15/11/2009

Les sept sages élus, et maintenant ?

C'est fait, nos sept sages ont été élu-e-s :

Petit plagiat : Communique de presse du 29 novembre 2009

Répartition des départements du Conseil d’Etat élu

Le Conseil d’Etat élu le 15 novembre 2009 a arrêté la répartition des départements de la manière suivante :
  • Département des finances (DF) :
    Monsieur David Hiler (suppléant : Monsieur Longchamp) ;
  • Département de l’instruction publique (DIP) :
    Monsieur Charles Beer (suppléant : Madame Künzler) ;
  • Département de justice, police et de la sécurité (DJPS) :
    Madame Isabel Rochat (suppléant : Monsieur Beer) ;
  • Département des constructions et des technologies de l'information (DCTI) :
    Monsieur Mark Muller (suppléant Monsieur Hiler) ;
  • Département du territoire et du développement durable (DTDD) :
    Monsieur Pierre-François Unger (suppléant : Monsieur Muller) ;
  • Département de l’économie et de la santé (DES) :
    Madame Michèle Künzler (suppléant : Monsieur Unger) ;
  • Département de la solidarité et de l’emploi (DSE) :
    Monsieur François Longchamp (suppléant : Madame Rochat) ;

La nouvelle composition des départements reflète la volonté du Conseil d'Etat d'une efficience nouvelle et du prolongement des politiques menées avec une certaine réussite.

L'ancien Département des institutions (DI) est renommé Département de justice, police et de la sécurité (DJPS). La promotion de l'égalité et des droits de la personne dans le but d'assurer la dignité et la sécurité des personnes demeure rattachée à cette institution.

Le Département du territoire (DT) est renommé Département du territoire et du développement durable (DTDD). Il permettra de réunir en un seul département l'ensemble des processus d'aménagement incluant les transports et l'environnement, ceci dans une perspective de développer l'agglomération et la région en adéquation avec les défis écologiques.

Le Département de l'instruction publique (DIP), le Département des finances (DF), le Département des constructions et des technologies de l'information (DCTI), le Département de la solidarité et de l'emploi (DSE), le Département de l'économie et de la santé (DSE) demeurent pour l'essentiel inchangés.

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"Carpe Diem"

14/11/2009

I HAVE A DREAM

A lire l'article de ce jour de la TDG, intitulé "Qui voudra le département maudit de la police", je me conforte dans mon idée de me lancer très vite en politique, d'être ambitieux et de revendiquer ce département maudit pour certain, dans lequel pourtant il y a de très belles choses à faire, pour la sécurité des genevois, pour l'image de Genève, pour l'avenir du métier de policier. Vous ne voulez pas de cette place Mesdames et Messieurs les candidats, laissez moi le siège, j'arrive ...

Et c'est là que je me suis réveillé .. Dommage ... 

Faire de la politique, ce n'est pas comme aller au marché et choisir ses fruits et ses légumes, c'est avant tout être au service de la population qui vous a fait don d'une élection, qui vous remet un mandat, et qui à travers cet acte, vous confie les clefs de la République.

Comment un politicien, de gauche ou de droite, peut-il ne pas avoir envie de reprendre un département aussi important que celui-ci ?

La peur des syndicats de police, des réactions de la troupe, des faibles moyens mis à disposition pour accomplir la tâche, du rôle ingrat à tenir, des décisions nécessaires à prendre, je n'ose pas le croire, sinon l'on devinerait irrémédiablement un manque de courage chez l'élu et une vocation politique sur le déclin !

Le Département de Justice, de Police et de Sécuritié, oups pardon, le Département des Institutions est aussi le seul qui n'a pas comme mandat de distribuer des sommes d'argent importantes, des mandats externes enrichissants, des projets économiquement profitables. Mais qui oserait croire que c'est ce manque de manoeuvre économique qui dicte le choix de nos élus ?

Personne ... Évidemment !

 Vive Genève, vive la police genevoise, Avé Moi !

Walter SCHLECHTEN

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09/11/2009

Halte à l'inertie politique en matière de sécurité.

Face à l'inertie du monde politique pour prendre en mains les véritables problèmes sécuritaires de notre canton, il est temps de remettre l'église au milieu du village. De prôner à tout va une réorganisation statutaire de la police ne va en aucun cas améliorer la situation opérationnelle. Les priorités sont ailleurs.  

Analyse de la situation.

Quels sont les véritables problèmes qui empoisonnent Genève ? Pour moi il y a quatre points forts sur lesquels nous devons nous concentrer.

Premièrement, le trafic de drogue. Qu'il soit en rue où caché, Genève ne doit plus rester le centre névralgique de ce trafic pour la région franco-valdo-genenoise. Certes, la demande est là, mais l'offre est aussi sur le marché. Cocaïne, héroïne, drogues synthétiques ou haschich, tout y est. La lutte contre cette économie grise doit être intensifiée. Si notre position géographique est souvent un atout pour notre cité, elle l'est en revanche beaucoup moins dans ce combat. Pour cette raison, tous les services concernés doivent être associés à ce programme. Cela va de la prévention à la répression, même si actuellement nous souffrons d'un manque cruel d'effectifs, il nous faudra nous unir. Ce thème doit être traité en urgence, la drogue tue et déstructure socialement une société.

