08/10/2009

PL 10541, le premier virage se présente à nous, en étant plus unis que jamais !

Ce matin, nous avons été reçus au DI pour procéder à la troisième et dernière relecture du PL 10541 et de ses règlements.

 

En premier lieu, il nous a été précisé que M. MOUTINOT avait enfin été concerté suite à nos multiples remarques et qu'il avait décidé, à travers des amendements, de demander auprès de la députation quelques modifications.

 

Certaines sont simplement des erreurs d'écriture, pudiquement nommées ainsi par le DI, ou des incohérences évidentes que nous avions relevées (syndicats et hiérarchie) et qui se devaient d'être modifiées. Malheureusement, pour les points importants aucune entrée en matière ou modification de grande portée n'ont été acceptées.

 

Ceci nous permet de savoir où nous en sommes avec le DI, voire le Conseil d'Etat, et d'aborder notre audition du 15 octobre auprès de la Commission judiciaire et de la police en toute franchise, avec nos arguments de poids.

 

Le fait le plus important de ce matin est que le président du DI refuse de retirer l'article 28 de ce projet de loi, portant l'intitulé "Age de la retraite et limite d'âge", pour logiquement le reporter à une discussion ultérieure, en concertation avec les syndicats, la Caisse de Pension, le DF et la hiérarchie. Le Conseil d'Etat avait bien annoncé que ce thème était non négociable, nous en prenons acte aujourd'hui et nous prendrons les décisions adéquates à ce refus.

 

Il a alors été exigé, par la hiérarchie et les syndicats, que l'alinéa 2 de l'article 28 soit supprimé. Il fait mention à la limite d'âge maximum pour les fonctionnaires de police, ce qui est n'est pas acceptable dans l'optique d'une négociation future sur le pont retraite (rdv le 26 octobre au DF) et la fusion des deux corps uniformés. C'est également un refus qui nous a été opposé, tout en nous précisant que cela pourrait être discuté après l'acceptation de la présente loi .. Mais oui !

 

Nous avons alors hésité à quitter la table de cette séance, mais par respect pour la hiérarchie présente et envers les deux délégués du DI nous sommes restés.  

 

Nous avons ainsi pu apprendre que la majoration des HS en liberté/samedi ou en repos/dimanche allait être de 50 %, et non plus de 25 % comme le voulait le DI. Nous avons pris acte de cette nouvelle, mais avons rappelé au Secrétaire général adjoint que suite à l'irrespect du travail en congé qui avait été accordé aux policiers dans la proposition initiale, nous exigions, par équité de traitement avec tous les fonctionnaires de l'Etat, de bénéficier du MIOPE en ces circonstances. A noter encore, que nos jours de vacances seront également inscrits dans la loi, enfin.

 

Sinon, aucun accord n'a été trouvé sur le forfait pour débours, l'indemnité pour risques inhérents à la fonction, l'indemnité pour responsabilité spéciale. Nous avons réitéré notre refus de voir, dans le nouveau système, un solde d'heures supplémentaires disparaître en fin d'année en cas de non reprise et/ou de non paiement. C'est juste inadmissible, cela annulerait  d'office la compensation horaire accordée au long de l'année lors de HS. En ce qui concerne le solde actuel de nos HS, il demeure acquis, comme une dette de l'Etat envers ses policiers, mais personne ne sait comment vont être rendues ses heures (paiement, compte séparé pour reprise en HR, reprise en fin de carrière juste avant de partir à la retraite qui est une idée du DI).

 

Relevons enfin que Madame la Cheffe de la Police était également présente ce matin. Tout comme le Chef de la Police adjoint la semaine dernière, qui s'était opposé à une fusion des corps uniformés, la Cheffe a tenu un discours lucide sur les incohérences de ce projet de loi, sur les délais impartis et sur la délégation des tâches qui lui ont été énoncées par le DI. On ne fait pas en trois mois un projet de loi et le dessin d'une réorganisation de la police, qui devaient prendre 2 ans, avec un NCPP qui arrive à grands pas.

 

Nous avons salué la prise de position très ferme et déterminée de Mme la Cheffe de la Police.

 

Nous nous retrouvons donc, à la fin de cette relecture, avec très peu de modifications, aucune certitude et énormément d'interrogations sur l'organisationnel, l'opérationnel, l'avenir de notre profession. De trop nombreuses questions restent sans réponse, nous espérons qu'elles seront posées aux Conseil d'Etat, aux représentants du DI et à son Président par le Parlement.  

 

Les auditions auprès de la Commission judiciaire et de la police s'annoncent percutantes et tumultueuses. En espérant que nos députés sauront entendre nos arguments, ceux des Chefs de service et de la hiérarchie, il en va de l'avenir de la police genevoise.  

 

Car ce qu'il faut retenir de ces cinq derniers mois, c'est qu'un front uni se présente face au Conseil d'Etat, au PL 10541 et ses règlements. Il est composé des syndicats de police, de la hiérachie et de la Direction de la police, soit tous les professionnels du métier. Doit-on alors encore se demander qui a raison ?

 

                                     Camaraderie - Mutualité - Force - Honneur

 

Pour le Comité de l'UPCP - Walter SCHLECHTEN - Président de l'UPCP

 

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06/10/2009

Une campagne électorale, mais pour quels résultats ?

A Genève on a plus d’argent, mais on a des idées, sauf pour la campagne électorale qui touche à sa fin (J-5).

 

Depuis deux semaines, en raison des votations qui s’enchevêtrent l’une derrière l’autre, j’ai l’impression d’assister à la lecture d’un mauvais scénario, où les acteurs connaissent la fin de l’intrigue, tout comme les spectateurs.

