur de la police genevoise, alors que son mandat de quatre ans touche à sa fin. Cet homme, qui vient de pondre un tableau irréaliste, au nom du Conseil d’Etat, sur la réorganisation de la police, avec comme mandat ordonné de le mettre en œuvre pour le 30 juin 2009 avec les travaux nécessaires, vient se pavaner au sujet d’une opération que nous attendions depuis plus de deux ans, à savoir réinstaurer les droits et les libertés de chacun dans les Pâquis, et à Genève, en harcelant les vendeurs de drogue d’Afrique de l’est notamment. 

 

Ce qui est surprenant dans cette action politique et policière, c’est que pendant que certaines hiérarchies de la police, du DF et du DI palabrent avec les syndicats de police pour trouver des solutions afin de diminuer les heures supplémentaires de nos agents, heures controversées naïvement par tous nos politiques et le rapport de la Cour des Comptes, de grandes opérations sont depuis menées pour lutter contre les dealers, les voleurs, les brigands et les cambrioleurs. Et ces interventions de police d’envergure nécessitent un engagement important en personnel, entraînant ainsi la création de ses fameuses heures supplémentaires, que là personne n’attaque.

 

moumou.jpgLe Président du DI démontre ainsi que les rapports présentés par les auditeurs, documents dont la qualité et la crédibilité avaient été contestées immédiatement par les syndicats de police, ne reflètent pas les réalités du terrain qui elles attestent que le manque d’effectif dans cette institution est une véritable plaie à la police et surtout la cause de la création d’heures supplémentaires, toujours justifiées par la lutte quotidienne contre la petite et moyenne criminalité, de nombreuses manifestations et la Genève Internationale entre autre.

 

Le grand Pascal, après s’être séparé de son invité, sans oublier d’annoncer la présence mardi du Procureur Général de la République sur son plateau, invité antagoniste récurrent de M. Moutinot, nous a fait le plaisir d’ouvrir un débat citoyen entre Mmes Fontanet et Pürro.

 

Et là, je n’ai pu que constater que si la première nommée semble connaître certaines réalités du métier de policer et des problèmes rencontrés, tout en ayant de courage d’afficher de ses opinions politiques personnelles et divergentes, j’ai été surpris de découvrir que Mme Pürro, celle-là même qui veut prochainement numéroter les policier pour améliorer la police de proximité et la relation de confiance entre la police et les citoyens, celle-là même qui se présente aux prochaines élections et qui risque bien de récupérer le DI, même si elle semble enfin comprendre que son prédécesseur va lui laisser un cadeau empoisonné, cette femme socialement impliquée en politique n’est visiblement pas aux faits des problèmes rencontrés par les policiers et de la grande réorganisation de la police qui est ordonnée actuellement, avec les nombreuses incertitudes et incompréhensions qui accompagnent ce projet.

 

De voir tous ces gens s’auto-satisfaire de ces actions coup-de-poing, sans apporter une doctrine politique et policière forte pour les années à venir, n’a fait que renforcer mon sentiment que décidément les gens qui parlent le plus de la police sont souvent ceux qui la connaissent le moins.

 

Entre l’UDC qui assassine la profession, les Verts qui mettent au pilori les policiers, les Socialistes qui n’ont pas su gérer le DI à trop vouloir régler des comptes laissés sur un morceau de trottoir en 68, un MCG stigmatisé comme étant un parti de flics et une droite qui n’a d’Entente que le nom par ses attaquent économiques dispersées contre les fameuses heures supplémentaires, je me demande juste pour qui vont voter nos 1350 policiers genevois cet automne, soutenus par leurs familles et leurs amis, accompagnés probablement par bon nombre de citoyens qui veulent que Genève redevienne enfin un lieu de vie appréciable et sécurisé ?

 

Mais je fais confiance au Grand Maître Pascal pour nous offrir des débats nourris en septembre, juste pour nous faire écouter les promesses électoralistes de nos futurs élus.  

 

ASM.jpgHeureusement, j’ai lu vendredi, dans la TDG, qui est un vrai journal d’investigation, que la ville de Genève vient de se doter d’une vraie police. Nous voilà rassurés !Maudet.jpg

 

Minet le pyromane.

 

 

28/04/2009

Président de l'UPCP, dernier mandat.

