27/08/2009

PL 10120, pas de matricule sur les polos des policiers.

 

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Le PL 10120, sans la motion qui voulait imposer le port du matricule aux policiers genevois, a été accepté ce matin par le Grand Conseil.

http://minet.blog.tdg.ch/archive/2009/05/14/pl-10120-drol...

Si c'est une toute petite victoire morale pour l'UPCP et ses membres, c'est un geste très important du pouvoir législatif envers la police genevoise, surtout en cette période "Kadhafienne", car après la prise de position très ferme du Conseil d'Etat, se sont nos députés qui ont fait preuve d'une très grande lucidité en réitérant cette confiance envers le bras armé de l'Etat.  

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 (Nous ne sommes pas devenus des numéros)

21/08/2009

Communiqué de Minet, citoyen genevois.

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  • Le Minet de la République prend acte des efforts du président de la Confédération et espère qu'ils permettront prochainement la libération des otages suisses en Libye.

  • Il prend également acte que le Conseil d'Etat réitère sa confiance en la justice genevoise qui a pris ses décisions en plein respect de notre droit et en toute indépendance, et qu'il réitère également son soutien à la police genevoise dans l'exécution des ordres reçus de la justice.

  • Minet n'a aucune remarque à faire sur un éventuel tribunal arbitral étranger qui aurait le droit de désigner les « coupables » au sein des autorités et de la police genevoise, sachant qu'il résistera à toute action qui ne serait pas strictement conforme aux libertés individuelles garanties par la Constitution genevoise, relevant que ce tribunal ne serait alors irrémédiablement pas reconnu par nos Autorités.

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  • Minet va prendre langue avec ses collègues et son comité, pour continuer son travail sur la Réorganisation de la Police, et bien d'autres sujets qui occupent la République et Canton de Genève, ainsi que le temps libre de votre serviteur.

Minet, citoyen genevois, se réjouit avec une certaine dérision de faire de dos rond pour autant que les deux otages rentrent rapidement.

Aucun commentaire supplémentaire ne sera délivré sur cette boutade sincère et très personnelle.

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16/08/2009

Le Département des Institutions et la sécurité des citoyens vont-t-ils enfin devenir une priorité électorale ?

La mèche a été allumée plus vite que prévu ! 

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Alors que la rentrée scolaire ne se produira que dans une semaine, la rentrée politique a déjà débuté, plus vite que prévu. Septembre se devait d’être le mois des festivités électorales, elles viennent pourtant de débuter.

 

Un reportage sur une télévision internationale aura suffi pour mettre le feu aux poudres et réveiller brutalement le petit monde politique qui préparait soigneusement et tranquillement sa copie nourrie de promesses.

 

L’avantage de cet imprévu, c’est que nos élus ne pourront plus se répandre en sempiternels discours préconçus qui précèdent depuis des années d’importantes élections. Ces fameuses idées, promesses, qu’ils sont incapables de mettre en application une fois élus pour divers intérêts qui nous échappent, mais qui se heurtent souvent aux obstacles économiques par les coûts engendrés.

 

La sécurité à un prix et ces hommes et ces femmes qui briguent nos suffrages vont devoir affronter la réalité que vient de dénoncer un lobby économique important, déjà suivi par la Société des Hôteliers de Genève et la grogne des citoyens.

 

Les idées, les motions ou les  projets de loi loufoques des cette dernière législature vont devoir passer à la trappe, pour qu’enfin un projet sécuritaire d’avenir à Genève apparaisse dans les propositions de nos élus. Et s’ils ne trouvent pas l’inspiration, il leur faudra alors tendre une oreille attentive aux propositions des citoyens, des policiers, des gens de terrain, qui sont confrontés au quotidien à la criminalité dénoncée.

