17/10/2009

15 novembre, quelles possibilités !

 

16 Candidats pour 7 places, en espérant que la Constituante porte ce nombre à 9 dans le futur schéma du Conseil d'Etat, quelles possibilités pour le 15 novembre au soir ?

Jetons un oeil à la liste des candidatures déposées.

 

N° 1 MCG Stauffer-Poggia
N° 2 EGLISES ET MOSQUEES complémentaires Aymon Paul *
N° 3 LIBERAL Muller-Rochat-Longchamp-Unger
N° 4 LES SOCIALISTES Beer-Pürro-Künzler-Hiler
N° 5 LES RADICAUX Longchamp, Muller, Rochat, Unger
N° 6 LES DEMOCRATES-CHRETIENS Unger, Longchamp, Muller, Rochat
N° 7 ENTENTE GENEVOISE Rochat, Unger, Longchamp, Muller
N° 8 JEUNES POUR GENEVE Muller, Unger, Rochat, Longchamp
N° 9 POUR LES AINES Longchamp, Rochat, Unger, Muller
N° 10 LE BOUFFON DE LA REPUBLIQUE Brawand
N° 11 LA GAUCHE COMBATIVE Tettamanti, Carlo, Taghavi
N° 12 LES VERTS Hiler, Künzler, Beer, Pürro
N° 13 UDC Nidegger

 

Ce qui est certain, c'est qu'il y aura au moins une femme élue.

Isabel Rochat a les faveurs de la cote. Premièrement elle a très bien été élue sur la liste des Libéraux au Parlement et deuxièmement les mauvais résultats de la gauche lors de cette même élection amenuisent naturellement les chances pour elle de garder la majorité au Conseil d'Etat. Il faudrait une énorme mobilisation de toute la gauche genevoise pour maintenir cette majorité, mais visiblement c'est mal parti.

Michèle Künzler a elle aussi été très bien élues lors des élections au Grand Conseil, juste derrière le très charismatique David Hiler, véritable parton du Conseil d'Etat sortant. Le très bon résultat des Verts doit logiquement garantir deux sièges à ce parti dans l'élection à venir. Un ticket entrant Rochat - Künzler est donc plus qu'envisageable. Mais en politique rien n'est jamais acquis.

Véronique Pürro voudra, avec le parti socialiste, se battre pour le ticket Künzler - Pürro, afin de garantir une majorité de gauche au Conseil d'Etat, et ainsi un équilibre politique sur le canton, comme durant la législature qui se termine. La candidate socialiste risque néanmoins de payer les pots cassés laissés par Laurent Moutinot lors de son dernier mandat. Après avoir revendiqué le Département des Institutions (DI), Véronique Pürro semble avoir saisi que son avenir politique ne se situe pas là. Issue d'un parcours social très fort, elle pourrait logiquement se retrouver à la tête du Département de la Solidarité et de l'Emploi (DSE), François Longchamp héritant alors du DI. Mais l'attribution des présidences de départements n'est pas toujours aussi logique, les compétences ne suffisent souvent pas, car le DI reste un département maudit, sans que nous sachions pour quelle raison.

Si le DI est considéré comme un cadeau empoisonné, certains le réclame haut et fort. Cet élément, qui concerne la sécurité des genevois, pourrait être un facteur important dans la non nomination d'une deuxième femme au Conseil d'Etat, les mercenaires visant le DI pouvant dérober cette place.

Yves Nidegger se présente. Avocat brillant, il sort d'une mauvaise campagne de l'UCD durant laquelle son parti s'est brûlé les ailes tout seul. Un manque de solidarité dans son propre parti pourrait suffire pour couler ce candidat.

Eric Stauffer revendique, fort de son résultat personnel et surtout celui de son parti, deux sièges au Conseil d'Etat. Si l'homme est un meneur, un chef de parti, il faudra néanmoins une très forte mobilisation des abstentionnistes en sa faveur pour espérer passer, surtout sans alliance. Un ticket MCG-UDC aurait eu plus de chance, mais visiblement cette alliance n'est plus possible, car dans un passé proche elle était envisageable. Enfin, Stauffer n'attire pas irrémédiablement la sympathie, soit l'on aime le personnage, soit l'on déteste. Pas suffisant pour convaincre les indécis. Un changement de discours, en laissant les frontaliers de côté, pourrait être la solution, mais l'homme n'est du genre à prendre d'autres chemins. Il pourrait se voir biffer plus souvent au bénéfice de son colistier.

Mauro Poggia, candidat surprise au MCG pour le Parlement, pourrait devenir le candidat surprise au Conseil d'Etat. Dans l'ombre de Stauffer, mais dans la lumière politique, cet avocat brillant peut très bien populairement toucher nos citoyens. Un discours social fort, une lutte contre les inégalités et une image d'homme tranquille pourrait lui permettre d'être le réunificateur des déçus du système, de la République, de gauche comme de droite. Mais là aussi, sans alliance, le parcours va être long.

Sachant que pour moi David Hiler, Jean-François Unger et François Longchamp devraient passer sans problème, Charles Beer devrait assurer une place aux socialistes. Mark Muller, s'il a très bien été élu au Parlement, en tête de sa liste, pourrait se retrouver souvent biffé pour le Conseil d'Etat, au profit d'un vote féministe. Un bilan pas très favorable le place en ballottage. Mais il devrait passer grâce à la mobilisation de la droite et du très bon résultat de l'alliance aux dernières élections.

Donc il nous reste deux places pour les six candidats précités.

Rochat, Künzler, Pürro, Nidegger, Stauffer, Poggia, ou en résumé :

Rochat, la majorité, prendrait le DI ou le DT

Künzler, la continuité, prendrait le DT

Pürro, le sauvetage de la majorité, prendrait le DSE ou le DI

Nidegger, l'homme seul, aurait le DI

Stauffer, l'ambition, aurait le DI

Poggia, la bonne surprise, prendrait le DSE ou le DI 

 

Bonne chance à tous les candidats, vive la démocratie, vive la République.

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Pour le 15 novembre, votez pour qui vous voudrez, mais votez ! 

Minet.  

 

13/10/2009

Le blog de M. Pierre Weiss étant très modéré, ouvrons le dialogue !

C'est étonnant, mais je vais en arriver à reprocher à M. Pierre WEISS, le "petit-blanc sec" de Soral, d'être trop modéré.

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Trois commentaires déposés, soit sur son blog, soit sur son adresse pierre.weiss@gc.ge.ch et suite à sa modération, aucune publication.