Deuxièmement, la sécurité publique.Par ce terme je pense à tous les délits de rue, vol, vol à la tire, agression, racket, cambriolage, menace, dommage à la propriété, mais aussi émeute. Si pour la plupart des maux l'on peut avoir rapidement une très forte influence sur ceux-ci par une présence policière accrue, tout comme pour le trafic de drogue en rue, il n'en demeure pas moins que la position de la Genève internationale fera que nous resterons un lieu de rassemblement, de manifestation, de contestation. La liberté de manifestation doit être garantie, sous réserve que les conditions cadres de sécurité soient réalisées. Mais ce dont il faut être conscient, c'est que si la gendarmerie genevoise est très bien formée en maintien de l'ordre, les effectifs insuffisants de notre corps ne nous permettent pas d'assumer cette importante tâche sans renfort, ni sans effectuer des heures supplémentaires. La solution passe donc irrémédiablement par une augmentation des effectifs de la gendarmerie. Dans un premier temps, la Police de Sécurité Internationale pourrait être formée au maintien de l'ordre, afin de déjà venir compléter nos rangs, mais ce n'est qu'une roue de secours, car le cahier des charges de ce corps est déjà bien rempli. Ce qui est certain, c'est que d'abandonner la voie publique à des sociétés privées de sécurité est une erreur  politique incommensurable. Nous l'avons toujours dit, la sécurité a un prix. L'augmentation des effectifs de la police doit devenir une priorité pour le nouveau plan quadriennal qui va nous être présenté sous peu, c'est le seul moyen de remettre durablement des policiers dans la rue, comme dans toutes les grandes villes du monde.

Troisièmement, la circulation routière. L'actualité malheureuse vient le confirmer une nouvelle fois. La police, notamment la gendarmerie, peut faire tous les contrôles du monde, la responsabilité de chacun est engagée. Sur un acte unique, démesuré, inconscient, un usager de la route peut tuer. Les véhicules sont des armes et la route n'est pas un terrain de jeux. Là aussi, la peur du gendarme, par manque de visibilité, a disparu. Par manque d'effectifs et du fait le la pluralité de nos missions et des priorités accordées, il ne nous est plus possible d'assumer cette présence. Cela doit changer. Ce n'est pas en ouvrant de nouveaux postes de police que l'on va y remédier, bien au contraire. La redistribution des missions, la collaboration avec les services connexes, l'augmentation de nos effectifs sur quatre à dix ans, voilà les solutions. Il en va aussi d'un discours très ferme du pouvoir judiciaire pour ce genre de délit. Le Parquet n'a pas le soutien politique attendu en la matière. La séparation des pouvoirs, oui, mais avec une doctrine forte en matière de lutte contre la criminalité.

Quatrièmement, police secours. Il est avéré que la population attend une chose de sa police. Elle veut la voir intervenir quand elle fait appel à elle. Il est faut de croire que l'ouverture 24/24 de postes de police dans tout le canton est un gage de sécurité, car dans 95 % des cas, c'est la police qui va au devant des victimes, des infractions, des délits, des incidents urgents. Il est rare de voir arriver au poste un plaignant qui vient d'être victime d'un acte délictueux. L'urgence est passée et le travail d'investigation lui seul doit commencer. Malheureusement, là aussi, nous n'avons pas une police de riche. Avec des effectifs rabotés et la multiplication des missions et des charges, il devient difficile pour nous de répondre à cette principale priorité d'un service public. Là aussi, une réorganisation des missions, du cahier des charges avec nos partenaires, et une augmentation des effectifs permettront d'y remédier. En aucun cas la fusion avec la Police de Sécurité Internationale, voire les APM, n'apportera de l'eau au moulin,  car le cahier des charges de ces entités viendraient également engorger la gendarmerie.

Ce qui est terrible à travers les quatre éléments que je viens de décrire, qui sont pour moi les principales priorités que nous devons cibler, c'est que je n'ai pas trouvé place pour la prévention, pour l'éducation, pour la police de proximité et l'îlotage, pour des postes de police ouverts partout et accueillants, pour la formation continue, pour les services officiels de représentation, pour les gardes hôpital, pour les conduites de détenus, pour les surveillances de détenus au Palais de Justice, pour le travail d'initiative, pour le recrutement, pour des patrouilles en zone frontière, pour des stages de formation hors canton, pour des détachements envoyés en renforts pour le GMO, et tout ceci sans la présence d'une conférence internationale comme Genève en a tant connue, événement qui engorgerait immédiatement toutes ces tâches. Jamais nous n'abandonneront le terrain, car dans notre métier chaque réquisition est une priorité dans son accomplissement, mais il est temps de se rendre compte que l'on ne peut plus faire toujours plus avec encore moins (ancienne doctrine utilisée pour galvaniser les troupes).

Nous, policiers de terrain, l'avons tous bien compris depuis des années. La solution passe par une augmentation des effectifs, par une redistribution des missions avec nos partenaires, par une doctrine forte et surtout, dans l'urgence et pour sortir de la tempête que nous traversons afin de rétablir l'ordre, une redéfinition des véritables priorités de chacun.  

Jamais je ne laisserai l'impuissance gagner le combat contre la criminalité et la sécurité publique. Il ne suffi plus de faire avec ce que l'on a, il nous faut faire plus et mieux avec tous nos partenaires, tout en remédiant au problème récurrent du manque d'effectifs de la police genevoise. Et ce n'est pas l'arrivée du nouveau code de procédure pénal qui va arranger les choses. Il faudra donc que l'inertie politique s'interrompe, que les personnes qui ont des connaissances métiers s'expriment et que l'on cesse de redessiner la police genevoise telle qu'elle est décrite dans les manuels, ouvrages idylliques mais qui ne fonctionnent que si tous les éléments liés à la réussite du système sont réunis, ce qui n'est plus le cas à Genève.

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Mais tout ceci ne nous regarde pas, nous ne sommes que des employés d'Etat, astreints à un service public, fonctionaires d'autorité, et nous ne sommes là que pour obéir.

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28/10/2009

Qui, où, quand, quoi, comment pour la sécurité de la population genevoise, ou, le DI est-il enfin devenu un objet de campagne ?

Alors que les vitrines pour Noël fleurissent, la fin d’année arrive à grands pas. On peut presque dire qu’elle est déjà là. Quand je lève la tête pour regarder les étapes qu’il nous reste à passer, le parcours n’est pas très accidenté, mais il s’agira de ne pas rater un obstacle.