 

En effet, à ce jour, ce n’est pas en engageant des policiers jusqu’à 50 ans révolus que l’on diminuera la criminalité, ce n’est pas en apposant un matricule sur la poitrine de nos agents que l’on diminuera la délinquance, ce n’est pas en créant une Brigade anti-criminalité sans les effectifs nécessaires que l’on diminuera la hausse des délits sur notre territoire, car il nous faut faire vite, et avec les moyens du bord.

 

Une redistribution rapide des tâches entre la gendarmerie, la police judiciaire, la police internationale, les agents de police municipale, les services sociaux, les écoles, les sociétés privées de sécurité, devra apporter des solutions rapides. Sans ce nouveau cahier des charges, rien ne changera à Genève.

 

Un message clair du pouvoir judiciaire et des autorités politique devra aussi accompagner cette redistribution des cartes, alors que les efforts consentis pour le recrutement de policiers devront se poursuivre.

 

Malheureusement, nous venons de perdre trois ans en tergiversations, dans le déni des réalités des chiffres, des infractions constatées, des victimes recensées. Nous venons également de perdre trois précieuses années car les priorités accordées ont de facto laissé la petite et moyenne criminalité s’installer.  

 

Était-il possible de faire plus, de faire mieux ?

Probablement !

 

A trop vouloir restaurer l’Etat, à trop vouloir réorganiser la police, administrativement, hiérarchiquement, disciplinairement, les responsables des Institutions ont juste omis de traiter les problèmes sécuritaires de la République, de nos citoyens, de nos commerçants, de notre tourisme, de notre région.  

 

Nous n’avons pas, nous n’avons plus, les moyens de traiter tous les problèmes, tous les délits, toutes les prestations attendues, nous ne pouvons plus nous permettre de nous disperser ainsi, de gérer les grands événements tout en voulant faire de tout un peu, mais avec une certaine insuffisance.

 

Ce n’est pas le policier qu’il faut blâmer, mais ceux qui dirigent cette corporation, ainsi que le pouvoir politique, pour enfin se demander quelles-sont les véritables priorités pour Genève.

 

Le manque d’effectif n’est pas une excuse, il a simplement engendré des carences dans la gestion du personnel et un nombre d’heures supplémentaires provoquées par les obligations de la charge. Ce n'est pas une fatalité, mais une réalité.

                                                             

Pour nous, le futur Parlement devra avoir un message très clair pour le Conseil d’Etat à venir, dans ses choix de doctrines policières, judiciaires et surtout économiques.

 

Le futur Conseil d’Etat devra ouvrir les yeux et ne pas croire que l’on peut continuer à faire plus avec encore moins. Les priorités dans les investissements qui devront être consentis  devront aussi correspondre aux attentes sécuritaires de tous nos partenaires. Le ministre de tutelle devra immédiatement tenir un discours de fermeté auprès de nos citoyens, de nos institutions et surtout des délinquants de tous poils qui gangrènent Genève.

 

Les cadres en charge des Institutions devront faire fi de leurs aspirations personnelles, sectorielles, historiques et avoir une vision d’avenir pour le corps de police, avec comme but d'assurer la sécurité des citoyens genevois et de leurs biens.  

 

Serment.jpgLa pluridisciplinarité des policiers genevois a longtemps été une richesse dans les connaissances métiers, et pour les six prochaines années, en attendant que nos effectifs atteignent enfin leur maximum légal, cette plus-value doit être exploitée, améliorée et utilisée pour obtenir les résultats attendus de tous, dont la baisse de la criminalité de rue pour mettre à mal le sentiment d’insécurité qui hante à juste titre nos citoyens.

 

 

 

Genève en sortira grandie, par son image, par sa qualité de vie, par sa force d’accueillir nos hôtes et les investisseurs dans les meilleures conditions que peut fournir notre canton, notre ville et surtout, notre police.

 

La plaie est ouverte, elle fait mal, mais nous devons profiter de cette opportunité pour mettre à mal l'infection qui ronge Genève, que je nomme criminalité.

 

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11/08/2009

Insécurité subjective ou criminalité objective.

