03/12/2009

Décidément, entre rien dire et trop parler, il y a une limite pour ne pas mettre de l'huile sur le feu - Petit coup de gueule !

Ce jour, déclaration du Conseil d'Etat, les départements sont distribués, recomposés et Madame Isabel Rochat hérite du DSPE.

Certains soulignent le courage de cette femme, d'autre le manque de bravoure des candidats sortants, mais tout le monde est visiblement soulagé de connaître les nouvelles attributions de nos Conseillers d'Etat, même si quelques doléances apparaissent déjà.  

Le débat n'est pas là, car si nous avons accueilli avec courtoisie l'arrivée de notre nouvelle présidente de département, il en est d'autres qui de suite ont visiblement décidé de dicter la ligne de conduite que cette élues devra adopter, au delà de la séparation des pouvoirs.

Ainsi, un député, président de la commission des finances, s'est exprimé ce jour sur Léman Bleu, en s'exclamant que les effectifs de la police devaient être augmentés, ce qui est louable, mais en précisant de suite que cela pouvait être fait en engageant des étrangers dans ce corps de métier, des permis C et même des policiers français efficaces. Il a terminé sa phrase par une vindicte, en déclarant avec hargne qu'il fallait mettre fin au corporatisme de certains qui dure depuis bien trop longtemps.

C'est là que je ne comprends pas. Le corporatisme est issu de notre nécessité de travailler ensemble, en groupe, en section, en corps, unis par nos serments pour accomplir nos missions, toutes nos missions. Il est une force pour nous, mais aussi une valeur. Il se répercute parfois dans les discours de nos représentants du personnel, c'est certain, mais bien souvent pour légitimer une prise de position louable, logique voire inattaquable.

L'engagement d'étrangers est un vaste sujet, qui devra venir dans quelques années sur la table. Mais pour l'instant, aucune police européenne n'engage du personnel étranger. Les étrangers n'ont pas le droit de vote à Genève et la Constituante hésite à l'accorder. Deux cantons suisses ont ouvert la voie aux personnes non naturalisées, mais sans les résultats et les succès attendus. La solution ne passe donc pas par là pour l'instant, surtout dans une société où Genève présente plus de 10 % de chômage et où la Romandie demeure un vivier important pour notre profession.

- Quel était le but de ce député dans son action ?

- Une simple provocation ?

- Une main mise de la commission de finances sur le DSPE, déjà ?

- Une doctrine dictée à Madame Rochat ?

- Ou simplement une nouvelle petite phrase qui n'aurait pas dû être prononcée, et qui a une nouvelle fois été mal interprétée ?

Je n'ai pas la réponse, mais lorsque je vois que j'ai subi des pressions pour me faire taire, et que d'autres s'expriment sans retenue, au delà du respect que je dois aux institutions, je me demande qui parle trop dans cette République.   

Ceci ne modifie en rien mon mot précédant sur ce blog, je souhaite la bienvenue à Madame Isabel Rochat à la tête de notre département. Je reste en attente de découvrir ses projets, ses idées, ses choix et surtout ses qualités d'écoute et de décision que l'on lui porte. Et visiblement, elle impose déjà ses choix, avec courage !

 

Minet n'était pas si loin de la vérité il y a vingt jours !

Dans un mot précédant, votre serviteur avait, sous la forme d'un plagiat et avec humour, délivré ses pronostics ;

  • Département des finances (DF) :
    Monsieur David Hiler (suppléant : Monsieur Longchamp) ;
  • Département de l’instruction publique (DIP) :
    Monsieur Charles Beer (suppléant : Madame Künzler) ;
  • Département de justice, police et de la sécurité (DJPS) :
    Madame Isabel Rochat (suppléant : Monsieur Beer) ;
  • Département des constructions et des technologies de l'information (DCTI) :
    Monsieur Mark Muller (suppléant Monsieur Hiler) ;
  • Département du territoire et du développement durable (DTDD) :
    Monsieur Pierre-François Unger (suppléant : Monsieur Muller) ;
  • Département de l’économie et de la santé (DES) :
    Madame Michèle Künzler (suppléant : Monsieur Unger) ;
  • Département de la solidarité et de l’emploi (DSE) :
    Monsieur François Longchamp (suppléant : Madame Rochat) ;

http://minet.blog.tdg.ch/archive/2009/11/15/qui-pourrait-...