Voiçi donc mon écrit, sans prétention, mais qui n'a pas reçu l'aval d'un homme qui parle de rigueur et d'humanité :

http://pierreweiss.blog.tdg.ch/

 

Monsieur,

Je me réjouis de savoir que vous allez continuer de mener une politique de rigueur. A travers la période de crise que nous traversons, nul doute que vous saurez ne pas encourager l’augmentation de la dette de la dette, en n’affranchissant pas des projets onéreux pour les finances de notre canton. Je vous parle là du CEVA, de la traversée de la rade, de lignes de tramway supplémentaires, du projet du PAV.

Comme vous ne faite pas de la politique pour être aimé, cette précision sera garante que les prises de positions partisanes n’auront pas place dans la justesse de votre ligne de conduite, encouragée par la force d’une conviction que nous connaissons tous aujourd’hui et qui vous colle à la peau, à savoir ne pas négliger les coûts et l’efficience.

Ces dérapages n’auront donc pas lieu et la dette de notre canton pourra partiellement être remboursée grâce à vous et la rigueur de votre jugement.  

Sinon, j’espère enfin voir ce soupçon d’humanité à travers vos décisions dans cette société qui change, et dans laquelle les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres. Cette même rigueur devrait donc permettre de rétablir un équilibre, par solidarité, en renforçant une classe moyenne genevoise sur le déclin.

Par contre, cette note d’encouragement est malheureusement assombrie par les propos suivants que vous tenez :

« Quant aux compromis nécessaires, parfois, pour faire une majorité, ils ne pourront se faire que sur la base de positions de départ claires et après discussions sans compromissions. Comme dans n'importe quelle négociation entre partenaires sociaux. Car on ne peut plus négocier ce que l'on a déjà abandonné comme position de départ. » 

Gageons, avec une position aussi fermée, qu'il pourrait y avoir du sport, dès le départ comme vous l'annoncez, car certains n’abandonneront jamais face à une rigueur excessive, dictée par l'idée d'un seul homme, et en aucun cas de l'électorat qui l'a confrimé dans sa fonction !    

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Walter SCHLECHTEN

Lecteur de la TDG

Président de l'UPCP

Meilleurs messages

12/10/2009

Pierre WEISS, un vainqueur discret chez les Libéraux !

Minet sait aussi reconnaître les victoires de ses moins bons amis, ou la victoire personnelle de Pierre WEISS, un « petit blanc sec » de Soral qui vient d’être nommé Grand Cru !

 

12 octobre, vers 1630, les résultats finaux de l’élection du Grand Conseil sont tombés. Et là, comme tout Genève, je suis surpris. Mais pas pour les mêmes raisons que vous, mais juste à titre personnel et comme observateur du petit monde politique genevois.

 

Si le parti Libéral perd 3 postes (sans réduction budgétaire du personnel pourtant), les résultats de ce parti me laissent pantois. Le manque d’humilité de certains de ses élus n’explique pas tout.  

 

Si la 4ème place de Véronique PURRO chez les Socialistes n’est pas une surprise pour moi, le classement d’Olivier JORNOT chez les libéraux en est une de taille. Pour l'homme fort des Libéraux dans l’hémicycle, élu par ses pairs comme meilleur député, il l’a encore prouvé avec le PL sur Justice 2011, son 8ème  rang n’est pas explicable.  

 

Une non-reconnaissance des siens, étrange comme comportement.

 

Plus étrange encore, la quatrième place de mon grand ami Pierre WEISS, le « petit blanc sec » de Soral, un petit blanc qui devait être servi en apéro, et qui se retrouve sur la carte avec les meilleurs mets, comme un Grand Cru.

 

Ce ne sont pas les qualités de l’homme ou son expérience politique qui me dérangent dans le classement de M. WEISS, mais bien la ligne de conduite de ce Libéral.

 

Il adopte bien souvent une droite dure et intransigeante, socialement et politiquement très éloignée de la population, de la classe moyenne, sans parler de la fonction publique et de la diminution des prestations, alors qu’il m’avait semblé entrevoir tardivement une ouverture populaire, et non populiste, chez les Libéraux.

 

Y a-t-il une relation de cause à effet entre la 7ème  place d’Olivier JORNOT, homme fort du Parlement, et la 4ème position de Pierre WEISS, homme fort d’une droite économique et intransigeante ?

 

Si tel est le cas, je me fais du souci, car le PDC et les Radicaux vont se sentir bien seuls au centre droit, les extrêmes au Parlement prenant le pouvoir.    

Une surprise qui doit vite faire réfléchir les autres élèves de la classe .. !

Les jeux sont faits, et pour 4 ans nous allons voir fonctionner un parlement qui dispose d'un nouveau visage, qui devra donc apprendre à faire la grimace autrement, en cessant d'exclure un élève de la classe des débats, des alliances, des projets. Tous les élèves vont devoir aussi changer, du premier de classe au dernier.

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- Les Socialistes, grands perdants, vont devoir laisser tomber le caviar et les bulles pour reprendre en mains les sujets historiques de gauche, le social, le syndicalisme, les travailleurs, la famille, les prestations sociales.

- Les Verts vont devoir apprendre très vite à travailler avec le centre (PDC et Radicaux, voire MCG), afin de donner corps à leur nouvelle majorité. Une vision moderne de l'écologie et du mieux vivre ensemble serait souhaitable.

- Le PDC doit tirer les conséquences de son manque d'ambition et dessiner l'avenir autrement pour ce parti, être plus moderne, plus agressif tout en gardant ses idées fondamentales.

- Les Radicaux ne peuvent plus se contenter d'être les "petits frères de", ni d'attendre une fusion avec son grand frère. Soit il reste un parti genevois du centre droit en affirmant son identité, soit il va disparaître.

- Les Libéraux gardent un certain pouvoir mais avec une majorité incertaine. A trop regarder les autres comme des gueux, il fallait bien qu'une partie des genevois se retourne contre les "riches" du royaume. Une leçon d'humilité pour l'avenir.

- L'UDC ne doit plus vivre sur le dos de l'organe national, ni sur des affiches et des idées cantonales simplistes, mais bien à travers les valeurs du parti et en défendant les intérêts des genevois, des suisses, de la Suisse, sans avoir honte de ses idées, tout en s'ouvrant vers l'autre.