 

 

(2) Walter Jan 09.jpgDepuis deux ans les syndicats des policiers tiraient la sonnette d'alarme sur la hausse de la criminalité, des agressions, des cambriolages, des vols avec violences. Ils relevaient aussi l'augmentation croissante des tâches administratives, du nombre de réquisitions et la multiplication des missions. Ils attendaient également une redistribution des tâches, avec enfin de véritables priorités pour la sécurité de tous.

Mais voilà, depuis trois ans, à trop vouloir briser la police, réorganiser et museler celle-ci, en faisant tomber des têtes et en y instaurant un droit disciplinaire plus strict, en voulant valoriser la police de proximité individualisée, les personnes responsables de cette institution ont oublié d'oeuvrer pour le bien des citoyens et d'avoir comme priorité la principale mission de la police, à savoir protéger les biens et les personnes, être au service de la population.

 

La révolte des habitants des Pâquis a été la première mèche allumée. Le reportage d'une télévision étrangère lui sent la poudre.photo police.jpg

Il aura malheureusement fallu ces deux réactions extérieures pour que les responsables prennent enfin conscience des réalités du terrain, d'un métier qu'ils ne connaissent visiblement pas, ni ses attentes, ni ses besoins, ni les priorités nécessaires et obligatoires au bon fonctionnement de celui-ci, pas pour museler la police, mais pour que la sécurité publique soit assurée pleinement.

 

Personnellement je ne vais plus m'énerver avec ces gens, mais la personne qui prendra en mains le Département des Institutions dans  quelques mois devra immédiatement s'affirmer comme un Patron, avec des idées claires et en adéquation avec les véritables besoins de la police, et des citoyens du canton. Et le Parlement devra la suivre, pour le bien de tous et pour l'image de Genève.

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L'avenir est ailleurs !

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27/07/2009

Réponses au Mouvement Ultra Révolutionnaire

Questions déposées par M.U.R http://alerte.blog.tdg.ch/

Dès lors, l'appellation "Etat-Policier"prend tout son sens...

Nous devrions nous posez les questions suivantes:

1. Comment rétablir la confiance entre la police et la population ?

2. Comment durcir les sanctions en cas de violences policières, et donc impliquant la violation du serment républicain ?

3. Comment introduire des valeurs d'humanisme au sein du corps de police genevois?

4. Comment aider le policier à assumer sa résponsabilitée individuelle, et faire valoir son droit de refuser d'octempérer pour des raisons éthiques ?

5. Comment rendre le corps de police genevois libre de toutes pressions ou consignes politiques ?

6. Quel statut pour le corps de police, s'il présente une liste au Grand Conseil ?

Réponse de Minet.

En congé ce le week-end, pour me durcir le cuir, je n'ai pas pris le temps de vous répondre, l'urgence du débat datant de 1968 étant toute relative. Sinon,

 

 

1)         Le taux de satisfaction de la population genevoise vis-à-vis de sa police est bon, il n’y a donc aucune raison à chercher à la « rétablir », il faut simplement poursuivre le travail de proximité qui a été entamé. Sur ce sujet, j’estime que chaque policier est en priorité un îlotier dans son travail courant. La preuve, plus de 60 % de ses prestations de rue sont « sociales ». Malheureusement, le manque d’effectif et l’augmentation de la criminalité font qu’il n’est plus possible aux gens d’armes de consacrer le temps voulu, et attendu, aux citoyens, aux commerçants, aux associations de quartier. Il serait aussi souhaitable que la présence éducative de policiers dans les écoles soit enfin dédramatisée par un corps enseignant traumatisé.

 

2)         Nul besoin de durcir les sanctions, elles sont suffisamment lourdes pour celui qui faute.  Ce qu’il faut améliorer et finir de mettre en place c’est la qualité des enquêtes internes, soit l’IGS. La Cheffe de la police devrait prochainement s’exprimer sur ce thème.   