Lundi 27 avril 2009, 2045, Walter SCHLECHTEN annonce à l'Assemblée Générale Ordinaire de l'UPCP qu'il va effectuer sa dernière année avec le mandat de Président. Il remettra celui-ci début 2010, lors de l'AGO de printemps. Cette annonce a été accueillie à la légère dans un premier temps par les membres présents. "Il changera d'avis d'ici là - Il ne peut pas nous faire ça - Il fera encore 3 ans, tu verras".

Pourtant, la décision du Président de ce syndicat est ferme et définitive, car mûrement réfléchie et irrévocable.

Après une année compliquée comme Secrétaire général en 2006, comme second d'Alain DEVEGNEY, un exemple de loyauté et de franchise, il vient de termier sa deuxième année de présidence.

La première, en 2007, avec les très grosses négociations sur le 13ème salaire, ainsi que sur le statut des fonctionnaires, l'inaptitude à la fonction et les sanctions disciplinaires, aura été une mise en bouche copieuse.

L'année dernière, soit en 2008, avec l'Euro08, le mouvement social et de colère des policiers d'octobre à janvier, le conflit avec la Commission des Finances, le DI, la Cour des Comptes, Champ-Dollon et l'opération Cadenas, le rapport ANNONI, représente un plat de résistance déjà indigeste.

2009 c'est déjà la réorganisation de la Police, la nouvelle grille salariale, des groupes de travail avec le DI et le DF, l'âge de la retraite, les indemnités, le recrutement, un menu gargantuesque.

Pourtant, s'il a l'estomac assez solide, il a probablement compris que rien ne sert d'avoir les yeux plus gros que le ventre. Comme dans tous les bons restaurants, une fois que l'on a dégusté l'ensemble du menu, l'on ne revient jamais tout de suite à cette même table, histoire de prendre du recul, pour redonner goût à nos envies, à nos papilles, de découvrir de nouvelles saveurs.

Minet va terminer le menu proposé, car motivé et motivant, il va même manger du lion, mais soyons certain qu'il ne reprendra pas un supplément, sous risque d'indigestion. Car rien n'est pire que de tenter de digérer le mensonge des hommes, les promesses non tenues des uns et les belles paroles des autres. La politique est un plat indigeste qui manque de sel, de poivre et de franchise.

Minet5.jpgNos citoyens méritent mieux que ces gens qui préfèrent nuire à la police en lieu et place de lutter contre la criminalité en constante augmentation, tout comme la violence dans nos rues, en donnant de véritables moyens à nos policiers.

Minet retournera alors en rue, faire son métier de coeur, flics de rue, au service des citoyens genevois.

 

 

29/03/2009

Un regard différent de M. MABUT sur le métier de Policier

 Bravo M. MABUT, vous avez raison, sur votre blog, de prendre du recul afin d'aborder notre profession avec un regard différent, humain, proche des réalités de notre travail et des parcours de vie de nos citoyens.  La mort est la fin d’un chemin, et comme sur nos routes, il s'y trouve souvent un policier au bout.

 

mort.jpgDurant les années où j'ai travaillé en poste de quartier, j'ai souvent été confronté à ce que vous décrivez. La mort d'un être humain est à chaque fois une petite histoire, un  chemin de vie que l'on doit reconstituer rapidement lors de nos interventions. Ainsi nous pénétrons,  sans l’avoir souhaité, dans l'intimité du défunt et de ses dernières heures de vie.

 