 

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29 octobre, les syndicats de police vont être auditionnés par la commission judiciaire et de la police du Grand Conseil. Au-delà d’un obstacle, c’est une passerelle que nous devons traverser. À l’autre bout de celle-ci se trouve le sens aigu de l’analyse d’un projet de loi sur la police par des députés qui on déjà compris tout l’enjeu de ce document.

 

Tout ce qui pouvait être dit en restant politiquement correct l’a été par votre serviteur, et bien d’autres. L’on ne dessine pas l’avenir de la police sur le coin d’une nappe en papier, en y crayonnant un train à grande vitesse, des rails, une station de départ, mais en oubliant le chef de gare et les coûts de construction. Si ce train de mesures se met en route, il va se casser la figure, et les dommages collatéraux de son déraillement sont innombrables.

 

Prenons un nouvel architecte, un maître d’œuvre, un plan à l’échelle et redessinons le tracé de cette liaison vers l’avenir. Nous en avons le temps, en deux ans tout peu être terminé. Mais comme dans tous les grands projets, la décision finale appartient au monde politique.

 

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15 novembre, élection du Conseil d’État genevois. Le nom du futur architecte se trouve sur la liste des postulants, femmes ou hommes, l’élu sera désigné. Deux choses vont directement découler de ce résultat. Premièrement, nous saurons si nous aurons un pouvoir exécutif et législatif de droite, ou si le Conseil d’État demeurera à gauche. Pour nous peu importe, car l’important est que la collégialité et la transparence règnent entre les sept sages. Aurons-nous une nouvelle fois le moins bien élu comme Président/e, je n’en suis pas certain. En effet, le département des institutions est devenu un maillon fort de la politique genevoise, que nous ne pouvons plus laisser à la dérive. Une personne volontaire et responsable devra assumer cette tâche.

 

Nous n’allons pas entrer dans le petit jeu des pronostics, sachant que chaque postulant à sa chance, même si nous sommes tous conscients qu’il n’y a que deux places de libres, voire trois si surprises. L’élu arrivera avec ses qualités et ses défauts, mais plus que tout il ou elle devra être très rapidement à l’écoute des véritables problèmes de sécurité et agir opérationnellement.

 

De plus, la première année de sa législature devra être consacrée à reprendre la « réorganisation de la police » pour enfin arriver à un résultat adéquat, sans compromis certes, mais négocié.

 

* * *

 

Fin novembre, début décembre, la saison sera terminée et la trêve des confiseurs palpable. Reste la question qui est sur toutes les lèvres, selon les décisions prises, une assemblée extraordinaire des syndicats de police se produira-t-elle encore en 2009. Nul ne connaît la réponse à ce jour, car justement nous n’avons pas toutes les réponses à nos questions, à nos attentes. On se souvient simplement tous que l’année dernière, à pareille époque, rien n’avait arrêté les policiers genevois dans leurs actions.

 

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19/10/2009

Bilan du DI vu par un journaliste. Bilan du DI vu par un policier !

BILAN | Retour sur la législature 2005-2009.

Bilan du DI selon la TDG de ce jour.

Sécurité: pas assez, trop tard
Reprenant un département en capilotade, le socialiste Laurent Moutinot a posé les bases d’une réforme de fond de la police, qui en a bien besoin, et d’investissements lourds dans les prisons. Il est vrai que les statistiques du nombre de délits révèlent que l’insécurité a augmenté.

Genève attend de lui des réformes et une reprise en main. Mais il lui faut trouver au préalable un nouveau chef des forces de l’ordre. Il faudra six mois pour dénicher la perle rare: Monica Bonfanti. Outre que la dame a été assez rapidement malmenée par certains syndicalistes, la préparation de l’Euro 2008 a également repoussé l’avancée des projets.

Prison, police, justice

Ce n’est donc que cette année que les dossiers sont arrivés à maturité et ont pu être présentés. Et ils ne touchent pas que la police. C’est en réalité un véritable feu d’artifice qui est tiré en cette fin de législature.

Dès février, le conseiller d’Etat avait annoncé que ­Genève devait construire une nouvelle prison. En septembre, un programme plus complet est déposé, quelques jours après la présentation d’une vaste réforme de la police (horaires, rémunération, organisation). Ce train-là est donc lancé, et bien lancé.

Parallèlement, une transformation fondamentale de l’organisation et des organes de la justice a été menée pour l’adapter au nouveau droit fédéral. Moins connu du grand public – à l’exception de l’épisode de la suppression du jury populaire – cet énorme chantier a été mené par son département et la Commission Justice 2011 du Grand Conseil. Pas si mal pour quel’un qui est accusé de se tourner les pouces.

Eric Budry

Alors que les élections au Conseil d'Etat approchent, un journaliste tire le bilan de Laurent Moutinot, nous nous devons de tirer un autre bilan du DI.

 

Tout a commencé au soir du 13 novembre 2005, avec les résultats de l’élection du Conseil d’Etat. Laurent Moutinot est le moins bien élu, avec seulement 43'928 voix. On a déjà tous compris qu’il va se retrouver avec le département maudit sur les bras, le DJPS.

La première décision de cet homme, qui sort de deux mandats comme conseiller d’Etat à la tête du DAEL, avec la réputation « il n’a rien fait durant huit ans », sera de changer le nom de notre département.

Le Département des Institutions est né. Qui sait pourquoi, on se pose encore la question aujourd’hui ? Est-ce le fait que les initiales PS soient associées à la police et la justice, voire à la sécurité ?

Un coup de tête qui va coûter une certaine somme à l’Etat, pour refaire tous les logos et les entêtes. Mais en 2005, on ne compte pas encore, on prépare le plan quadriennal.