 

A ma droite, une gauche abattue qui ne donne pas un seul signe de rémission. Un combat est bien mené pour tenter de sauver l’aspect social d’une politique gouvernementale très agressive financièrement, en vain. La gauche caviar a savouré les dernières bulles d’un Cava de moindre qualité, et ce n’est pas la SolidaritéS qui va permettre à une grande part de la population de se  retrouver derrière une politique sociale que le parti Socialiste a abandonné depuis trop longtemps.

 

A ma gauche, une droite avec une entente dissonante, qui sait se réunir en cette période d’élection mais qui a été incapable de s’unir avant pour faire passer de grands projets, la recourite genevoise, de gauche ou de droite, venant escamoter les initiatives de bonne volonté. Le syndrome de la victoire, du dernier geste, bien connu dans certains sports, semble atteindre cette droite maladroite.

 

De ce fait, nous nous retrouvons avec une gauche dépitée et qui espère obtenir avec trois partis ce que les Verts et les Socialistes n’ont pas obtenu il y a 4 ans, soit une représentativité de plus de 40 % au parlement, car l’obtention de la majorité semble logiquement un objectif inavouable, et une droite qui, certaine de sa victoire, ne sait pas encore comment les cartes à sa disposition seront redistribuées. Les Libéraux restent sereins, mais deux clans s’affrontent en  son caucus, alors que les Radicaux ne sont pas encore certains d’obtenir le quorum, tout comme l’UDC qui vient de se brûler les ailes publiquement. Le PDC devrait normalement stabiliser sa position en nos campagnes. Reste le trublion MCG, qui a été totalement banni par ses pairs durant 4 ans, à cause de sa dissidence et de ses éclats de voix, mais qui pourrait bien devenir le nouveau balancier entre la gauche et la droite pour la législature à venir, en espérant qu’il saura ne pas en abuser.

 

Donc moi j’ai voté pour dimanche, mais au-delà du résultat proportionnel, se sont bien les quorums obtenus et le nombre de députés de chacun qui vont rendre cette fin de campagne presque passionnante.

 

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Minet

04/10/2009

Véronique Pürro dit vouloir assurer la continuité après Laurent Moutinot ou l’obscurantisme d’un parti socialiste dépassé par les problèmes de sécurité.

Tout a commencé au soir du 13 novembre 2005, avec les résultats de l’élection du Conseil d’État. Laurent Moutinot est le moins bien élu, avec seulement 43'928 voix. On a déjà tous compris qu’il va se retrouver avec le département maudit sur les bras, le DJPS.

La première décision de cet homme, qui sort de deux mandats comme conseiller d’État à la tête du DAEL, avec la réputation « il n’a rien fait durant huit ans », sera de changer le nom de notre département.

Le Département des Institutions est né. Qui sait pourquoi, on se pose encore la question aujourd’hui ? Est-ce le fait que les initiales PS soient associées à la police et la justice, voire à la sécurité ?

Un coup de tête qui va coûter une certaine somme à l’État, pour refaire tous les logos et les entêtes. Mais en 2005, on ne compte pas encore, on prépare le plan quadriennal.

A son arrivée, deux chantiers attendaient officiellement ce socialiste. Trouver un/une Cheffe de la Police, car depuis dix ans c’est la bérézina à ce niveau, et modifier les statuts de la Caisse de Pension des fonctionnaires de police et gardiens de prison, suite aux différentes décisions LPP, notamment une modification de l’âge de la retraite. L’OFAS a d’ailleurs prévu une période de transition de 5 ans, valable au premier janvier 2006, pour que les cantons, et les caisses de pension, puissent se réorganiser en douceur.

Acte I

Nomination d’un Chef de la Police.

Pour sa première mission, il trouve la perle rare, selon lui, et nomme Monica Bonfanti. Les frasques médiatiques et les séances photo déplacées de cette nouvelle patronne donnent lieu à un mécontentement général, même si les députés et autres magistrats n’auront jamais le courage de dénoncer clairement cette erreur de casting (photos), de peur de se retrouver avec les féministes sur le dos.  Très vite, tout Genève la surnomme « la Blonde », mais la plupart des médias continueront à se coucher devant elle, car cela alimente bien un côté « people » qui fait bien vendre. Il y aura ensuite l’affaire Bonfanti-Devegney, qui se règlera à l’amiable, puis Bonfanti-Chevallier. Cette dernière n’est pas terminée, le Tribunal administratif vient de recevoir, sur ordre du TF, l’audit de Bernard Ziegler, commandé par Laurent Moutinot, et qui avait permis la destitution du Chef de la Police Judiciaire, à la demande de Mme Bonfanti. Cette affaire va ressortir dans les semaines à venir, la vérité aussi. Alors que les sanctions disciplinaires sont modifiées à l’Etat, touchant ainsi au statut décrié du fonctionnaire, la Cheffe de la police veut instaurer une IGS digne de se nom. A ce jour, les derniers coups de pinceaux sont donnés dans les locaux qui abriteront enfin cette entité. Il aura fallu 3 ans pour en arriver là, pourtant sans aucune contestation majeure des syndicats de police sur ce sujet. Il faut dire qu’en 4 ans, la plupart des décisions, issues d’enquêtes administratives menées par le DI à l’encontre de policiers, ont été cassées par le Tribunal Administratif. À se demander si les personnes à la tête du DI connaissent les lois et les procédures. Absente durant tout l’Euro08, détachée de la réorganisation de la police, cette Cheffe semble de ce fait ne pas être concernée par le devenir de l’institution.