Je n'étais pas si loin de la vérité, comparons !

http://www.ge.ch/conseil_etat/2005-2009/communiques/20091...

Etant encore au repos, je ne peux me fendre d'un communiqué officiel, mais à titre personnel, en respectant mon devoir de réserve, je souhaite la bienvenue à Madame Isabel Rochat à la tête de notre département. Je reste en attente de découvrir ses projets, ses idées, ses choix et surtout ses qualités d'écoute et de décision que l'on lui porte.

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02/12/2009

La véritable recette de la patate chaude genevoise !

LA PATATE CHAUDE GENEVOISE

(La véritable recette de nos anciens)

 

Illustre dans l’histoire genevoise, on la retrouve dans la marmite de la Mère Royaume ou comme accompagnement de notre longeole. Elle est très courue à la rue de l’Hôtel-de-Ville, cher le père Glozu 1er, mais est assez indigeste à la Tour Baudet.

Le Discours de Saint-Pierre approchant, à grands coups de cardons d’invitations, je me devais de replacer la patate chaude dans son juste plat, au centre de la table.

Pour sept personnes, il vous faut ;

-          Une bonne grosse, une énorme patate chaude, bien heurtée, aux formes irrégulières, fumée à la pipe ou au fumoir de la Treille.

-          Une dizaine d’oignons du café de la Presse, des Alliaceae dont les bulbes dégagent diverses saveurs à la Tribune ou au petit Matin.  

-          Une centaine de grammes de fromage, labellisé ou élu, à pâte molle, venant du fromager du coin, de gauche ou de droite.

-          Un quarteron de factieux poulets grillés.

-          Quelques graines de Curabilis.

-          Une marmite en fusion.

 

Après c’est assez simple.

Faire revenir un jeudi soir les oignons, le quarteron et les graines de Curabilis dans du beurre du pays.

Faire cuire rapidement en quelques semaines l’énorme patate chaude dans la marmite en fusion.

Morceler ladite patate, mais ne pas en faire une purée, pas encore.

Déposez sans heurter  les morceaux de pomme de terre dans un plat à gratin, car le plat se devra d’être bien gratiné.

Là-dessus, dispersez dans l’ordre, les oignons, le quarteron et les graines de Curabilis et recouvrez le tout avec le fromage, député le soigneusement sur tout le plat.

Placer le tout au four pour une législature, et après, si vos sept invités sont toujours volontaires pour y goûter, servez à grande louche.

Sauvons la patate chaude genevoise, elle doit survivre à toutes manifestations hostiles culinaires.

Minet le maître queux de l'humour !

Manifestation anti-OMC, analyse des faits, avec un certain droit de réserve mais aussi un certain regard !

Je ne peux qu'exprimer mon étonnement en visionnant la prestation de Pierre Weiss, membre éminent de la commission des finances, hier soir au journal de Léman Bleu.

http://www.lemanbleu.ch/leman_bleu_archive_flv.php?new=tr...

Le 25 novembre, la commission des finances du Grand Conseil a libéré 3,6 millions pour payer les frais des manifestations liées à l'OMC, une petite conférence de cinq jours,rallonge comprenant les heures supplémentaires des policiers. Pourtant, dans cette somme ne figure pas encore les dégâts pris en charge par le fond d'indemnisation pour les victimes des émeutes que nous connaissons aujourd'hui.

Ma réflexion est la suivante ;

- 25 novembre 2009, 3,6 millions, voire plus, pour la police en frais généraux pour 5 jours de manifestations, dans le cadre de l'OMC, personne ne bronche même si la pilule est amère !

- 24 septembre 2008, 12 millions pour la police en frais généraux pour 30 jours de manifestations, dans le cadre de l'Euro08, toute la République s'acharne contre la police, nos heures supplémentaires, le statut des policiers, leur retraite, leurs acquis sociaux !

Je sais que je ne suis pas bon en politique, sinon j'en ferais depuis longtemps, mais là je ne comprends plus, que je comprends pas, car cette réflexion met à jour une manipulation politique, sous un faux prétexte économique.

Depuis des années nous affirmons avec raison que nous sommes en manque d'effectifs, que le travail est exécuté avec les forces en présence mais que tout ceci a un prix.