 

3)         L’humanisme, le respect, les droits humains sont des valeurs qui nourrissent la police. La qualité du personnel engagé devrait permettre d’éviter l’accès à cette profession aux racistes et autres révisionnistes. Le respect de l'autre étant le fer de lance de notre serment, je ne saisis pas l’opportunité de votre question.

 

4)         La Loi permet déjà à un policier de refuser un ordre d’un supérieur, dans un cadre stricto sensu d’un acte qui ne serait pas en adéquation avec le but recherché, immoral ou illégal.

 

5)         Le corps de police ne sera jamais libre des consignes politiques. Les « affaires » des mendiants, des encaissements d’amende aux dealers ou du pont du Mont-Blanc lors du G8 en sont la preuve. Le seul moyen que je vois pour que la police obtienne une plus grande liberté dans le choix de ses priorités sécuritaire serait que la Direction de ladite police fasse preuve d’autonomie, d’autorité en présentant de très fortes exigences à notre employeur pour lutter contre la criminalité, le bruit, les chauffards, les émeutes. Mais ça ..

 

6)         Je vais terminer avec cette fameuse liste électorale au Grand Conseil. Dans le cas d’une élection d’un fonctionnaire d’État à un poste de député, de conseiller municipal, une doctrine unique, valable pour tous les fonctionnaires devrait être appliquée. Ce qui est normal c’est qu’un employé d’État puisse faire valoir tous ces droits démocratiques, de vote, mais aussi d’éligibilité.

 

Et pour ce qui est de la liste de « citoyens-policiers », démocratiquement elle s’ouvrirait à nos proches, à nos familles, et aux citoyens concernés par les arguments qui se devraient d’être présentés en vue d’une élection. Mais la base et le fer de lance de cette liste serait probablement constituée de policiers, pas unis par leur fonction, mais par leurs valeurs et une grande idée de Genève, tant sur le plan social, de la sécurité, du travail, de l’éducation, de l’économie, à travers l’Esprit de Genève dont on parle tant, mais qui a disparu. N’oubliez pas que tout policier, avec sa famille, ses attaches, ses valeurs, est un citoyen très représentatif de la majeure partie de la population que l’on qualifie de classe moyenne à Genève, et qui depuis trop d’années paie les pots cassés de politiques trop éloignées des réalités du terrain, de la vie, des citoyens genevois et des travailleurs de ce canton.   

 

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Pour conclure, sachez que j’ai la peau bien tannée grâce à ma profession, et que s’il nous manque quelque chose pour lancer une liste avant la date buttoire, c’est du temps, de l’argent et la certitude que nos adversaires respecteraient le choix de ces citoyens révoltés qui selon certains, devraient continuer à paître tranquillement dans un pré trop aride pour eux.

Sinon, pour lecture http://emagazine.credit-suisse.com/app/topic/index.cfm?fu...

No comment ..

23/06/2009

Cour des Comptes, alibi étatique ...

CC.jpgLe rapport de la Cour des comptes portant sur l’Euro08 est sorti. À sa lecture deux choses me choquent. Premièrement, ces magistrats  se réfugient derrière le droit privé pour ne pas porter une analyse sur la gestion et l’organisation du Fan Village, alors que les subventions de l’État ont participé à la mise en œuvre de ce lieu de festivités et d’hébergements. De plus, puisque je vais y venir, la Police a dû aussi mettre à disposition de ce site certains personnels, de jour comme en soirée, afin d’y assurer la sécurité nécessaire, tout comme aux Vernets, autre lieu de désigné comme festif.

 

En ce qui concerne la Police, ce qui est surprenant, c’est  le titre chapitre 4.6, en page 37, «Gros-plan sur les heures supplémentaires de la gendarmerie ». On peut premièrement se demander pour quelles raisons on cible la gendarmerie, alors que ce sont les trois corps de la police qui se devaient d’être audités. La première explication que l’on peut donner, c’est que le personnel qui a été le plus engagé lors de cet Euro08 est justement la gendarmerie.  