A son arrivée, deux chantiers attendaient officiellement ce socialiste. Trouver un/une Cheffe de la Police, car depuis dix ans c’est la bérézina à ce niveau, et modifier les statuts de la Caisse de Pension des fonctionnaires de police et gardiens de prison, suite aux différentes décisions LPP, notamment une modification de l’âge de la retraite. L’OFAS a d’ailleurs prévu une période de transition de 5 ans, valable au premier janvier 2006, pour que les cantons, et les caisses de pension, puissent se réorganiser en douceur.

Acte I

Les affaires Devegney Alain et Chevalier Mario.

Pour sa première mission, il trouve la perle rare, et nomme Monica Bonfanti Cheffe de la Police. Rapidement, il y aura l’affaire Devegney, un syndicaliste au verbe acidulé, qui se réglera "à l’amiable", puis l’affaire Chevalier, un Chef de la PJ que certains ont voulu décapiter. Cette histoire n’est pas terminée, le Tribunal administratif vient de recevoir, sur ordre du TF, l’audit de Bernard Ziegler, commandé par Laurent Moutinot, et qui avait permis la destitution de Mario Chevalier. Cette affaire va ressortir dans les semaines à venir, la vérité aussi. Alors que les sanctions disciplinaires sont modifiées à l’Etat, touchant ainsi au statut décrié du fonctionnaire, Laurent Moutinot veut instaurer une IGS digne de ce nom. A ce jour, les derniers coups de pinceaux sont donnés dans les locaux qui abriteront enfin cette entité. Il aura fallu 3 ans pour en arriver là, pourtant sans aucune contestation majeure des syndicats de police sur ce sujet. Il faut dire qu’en 4 ans, la plupart des décisions, issues d’enquêtes administratives menées par le DI à l’encontre de policiers, ont été cassées par le Tribunal Administratif. A se demander si les personnes à la tête du DI connaissent les lois et les procédures.

Acte II

Révision des statuts de la Caisse de Pension, liée à la LPP.

Pour sa deuxième mission, Laurent Moutinot va tutoyer en 2006 le sujet de l’âge de la retraite en commission paritaire, réunions que nous qualifierons bien vite de "salon de thé", en arrivant avec une très grande idée, la fusion entre la PSI et la Gendarmerie. On se demande encore aujourd’hui pour quelles plus-values. Il va se voir opposer un « niet » ferme des syndicats et de la hiérarchie sur cette fusion, mais les éléments touchant la LPP ne seront jamais abordés. Cet homme politique est donc resté fidèle à lui-même. Il a laissé pourrir la situation 4 ans pour, il y a un mois, sortir un projet de loi surprise en sa fin de mandat, trahissant ainsi les négociations en cours avec les syndicats de police sur la Réorganisation de la Police. Le projet de loi déposé, ainsi que ses règlements d’application, sont les pires écrits législatifs qu’il m’ait été donné à lire en 4 ans. Aucune teneur, aucune logique, on casse la police sans reconstruire, on traite ce personnel comme du bétail, sans égard, sans la reconnaissance attendue à travers les négociations et la très grande ouverture d’esprit des syndicats de police. Ce projet de loi ne peut pas être la pierre d’achoppement de la Réorganisation de la Police, c’est impossible, l’édifice s’écroulerait irrémédiablement. La nouvelle législature qui arrive devra prendre se sujet en primauté pour trouver la solution.

Acte III

La Réorganisation de la Police. 

Genève a eu les yeux plus gros que le ventre pour l’Euro 2008. Construction d’un stade qui va rester vide longtemps encore, 3 Fan Zone et des installations démesurées pour l’évènement, même si la plaine de Plainpalais a été une réussite, et enfin des coûts pour la sécurité qui avaient été minimisés, notamment sur l’engagement sur le terrain des policiers genevois, et des heures supplémentaires exigées. Arrive une facture de 12 millions, la gronde de la Commission des Finances et un règlement de comptes politique qui commence. D’un côté la droite et Pierre Weiss, de l’autre la gauche et Laurent Moutinot. Au centre, la police. Le résultat de ce match où les animosités personnelles apparaissent clairement, c’est un rapport de la Cour de Compte et un second de M. Annoni. Des critiques sur l’organisation de la police, sur la difficulté d’énoncer les prestations octroyées aux policiers, sur les disparités entre services, sur la gestion du personnel, sur le manque de bases légales ou la confusion de celles-ci.

Dans l’urgence, fin mai 2008, la Réorganisation de la Police est mise en route par Laurent Moutinot. Les syndicats de police sont associés à la démarche, mais le Président du DI veut aller vite, très vite, pour en terminer avant la fin de son mandat. Il faudrait donc réaliser en 4 mois ce qu’il n’a pas été capable de faire en 4 ans. Juste impossible, tout le monde le sait, tout le monde le dit, même la hiérarchie. Alors, pour passer outre, Laurent Moutinot dicte sa loi et présente un tableau sur ladite réorganisation. A sa lecture, on comprend qu’il v a falloir deux ou trois ans pour tout mettre en œuvre. Que nenni, c’est dans cette précipitation que le Secrétaire Général du DI va organiser des groupes de travail durant tout l’été. Pour les représentants du personnel, ce sont des heures passées à trouver des solutions, à argumenter, à expliquer notre métier, à proposer, à démontrer les inepties tout en restant constructif. Des représentants de la Direction de la Police seront aussi présents, mais sans mandat de leur patronne, sans aucune idée de la volonté des états majors, sans doctrine car personne n’a été consulté par le DI. Au résultat, un rapport rendu par Bernard Gut, dans lequel les propositions des syndicats sont énoncées sous la rubrique « Oppositions / Positions divergentes», tout un programme. L’UPCP rédige alors un document de 6 pages intitulé « point de vue de l’UPCP », qui sera remis à MM Hiler et Moutinot, en vain. Alors que le rapport sur la réorganisation de la police devait être présenté au Conseil d’Etat, c’est un projet de loi qui apparaît. En première lecture on ne peut que se rendre compte que ce document officiel a été rédigé dans l’urgence. Il comporte de nombreuses erreurs et des contradictions législatives importantes. Tout y est mélangé, survolé, de la police scientifique aux services des RH, des indemnités aux horaires, des heures supplémentaires à l’organisation des services, faisant fi de l’opérationnel. Pire encore, alors qu’il y a deux mois Laurent Moutinot nous affirmait que l’on parlerait de la problématique de l’âge de la retraite après la réorganisation, un article de loi vient crucifier les discussions, voire les négociations attendues. Une trahison qui, avec le recul, ne nous étonne pas de l’homme qui est à la tête de nos Institutions. Un jour, un homme célèbre a dit "La lâcheté est l’arme des faibles et des sans courage". A trop ignorer les véritables problèmes, à les repousser aux calendes grecques, Laurent Moutinot n’a pas su prendre ses responsabilités d’homme d’Etat. Il a agit comme un petit chef de service, sans envergure, sans courage, sans idée, sans  vision d’avenir pour ceux qui resteront après son départ et surtout avec une hostilité manifeste contre la police.