Le bilan de cette nomination n’est donc pas favorable. À la décharge de Mme Bonfanti, il faut aussi reconnaître que Laurent Moutinot lui a remis le « bébé » entre les mains, sans gouvernance. Sinon, reconnaissons que les campagnes de recrutement ont été améliorées, tout comme la police scientifique, qui s’est modernisée pour enfin entrer dans le 21ème siècle, mais n’était-ce pas là sa spécialité.  

Aurons-nous la même Cheffe dans trois mois, après le départ de Laurent Moutinot, la question est posée par bon nombre de députés.

Acte II

Révision des statuts de la Caisse de Pension, liée à la LPP.

Pour sa deuxième mission, Laurent Moutinot va tutoyer en 2006 le sujet de l’âge de la retraite en commission paritaire, réunions que nous qualifierons bien vite de "salon de thé", en arrivant avec une très grande idée, la fusion entre la PSI et la Gendarmerie. On se demande encore aujourd’hui pour quelles plus-values. Il va se voir opposer un « niet » ferme des syndicats et de la hiérarchie sur cette fusion, mais les éléments touchant la LPP ne seront jamais abordés. Cet homme politique est donc resté fidèle à lui-même. Il a laissé pourrir la situation 4 ans pour, il y a un mois, sortir un projet de loi surprise en sa fin de mandat, trahissant ainsi les négociations en cours avec les syndicats de police sur la Réorganisation de la Police. Le projet de loi déposé, ainsi que ses règlements d’application, sont les pires écrits législatifs qu’il m’a été donné à lire en 4 ans. Aucune teneur, aucune logique, on casse la police sans reconstruire, on traite ce personnel comme du bétail, sans égard, sans la reconnaissance attendue à travers les négociations et la très grande ouverture d’esprit des syndicats de police. Ce projet de loi ne peut pas être la pierre d’achoppement de la Réorganisation de la Police, c’est impossible, l’édifice s’écroulerait irrémédiablement. La nouvelle législature qui arrive devra prendre ce sujet en primauté pour trouver la solution.

Acte III

La Réorganisation de la Police. 

Genève a eu les yeux plus gros que le ventre pour l’Euro 2008. Construction d’un stade qui va rester vide longtemps encore, 3 Fan Zone et des installations démesurées pour l’évènement, même si la plaine de Plainpalais a été une réussite, et enfin des coûts pour la sécurité qui avaient été minimisés, notamment sur l’engagement sur le terrain des policiers genevois, et des heures supplémentaires exigées. Arrive une facture de 12 millions, la gronde de la Commission des Finances et un règlement de comptes politique qui commence. D’un côté la droite et Pierre Weiss, de l’autre la gauche et Laurent Moutinot. Au centre, la police. Le résultat de ce match où les animosités personnelles apparaissent clairement, c’est un rapport de la Cour de Compte et un second de M. Annoni. Des critiques sur l’organisation de la police, sur la difficulté d’énoncer les prestations octroyées aux policiers, sur les disparités entre services, sur la gestion du personnel, sur le manque de bases légales ou la confusion de celles-ci.

Dans l’urgence, fin mai 2008, la Réorganisation de la Police est mise en route par Laurent Moutinot. Les syndicats de police sont associés à la démarche, mais le Président du DI veut aller vite, très vite, pour en terminer avant la fin de son mandat. Il faudrait donc réaliser en 4 mois ce qu’il n’a pas été capable de faire en 4 ans. Juste impossible, tout le monde le sait, tout le monde le dit, même la hiérarchie. Alors, pour passer outre, Laurent Moutinot dicte sa loi et présente un tableau sur ladite réorganisation. A sa lecture, on comprend qu’il v a falloir deux ou trois ans pour tout mettre en œuvre. Que nenni, c’est dans cette précipitation que le Secrétaire Général du DI va organiser des groupes de travail durant tout l’été. Pour les représentants du personnel, ce sont des heures passées à trouver des solutions, à argumenter, à expliquer notre métier, à proposer, à démontrer les inepties tout en restant constructifs. Des représentants de la Direction de la Police seront aussi présents, mais sans mandat de leur patronne, sans aucune idée de la volonté des états-majors, sans doctrine, car personne n’a été consulté par le DI. Au résultat, un rapport rendu par Bernard Gut, dans lequel les propositions des syndicats sont énoncées sous la rubrique « Oppositions / Positions divergentes», tout un programme. L’UPCP rédige alors un document de 6 pages intitulé « point de vue de l’UPCP », qui sera remis à MM Hiler et Moutinot, en vain. Alors que le rapport sur la réorganisation de la police devait être présenté au Conseil d’État, c’est un projet de loi qui apparaît. En première lecture, on ne peut que se rendre compte que ce document officiel a été rédigé dans l’urgence. Il comporte de nombreuses erreurs et des contradictions législatives importantes. Tout y est mélangé, survolé, de la police scientifique aux services des RH, des indemnités aux horaires, des heures supplémentaires à l’organisation des services, faisant fi de l’opérationnel. Pire encore, alors qu’il y a deux mois Laurent Moutinot nous affirmait que l’on parlerait de la problématique de l’âge de la retraite après la réorganisation, un article de loi vient crucifier les discussions, voire les négociations attendues. Une trahison qui, avec le recul, ne nous étonne pas de l’homme qui est à la tête de nos Institutions. La lâcheté est l’arme des faibles et des sans courage, nous en avons une preuve étatique. A trop ignorer les véritables problèmes, à les repousser aux calendes grecques, Laurent Moutinot n’a pas su prendre ses responsabilités d’homme d’État. Il a agi comme un petit chef de service, sans envergure, sans courage, sans idée, sans  vision d’avenir pour ceux qui resteront après son départ et surtout avec une hostilité manifeste contre la police.