- Le MCG enfin ne pourra plus se plaindre d'être le mauvais élève de l'hémicycle, que personne n'écoutait et qui faisait trop de bruit pour se faire entendre. Il a été banni durant 4 ans par ses pairs, tel le petit gros de la classe, mais là il vient d'obtenir un certain respect. Au MCG de  prouver qu'il mérite celui-ci, en étant constructif, au centre de la politique genevoise, ni de gauche, ni de droite comme disait son premier slogan, tout en cessant de fustiger les Frontaliers. Un changement de chef de classe ne serait pas de trop pour l'avenir de ce jeune parti.

Et pour le reste, rdv dans un mois pour savoir si le Couseil d'Etat penchera au centre droit, avec un MCG de plus en plus gourmand !

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10/10/2009

Halte aux mensonges de la Cour des Comptes !!!

Article de la tdg du 10.10.2009 : La police et ses heures supplémentaires. Au premier rang figure la police genevoise! Souvent épinglée pour son organisation kafkaïenne, la «grande maison» pilotée par le Département des institutions de Laurent Moutinot est à la peine. «Le projet de loi et le règlement déposé récemment pour réformer les corps de police répondent à certains problèmes, souligne la présidente de la cour, Antoinette Stalder. Mais le nouveau système de planification des horaires ne supprimera pas la spirale de création des heures supplémentaires.» Un comble alors que la réforme devrait coûter 100 millions à l’Etat… «Par ailleurs, les améliorations pour réduire le risque de fraude lié à l’encaissement des amendes se font attendre.» Contacté hier, le département a précisé «ne pas être en mesure de répondre immédiatement aux critiques».

Réponse du syndicat des gendarmes : POLICE.jpg

Madame Stalder,

1) Comme je vous l'avais expliqué, à vous et vos pairs, la spirale de création d'heures supplémentaires est due en majorité au travail, aux missions, aux réquisitions, aux tâches effectuées, aux conférences internationales et surtout au manque d'effectif de la police, en aucun cas à nos horaires, même si l'OS Spoërri qui va être annulé va vous rendre que 28'000 heures sur 600'000.

2) La réforme qui est en route va coûter 100 millions, mais c'est vous, la Cour des Comptes, et M. Weiss et la Commission des Finances, qui l'avez voulue. De la transparence, plus d'opacité, il y avait un risque qu'une facture tombe avec des prestations équitables pour la police, et encore nous n'avons pas encore obtenu l'application du MIOPE, alors assumez aujourd'hui.

3) De quel risque de fraude parlez-vous lors d'encaissements d'amendes ? Aucun cas avéré, aucune preuve. Cette fraude est impossible, nous disposons depuis des années de carnets de quittances que nous déchargeons, avec en référence le no de l'amende concernée à l'encaissement.

Conclusion : Cessez donc d'attaquer la police, et j'espère que la Constituante revisitera aussi la Cour des Comptes, qui ne se donne pas les moyens de ses accusations scandaleuses.

Walter SCHLECHTEN - Président de l'UPCP - Br cgr à la gendarmerie - flic dégoûté de travailler pour un canton comme Genève

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08/10/2009

PL 10541, le premier virage se présente à nous, en étant plus unis que jamais !

Ce matin, nous avons été reçus au DI pour procéder à la troisième et dernière relecture du PL 10541 et de ses règlements.

 

En premier lieu, il nous a été précisé que M. MOUTINOT avait enfin été concerté suite à nos multiples remarques et qu'il avait décidé, à travers des amendements, de demander auprès de la députation quelques modifications.

 

Certaines sont simplement des erreurs d'écriture, pudiquement nommées ainsi par le DI, ou des incohérences évidentes que nous avions relevées (syndicats et hiérarchie) et qui se devaient d'être modifiées. Malheureusement, pour les points importants aucune entrée en matière ou modification de grande portée n'ont été acceptées.

 

Ceci nous permet de savoir où nous en sommes avec le DI, voire le Conseil d'Etat, et d'aborder notre audition du 15 octobre auprès de la Commission judiciaire et de la police en toute franchise, avec nos arguments de poids.

 

Le fait le plus important de ce matin est que le président du DI refuse de retirer l'article 28 de ce projet de loi, portant l'intitulé "Age de la retraite et limite d'âge", pour logiquement le reporter à une discussion ultérieure, en concertation avec les syndicats, la Caisse de Pension, le DF et la hiérarchie. Le Conseil d'Etat avait bien annoncé que ce thème était non négociable, nous en prenons acte aujourd'hui et nous prendrons les décisions adéquates à ce refus.

 

Il a alors été exigé, par la hiérarchie et les syndicats, que l'alinéa 2 de l'article 28 soit supprimé. Il fait mention à la limite d'âge maximum pour les fonctionnaires de police, ce qui est n'est pas acceptable dans l'optique d'une négociation future sur le pont retraite (rdv le 26 octobre au DF) et la fusion des deux corps uniformés. C'est également un refus qui nous a été opposé, tout en nous précisant que cela pourrait être discuté après l'acceptation de la présente loi .. Mais oui !

 

Nous avons alors hésité à quitter la table de cette séance, mais par respect pour la hiérarchie présente et envers les deux délégués du DI nous sommes restés.  

 

Nous avons ainsi pu apprendre que la majoration des HS en liberté/samedi ou en repos/dimanche allait être de 50 %, et non plus de 25 % comme le voulait le DI. Nous avons pris acte de cette nouvelle, mais avons rappelé au Secrétaire général adjoint que suite à l'irrespect du travail en congé qui avait été accordé aux policiers dans la proposition initiale, nous exigions, par équité de traitement avec tous les fonctionnaires de l'Etat, de bénéficier du MIOPE en ces circonstances. A noter encore, que nos jours de vacances seront également inscrits dans la loi, enfin.

 

Sinon, aucun accord n'a été trouvé sur le forfait pour débours, l'indemnité pour risques inhérents à la fonction, l'indemnité pour responsabilité spéciale. Nous avons réitéré notre refus de voir, dans le nouveau système, un solde d'heures supplémentaires disparaître en fin d'année en cas de non reprise et/ou de non paiement. C'est juste inadmissible, cela annulerait  d'office la compensation horaire accordée au long de l'année lors de HS. En ce qui concerne le solde actuel de nos HS, il demeure acquis, comme une dette de l'Etat envers ses policiers, mais personne ne sait comment vont être rendues ses heures (paiement, compte séparé pour reprise en HR, reprise en fin de carrière juste avant de partir à la retraite qui est une idée du DI).