Mais au lieu de reconnaître son erreur et de retirer ce Projet de Loi raté, le Conseil d’Etat , qui s'est fait manipuler par Laurent Moutinot, persiste dans son erreur et ce PL se trouve maintenant auprès de la commission judiciaire et de police. La commission des finances voudra probablement y mette son nez, ce qui me paraît normal. Si les députés qui siègent actuellement sur ces bancs font preuve de lucidité, l’évidence du travail bâclé apparaitra et la copie sera renvoyée au Conseil d’Etat pour réécriture. Nous policiers sommes prêts pour celle-ci, avec la volonté de construire trois projets de loi, sur trois ans, avec un échéancier et des possibilités d’organiser la police du 21èmesiècle, avec la concertation des chefs de service, des syndicats, des partis politiques, de la commission des finances, de la commission judiciaire et de la police, de la commission ad hoc Justice 2011.

Acte IV

Le Bilan de Laurent Moutinot et du DI.

Bilan du président du DI. Si des conférences internationales ont bien été présidées par Laurent Moutinot, notamment sur les droits humains, il m’est difficile de ne pas peindre que le diable sur la muraille. Mis à part l’installation de caméras dans les postes de police, l’interdiction de manifestation Anti-Wef du 31 janvier de cette année et d’une nouvelle loi sur la prostitution, je ne vois pas ce que je peux ressortir de bon dans la législature de Laurent Moutinot. Même ses actes où ses choix sont discutables.

-       Mise en place d’un seul uniforme entre la gendarmerie et la police de sécurité internationale, sans changer les statuts de ces deux entités, c’est faire croire à la population qu’il y a plus de policiers unfiormés en rue, ce qui est faux.

-       Nouvelle Loi et dénomination pour les ASM. Ils seront agents de Police municipaux, sans brevet de policier, sans prérogative judiciaire nouvelle, sans même avoir la possibilité de finir les tâches de police commencées, la gendarmerie devant bien souvent reprendre le flambeau. Seul point positif, ces collaborateurs bénéficient enfin d’un équipement et d’une dénomination qui leur permet de se défendre en qualité de fonctionnaire d’autorité. La frilosité politique et la chasse-gardée des communes sont encore un frein à la restructuration des services de police.

-      La problématique des mendiants a été une véritable cacophonie dans sa gestion législative et humaine. La police s’est retrouvée sous les feux de la rampe du fait de l’incompétence de nos décideurs.

-       La criminalité a explosé en 4 ans à Genève. Le pouvoir judiciaire s’est engorgé avec des procédures trop longues, par manque de moyens, et ce n’est pas Justice 2011 qui va arranger les choses. Trop occupé à retrancher la responsabilité des problèmes sur le Procureur Général, Laurent Moutinot a alimenté un conflit de personne, encore un, en lieu et place de traiter les problèmes policiers et de sécurité. Trop tourné vers la Genève Internationales et le socialement et politiquement correct, le Président du DI ne nous a pas donné les moyens de lutter contre cette criminalité. Pour certains délits le problème est localisé, la solution aussi, mais la non-entrée en matière au sujet de la détention administrative est la preuve de l’inertie du DI.

-       La gestion de l’Euro 2008 a été une catastrophe pour notre département, pas au niveau sécuritaire, mais organisationnel et politique. On a voulu faire beaucoup avec peu de moyen.

-       Enfin, il est temps de se demander où se trouve la plus-value pour la sécurité des genevois dans la Réorganisation de la Police bâclée et proposée dans l’urgence. Il n’y en a pas, l’intérêt de l’opérationnel et du service au citoyen sont  passés au second plan. A trop vouloir casser la « Grande Maison » et ses statuts, Laurent Moutinot en a oublié de trouver des solutions pour que Genève redevienne une ville où l’on doit se sentir en sécurité. Il n’y a plus de policiers en rue, là est le véritable problème, et ce n’est à nouveau pas Justice 2011 qui va améliorer les choses. Il est urgent que les priorités de la police soient revisitées, avec des moyens nouveaux et une volonté politique affirmée.

-    Pour la prison, la constuction de la Brenaz était devenue une urgence, Curabillis une évidence. Pour le reste, comme à la police, il laisse de "grands" projets, sans budget, sans garantie, que d'autres qui suivront devront reprendre en mains.

Acte V

Véronique Pürro, la solution du parti socialiste pour perdurer dans l’errance.