Mais au lieu de reconnaître son erreur et de retirer ce Projet de Loi raté, le Conseil d’Etat , qui s'est fait manipuler par Laurent Moutinot, persiste dans son erreur et ce PL se trouve maintenant auprès de la commission judiciaire et de police. La commission des finances voudra probablement y mettre son nez, ce qui me paraît normal. Si les députés qui siègent actuellement sur ces bancs font preuve de lucidité, l’évidence du travail bâclé apparaitra et la copie sera renvoyée au Conseil d’État pour réécriture. Nous policiers sommes prêts pour celle-ci, avec la volonté de construire trois projets de loi, sur trois ans, avec un échéancier et des possibilités d’organiser la police du 21ème siècle, avec la concertation des chefs de service, des syndicats, des partis politiques, de la commission des finances, de la commission judiciaire et de la police, de la commission ad hoc Justice 2011.

Acte IV

Le Bilan de Laurent Moutinot et du DI.

Presque tout a été dit. Si des conférences internationales ont bien été présidées par Laurent Moutinot, notamment sur les droits humains, il m’est difficile de ne pas peindre que le diable sur la muraille. Mis à part l’installation de caméras dans les postes de police, l’interdiction de manifestation Anti-Wef du 31 janvier de cette année et d’une nouvelle loi sur la prostitution, je ne vois pas ce que je peux ressortir de bon dans la législature de Laurent Moutinot. Même ses actes où ses choix sont discutables.

-         Mise en place d’un seul uniforme entre la gendarmerie et la police de sécurité internationale, sans changer les statuts de ces deux entités, c’est faire croire à la population qu’il y a plus de policiers unfiormés en rue, ce qui est faux.

-         Nouvelle Loi et dénomination pour les ASM. Ils seront agents de Police municipaux, sans brevet de policier, sans prérogative judiciaire nouvelle, sans même avoir la possibilité de finir les tâches de police commencées, la gendarmerie devant bien souvent reprendre le flambeau. Seul point positif, ces collaborateurs bénéficient enfin d’un équipement et d’une dénomination qui leur permet de se défendre en qualité de fonctionnaires d’autorité. La frilosité politique et la chasse gardée des communes sont encore un frein à la restructuration des services de police.

-         La problématique des mendiants a été une véritable cacophonie dans sa gestion législative et humaine. La police s’est retrouvée sous les feux de la rampe du fait de l’incompétence de nos décideurs.

-         La criminalité a explosé en 4 ans à Genève. Le pouvoir judiciaire s’est engorgé avec des procédures trop longues, par manque de moyens, et ce n’est pas Justice 2011 qui va arranger les choses. Trop occupé à retrancher la responsabilité des problèmes sur le Procureur Général, Laurent Moutinot a alimenté un conflit de personne, encore un, en lieu et place de traiter les problèmes policiers et de sécurité. Trop tourné vers la Genève Internationales et le socialement et politiquement correct, le Président du DI ne nous a pas donné les moyens de lutter contre cette criminalité. Pour certains délits le problème est localisé, la solution aussi, mais la non-entrée en matière au sujet de la détention administrative est la preuve de l’inertie du DI.

-         La gestion de l’Euro 2008 a été une catastrophe pour notre département, pas au niveau sécuritaire, mais organisationnel et politique.

-         Enfin, il est temps de se demander où se trouve la plus-value pour la sécurité des Genevois dans la Réorganisation de la Police bâclée et proposée dans l’urgence. Il n’y en a pas, l’intérêt de l’opérationnel et du service au citoyen sont  passés au second plan. À trop vouloir casser la « Grande Maison » et ses statuts, Laurent Moutinot en a oublié de trouver des solutions pour que Genève redevienne une ville où l’on doit se sentir en sécurité. Il n’y a plus de policiers en rue, là est le véritable problème, et ce n’est à nouveau pas Justice 2011 qui va améliorer les choses. Il est urgent que les priorités de la police soient revisitées, avec des moyens nouveaux et une volonté politique affirmée.

Acte V

Véronique Pürro, la solution du parti socialiste pour perdurer dans l’errance.

En prenant connaissance de la candidature de Véronique Pürro, à qui tout le monde destinait le DI, un énorme doute nous avait déjà envahit. Veut-on juste transformer la police en service social de l’État ? Rien dans le parcours de cette personnalité politique ne laisse présager une carrure suffisante pour tenir les reines de notre département. De, plus, nous sortons d’une législature de gauche, avec un socialiste aux commandes, et son bilan est catastrophique. Et ce ne sont pas les propos de la candidate socialiste, reportés dans la Tribune de Genève de samedi, par notre grand ami Marc Bretton, ainsi que le journal Le Temps, qui vont nous rassurer, bien au contraire.

Avec un parti socialiste incapable de déposer une initiative pour le droit de vote des étrangers, mais qui veut des étrangers dans les rangs de la police pour y faire appliquer des lois pour lesquels ces employés n’auraient pas le droit de regard ; avec une gauche genevoise qui ne veut plus de Députés policiers, supprimant ainsi sans raison un droit démocratique constitutionnel ; avec un refus net d’augmenter les possibilités de détentions administratives ; avec une grande idée de simplifier le traitement des dossiers, alors que le nouveau CPP va avoir l’effet inverse assurément ; avec le développement du travail d’intérêt général pour les délinquants mineurs, donc aucun signe fort politique pour endiguer la criminalité de rue ; nous n’y voyons aucune solution pour améliorer la situation critique dans laquelle Genève se trouve. Relevons que le parti socialiste est le seul qui ne parle pas de l'insécurité dans sa brochure tous ménages pour le 11 octobre, mais cela ne nous étonne même pas.