 

Relevons enfin que Madame la Cheffe de la Police était également présente ce matin. Tout comme le Chef de la Police adjoint la semaine dernière, qui s'était opposé à une fusion des corps uniformés, la Cheffe a tenu un discours lucide sur les incohérences de ce projet de loi, sur les délais impartis et sur la délégation des tâches qui lui ont été énoncées par le DI. On ne fait pas en trois mois un projet de loi et le dessin d'une réorganisation de la police, qui devaient prendre 2 ans, avec un NCPP qui arrive à grands pas.

 

Nous avons salué la prise de position très ferme et déterminée de Mme la Cheffe de la Police.

 

Nous nous retrouvons donc, à la fin de cette relecture, avec très peu de modifications, aucune certitude et énormément d'interrogations sur l'organisationnel, l'opérationnel, l'avenir de notre profession. De trop nombreuses questions restent sans réponse, nous espérons qu'elles seront posées aux Conseil d'Etat, aux représentants du DI et à son Président par le Parlement.  

 

Les auditions auprès de la Commission judiciaire et de la police s'annoncent percutantes et tumultueuses. En espérant que nos députés sauront entendre nos arguments, ceux des Chefs de service et de la hiérarchie, il en va de l'avenir de la police genevoise.  

 

Car ce qu'il faut retenir de ces cinq derniers mois, c'est qu'un front uni se présente face au Conseil d'Etat, au PL 10541 et ses règlements. Il est composé des syndicats de police, de la hiérachie et de la Direction de la police, soit tous les professionnels du métier. Doit-on alors encore se demander qui a raison ?

 

                                     Camaraderie - Mutualité - Force - Honneur

 

Pour le Comité de l'UPCP - Walter SCHLECHTEN - Président de l'UPCP

 

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07/10/2009

Candidat virtuel, le programme de Walter Schlechten.

Si j’étais candidat à l’élection de dimanche, vous pourriez vous attendre à lire ceci sur mon blog virtuel : Schlechten-Elections.blog.tdg.ch

 

Mesdames, Messieurs, chers concitoyens,

 

Je veux par ces quelques lignes, vous donner la possibilité de vous faire une idée sur les choix qui sont les miens et ceux de notre liste virtuelle, « Genève autrement  ». Sans entrer dans le débat, voici donc une liste non exhaustive de nos idées :

 

1 ) Le chômage :

 

L’aide à la formation doit être poursuivie pour les personnes touchées par le chômage, elles doivent pouvoir bénéficier de cours, de stages, et surtout d’une orientation professionnelle adéquate. Le principe de la réinsertion professionnelle doit devenir une primauté afin d’éviter l’exclusion.

 

Pour les jeunes, l’apprentissage doit redevenir une voie d’orientation professionnelle, mais pour cela il faut encourager les PME, en simplifiant les procédures d’engagement, trop lourdes administrativement.

 

Enfin, afin d’éviter une croissance du chômage, les licenciements annoncés doivent subir un contrôle de l’Etat, qui ne doit pas se contenter d’être la roue de secours ou le mécène, mais  aussi le garde-fou de l’exclusion.  

 

2 ) Les logement, la construction :

 

Il devient évident qu’1 % de la zone agricole doit être déclassé pour que la construction de logements puisse se mettre en route. Même la région Franco-Valdo-Genevoise est engorgée, il nous faut donc construire sur nos terres. Les bâtiments au label Minergie doivent être privilégiés dans les concours d’architectes, tout comme les logements sociaux et les coopératives qui restent insuffisants dans notre canton.

 

Avant de construire le projet Praille-Acacias-Vernets, une étude des besoins, en locaux administratifs, doit être réalisée. Genève dispose d’un parc immobilier important en locaux administratifs, son état des lieux doit être effectué pour déterminer les besoins, et lutter ainsi contre la spéculation tout en privilégiant le logement.

 

3 ) L’insécurité :

 

Dans un premier temps, il faut un message politique fort, pour une doctrine claire et ferme sur Genève, afin d’endiguer le flot croissant du tourisme criminel. Ensuite, il faut, avec tous les acteurs de la sécurité et de la prévention, déterminer le cahier des charges de chacun, leurs fonctions, leurs objectifs, afin d’éviter la dispersion des moyens et l’incohérence dans l’occupation du terrain.

 

Dans le cadre de Justice 2011, il nous faut profiter de cet énorme changement législatif pour restructurer les cahiers des charges des personnels administratifs de la police, libérant ainsi partiellement de cette mission les policiers. La police unique n’est pas une nécessité à Genève, nous pouvons très bien fonctionner comme Zürich, qui dispose de trois corps distincts mais complémentaires. Genève, avec ses gendarmes, ses inspecteurs, ses agent de la police internationale et les agents de polices municipales a tous les éléments en main pour reprendre possession du terrain, à travers la présence en rue, la dissuasion, la répression, l’îlotage, la sécurité publique.  

 

Le pouvoir judiciaire doit aussi obtenir les moyens utiles à son bon fonctionnement, pour Justice 2011 et pour qu’enfin les procédures soient traitée dans des délais adéquats. Les durées de détentions préventives seraient ainsi raccourcies et le « turnover des détenus » possible à Champ-Dollon et dans ses annexes prévues lors de cette législature.

 

4 ) Les transports : 

 

 

CEVA, tram, bus, vélo, moto ou voiture, avant de faire un choix écologique et économique, il faut effectuer une étude des besoins. Et là on se rend compte rapidement que l'on ne propose pas une solution aux usagers, mais des doublons illogiques.

 

Dans toutes les grandes villes, les réseaux sont simples à lire, logiques et surtout il n'y a pas de doublon sur le même tracé. Avec un tram ou un métro l'on arrive souvent en un point A, où depuis l'on peut emprunter des diagonales pour continuer sa route, soit en bus, soit en tram. Les distances entres les arrêts sont souvent plus grandes, sans pour autant porter atteinte aux usagers, avec un flèchage clair et des plans d'utilisateurs simple à lire. C'est donc la politique globale des transports qui est à revoir, tous les trams et les bus n'arrivent pas à la gare ou au centre-ville ailleurs. Une grande et une petite ceinture TPG seraient aussi souhaitables. 