Visiblement, ce prix est apprécié différemment s'il concerne une manifestation touchant une organisation internationale, ou un événement sportif. Ce qui est certain, c'est que Genève est gourmande en événements de tous genres, que la police assure ceux-ci sans rompre son serment, mais il apparaît clairement que selon les motivations, le prix à payer ne devrait pas être le même, alors qu'on nous parle sans cesse d'égalité de traitement.

Je n'attaque pas nos élus, mais un peu de transparence et moins d'opacité dans les doctrines politiques seraient souhaitable, car sinon nos policiers vont croire qu'on les prend un peu pour des cons, et ça c'est pas sain pour la paix sociale, sachant que d'importants travaux progressent actuellement !

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Reste sinon un grand débat, sur les responsabilités des événements liés à la manifestation anti-OMC et le droit légitime de manifester, mais cela ne concerne par les syndicats de police, pas pour l'instant !

 

 

01/12/2009

Droit de manifester est-il une primauté pour nos élus ?

Il y a une semaine, Sandrine Salerno, conseillère administrative de la ville de Genève, accueillait à bras ouvert la caravane anti-OMC. Elle louait la liberté de manifester pour le samedi suivant, tout en condamnant déjà les casseurs éventuels. Ça c'était le 25 novembre 2009 dans la TDG.

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http://www.tdg.ch/geneve/actu/ministres-manifestants-affl...

Ce jour, dans Le Matin, cette élus socialiste condamne à nouveau les casseurs, mais reporte aussi la responsabilité des ces événements sur la police et le Conseil d'Etat. Morceaux choisis ;

- Le risque existera toujours. Il faut le contenir au maximum par un système de contrôle

- Une stratégie policière qui garantisse le droit de manifester

- Je ne suis pas d’accord de laisser la rue à des casseurs

- Je dis qu’il est important d’avoir une bonne compréhension de la stratégie de la police, et d’être sûr qu’elle a tous les moyens pour bien mener son action

- A partir du moment où une manifestation est autorisée par le Conseil d’Etat, il lui incombe d’assurer la sécurité

- Au sein du nouveau Conseil d’Etat genevois, la personne qui reprendra la tête de la police doit garantir aux citoyens le droit à s’exprimer pacifiquement dans la rue

- En tant que femme politique, je défends la capacité de chacun à exprimer sa contestation pacifiquement, c’est fondamental dans une société démocratique

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http://www.lematin.ch/actu/suisse/sandrine-salerno-casse-...

La question que je dépose ce soir à tous nos politiques, élus par le peuple qui doit rester souverain ;

Dans une une démocratie constitutionnelle comme la nôtre, le droit à la sécurité, à la protection des biens, des personnes, des valeurs, de la morale, n'est-il pas plus important que le droit de manifester, défendu une nouvelle fois corps et âmes malgré les émeutes qui accompagnent régulièrement ces mouvements démocratiques ?

Moi je connais ma réponse, mais je ne suis pas un élu du peuple !

 

30/11/2009

Droits démocratiques, droit de manifestation, liberté d'expression, droits syndicaux à Genève !

Petit retour en arrière sur la séance du Grand Conseil datée du 26 juin 2009, dont le Mémorial vient seulement d'être publié. Dans ce document, on peut y lire le premier débat du PL 10 458-A les rapport de la commission des finances chargée d'étudier le projet de loi du Conseil d'Etat approuvant les états financiers de l'Etat de Genève et la gestion du Conseil d'Etat pour l'année 2008, ainsi que les propos tenus par divers orateurs.

Extraits ;

M. Edouard Cuendet (L).

"Parmi les éléments malheureusement négatifs, je citerai aussi la gestion calamiteuse des heures supplémentaires de la police, ce qui a obligé la commission des finances à prendre des mesures assez inédites et à réclamer un rapport de la Cour des comptes particulièrement édifiant sur les méthodes utilisées dans ce domaine. Le rapport Annoni et le récent rapport de la Cour des comptes sur l'Euro 2008 ont aussi montré que la principale source de coûts supplémentaires était les heures supplémentaires de la police. Du reste, en tant que membre de la commission des finances, je tiens à souligner tout particulièrement les attaques et les pressions inacceptables, voire personnalisées, reçues dans ce débat sur la police, ce qui a mis en cause le bon fonctionnement de notre démocratie. En effet, si le pouvoir législatif est attaqué de la sorte, que des noms sont cités et que des appels au boycott sur les listes de vote sont lancés, c'est la fin de la démocratie ! Je tiens également à évoquer les risques liés à ce genre de pressions, qui sont - je le répète - inacceptables."