Acte VI

Conclusions. 

Véronique Pürro au DI laisserait présager une guerre sociale et opérationnelle pendant 4 ans entre le Conseil d’État et sa police avec, comme conséquence, une dégradation supplémentaire de la sécurité pour les citoyens de notre canton. Une nouvelle erreur politique, en somme !

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Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, mais la lucidité d’un regard peut parfois mettre à jour celles-ci.

 

30/09/2009

Transparence d'un vote pour le 11 octobre, ou les choix d'une liste et ses hasards !

Je pense, du plus profond de mon âme, que le secret du vote, la confidentialité de celui-ci, le droit à l’opinion unique, par convictions et parfois par contradictions, doit rester un droit indéfectible à notre Constitution.

 

Par contre, la mise à nu anticipée d’un vote, avec l’explication de sa motivation, peut aussi être une source de débat démocratique. J’ai la naïveté de le croire, de le penser, de le supposer.

 

Pour ces raisons, je vous livre mon vote du 11 octobre, avec mes intentions, mes motivations, mes arguments, mes explications.

 

Devant la cacophonie qui règne politiquement à Genève, le choix de la liste vierge m’est apparu une évidence, comme il y a quatre ans.

 

En première ligne, une liste, un numéro :

 

Les Verts, liste no 5.

 

La motivation de ce choix est de pousser tous les autres partis politiques à englober dans leur programme, dans leurs convictions, dans leurs projets, les nécessités écologiques guidées par une volonté populaire qui veut assurer l’avenir de ses enfants. Cela passe par le développement durable, mais aussi par un engagement formel des partis, comme Nicolas Hulot l’avait provoqué en France. Nous devons sauver notre planète, tous ensembles, maintenant.

 

Après, j’ai panaché ma feuille vierge de divers noms, par affinité, par amitié, par reconnaissance, par conviction, par sympathie, par contradiction pour nourrir un contre-pouvoir, afin de ne pas donner une majorité indiscutée, indiscutable. Enfin, il y a aussi quelques noms où le hasard d’un choix, d’une profession, d’un équilibre, est intervenu.

 

Je vous livre mes choix et mes motivations très personnelles :

 

Radicaux

 

Saudan Patrick, par hasard, pour son nom de famille.

Barrillier Gabriel, pour son appartenance au FMB.

Civino Giovanni, par affinité professionnelle et amitié.

Ducret Michel, pour sa correction.

Gely David, par affinité professionnelle.

 

PDC

Unger Pierre-François, par respect de l’homme, par conviction, pour la continuité du CE.

Forte Fabiano, par affinité de caractère,  par conviction et son ouverture d’esprit au dialogue.

Von Arx-Vernon Anne-Marie, pour son courage dans l’affaire Kadhafi.

Ducrot Jean-Claude, par affinité, pour son expérience.

Jordi Pierre, un ami du Lancy-Sport, et par affinité suite à une discussion.

Maitre Vincent, jeune homme brillant, fils de.

Morel Philippe, sur conseil d’une amie qui apprécie ses propos.

Schaller Philippe, sur conseil d’une amie qui apprécie ses propos.

 

Socialistes

Emery-Torracinta Anne, j’ose croire qu’elle n’est pas tombée dans la gauche caviar.

Bolay Dolores,  elle n'aime pas la police mais a été correcte dans l'échange démocratique.

Valiquer Grecuccio Nicole, par hasard, le nom me parle.

Garcia Pablo, par hasard, probablement pour ses origines du sud, pour un contre-pouvoir.

Ozden Melik, par hasard, pour diversifier les origines, pour un contre-pouvoir.

De Battista Régis, par hasard, le nom me parle, pour un contre-pouvoir.

Temel Muharrem , par hasard, pour diversifier les origines, pour un contre-pouvoir.

 

 

Solidarités

Jelk-Peila Andrée, pour son courage, par affinité, présidente du Cartel.

Baud Olivier, pour sa franchise, est au Cartel

 

Les Verts

Hiler David, pour son excellent travail au CE, pour sa franchise, pour sa vision d’avenir.

Mahrer Anne, par respect de la personne.

Flamand Emilie, pour l’avenir de l’écologie, sa franchise, pour un contre-pouvoir.

Losio Pierre, par affinité, pour sa franchise.

Captyn Mathile, à l’origine du matricule mais correcte dans l'échange politique.

 

Libéraux

Aubert Claude, suite à un échange de propos en réunion.

Borloz Marcel, par affinité professionnelle, par amitié.

De Candolle beatriz, pour la chaleur de son accent.

Desbaillets Renè, un vrai genevois.

Fontanet Nathalie, pour son nom, pour sa volonté d’avancer.

Gautier Fabienne, pour sa franchise, sa courtoisie, sa présidence.

Gautier Renaud, pour ses initiatives personnelles, homme de dialogue.

Gros Jean-Michel, suite à un échange de propos en réunion.

Jornot Olivier, par conviction, il doit reprendre le DI, donc finir en tête de sa liste.

Slatkine Ivan, pour son sens de la rhétorique.

Hilpold Serge, beau-frère d’une amie.

Page Yves, était à l’école avec moi il y a plus de vingt ans.