 

Notre idée, ne plus faire traverser les ponts du Mont-Blanc, de l'Ile et de la Coulouvrenière par les Bus TPG. Le Tram fait le lien entre les rives droite et gauche, et les extérieurs. Les Bus eux, au moyen de lignes en V déservent la rive sur laquelle se trouve la ligne. Les deux ceintures précitées permettent, tout comme l'autoroute de contournement actuellement pour les automobilistes, d'éviter le centre-ville, en passant par le pont Butin pour la petite ceinture et l'autoroute de contournement pour la grande ceinture.

 

Au centre ville, place aux vélo et à la mobilité douce.

 

 

5 ) La Constituante :

 

Nous craignons que le travail de la Constituante n’aboutisse pas sur de grandes réformes, trop d’intérêts partisans y sont représentés. Pourtant, une vision politique nouvelle pour Genève est nécessaire. Ville-canton, un seul parlement doit y siéger et nos communes doivent être politiquement et sectoriellement réunies en cinq ou six diocèses.

 

Six diocèses avec six Maires - Un Parlement de 120 députés - Un Conseil d’Etat de 8 élus. La question d’un Gouverneur reste posée, mais la nécessité absolue n’est pas avérée.

 

Avec une simplification du fonctionnement de l’Etat, cantonal et communal, un gain de temps précieux serait effectué et les doublons évités. La représentativité populaire serait assurée au sein des diocèses, avec une répercussion immédiate sur le Parlement. C’est en passant par cette restructuration de l’Etat que nous pourrons sortir d’un système sclérosé ou le report des charges entre le canton et la ville, entre la ville et les communes, n’est qu’un serpent qui se mord la queux.

 

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Voilà mes 5 sujets prioritaires pour la législature à venir. D’autres thèmes doivent encore être abordés, mais comme je ne suis qu’un candidat virtuel, je vais attendre les réactions des lecteurs, futurs électeurs, pour continuer ma démarche.

 

Si vous avez apprécié mes écrits, votez virtuellement pour notre liste « Genève autrement », candidat Walter Schlechten.

 

Sinon, dimanche votez, votez pour qui vous voudrez mais  votez !!!

06/10/2009

Une campagne électorale, mais pour quels résultats ?

A Genève on a plus d’argent, mais on a des idées, sauf pour la campagne électorale qui touche à sa fin (J-5).

 

Depuis deux semaines, en raison des votations qui s’enchevêtrent l’une derrière l’autre, j’ai l’impression d’assister à la lecture d’un mauvais scénario, où les acteurs connaissent la fin de l’intrigue, tout comme les spectateurs.

 

A ma droite, une gauche abattue qui ne donne pas un seul signe de rémission. Un combat est bien mené pour tenter de sauver l’aspect social d’une politique gouvernementale très agressive financièrement, en vain. La gauche caviar a savouré les dernières bulles d’un Cava de moindre qualité, et ce n’est pas la SolidaritéS qui va permettre à une grande part de la population de se  retrouver derrière une politique sociale que le parti Socialiste a abandonné depuis trop longtemps.

 

A ma gauche, une droite avec une entente dissonante, qui sait se réunir en cette période d’élection mais qui a été incapable de s’unir avant pour faire passer de grands projets, la recourite genevoise, de gauche ou de droite, venant escamoter les initiatives de bonne volonté. Le syndrome de la victoire, du dernier geste, bien connu dans certains sports, semble atteindre cette droite maladroite.

 

De ce fait, nous nous retrouvons avec une gauche dépitée et qui espère obtenir avec trois partis ce que les Verts et les Socialistes n’ont pas obtenu il y a 4 ans, soit une représentativité de plus de 40 % au parlement, car l’obtention de la majorité semble logiquement un objectif inavouable, et une droite qui, certaine de sa victoire, ne sait pas encore comment les cartes à sa disposition seront redistribuées. Les Libéraux restent sereins, mais deux clans s’affrontent en  son caucus, alors que les Radicaux ne sont pas encore certains d’obtenir le quorum, tout comme l’UDC qui vient de se brûler les ailes publiquement. Le PDC devrait normalement stabiliser sa position en nos campagnes. Reste le trublion MCG, qui a été totalement banni par ses pairs durant 4 ans, à cause de sa dissidence et de ses éclats de voix, mais qui pourrait bien devenir le nouveau balancier entre la gauche et la droite pour la législature à venir, en espérant qu’il saura ne pas en abuser.

 

Donc moi j’ai voté pour dimanche, mais au-delà du résultat proportionnel, se sont bien les quorums obtenus et le nombre de députés de chacun qui vont rendre cette fin de campagne presque passionnante.

 

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Minet

04/10/2009

Véronique Pürro dit vouloir assurer la continuité après Laurent Moutinot ou l’obscurantisme d’un parti socialiste dépassé par les problèmes de sécurité.

Tout a commencé au soir du 13 novembre 2005, avec les résultats de l’élection du Conseil d’État. Laurent Moutinot est le moins bien élu, avec seulement 43'928 voix. On a déjà tous compris qu’il va se retrouver avec le département maudit sur les bras, le DJPS.

La première décision de cet homme, qui sort de deux mandats comme conseiller d’État à la tête du DAEL, avec la réputation « il n’a rien fait durant huit ans », sera de changer le nom de notre département.

Le Département des Institutions est né. Qui sait pourquoi, on se pose encore la question aujourd’hui ? Est-ce le fait que les initiales PS soient associées à la police et la justice, voire à la sécurité ?

Un coup de tête qui va coûter une certaine somme à l’État, pour refaire tous les logos et les entêtes. Mais en 2005, on ne compte pas encore, on prépare le plan quadriennal.

A son arrivée, deux chantiers attendaient officiellement ce socialiste. Trouver un/une Cheffe de la Police, car depuis dix ans c’est la bérézina à ce niveau, et modifier les statuts de la Caisse de Pension des fonctionnaires de police et gardiens de prison, suite aux différentes décisions LPP, notamment une modification de l’âge de la retraite. L’OFAS a d’ailleurs prévu une période de transition de 5 ans, valable au premier janvier 2006, pour que les cantons, et les caisses de pension, puissent se réorganiser en douceur.

Acte I

Nomination d’un Chef de la Police.