Puis ;

M. Pierre Weiss (L).

"Je terminerai en apportant une précision et en émettant un souhait. La précision concerne l'intervention de mon collègue Cuendet, et cette fois-ci je m'exprime non pas en tant que président de la commission, mais en tant que député. Il a mis en cause les «pressions inqualifiables» du corps de police sur les débats de la commission des finances, notamment lorsqu'il s'est agi de voter une prime... Je précise qu'il ne s'agit pas du corps de police dans son ensemble ! Chacun de nous le sait, celui-ci travaille à la sécurité des Genevois; il a à coeur d'accomplir sa tâche et respecte son serment. Seulement, il se trouve au sein de ce corps de police un quarteron de factieux emmenés par un «petit minet» qui, en fait, est un «matou hargneux». Il a, avec d'autres, complètement oublié le sens même du service public ! A ce minet-là, qui ne fait qu'appeler à la délation et qui a la manie de pratiquer le lynchage politique, il me semble que le chef du département devrait rappeler les devoirs qui sont les siens."



Je ne vais pas répondre à ces deux députés, mais je vais préciser ce qui suit ;

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1 ) Les syndicats de police ont simplement répondu avec virulence aux attaques inqualifiables qui étaient menées contre leur profession et nos statuts.

2 ) Aucune pression n'a été exercée sur la Commission des Finances, ni sur les députés. Le droit de manifestation a été utilisé démocratiquement par les membres de l'UPCP, du SPJ et du SPSI, afin de faire entendre nos revendications, notre colère, nos  inquiétudes.

3 ) Aunun appel au boycott sur des listes de vote n'a été lancé, alors que les noms cités dans nos débats l'ont été en corrélation avec des propos tenus par leurs auteurs.

4 ) Il serait dangereux pour nos députés de croire qu'un simple quarteron de factieux agissent à la police. Premièrement, si nous nous sommes opposés avec causticité à certains discours ou rapports, en aucun cas nous n'avons cherché à provoquer des troubles, cette accusation est mensongère. Deuxièmement, à ce jour, les comités des syndicats de police précités sont grandement soutenus par leurs membres dans les débats qui nous occupent. Troisièmement, de ne pas voir que nous avons toujours gardé une très grande porte ouverte au dialogue et aux négociations serait faire preuve d'un aveuglement pitoyable dans l'analyse des événements. Si nous avons été poussés à exercer des actions syndicales, c'est bien souvent du fait de nos interlocuteurs et jamais d'une quelconque hargne gratuite.

5 ) La délation n'est pas inscrite dans nos valeurs, mais de dénoncer de véritables dysfonctionnements de l'Etat, des services, des politiques ou d'un système n'est qu'un juste avertissement sur des problèmes que d'autres ont choisi d'enterrer par une politique de l'autruche bien souvent sournoisement pratiquée.

6 ) Le petit minet, vilain matou, a un nom, Walter SCHLECHTEN. Il est encore pour quelques mois le président de l'Union du Personnel du Corps de Police, au service des ses membres et de sa profession, et si son approche déplaît à certains, je ne peux que me réjouir d'avoir été entendu, écouté, lu, et porté dans les principales préoccupations de MM. Cuendet et Weiss, sachant que je ne fais que défendre mon métier et les membres de ma corporation. Nous voila avec deux députés qui devraient être au fait de toutes nos préoccupations.

Si la démocratie est en danger, ce n'est pas à travers la liberté d'expression, l'exercice des droits syndicaux ni la défense des intérêts du plus grand nombre. Mais visiblement certains députés n'étaient pas dans les rues de Genève samedi dernier pour apprécier de véritables comportements factieux.

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Minet !

27/11/2009

Laurent Moutinot est mécontent, moi aussi !

Laurent Moutinot est mécontent

Laurent Moutinot désapprouve la manière dont la police a ­conduit son enquête à la suite du rodéo urbain de Bellevue. Interrogé hier par Léman Bleu , le conseiller d’Etat en charge des forces de l’ordre a déclaré que les «règles d’intervention en matière d’accident de la circulation avec blessé n’avaient pas été respectées». Le magistrat, qui parle de «lacunes», estime qu’un officier de police aurait dû intervenir plus tôt afin entendre tous les protagonistes.