 

MCG

Golay Roger, par affinité professionnelle, par amitié.

Poggia Mauro, par conviction, doit reprendre le MCG en main.

Cerutti Thierry, pour son courage d’avoir défendu son élection à Vernier.

Girardet Jean-François, suite à un échange de propos.

Engelberts Marie Thérèse, pour son courageux retour en politique.

Sauty Olivier, sur conseil d’une amie.

Voumard Jean-Marie, par affinité professionnelle, par amitié.

Python André, retraité de police, par sympathie.

Kramer Maïté, par amour, pour ses qualités.

Pistis Sandro, par affinité professionnelle, par reconnaissance.

 

Défense des Aînés etc

Wenger Salika, j’adore sa franchise.

Laurent Pierre-Alain, par affinité professionnelle, pour un contre-pouvoir.

 

UDC

Falquet Marc, pour sa lutte contre Laurent Moutinot

Pace Micheline, pour son blog TDG.

 

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Cela ne va intéresser personne, mais comme personne n’a osé le faire avant moi, je lance sur mon blog cette initiative de transparence démocratique. Certes il y a des noms que j’ai oubliés, il y a des candidats de qualité que j’ai découverts tardivement, la campagne ayant démarré bien trop tard à mon avis, mais ce n’est pas ma goutte d’eau dans l’océan qui va changer quelque chose. 

 

Minet.

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28/09/2009

Élections cantonales TSR2 ou le débat des guignols de la République.

L'émission spéciale sur les élections cantonales genevoises vient de se terminer sur la TSR2, et moi j'ai honte de devoir voter pour ces candidats à la députation. Incapables d'ouvrir un débat, de venir avec des idées nouvelles, ces postulants/es n'ont fait que ressasser les idées désuètes de leur parti et les "grands projets" qui traînent depuis 20 ans à Genève.

L'échec de cette législature est le résultat du manque de collégialité au Grand Conseil et au Conseil d'Etat, entre les partis, juste pour ne pas laisser à l'autre le droit d'avoir eu une bonne idée, le bon projet, la solution, à trop vouloir défendre des positions qui ne font plus avancer Genève.

Le Parti Radical, qui a été incapable de s'imposer au Parlement vient ce soir donner une leçon sur l'avenir, ridicule Gabriel BARRILLIER.

Le Parti Libéral, à trop vouloir défendre Mark MULLER, en oublie sa ligne de conduite pour annoncer une doctrine nouvelle sur la sécurité.

Le Parti de l'UDC, avec sa section genevoise qui n'avance plus et Yves NYDEGGER qui ose ce soir fustiger les syndicats de police.

Le Parti du MCG, avec un Éric STAUFFER aussi rustre qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Le Parti des Verts, avec de jeunes députées FLAMAND et CAPTYN aux idées passéistes figées dans les belles illusions.

Le Parti Socialiste, avec une Véronique PURRO aux idées Moutiniènes, qui ne sont qu'un constat d'échec, le DI n'est pas un service social.

Le Parti PDC, entre la poire et le fromage depuis 4 ans, qui sort du bois alors que l'on dessert la table, dommage pour Guy METTAN.

Le Parti SolidaritéS, avec une Jocelyne HALLER qui part à la pêche en reprenant des idées de droite.

Honte à vous Mesdames et Messieurs, la population genevoise n'avait plus confiance en ses politiques, ce soir elle peut avoir peur pour son avenir.

Par contre, un très grand bravo à Mme Judith MAYENCOURT, qui a su tenir les débats, ce qui est rare à la TSR.

Je propose de refaire ce même débat, mais avec comme invités des professionnels de la construction, du monde agricole, de la police, de la justice, des ingénieurs en génie civil, des architectes, des APM, des TPG, des CFF, de l'office de la mobilité, de la migration, de la prison, mais pas des chefs de service sclérosés par les politiques, non, des hommes et des femmes qui veulent simplement trouver des solutions pour que Genève avance, sans faire passer des intérêts partisans avant ceux de notre canton.

On a pas fini de rire le dimanche soir sur Léman Bleu ...

 

 

 

 

24/09/2009

PL 10 541, ou comment ce document législatif a-t'il pu arriver au Grand Conseil sous cette forme bâclée.

 

Ce matin, nous avons rencontré deux représentants du DI, afin de débuter la relecture du projet de loi no PL 10 541 et des ses règlements d'application, réflexion qui aurait du se dérouler en amont. Les représentants de la hiérarchie police et les syndicats de police étaient présents.   

 

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Dans un premier temps, il est apparu qu'une grande incompréhension habite tous les cadres supérieurs de la police, ainsi que nos délégués, sur l'empressement de ce projet de loi et la qualité de rédaction de celui-ci qui est  incomplète, voire prématurée. De plus, les règlements d'application (Rpol) qui se devraient d'être adoptés par le Conseil d'Etat sont imprécis et n'apportent pas les informations attendues par le Grand Conseil.

 

Il parait évident que la Lpol devra à nouveau subir d'importantes modifications durant le premier semestre 2010, dans le cadre de la mise en application du nouveau code de procédure pénal (NCPP), qui va probablement de lui-même engendrer une restructuration du travail du policier et de nos services.

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Divers projets de lois sont aussi en suspends, ils  pourraient amener leur lot de modifications, comme par exemple la création dans la loi de postes intégrés.  