Pour sa première mission, il trouve la perle rare, selon lui, et nomme Monica Bonfanti. Les frasques médiatiques et les séances photo déplacées de cette nouvelle patronne donnent lieu à un mécontentement général, même si les députés et autres magistrats n’auront jamais le courage de dénoncer clairement cette erreur de casting (photos), de peur de se retrouver avec les féministes sur le dos.  Très vite, tout Genève la surnomme « la Blonde », mais la plupart des médias continueront à se coucher devant elle, car cela alimente bien un côté « people » qui fait bien vendre. Il y aura ensuite l’affaire Bonfanti-Devegney, qui se règlera à l’amiable, puis Bonfanti-Chevallier. Cette dernière n’est pas terminée, le Tribunal administratif vient de recevoir, sur ordre du TF, l’audit de Bernard Ziegler, commandé par Laurent Moutinot, et qui avait permis la destitution du Chef de la Police Judiciaire, à la demande de Mme Bonfanti. Cette affaire va ressortir dans les semaines à venir, la vérité aussi. Alors que les sanctions disciplinaires sont modifiées à l’Etat, touchant ainsi au statut décrié du fonctionnaire, la Cheffe de la police veut instaurer une IGS digne de se nom. A ce jour, les derniers coups de pinceaux sont donnés dans les locaux qui abriteront enfin cette entité. Il aura fallu 3 ans pour en arriver là, pourtant sans aucune contestation majeure des syndicats de police sur ce sujet. Il faut dire qu’en 4 ans, la plupart des décisions, issues d’enquêtes administratives menées par le DI à l’encontre de policiers, ont été cassées par le Tribunal Administratif. À se demander si les personnes à la tête du DI connaissent les lois et les procédures. Absente durant tout l’Euro08, détachée de la réorganisation de la police, cette Cheffe semble de ce fait ne pas être concernée par le devenir de l’institution.

Le bilan de cette nomination n’est donc pas favorable. À la décharge de Mme Bonfanti, il faut aussi reconnaître que Laurent Moutinot lui a remis le « bébé » entre les mains, sans gouvernance. Sinon, reconnaissons que les campagnes de recrutement ont été améliorées, tout comme la police scientifique, qui s’est modernisée pour enfin entrer dans le 21ème siècle, mais n’était-ce pas là sa spécialité.  

Aurons-nous la même Cheffe dans trois mois, après le départ de Laurent Moutinot, la question est posée par bon nombre de députés.

Acte II

Révision des statuts de la Caisse de Pension, liée à la LPP.

Pour sa deuxième mission, Laurent Moutinot va tutoyer en 2006 le sujet de l’âge de la retraite en commission paritaire, réunions que nous qualifierons bien vite de "salon de thé", en arrivant avec une très grande idée, la fusion entre la PSI et la Gendarmerie. On se demande encore aujourd’hui pour quelles plus-values. Il va se voir opposer un « niet » ferme des syndicats et de la hiérarchie sur cette fusion, mais les éléments touchant la LPP ne seront jamais abordés. Cet homme politique est donc resté fidèle à lui-même. Il a laissé pourrir la situation 4 ans pour, il y a un mois, sortir un projet de loi surprise en sa fin de mandat, trahissant ainsi les négociations en cours avec les syndicats de police sur la Réorganisation de la Police. Le projet de loi déposé, ainsi que ses règlements d’application, sont les pires écrits législatifs qu’il m’a été donné à lire en 4 ans. Aucune teneur, aucune logique, on casse la police sans reconstruire, on traite ce personnel comme du bétail, sans égard, sans la reconnaissance attendue à travers les négociations et la très grande ouverture d’esprit des syndicats de police. Ce projet de loi ne peut pas être la pierre d’achoppement de la Réorganisation de la Police, c’est impossible, l’édifice s’écroulerait irrémédiablement. La nouvelle législature qui arrive devra prendre ce sujet en primauté pour trouver la solution.

Acte III

La Réorganisation de la Police. 

Genève a eu les yeux plus gros que le ventre pour l’Euro 2008. Construction d’un stade qui va rester vide longtemps encore, 3 Fan Zone et des installations démesurées pour l’évènement, même si la plaine de Plainpalais a été une réussite, et enfin des coûts pour la sécurité qui avaient été minimisés, notamment sur l’engagement sur le terrain des policiers genevois, et des heures supplémentaires exigées. Arrive une facture de 12 millions, la gronde de la Commission des Finances et un règlement de comptes politique qui commence. D’un côté la droite et Pierre Weiss, de l’autre la gauche et Laurent Moutinot. Au centre, la police. Le résultat de ce match où les animosités personnelles apparaissent clairement, c’est un rapport de la Cour de Compte et un second de M. Annoni. Des critiques sur l’organisation de la police, sur la difficulté d’énoncer les prestations octroyées aux policiers, sur les disparités entre services, sur la gestion du personnel, sur le manque de bases légales ou la confusion de celles-ci.

Dans l’urgence, fin mai 2008, la Réorganisation de la Police est mise en route par Laurent Moutinot. Les syndicats de police sont associés à la démarche, mais le Président du DI veut aller vite, très vite, pour en terminer avant la fin de son mandat. Il faudrait donc réaliser en 4 mois ce qu’il n’a pas été capable de faire en 4 ans. Juste impossible, tout le monde le sait, tout le monde le dit, même la hiérarchie. Alors, pour passer outre, Laurent Moutinot dicte sa loi et présente un tableau sur ladite réorganisation. A sa lecture, on comprend qu’il v a falloir deux ou trois ans pour tout mettre en œuvre. Que nenni, c’est dans cette précipitation que le Secrétaire Général du DI va organiser des groupes de travail durant tout l’été. Pour les représentants du personnel, ce sont des heures passées à trouver des solutions, à argumenter, à expliquer notre métier, à proposer, à démontrer les inepties tout en restant constructifs. Des représentants de la Direction de la Police seront aussi présents, mais sans mandat de leur patronne, sans aucune idée de la volonté des états-majors, sans doctrine, car personne n’a été consulté par le DI. Au résultat, un rapport rendu par Bernard Gut, dans lequel les propositions des syndicats sont énoncées sous la rubrique « Oppositions / Positions divergentes», tout un programme. L’UPCP rédige alors un document de 6 pages intitulé « point de vue de l’UPCP », qui sera remis à MM Hiler et Moutinot, en vain. Alors que le rapport sur la réorganisation de la police devait être présenté au Conseil d’État, c’est un projet de loi qui apparaît. En première lecture, on ne peut que se rendre compte que ce document officiel a été rédigé dans l’urgence. Il comporte de nombreuses erreurs et des contradictions législatives importantes. Tout y est mélangé, survolé, de la police scientifique aux services des RH, des indemnités aux horaires, des heures supplémentaires à l’organisation des services, faisant fi de l’opérationnel. Pire encore, alors qu’il y a deux mois Laurent Moutinot nous affirmait que l’on parlerait de la problématique de l’âge de la retraite après la réorganisation, un article de loi vient crucifier les discussions, voire les négociations attendues. Une trahison qui, avec le recul, ne nous étonne pas de l’homme qui est à la tête de nos Institutions. La lâcheté est l’arme des faibles et des sans courage, nous en avons une preuve étatique. A trop ignorer les véritables problèmes, à les repousser aux calendes grecques, Laurent Moutinot n’a pas su prendre ses responsabilités d’homme d’État. Il a agi comme un petit chef de service, sans envergure, sans courage, sans idée, sans  vision d’avenir pour ceux qui resteront après son départ et surtout avec une hostilité manifeste contre la police.