* * *

Walter Schlechten est mécontent

Bien qu'étant éloigné de Genève, Walter Schlechten désapprouve la manière dont la presse et le DI ont commenté l'enquête suite au rodéo présumé de Bellevue. Souvent interrogé mais voulant pourtant garder une certaine réserve, le Président du Syndicat des gendarmes déclare que "les règles d'intervention en matière d'accident de la circulation avec blessé sont déterminées par la Direction de la police et le Procureur Général". Si des lacunes se sont introduites dans ces règles, outil de travail des gendarmes qui sont livrés à cette appréciation, il n'était donc pas possible à un officier de police d'intervenir plus tôt afin d'entendre tous les protagonistes, contre lesquels il aurait fallu délivrer des mandats d'amener (pour quels motifs, on se le demande encore).

Laissons l'enquête se dérouler avant de prendre des positions partiales qui n'aideront, ni la police, ni la victime, ni la sérénité de l'enquête.

* * *

Petite question, si ce même accident avait concerné un jeune portugais au chômage, avec une Audi A4 et trois copains espagnols, conduisant une Subaru, une VW Golf et une Toyota, aurions-nous eu les mêmes réactions du PG, du DI, de la presse ?

Je pose juste la question, je vous laisse prendre position !

24/11/2009

On attend tous le Menu du Conseil d'Etat !

 

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(humour) 

M E N U

 

* * *

Apéro

 

Petit Muller croquant au Ceva

Et des Vérines Kunzler aux fruits et légumes verts

 

* * *

Entrée

 

Filet de Rochat sauce blanche des Trois-Communes

Et les saladines de Monuitot

 

* * *

Plat

 

Beer en croûte et son jus Cramer Grand-Cru 2005,

Accompagné de légumes farcis Longchamp

 

* * *

Dessert

 

Mousse Teddy Hiler et sa crème double d’Unger

 

17/11/2009

Deuxième analyse du scrutin du 15 novembre

Élections municipales 2007, le thème de la sécurité est le leitmotiv de Pierre Maudet. Il est le seul à tenir ce discours et il sera élu. Malgré, ou du fait de son isolement politique au sein du Conseil Administratif de la Ville de Genève, il reprendra le département de l’environnement urbain et de la sécurité.  Je ne vais pas entrer dans le débat pour savoir ce qui a été ou n’a pas été fait en deux ans par cet élu, mais il avait un programme, il avait la volonté de gérer un département, il s’était donné les moyens d’y parvenir, il y est et doit terminer les travaux entrepris.

Élections du Grand Conseil et du Conseil d’État 2009, le thème de la sécurité est le leitmotiv des partis  Libéral, Radical, PDC , UDC mais surtout du MCG. Les verts bredouillent quelques mots, les socialistes n’en parlent pas.  Pour le Grand Conseil, le MCG passe en nombre au Parlement, ses travaux vont débuter.

Au Conseil d’État, l’on se retrouve avec  sept élu-e-s, mais visiblement plus personne qui  ne veut s’investir et reprendre le département des institutions. La gauche lâche la patate chaude et la remet à la droite en lui rappelant ses sujets de campagne.  Cette même droite se doit donc d’assumer ce département, à l’insu de son plein gré visiblement.

Ma remarque est la suivante. Durant ces campagnes aux élections des deux pouvoirs politiques, l’Exécutif et le Législatif, quel parti avait un véritable programme, tous sujets confondus.

Pour moi aucun. Les débats de ces élections ont été menés autour du sujet de l’insécurité, sur  la nécessité s’instaurer une sécurité affirmée en nos rues, mais après.

Il y a bien eu quelques idées de candidats, mais rarement de véritables programmes de partis, vous l’admettrez  à la lecture qui suit ;

-          La tolérance zéro et l’augmentation des effectifs de la police pour les Libéraux.

-          Décharger les policiers de tâches administratives pour les remettre en rue pour les PDC.

-          Mise en place de la détention administrative pour les Radicaux.

-          Juger, condamner, renvoyer pour l’UDC.

-          Nettoyer la ville en 45 jours des dealers et mendiants pour le MCG.