En prenant connaissance de la candidature de Véronique Pürro, à qui tout le monde destinait le DI, un énorme doute nous avait déjà envahit. Veut-on juste transformer la police en service social de l’Etat ? Rien dans le parcours de cette personnalité politique ne laisse présager une carrure suffisante pour tenir les reines de notre département. Elle est favorable à la dépénalisation du cannabis, je vous le rappelle. De, plus, nous sortons d’une législature de gauche, avec un socialiste aux commandes, et son bilan est catastrophique. Et ce ne sont pas les propos tenus par la candidate socialiste qui vont nous rassurer, bien au contraire. Elle a probablement toutes les capacités pour entrer au Conseil d'Etat, mais le DSE lui irait probablement comme un gant.

Avec un parti incapable de déposer une initiative pour le droit de vote des étrangers, mais qui veut des étrangers dans les rangs de la police pour y faire appliquer des lois pour lesquels ces employés n’auraient pas le droit de regard ; avec une députation genevoise qui ne veut plus de Députés policiers, supprimant ainsi sans raison un droit démocratique constitutionnel ; avec un refus net d’augmenter les possibilités de détentions administratives ; avec une grande idée de simplifier le traitement des dossier, alors que le nouveau CPP va avoir l’effet inverse assurément ; avec le développement du travail d’intérêt général pour les délinquants mineurs, donc aucun signe fort politique pour endiguer la criminalité de rue ; nous n’y voyons aucune solution pour améliorer la situation critique dans laquelle Genève se trouve. On peut se tromper, mais nous avons des doutes.

Il faudra tourner la page au soir du 15 novembre, et mettre toutes les cartes sur table pour avancer ! 

 

Le Conseil d’Etat a fait son boulot. Mais les chantiers restent ouverts

17/10/2009

15 novembre, quelles possibilités !

 

16 Candidats pour 7 places, en espérant que la Constituante porte ce nombre à 9 dans le futur schéma du Conseil d'Etat, quelles possibilités pour le 15 novembre au soir ?

Jetons un oeil à la liste des candidatures déposées.

 

N° 1 MCG Stauffer-Poggia
N° 2 EGLISES ET MOSQUEES complémentaires Aymon Paul *
N° 3 LIBERAL Muller-Rochat-Longchamp-Unger
N° 4 LES SOCIALISTES Beer-Pürro-Künzler-Hiler
N° 5 LES RADICAUX Longchamp, Muller, Rochat, Unger
N° 6 LES DEMOCRATES-CHRETIENS Unger, Longchamp, Muller, Rochat
N° 7 ENTENTE GENEVOISE Rochat, Unger, Longchamp, Muller
N° 8 JEUNES POUR GENEVE Muller, Unger, Rochat, Longchamp
N° 9 POUR LES AINES Longchamp, Rochat, Unger, Muller
N° 10 LE BOUFFON DE LA REPUBLIQUE Brawand
N° 11 LA GAUCHE COMBATIVE Tettamanti, Carlo, Taghavi
N° 12 LES VERTS Hiler, Künzler, Beer, Pürro
N° 13 UDC Nidegger

 

Ce qui est certain, c'est qu'il y aura au moins une femme élue.

Isabel Rochat a les faveurs de la cote. Premièrement elle a très bien été élue sur la liste des Libéraux au Parlement et deuxièmement les mauvais résultats de la gauche lors de cette même élection amenuisent naturellement les chances pour elle de garder la majorité au Conseil d'Etat. Il faudrait une énorme mobilisation de toute la gauche genevoise pour maintenir cette majorité, mais visiblement c'est mal parti.

Michèle Künzler a elle aussi été très bien élues lors des élections au Grand Conseil, juste derrière le très charismatique David Hiler, véritable parton du Conseil d'Etat sortant. Le très bon résultat des Verts doit logiquement garantir deux sièges à ce parti dans l'élection à venir. Un ticket entrant Rochat - Künzler est donc plus qu'envisageable. Mais en politique rien n'est jamais acquis.

Véronique Pürro voudra, avec le parti socialiste, se battre pour le ticket Künzler - Pürro, afin de garantir une majorité de gauche au Conseil d'Etat, et ainsi un équilibre politique sur le canton, comme durant la législature qui se termine. La candidate socialiste risque néanmoins de payer les pots cassés laissés par Laurent Moutinot lors de son dernier mandat. Après avoir revendiqué le Département des Institutions (DI), Véronique Pürro semble avoir saisi que son avenir politique ne se situe pas là. Issue d'un parcours social très fort, elle pourrait logiquement se retrouver à la tête du Département de la Solidarité et de l'Emploi (DSE), François Longchamp héritant alors du DI. Mais l'attribution des présidences de départements n'est pas toujours aussi logique, les compétences ne suffisent souvent pas, car le DI reste un département maudit, sans que nous sachions pour quelle raison.

Si le DI est considéré comme un cadeau empoisonné, certains le réclame haut et fort. Cet élément, qui concerne la sécurité des genevois, pourrait être un facteur important dans la non nomination d'une deuxième femme au Conseil d'Etat, les mercenaires visant le DI pouvant dérober cette place.

Yves Nidegger se présente. Avocat brillant, il sort d'une mauvaise campagne de l'UCD durant laquelle son parti s'est brûlé les ailes tout seul. Un manque de solidarité dans son propre parti pourrait suffire pour couler ce candidat.

Eric Stauffer revendique, fort de son résultat personnel et surtout celui de son parti, deux sièges au Conseil d'Etat. Si l'homme est un meneur, un chef de parti, il faudra néanmoins une très forte mobilisation des abstentionnistes en sa faveur pour espérer passer, surtout sans alliance. Un ticket MCG-UDC aurait eu plus de chance, mais visiblement cette alliance n'est plus possible, car dans un passé proche elle était envisageable. Enfin, Stauffer n'attire pas irrémédiablement la sympathie, soit l'on aime le personnage, soit l'on déteste. Pas suffisant pour convaincre les indécis. Un changement de discours, en laissant les frontaliers de côté, pourrait être la solution, mais l'homme n'est du genre à prendre d'autres chemins. Il pourrait se voir biffer plus souvent au bénéfice de son colistier.