Mais au lieu de reconnaître son erreur et de retirer ce Projet de Loi raté, le Conseil d’Etat , qui s'est fait manipuler par Laurent Moutinot, persiste dans son erreur et ce PL se trouve maintenant auprès de la commission judiciaire et de police. La commission des finances voudra probablement y mettre son nez, ce qui me paraît normal. Si les députés qui siègent actuellement sur ces bancs font preuve de lucidité, l’évidence du travail bâclé apparaitra et la copie sera renvoyée au Conseil d’État pour réécriture. Nous policiers sommes prêts pour celle-ci, avec la volonté de construire trois projets de loi, sur trois ans, avec un échéancier et des possibilités d’organiser la police du 21ème siècle, avec la concertation des chefs de service, des syndicats, des partis politiques, de la commission des finances, de la commission judiciaire et de la police, de la commission ad hoc Justice 2011.

Acte IV

Le Bilan de Laurent Moutinot et du DI.

Presque tout a été dit. Si des conférences internationales ont bien été présidées par Laurent Moutinot, notamment sur les droits humains, il m’est difficile de ne pas peindre que le diable sur la muraille. Mis à part l’installation de caméras dans les postes de police, l’interdiction de manifestation Anti-Wef du 31 janvier de cette année et d’une nouvelle loi sur la prostitution, je ne vois pas ce que je peux ressortir de bon dans la législature de Laurent Moutinot. Même ses actes où ses choix sont discutables.

-         Mise en place d’un seul uniforme entre la gendarmerie et la police de sécurité internationale, sans changer les statuts de ces deux entités, c’est faire croire à la population qu’il y a plus de policiers unfiormés en rue, ce qui est faux.

-         Nouvelle Loi et dénomination pour les ASM. Ils seront agents de Police municipaux, sans brevet de policier, sans prérogative judiciaire nouvelle, sans même avoir la possibilité de finir les tâches de police commencées, la gendarmerie devant bien souvent reprendre le flambeau. Seul point positif, ces collaborateurs bénéficient enfin d’un équipement et d’une dénomination qui leur permet de se défendre en qualité de fonctionnaires d’autorité. La frilosité politique et la chasse gardée des communes sont encore un frein à la restructuration des services de police.

-         La problématique des mendiants a été une véritable cacophonie dans sa gestion législative et humaine. La police s’est retrouvée sous les feux de la rampe du fait de l’incompétence de nos décideurs.

-         La criminalité a explosé en 4 ans à Genève. Le pouvoir judiciaire s’est engorgé avec des procédures trop longues, par manque de moyens, et ce n’est pas Justice 2011 qui va arranger les choses. Trop occupé à retrancher la responsabilité des problèmes sur le Procureur Général, Laurent Moutinot a alimenté un conflit de personne, encore un, en lieu et place de traiter les problèmes policiers et de sécurité. Trop tourné vers la Genève Internationales et le socialement et politiquement correct, le Président du DI ne nous a pas donné les moyens de lutter contre cette criminalité. Pour certains délits le problème est localisé, la solution aussi, mais la non-entrée en matière au sujet de la détention administrative est la preuve de l’inertie du DI.

-         La gestion de l’Euro 2008 a été une catastrophe pour notre département, pas au niveau sécuritaire, mais organisationnel et politique.

-         Enfin, il est temps de se demander où se trouve la plus-value pour la sécurité des Genevois dans la Réorganisation de la Police bâclée et proposée dans l’urgence. Il n’y en a pas, l’intérêt de l’opérationnel et du service au citoyen sont  passés au second plan. À trop vouloir casser la « Grande Maison » et ses statuts, Laurent Moutinot en a oublié de trouver des solutions pour que Genève redevienne une ville où l’on doit se sentir en sécurité. Il n’y a plus de policiers en rue, là est le véritable problème, et ce n’est à nouveau pas Justice 2011 qui va améliorer les choses. Il est urgent que les priorités de la police soient revisitées, avec des moyens nouveaux et une volonté politique affirmée.

Acte V

Véronique Pürro, la solution du parti socialiste pour perdurer dans l’errance.

En prenant connaissance de la candidature de Véronique Pürro, à qui tout le monde destinait le DI, un énorme doute nous avait déjà envahit. Veut-on juste transformer la police en service social de l’État ? Rien dans le parcours de cette personnalité politique ne laisse présager une carrure suffisante pour tenir les reines de notre département. De, plus, nous sortons d’une législature de gauche, avec un socialiste aux commandes, et son bilan est catastrophique. Et ce ne sont pas les propos de la candidate socialiste, reportés dans la Tribune de Genève de samedi, par notre grand ami Marc Bretton, ainsi que le journal Le Temps, qui vont nous rassurer, bien au contraire.

Avec un parti socialiste incapable de déposer une initiative pour le droit de vote des étrangers, mais qui veut des étrangers dans les rangs de la police pour y faire appliquer des lois pour lesquels ces employés n’auraient pas le droit de regard ; avec une gauche genevoise qui ne veut plus de Députés policiers, supprimant ainsi sans raison un droit démocratique constitutionnel ; avec un refus net d’augmenter les possibilités de détentions administratives ; avec une grande idée de simplifier le traitement des dossiers, alors que le nouveau CPP va avoir l’effet inverse assurément ; avec le développement du travail d’intérêt général pour les délinquants mineurs, donc aucun signe fort politique pour endiguer la criminalité de rue ; nous n’y voyons aucune solution pour améliorer la situation critique dans laquelle Genève se trouve. Relevons que le parti socialiste est le seul qui ne parle pas de l'insécurité dans sa brochure tous ménages pour le 11 octobre, mais cela ne nous étonne même pas.

Acte VI

Conclusions. 