 

Un projet de loi simplifié, portant uniquement sur les modifications nécessaires à la mise en œuvre des travaux sur la "réorganisation de la police", aurait suffi à répondre aux attentes et aux changements attendus par la transparence sollicitée dans le cadre de la maîtrise des coûts des heures supplémentaires et des indemnités. Les autres modifications utiles ou voulues par le Conseil d'Etat, sur ce thème, ne dépendent pas de la Lpol, mais des ordres de service, voire d’un arrêté. Avec ces simples modifications, la mise en place de la nouvelle grille salariale serait ainsi garantie.

 

Pour nous tous, la modification de l'âge de la retraite des policiers et la "fusion" avec la PSI doivent faire l'objet de deux PL séparés, un pour des raisons d'entrée en vigueur des ces modifications et deuxièmement afin de permettre la finalisation des projections et des négociations, avec l'intelligence d'y associer les travaux sur le NCPP. Le but final étant de trouver un "arrangement" qui permette la réalisation de ces travaux, afin de garantir la sécurité publique des genevois.

 

Ce soir, le PL 10 541 a été présenté par le DI à la commission judiciaire et de la police. Nous nous attendons à être aussi auditionnés dans les jours qui viennent, mais il est évident que l’avenir de la police genevoise passe par une réécriture de ce projet de loi. La paix sociale en cette fin d’année ne sera garantie que sous cette condition, c'est une évidence. Les policiers ne peuvent plus vivre dans l'incertitude due aux manquements certains.

 

Nous gardons les portes ouvertes à la négociation, mais à vouloir aller plus vite que la locomotive, le DI risque bien de faire dérailler le train qui est pourtant sur les voies, ceci juste avant les élections.

 

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Le constat d'échec d'un mandat doit-il devenir le bilan d'un parti socialiste divisé et celui de nos élus, je ne le crois pas !

17/09/2009

Laurent MOUTINOT, ou la fin précipitée d’un parcours trop long !

Il y a presque 4 ans, nous avions salué l’arrivée de Laurent MOUTINOT à la tête de notre département, qu’il transforma bien vite en institutions. Le dernier socialiste qui avait pris en mains notre secteur d’activité, amicalement surnommé  « Nounours », avait laissé un très bon souvenir dans le corps de police. 

 

L’heure du bilan va sonner et malheureusement en cette fin de mandat le son des fanfares s’est transformé en coup de tonnerre, en coup de canon, en coup bas où la révolte gronde.

 

En relisant « Le pouvoir hors champ – Comment Laurent Moutinot peut-il être conseiller d’État », de Bernard Crettaz (éditions Porte-Plumes en 2005), je ne peux résister à vous inviter à la lecture complète de cette analyse et à prendre connaissance des postfaces.

 

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« Découvrir un livre sur soi est un exercice extraordinaire : il vous renvoie à vous-même, vous oblige à une remise en question salutaire. Le portrait dressé ici me permet de replonger dans mes racines, et me conforte dans les combats que je mène. » Laurent Moutinot.

 

« Je cherchais à esquisser, modestement, le portrait d’une personnalité politique. Avec Laurent Moutinot ce fut particulièrement difficile, car il a une façon étonnante d’exercer le pouvoir : en deçà de toute visibilité, visant une esthétique de la disparition. » Bernard Crettaz.

 

 

 

 

Aujourd'hui, je me dois de partager, quatre ans après, les écrits de l’auteur, car en trois ans j’ai aussi cherché à esquisser le portrait de cet homme de pouvoir, en vain. Les vieux démons du DEAL poursuivent ce conseiller d’État qui doit vivre avec la réputation de médiocrité timorée qu’il sait lui être faite.

 

En sa présence, j’ai rarement croisé le regard d’un homme heureux, épanoui, accompli. Toujours sceptique et peu pragmatique, il n’aura pas su commencer en début de législature un travail de titan qu’il savait pourtant nécessaire. Il aura trop cherché à être au service de la population et des droits démocratiques de chacun, oubliant au passage d’être un homme d’envergure et de projet. Le bilan sécuritaire que Genève tire aujourd’hui lui incombe, autant qu’à ces prédécesseurs, il faut le reconnaître.     

 

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Les dernières salves tirées en désespoir de cause en cette fin de parcours ne changeront pas le bilan politique de ce socialiste atypique, mais d’autres que nous retraceront dans les semaines à venir ses réalisations et ses échecs, car tous les quatre ans, les langues se délient.

 

Je souhaite bonne route à Laurent Moutinot sur les chemins lumineux qu’il va emprunter, en quittant des ténèbres qu’il n’aura jamais su dominer.  

15/09/2009

La danse du scalp est terminée, ou comment la police genevoise a-t-elle été trahie par le "chef" de la tribu.

 

Depuis de nombreuses années, rien ne bougeait au DI. Cette dernière législature, quelques aménagements ont bien été effectués, comme les caméras dans les postes de police, un « rapprochement » vestimentaire entre la PSI et la Gendarmerie, un autre avec la "Police" municipale, l’inauguration d’un nouveau poste à Lancy-Onex, un peu de ménage dans les hautes sphères, mais peu ou prou de grandes idées étaient en route sur le chemin de la réorganisation de l’Institution. Une danse du scalp qui aura duré trois ans, trente-six mois de tergiversations, sans courage, sans vision d’avenir, sans se rendre compte que le pire est à venir.   

 

Et puis, il y a six mois, est arrivé le temps des moissons, et là peu de grains à récolter. Alors, comme pour rattraper le temps perdu, une dernière semence est intervenue, sans respecter les délais et avec une grande précipitation, ce qui n’a jamais été bon pour les cultures entreprises.