Mauro Poggia, candidat surprise au MCG pour le Parlement, pourrait devenir le candidat surprise au Conseil d'Etat. Dans l'ombre de Stauffer, mais dans la lumière politique, cet avocat brillant peut très bien populairement toucher nos citoyens. Un discours social fort, une lutte contre les inégalités et une image d'homme tranquille pourrait lui permettre d'être le réunificateur des déçus du système, de la République, de gauche comme de droite. Mais là aussi, sans alliance, le parcours va être long.

Sachant que pour moi David Hiler, Jean-François Unger et François Longchamp devraient passer sans problème, Charles Beer devrait assurer une place aux socialistes. Mark Muller, s'il a très bien été élu au Parlement, en tête de sa liste, pourrait se retrouver souvent biffé pour le Conseil d'Etat, au profit d'un vote féministe. Un bilan pas très favorable le place en ballottage. Mais il devrait passer grâce à la mobilisation de la droite et du très bon résultat de l'alliance aux dernières élections.

Donc il nous reste deux places pour les six candidats précités.

Rochat, Künzler, Pürro, Nidegger, Stauffer, Poggia, ou en résumé :

Rochat, la majorité, prendrait le DI ou le DT

Künzler, la continuité, prendrait le DT

Pürro, le sauvetage de la majorité, prendrait le DSE ou le DI

Nidegger, l'homme seul, aurait le DI

Stauffer, l'ambition, aurait le DI

Poggia, la bonne surprise, prendrait le DSE ou le DI 

 

Bonne chance à tous les candidats, vive la démocratie, vive la République.

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Pour le 15 novembre, votez pour qui vous voudrez, mais votez ! 

Minet.  

 

13/10/2009

Le blog de M. Pierre Weiss étant très modéré, ouvrons le dialogue !

C'est étonnant, mais je vais en arriver à reprocher à M. Pierre WEISS, le "petit-blanc sec" de Soral, d'être trop modéré.

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Trois commentaires déposés, soit sur son blog, soit sur son adresse pierre.weiss@gc.ge.ch et suite à sa modération, aucune publication.

Voiçi donc mon écrit, sans prétention, mais qui n'a pas reçu l'aval d'un homme qui parle de rigueur et d'humanité :

http://pierreweiss.blog.tdg.ch/

 

Monsieur,

Je me réjouis de savoir que vous allez continuer de mener une politique de rigueur. A travers la période de crise que nous traversons, nul doute que vous saurez ne pas encourager l’augmentation de la dette de la dette, en n’affranchissant pas des projets onéreux pour les finances de notre canton. Je vous parle là du CEVA, de la traversée de la rade, de lignes de tramway supplémentaires, du projet du PAV.

Comme vous ne faite pas de la politique pour être aimé, cette précision sera garante que les prises de positions partisanes n’auront pas place dans la justesse de votre ligne de conduite, encouragée par la force d’une conviction que nous connaissons tous aujourd’hui et qui vous colle à la peau, à savoir ne pas négliger les coûts et l’efficience.

Ces dérapages n’auront donc pas lieu et la dette de notre canton pourra partiellement être remboursée grâce à vous et la rigueur de votre jugement.  

Sinon, j’espère enfin voir ce soupçon d’humanité à travers vos décisions dans cette société qui change, et dans laquelle les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres. Cette même rigueur devrait donc permettre de rétablir un équilibre, par solidarité, en renforçant une classe moyenne genevoise sur le déclin.

Par contre, cette note d’encouragement est malheureusement assombrie par les propos suivants que vous tenez :

« Quant aux compromis nécessaires, parfois, pour faire une majorité, ils ne pourront se faire que sur la base de positions de départ claires et après discussions sans compromissions. Comme dans n'importe quelle négociation entre partenaires sociaux. Car on ne peut plus négocier ce que l'on a déjà abandonné comme position de départ. » 

Gageons, avec une position aussi fermée, qu'il pourrait y avoir du sport, dès le départ comme vous l'annoncez, car certains n’abandonneront jamais face à une rigueur excessive, dictée par l'idée d'un seul homme, et en aucun cas de l'électorat qui l'a confrimé dans sa fonction !    

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Walter SCHLECHTEN

Lecteur de la TDG

Président de l'UPCP

Meilleurs messages

12/10/2009

Pierre WEISS, un vainqueur discret chez les Libéraux !

Minet sait aussi reconnaître les victoires de ses moins bons amis, ou la victoire personnelle de Pierre WEISS, un « petit blanc sec » de Soral qui vient d’être nommé Grand Cru !

 

12 octobre, vers 1630, les résultats finaux de l’élection du Grand Conseil sont tombés. Et là, comme tout Genève, je suis surpris. Mais pas pour les mêmes raisons que vous, mais juste à titre personnel et comme observateur du petit monde politique genevois.

 

Si le parti Libéral perd 3 postes (sans réduction budgétaire du personnel pourtant), les résultats de ce parti me laissent pantois. Le manque d’humilité de certains de ses élus n’explique pas tout.  

 

Si la 4ème place de Véronique PURRO chez les Socialistes n’est pas une surprise pour moi, le classement d’Olivier JORNOT chez les libéraux en est une de taille. Pour l'homme fort des Libéraux dans l’hémicycle, élu par ses pairs comme meilleur député, il l’a encore prouvé avec le PL sur Justice 2011, son 8ème  rang n’est pas explicable.  

 

Une non-reconnaissance des siens, étrange comme comportement.

 

Plus étrange encore, la quatrième place de mon grand ami Pierre WEISS, le « petit blanc sec » de Soral, un petit blanc qui devait être servi en apéro, et qui se retrouve sur la carte avec les meilleurs mets, comme un Grand Cru.