Véronique Pürro au DI laisserait présager une guerre sociale et opérationnelle pendant 4 ans entre le Conseil d’État et sa police avec, comme conséquence, une dégradation supplémentaire de la sécurité pour les citoyens de notre canton. Une nouvelle erreur politique, en somme !

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Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, mais la lucidité d’un regard peut parfois mettre à jour celles-ci.

 

30/09/2009

Transparence d'un vote pour le 11 octobre, ou les choix d'une liste et ses hasards !

Je pense, du plus profond de mon âme, que le secret du vote, la confidentialité de celui-ci, le droit à l’opinion unique, par convictions et parfois par contradictions, doit rester un droit indéfectible à notre Constitution.

 

Par contre, la mise à nu anticipée d’un vote, avec l’explication de sa motivation, peut aussi être une source de débat démocratique. J’ai la naïveté de le croire, de le penser, de le supposer.

 

Pour ces raisons, je vous livre mon vote du 11 octobre, avec mes intentions, mes motivations, mes arguments, mes explications.

 

Devant la cacophonie qui règne politiquement à Genève, le choix de la liste vierge m’est apparu une évidence, comme il y a quatre ans.

 

En première ligne, une liste, un numéro :

 

Les Verts, liste no 5.

 

La motivation de ce choix est de pousser tous les autres partis politiques à englober dans leur programme, dans leurs convictions, dans leurs projets, les nécessités écologiques guidées par une volonté populaire qui veut assurer l’avenir de ses enfants. Cela passe par le développement durable, mais aussi par un engagement formel des partis, comme Nicolas Hulot l’avait provoqué en France. Nous devons sauver notre planète, tous ensembles, maintenant.

 

Après, j’ai panaché ma feuille vierge de divers noms, par affinité, par amitié, par reconnaissance, par conviction, par sympathie, par contradiction pour nourrir un contre-pouvoir, afin de ne pas donner une majorité indiscutée, indiscutable. Enfin, il y a aussi quelques noms où le hasard d’un choix, d’une profession, d’un équilibre, est intervenu.

 

Je vous livre mes choix et mes motivations très personnelles :

 

Radicaux

 

Saudan Patrick, par hasard, pour son nom de famille.

Barrillier Gabriel, pour son appartenance au FMB.

Civino Giovanni, par affinité professionnelle et amitié.

Ducret Michel, pour sa correction.

Gely David, par affinité professionnelle.

 

PDC

Unger Pierre-François, par respect de l’homme, par conviction, pour la continuité du CE.

Forte Fabiano, par affinité de caractère,  par conviction et son ouverture d’esprit au dialogue.

Von Arx-Vernon Anne-Marie, pour son courage dans l’affaire Kadhafi.

Ducrot Jean-Claude, par affinité, pour son expérience.

Jordi Pierre, un ami du Lancy-Sport, et par affinité suite à une discussion.

Maitre Vincent, jeune homme brillant, fils de.

Morel Philippe, sur conseil d’une amie qui apprécie ses propos.

Schaller Philippe, sur conseil d’une amie qui apprécie ses propos.

 

Socialistes

Emery-Torracinta Anne, j’ose croire qu’elle n’est pas tombée dans la gauche caviar.

Bolay Dolores,  elle n'aime pas la police mais a été correcte dans l'échange démocratique.

Valiquer Grecuccio Nicole, par hasard, le nom me parle.

Garcia Pablo, par hasard, probablement pour ses origines du sud, pour un contre-pouvoir.

Ozden Melik, par hasard, pour diversifier les origines, pour un contre-pouvoir.

De Battista Régis, par hasard, le nom me parle, pour un contre-pouvoir.

Temel Muharrem , par hasard, pour diversifier les origines, pour un contre-pouvoir.

 

 

Solidarités

Jelk-Peila Andrée, pour son courage, par affinité, présidente du Cartel.

Baud Olivier, pour sa franchise, est au Cartel

 

Les Verts

Hiler David, pour son excellent travail au CE, pour sa franchise, pour sa vision d’avenir.

Mahrer Anne, par respect de la personne.

Flamand Emilie, pour l’avenir de l’écologie, sa franchise, pour un contre-pouvoir.

Losio Pierre, par affinité, pour sa franchise.

Captyn Mathile, à l’origine du matricule mais correcte dans l'échange politique.

 

Libéraux

Aubert Claude, suite à un échange de propos en réunion.

Borloz Marcel, par affinité professionnelle, par amitié.

De Candolle beatriz, pour la chaleur de son accent.

Desbaillets Renè, un vrai genevois.

Fontanet Nathalie, pour son nom, pour sa volonté d’avancer.

Gautier Fabienne, pour sa franchise, sa courtoisie, sa présidence.

Gautier Renaud, pour ses initiatives personnelles, homme de dialogue.

Gros Jean-Michel, suite à un échange de propos en réunion.

Jornot Olivier, par conviction, il doit reprendre le DI, donc finir en tête de sa liste.

Slatkine Ivan, pour son sens de la rhétorique.

Hilpold Serge, beau-frère d’une amie.

Page Yves, était à l’école avec moi il y a plus de vingt ans.

 

MCG

Golay Roger, par affinité professionnelle, par amitié.

Poggia Mauro, par conviction, doit reprendre le MCG en main.

Cerutti Thierry, pour son courage d’avoir défendu son élection à Vernier.

Girardet Jean-François, suite à un échange de propos.

Engelberts Marie Thérèse, pour son courageux retour en politique.

Sauty Olivier, sur conseil d’une amie.

Voumard Jean-Marie, par affinité professionnelle, par amitié.

Python André, retraité de police, par sympathie.

Kramer Maïté, par amour, pour ses qualités.

Pistis Sandro, par affinité professionnelle, par reconnaissance.

 

Défense des Aînés etc

Wenger Salika, j’adore sa franchise.

Laurent Pierre-Alain, par affinité professionnelle, pour un contre-pouvoir.

 

UDC

Falquet Marc, pour sa lutte contre Laurent Moutinot

Pace Micheline, pour son blog TDG.

 

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Cela ne va intéresser personne, mais comme personne n’a osé le faire avant moi, je lance sur mon blog cette initiative de transparence démocratique. Certes il y a des noms que j’ai oubliés, il y a des candidats de qualité que j’ai découverts tardivement, la campagne ayant démarré bien trop tard à mon avis, mais ce n’est pas ma goutte d’eau dans l’océan qui va changer quelque chose. 

 

Minet.

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