-          Augmenter les effectifs de la police pour les Verts.

-          Ouvrir les postes de police 24/24 pour les Socialistes.

Mais au-delà de ça ?

Les débats n'ont fait que survoler les problèmes, sans jamais entrer dans le vif du sujet, avec quelques slogans, mais sans les solutions et les moyens à mettre en oeuvre pour les réaliser. C'était totallement insuffisant, et bien souvent, aucune réponse ne venait complêter les questions pertinentes de journalistes aguerris aux combats politiques.

Le véritable problème qui nous occupe donc aujourd’hui,  c’est que personne ne sait par quoi commencer pour réinstaurer la sécurité attendue. Je devine même que certains voudraient rester dans la continuité de la dernière législature, qui a pourtant été décrite et décriée comme un échec cuisant à ce niveau, ce qui est une vérité absolue.  

Les élections 2009 ont donc, plus encore que par le passé, permis d’élire des élus qui ont presque tous dénoncés un problème, mais qui à l’arrivée n’apportent aucun programme réel pour mener à bien les améliorations attendues.

La politique, suisse et cantonale, s’est enlisée depuis quelques années dans ces grands combats d’idées, de slogans mais les doctrines des partis politiques ont disparu, par consensualité, pas conflit d’intérêts, par alliance et du fait des disparitions des identités historiques de ces mouvements politiques. Une véritable crise identitaire, à gauche comme à droite.

Tous les partis traditionnels doivent donc se reconstruire une identité, ou enfin affirmer leurs alliances pour leur donner une âme, mais garder un tel statu quo serait une erreur  pour eux, elle laisserait la place aux partis émergents, populistes ou populaires, qui semblent à l'écoute des électeurs.

16/11/2009

Première analyse du scrutin du 15 novembre.

 

 

Si Genève n’a pas été bousculée hier, elle a néanmoins reçu une leçon et un message.

 

Premièrement, le visage des partis traditionnels change.

 

- Les Verts deviennent la nouvelle gauche, une gauche proche du centre qui va devoir savoir garder ses idéaux pour maintenir le cap, comme l’écologie, le développement durable, la mobilité douce et une politique sociale économiquement viable.

 

- Les Socialistes doivent se réformer rapidement. Les divisions, la perte d’une réelle identité et un tissu social genevois qui ne se retrouve plus en ce parti doivent animer la gauche d’une sérieuse prise de conscience. Les véritables valeurs de la gauche historique, des projets et des objectifs modernes et d’actualité, en lien avec la crise et les problèmes rencontrés par la population, une action syndicale nouvelle et enfin un rapprochement avec les Verts devraient être les mamelles de cette reconstruction. La gauche caviar doit disparaître, il en va de la crédibilité des socialistes.

 

- L’Entente doit finir son unification, car certains partis sont néanmoins en perdition. S’ils veulent voler de leurs propres ailes, les PDC et les Radicaux le peuvent à la seule condition qu'ils retrouvent une réelle identité, sinon ils devront se fondre dans l’Entente. Si les Radicaux vont probablement fusionner avec les Libéraux, il est souhaitable de sauver un centre droit. Le PDC doit donc devenir plus ambitieux, plus urbain, moins timide.

 

- L’extrême gauche doit mourir car survivre ainsi n’a aucune raison d’être. Une nouvelle doctrine du parti Socialiste devrait permette une réunification de cette gauche plurielle.

 

- L’UDC n’a visiblement plus sa place sous cette forme à Genève. La section genevoise devra suivre l’UDC Suisse pour survivre et ne plus être le vilain mouton noir de ce parti. La gourmandise est un pêché.

 

- Le MCG quand à lui doit simplement faire ses preuves. Ce parti devrait enfin être reconnu comme un partenaire du fait de ses résultats, mais il lui faudra démontrer qu’il peut devenir un parti traditionnel genevois. Ce n’est pas gagné d’avance, mais ses élus doivent saisir cette chance, car elle ne se représentera pas dans 4 ans en cas d’échec.

 

Deuxièmement, la droite se retrouve avec une double majorité, elle n’a donc pas droit à l’erreur, sinon la sanction tombera irrémédiablement dans quatre ans, surtout si d’ici là la gauche aura réussi sa reconstruction ou si le MCG aura su convaincre.