Fin juin, une habitante du quartier  n'a plus de nouvelle de sa voisine depuis trois semaines. Elle se fait du souci et appelle les gendarmes.  A notre arrivée derrière la porte de ce petit trois pièces des Eaux-Vives, nous reconnaissons immédiatement cette odeur  distincte qui nous informe  que la mort rôde.  A l'ouverture de l'appartement par le serrurier sollicité, cette odeur nous attaque de face, exportée vers l'extérieur par le courant d'air provoqué. C'est certain, nous allons être confrontés à la grande faucheuse. C'est là que notre cœur s'accélère alors que notre souffle se coupe, car nous pénétrons dans le logis, ne sachant pas qui nous allons trouver, dans quelle position, dans quelle situation, ni dans quel état. De plus, sachant qu'un corps se trouve en ce lieu, le policier se doit aussi de protéger des traces, car l'origine du décès reste une énigme jusqu'aux premières investigations. Ouvrir la porte d'une salle de bain, et tirer un rideau de douche en craignant de trouver la personne sans vie dans sa baignoire, couchée, pendue, noyée, ou en sang est un instant redoutable. Et si le corps n'est pas là, il nous faudra alors répéter cette démarche dans chaque pièce. Au fond de soi, on souhaite découvrir la vieille dame couchée dans son lit, afin de deviner une mort paisible, mais c'est rarement le cas. Touts les recoins de l'appartement ont été visités, reste la porte de la cuisine, qui est fermée. Plus de doute, la défunte se trouve derrière celle-ci. Il nous faut alors poser la main sur la poignée et doucement, avec respect,  actionner le mécanisme d'ouverture pour pénétrer dans ce lieu glacial, alors que nous sommes en été. L'eau du robinet coule, la radio diffuse une légère musique. Sur la table un repas pas terminé en décomposition et sur la chaise, la locataire, assise, la tête en arrière, le corps affaissé dans ce siège. Ses bas se sont déchirés sous les effets  de la putréfaction, ses jambes ayant doublé de volume. Sa petite robe bleue est propre mais pourtant on dirait un vêtement souillé. La moitié du visage n'est plus qu'un squelette alors que sur le reste les lambeaux de chair se détachent. Et puis, il y a ces mouches qui nous tournent autour, comme si nous étions leurs nouvelles proies. Nous les chassons de la main, ouvrons rapidement la fenêtre pour aérer les lieux. Mon collègue sort, de peur de vomir. Là il faut devenir très froid, oublier que cette dame est morte il y a trois semaines, en mangeant un morceau de fromage tout en attendant probablement que l'eau de son vétuste robinet devienne plus fraiche pour s'en servir un verre. Elle ne boira jamais ces dernières gouttes. Rapidement l'on comprend que la nature a probablement repris ses droits sans prévenir, mais que la solitude accompagnait aussi ce départ. Reste à mettre en route la machine administrative, trouver de la famille, faire venir les pompes, le Commissaire, trouver une pièce d'identité en fouillant un ou deux tiroirs. C'est là que l'on devine le parcours de vie de cette dame âgée. Des photos de sa jeunesse en noir et blanc, des vieux livres soigneusement rangés, un livret d’épargne échu, le portrait d'un chien qui a du être son compagnon de vie durant quelques années. Mais sinon, pas d'image de famille, quelques souvenirs de petits voyages effectués à Paris et Rome en car ou en train, une ordonnance avec l'adresse d'un médecin à côté de boîtes de divers médicaments. Cette femme est morte, seule, malade, avec ses souvenirs et en écoutant probablement une émission radio qui lui donnait l'impression d'avoir un hôte à la maison. Le corps a été levé, nous refermons la porte de ce logement dans lequel, durant trois heures, j'ai partagé la vie d'une femme que je ne connaissais pas, mais qui me semble plus proche maintenant, à travers le dessin de sa mort.

 

Le soir, il nous faut rentrer avec ça. Un drame de la solitude et le visage d’un mort. Ce sont des choses que l’on ne raconte pas à sa femme et ses enfants, car ils doivent pouvoir trouver le sommeil après. Mais nous, on  tente d'oublier cette journée en s'endormant, tout en sachant que ces réalités là existent, car demain, nous devrons y retourner, car c'est aussi ça mon métier.

 

Walter SCHLECHTEN - Gendarme à Genève - Voleur de paie !

27/03/2009

Courriel ouvert à M. WEISS

Suite à la lecture du texte déposé sur votre blog, qui dénigre les policiers, tout en effectuant des comparaisons inéquitables avec d'autres métiers, je vous adresse la réponse suivante cher Monsieur.

Dans un salaire, M. WEISS, il n'y a pas que les études effectuées par l'engagé qui comptent, mais aussi son vécu dans le milieu professionnel dont il vient et ses qualités humaines. Il y a aussi divers considérants qui rentent en ligne de compte selon l'OPE, la pénibilité du métier, la dangerosité de la profession, les responsabilité humaine, les astreintes et les contraintes du métier, l'engagement moral 24 h. sur 24 h. du collaborateur dans sa fonction. De plus, nous ne dépendons pas de la Ltr, qui défend les droits des citoyens, dont le travail de nuit. Tout ceci a un prix.