 

Ce ne sont pas les qualités de l’homme ou son expérience politique qui me dérangent dans le classement de M. WEISS, mais bien la ligne de conduite de ce Libéral.

 

Il adopte bien souvent une droite dure et intransigeante, socialement et politiquement très éloignée de la population, de la classe moyenne, sans parler de la fonction publique et de la diminution des prestations, alors qu’il m’avait semblé entrevoir tardivement une ouverture populaire, et non populiste, chez les Libéraux.

 

Y a-t-il une relation de cause à effet entre la 7ème  place d’Olivier JORNOT, homme fort du Parlement, et la 4ème position de Pierre WEISS, homme fort d’une droite économique et intransigeante ?

 

Si tel est le cas, je me fais du souci, car le PDC et les Radicaux vont se sentir bien seuls au centre droit, les extrêmes au Parlement prenant le pouvoir.    

Une surprise qui doit vite faire réfléchir les autres élèves de la classe .. !

Les jeux sont faits, et pour 4 ans nous allons voir fonctionner un parlement qui dispose d'un nouveau visage, qui devra donc apprendre à faire la grimace autrement, en cessant d'exclure un élève de la classe des débats, des alliances, des projets. Tous les élèves vont devoir aussi changer, du premier de classe au dernier.

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- Les Socialistes, grands perdants, vont devoir laisser tomber le caviar et les bulles pour reprendre en mains les sujets historiques de gauche, le social, le syndicalisme, les travailleurs, la famille, les prestations sociales.

- Les Verts vont devoir apprendre très vite à travailler avec le centre (PDC et Radicaux, voire MCG), afin de donner corps à leur nouvelle majorité. Une vision moderne de l'écologie et du mieux vivre ensemble serait souhaitable.

- Le PDC doit tirer les conséquences de son manque d'ambition et dessiner l'avenir autrement pour ce parti, être plus moderne, plus agressif tout en gardant ses idées fondamentales.

- Les Radicaux ne peuvent plus se contenter d'être les "petits frères de", ni d'attendre une fusion avec son grand frère. Soit il reste un parti genevois du centre droit en affirmant son identité, soit il va disparaître.

- Les Libéraux gardent un certain pouvoir mais avec une majorité incertaine. A trop regarder les autres comme des gueux, il fallait bien qu'une partie des genevois se retourne contre les "riches" du royaume. Une leçon d'humilité pour l'avenir.

- L'UDC ne doit plus vivre sur le dos de l'organe national, ni sur des affiches et des idées cantonales simplistes, mais bien à travers les valeurs du parti et en défendant les intérêts des genevois, des suisses, de la Suisse, sans avoir honte de ses idées, tout en s'ouvrant vers l'autre.

- Le MCG enfin ne pourra plus se plaindre d'être le mauvais élève de l'hémicycle, que personne n'écoutait et qui faisait trop de bruit pour se faire entendre. Il a été banni durant 4 ans par ses pairs, tel le petit gros de la classe, mais là il vient d'obtenir un certain respect. Au MCG de  prouver qu'il mérite celui-ci, en étant constructif, au centre de la politique genevoise, ni de gauche, ni de droite comme disait son premier slogan, tout en cessant de fustiger les Frontaliers. Un changement de chef de classe ne serait pas de trop pour l'avenir de ce jeune parti.

Et pour le reste, rdv dans un mois pour savoir si le Couseil d'Etat penchera au centre droit, avec un MCG de plus en plus gourmand !

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10/10/2009

Halte aux mensonges de la Cour des Comptes !!!

Article de la tdg du 10.10.2009 : La police et ses heures supplémentaires. Au premier rang figure la police genevoise! Souvent épinglée pour son organisation kafkaïenne, la «grande maison» pilotée par le Département des institutions de Laurent Moutinot est à la peine. «Le projet de loi et le règlement déposé récemment pour réformer les corps de police répondent à certains problèmes, souligne la présidente de la cour, Antoinette Stalder. Mais le nouveau système de planification des horaires ne supprimera pas la spirale de création des heures supplémentaires.» Un comble alors que la réforme devrait coûter 100 millions à l’Etat… «Par ailleurs, les améliorations pour réduire le risque de fraude lié à l’encaissement des amendes se font attendre.» Contacté hier, le département a précisé «ne pas être en mesure de répondre immédiatement aux critiques».

Réponse du syndicat des gendarmes : POLICE.jpg

Madame Stalder,

1) Comme je vous l'avais expliqué, à vous et vos pairs, la spirale de création d'heures supplémentaires est due en majorité au travail, aux missions, aux réquisitions, aux tâches effectuées, aux conférences internationales et surtout au manque d'effectif de la police, en aucun cas à nos horaires, même si l'OS Spoërri qui va être annulé va vous rendre que 28'000 heures sur 600'000.

2) La réforme qui est en route va coûter 100 millions, mais c'est vous, la Cour des Comptes, et M. Weiss et la Commission des Finances, qui l'avez voulue. De la transparence, plus d'opacité, il y avait un risque qu'une facture tombe avec des prestations équitables pour la police, et encore nous n'avons pas encore obtenu l'application du MIOPE, alors assumez aujourd'hui.

3) De quel risque de fraude parlez-vous lors d'encaissements d'amendes ? Aucun cas avéré, aucune preuve. Cette fraude est impossible, nous disposons depuis des années de carnets de quittances que nous déchargeons, avec en référence le no de l'amende concernée à l'encaissement.

Conclusion : Cessez donc d'attaquer la police, et j'espère que la Constituante revisitera aussi la Cour des Comptes, qui ne se donne pas les moyens de ses accusations scandaleuses.

Walter SCHLECHTEN - Président de l'UPCP - Br cgr à la gendarmerie - flic dégoûté de travailler pour un canton comme Genève

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