 

Au résultat, un énorme sac de grains, mais qui n’ont pas germé et que l’on veut nous faire avaler. Un PL qui voudrait, en trois mois, restructurer trois ans de récoltes gâchées et perdues. Aucun homme qui connaît la terre ne se permettrait une telle audace, car à trop aller contre nature, on détruit des années d’entretient des terrains apprivoisés. Par le passé, il y avait déjà eu la politique de la terre brûlée, mais là c’est pire encore.

 

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Comment une centaine d’hommes et de femmes vont pouvoir acheter ce sac de grains avariés pour sa population, embryons d’une culture des institutions qui ne pourront plus servir à ensemencer un champ nouveau et à nourrir sécuritairement le peuple.

 

C’est trahir le peuple que de lui vendre un produit périssable. C’est trahir les ouvriers que de rendre périssable leur gagne-pain !    

 

Et pendant ce temps, le reste des champs, des cultures, sont irrémédiablement attaqués par une invasion de sauterelles, prédateur premier de l’insécurité d’une récolte. L'heure du bilan et des moissons approche, et là nombreux sont ceux qui vont crier misère de ne pas avoir écouté les hommes qui travaillent la terre. 

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Donnez-nous le respect qui nous est dû, écoutez les professionnels du métier et tout ira mieux. Certains avaient notre confiance, il va falloir la gagner une nouvelle fois, car rien n'est pire que la trahison.

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Post lucem tenebrae.

04/09/2009

Budget 2010, les députés sortants font de dos rond, mais jusqu'à quand ?

La proposition du budget cantonal 2010 vient d’être présentée, et cette année tout le monde fait le dos rond, mais jusqu’à quand ?

 

En cette fin de législature, dont le bilan n’aura pas été si mauvais que ça pour M. HILER et les finances cantonales, le grand argentier de la République se présente devant la députation avec un déficit envisagé de 364,4 millions pour l’année prochaine. Certes, il est légitimé par une réserve conjoncturelle de 744 millions et plus de 915 millions d’investissements pour relancer économiquement Genève, avec de grands travaux.

 

Ce matin, à lire et à écouter les diverses réactions politiques, pas de scandale en vue, pas de montée aux crénaux, même pour simplement demander un équilibre budgéraire légal des finances.

 

Rien d’étonnant, le plan quadriennal touche à sa fin et les élections approchent, d’importantes votations aussi. Personne ne va oser se brûler les ailes (comme dans l’affaire Kadhafi), avant que les résultats des urnes n’apparaissent. Lucidité politique ou manque de courage d’opinion ?

 

Ce qui est certain, c’est que deux possibilités sont envisageables pour le budget 2010, car l’on ne saurait entamer une nouvelle législature sans budget.

 

1)      Le budget proposé passe après les élections, avec peu de modifications, nos nouveaux députés ayant déjà décidé que 2011 sera l’année de la récession, sachant que les effets pervers de la crise dervaient nous toucher ces prochains mois. Il serait alors exigé des coupes budgétaires et de la baisse des charges, des postes et du fonctionnement de l’État, avec un budget l’an prochain assimilable à un régime forcé sur ordonnance.

 

 

2)      Le budget proposé est attaqué sitôt le résultat des élections connu et le nouveau Conseil d’État constitué, surtout si une majorité de droite prononcée devait apparaître au Parlement. Là, nos députés auraient vite fait de renier leurs discours sécuritaires et citoyens, sur la police, la formation, les écoles et les EMS. La légitimation serait d’avoir, au minimum, un budget équilibré. Mais pour rogner 364,4 millions, il n’y aurait pas mille solutions. Les grands travaux sont voulus par la droite économique genevoise, et soutenus par une gauche écologique et coincée par les effets sociaux négatifs de la crise. Resterait alors le budget de fonctionnement de l’État et ses charges, dont le plan quadriennal vient pourtant de demander un effort certain à tous les départements et aux employés, que certains nomment fonctionnaires.   

 

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Gageons que personne ne prendra le risque de refuser le budget 2010 en décembre, mais ne perdons pas de vue que l’augmentation des prestations relevées dans ce même budget est nécessaire, même si les engagements pris sont insuffisants pour répondre à la demande véritable. Mais il vaut mieux des engagements progressifs et réguliers. Ainsi, nous répondrons aux demandes de la population, plus de policiers, plus d’enseignants, des crèches, des EMS et un projet d’avenir pour nos jeunes à travers la formation.

 

 http://etat.geneve.ch/df/finances/index.jsp

 

La peur de la récession pourrait aussi faire refuser la baisse d’impôts proposée en votation, mais rien n’est moins sûr. Mais ça, c’est un autre sujet.

 

Bonne fin de semaine à vous.

 

Minet.

03/09/2009

Le Conseil d'Etat et le Parlement devront respecter les conditions d'engagement de ces nouveaux policiers, pour le serment prêté ce jour, par respect de la profession !

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Force et honneur à ces jeunes gens qui se lancent dans la plus belle des écoles de la vie.
Force et Honneur à ces jeunes gens qui vont tout donner à l'Etat et à sa population.
Force et Honneur à ces jeunes policiers qui vont  découvrir les horreurs de la vie, de la société et du genre humain.
Force et Honneur à ces jeunes gens à qui l'on a probablement menti, car leurs conditions d'engagements ne seront sûrement pas respectées par un gouvernement qui n'a pas la même valeur que nous du serment prêté.
Comme le dit souvent le Commandant de la gendarmerie, dans notre métier il faut avoir la carapace solide.
Je crois bien que cela n'a jamais été aussi vrai.
Bravo les p'tits loups, bonne chance à vous, nous serons tous à vos côtés pour défendre nos intérêts !
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