Et pour les horaires des policiers, vous venez de me prouver que vous n'avez pas lu le corps du rapport de la Cour des Comptes, ce qui est scandaleux avec votre position à la Commission des Finances. On peut y lire que le temps de travaille  des policiers est de 32.5 heure. Ce fait estcréé par l'OS Spoerri, qui remplace les mesures préconisées par la Ltr pour le travail de nuit à plus de 25 reprises, mais il ne concerne que 440 gendarme sur 762, ainsi que quelques agents de la PSI, mais pas les 1278 policiers du canton. Nous travaillons donc aussi 40 heures (2080 heures année). En vous exprimant ainsi, vous trompez les lecteurs et la population.

Dollards1.jpgSuite à mon intervention, la Cour des Compte a reconnu auprès de votre serviteur que son rapport de synthèse n'était pas assez détailé, pas assez précis, tout en indiquant que les "précisions" se trouvent dans le corps du rapport. Malheureusement, le mal est fait et les erreurs diffusées, car le rapport de synthèse a été repris par la presse, pas le contenu de l'analyse.

Enfin, pour quelles raisons le Rapport Annoni et les commentaires des audités de la Cour sont restés bloqués au DI, sachant que les Magistrats de la Cour des Comptes n'ont pas eu accès à ces documents qu'ils attendaient. Il y a une bonne raison, c'est que ce rapport est politiquement dirigé contre les policiers. Les syndicats ont raison de dénoncer ces manquements. Nous allons nous faire entendre dans les prochaines semaines, car ce que recherchent avant tout les policiers, au quotidien, c'est la vérité.

On peut vouloir démontrer le coût total d'un policier, mais il faut le faire dans le respect de l'employé et de cette profession, avec exactitude.

Apportez nous les réponses à ces deux remarques, et après nous vous accorderons une certaine crédibilité.

Walter SCHLECHTEN - Président de l'UPCP

 

24/03/2009

Rapport de la Cour de Comptes.

Enfin, le rapport de la Cour des Comptes est tombé. Mais hélas, c’est avec une grande désillusion que j’ai pris connaissance de ce document.

 

 

Si ce rapport avait été fait avec le recul nécessaire et une analyse sectorielle des trois corps de police, comme l’a fait M. Annoni, nous aurions eu un résultat très intéressant, démontrant et prouvant les erreurs du passé, exigeant des Règlements d’application nécessaire pour les éléments vérifiés et acceptés, dénonçant une éventuelle irrégularité, proposant des solutions d’avenir, avec un argumentaire de qualité. Mais rien de tout cela ne figure dans ces septante pages.

 

En effet, je m’attendais à trouver une analyse aussi complète et rigoureuse que celle constatée dans le Rapport Annoni, mais je n’y ai vu que des projections, des moyennes de base, des évaluations, des simplifications grossières, des analyses simplistes et généralistes. Rien de bien pointu, comme espéré. Bien au contraire, on peut y relever bien des erreurs, surtout dans le rapport de synthèse, trop simpliste et surtout pas assez précis dans sa présentation. Il tronque l'analyse du lecteur.

 De ce fait, je ne peux accorder une grande crédibilité au travail effectué et en ce rapport.

 

Il fanfaronne, il rouspète, il ramène sa fraise le Minet. Que Nenni, la preuve !

 

Quand en page 4, je lis que les horaires de service sont peu transparents, c’est faux. Il y a les ordres de service qui les réglementent et il y a le COPP qui les applique.  

 

Quand en page 5, je lis que le fait de reprendre des heures réduit le temps de travail, c’est un faux raisonnement, car les heures reprises sont travaillées en amont, et de plus déduites du compte « heures supp » du collaborateur.

 

Quand je lis en dessous que les heures supplémentaires donnent lieu à une double majoration, en heure et en argent, c’est un mesonge. Ces 6 dernières années, seules les heures supplémentaires effectuées dans le cadre d’événements jugés extraordinaires, soit à deux reprises, le G8 et l’Euro08, ont été assujetties à ce traitement, avec l’accord du Conseil d’État. Il fallait décrire ses heures exceptionnelles avant des les fustiger.

 

Sinon, pour tout collaborateur qui demande à se faire payer des heures supplémentaires, après accord du DI, elles lui seront payées à 100 %, sans aucune majoration, et ceci depuis des années comme tout le reste du personnel de l'Etat. 

 

Quand en dessous, je lis que le système de compensation horaire de la police est plus favorable que le système étatique en place, et que je relève que pour prouver ce fait l’exemple pris est le le taux maximum appliqué, pour un jour précis, et qui opérationnellement n’est jamais utilisé en dessous de 4 heures de travail, c’est juste laisser croire que l’on peut bénéficier d’un système qui n’est jamais pratiqué dans cette circonstance, et c’est faire preuve de manque de correction dans la présentation. Il y a toutes les soirées où les policiers travaillent en heures supplémentaires, sans aucune majoration temps. Les auditeurs les ont oubliées celles-ci.   

 

Quand je lis, à cause d’un calcul inexacte et généraliste, alors que seul 60 % des gendarmes sont concernés par ce système, que l’agent travaille 35.28 heures par semaine, c’est un mensonge grossier, car ce chiffre est tronqué vers le bas, du fait que 40 % des gendarmes travaillent eux 40 heures par semaine.

 

Enfin, quand en page 66 je trouve des tableaux de synthèse qui contiennent des erreurs monstrueuses, je me dis que ce rapport a été bâclé, car là c’est trop gros pour être sérieux.

 

On peut y lire, sous la rubrique traitement de base (chiffre médian) que le gendarme gagne CHF 95'088.-, et un inspecteur CHF 89'228 par an. Je ne peux que rire dans ma barbe, mais aussi m’offusquer. Il suffit de regarder l’échelle des traitements pour voir qu’un inspecteur, sur l’ensemble de sa carrière, et depuis des années, est une classe au-dessus du gendarme, donc avec un salaire annuel plus élevé. Un rapport fait avec sérieux, vous plaisantez j’espère¨, avec de telles absurdités, et il y en a d’autres. Avoir utiliser un mode de calcul qui n'est pas le reflet de l'ensemble d'une carrière, c'est une analyse factuelle bien trop fermée pour avoir une idée précise. C'est présenter une situation présente qui ne sera déjà plus la même demain.

 

La Cour des Compte doit revoir sa copie, car elle est mauvaise. Elle doit prendre exemple sur le travail effectué par M. Annoni, et apporter des explications très claires sur l'analyse effectuée, en nombre, en qualité, en chiffre, en personnels concernés.

 

M. Annoni avait très bien compris le fonctionnement de la police et cela lui a permis de fournir un travail de qualité, qui a été salué par tous. À Genève, il y a 1278 policiers, mais il y a trois entités. Il y a dans ces entités divers services et de nombreux horaires. Les indemnités ne sont pas les mêmes pour tous, le nombre d’heures supplémentaires et la qualité de celles-ci non plus, les missions et les conditions de reprise en congé, ou en travail de nuit également sont différents. De prendre le tout et de faire des généralités, des moyennes de base et des évaluations globales, c’est juste ouvrir la porte à une approximation qui dans ce cas se chiffre avec un différentiel de plusieurs dizaines de milliers de francs par entités, voire par agent.

 

Sinon sur le fond, oui un policier coûte cher à l’État, pas son salaire mais les avantages différés et le fonctionnement de son statut spécial.

 

Mais la vraie question n’est-elle pas de savoir si le policier, à travers ses prestations, devrait plus rapporter à son employeur ?

 

Je ne vous parle pas d’une augmentation du nombre d’amendes, non, mais d’une facturation des prestations sécuritaires fournies, lors d’événements de masse, sportifs, musicaux, internationaux, humanitaires, voire pour les encadrements des manifestations de rue.

 

Combien auraient payé l’UEFA pour l’Euro08, la Confédération pour telle conférence, Télécom pour sa sécurité, la France pour jouir de nos structures policières au G8, combien auraient payé le WEF pour les gendarmes genevois envoyés à Davos, le GSHC et le club visiteur pour la sécurité d’un match, l’ASF pour une grande rencontre ?

 

Je vous pose la question … même si je sais que nos élus ne veulent pas se poser celle-ci, pour diverses raisons d’État.