 

Ce dont le rapport ne parle pas c’est le manque d’effectif récurrent qui ronge ce corps uniformé depuis plusieurs années et que de ce fait, en juin 2008 il a fallu faire le maximum, avec le "maximum". Si l’effectif légal de la gendarmerie avait été respecté, 960 unités alors que nous ne sommes que 755, nous aurions probablement pu travailler sans engendrer d’heures supplémentaires. Les priorités budgétaires antérieures de nos élus, Députés et Conseillers d’État, n’étaient pas de donner les moyens utiles pour favoriser le recrutement et atteindre cet objectif crucial en engageant du personnel. À ne pas vouloir dépenser en amont, il fallait bien s’attendre à en payer le prix plus tard.

 

Par contre, ce que le rapport  de la Cour des comptes relève, c'est que la gestion du personnel, par la mise en application d’un horaire administratif, s’est révélé ultérieurement inadéquat,  tout comme un ordre de service propre aux horaires et  aux engagements continus. Ces deux éléments ont engendré un surcroît d’heures supplémentaires selon la Cour des comptes, mais savons nous ce qu'il serait advenu si la gendarmerie avait gardé son horaire de base.

 

Et malgré l’Édito de la Tribune et des articles qui commentent ce rapport, aucune malversation n’est relevée. Les policiers de la base, les Caliméros, qui n’ont fait que leur travail, sur ordre et dans des conditions dictées par un arrêté extraordinaire du Conseil d’État je vous le rappelle, accompagné par des choix hiérarchiques et sécuritaires, n’ont rien à se reprocher.

 

Pour le novice, nul n’aura remarqué que les conclusions des deux rapports s’attaquent à la gendarmerie principalement, entité qui génère le plus d’heures supplémentaires, mais qui est aussi de toutes les contraintes en étant le corps le plus engagé durant une année, au service de l'Etat et de la population.

 

sac-nous-dollars_~ca_56_8.jpgCe n’est pas la police qui a coûté cher en juin 2008, mais l’Euro08 en son entier, juste pour satisfaire les besoins de grandeur de certains de nos élus, et la cupidité de quelques autres. C'est cette même cupidité morale et politique qui a engendré le conflit ouvert avec les syndicats de police. Le paiement de la prime promise en mai 2008 aurait évité bien des frais à l'Etat, et la révolte moins amère dans les rangs de la police. Dans notre institution, un serment est un serment tenu tout comme une promesse se doit d'être une promesse respectée.

 

À vous qui voulez réorganiser la police, faire ici ce qui est possible ailleurs, dans des cantons riches pécuniairement et en personnel, n’oubliez pas de faire preuve de discernement, car sinon c’est le métier de policier que vous allez assassiner à Genève, et la République va beaucoup y perdre, car il faudra des années pour corriger le tir,  salve qui n’aura pas atteint son but.

 

Et si certains, chemin touchant, voulaient simplement régler leurs comptes avec la police avant de partir, ils ne laisseraient qu’une traînée de poudre sur leur passage, sur laquelle une simple étincelle pourrait provoquer une catastrophe sociale en lieu et place d'allumer une bonne vieille pipe, et cet argument est « non négociable » (réf. Le Temps 23.06.09).

 

Minet le pyromane !

14/05/2009

PL 10120, drôle de numéro

A lire la presse de ce matin, une nouvelle polémique est née à Genève au sujet du projet de loi PL 10120. Et pourtant, nous relevons qu'aucune polémique n'existe et que bien au contraire, la démocratie a été respectée dans cette procédure.

Des députés ont déposé ce PL le 20 septembre 2007. La Commission Judiciaire et de la Police a été saisie de celui-ci et trois séances lui ont été consacrées entre le 6 mars et le 10 avril 2008. Votre serviteur a été auditionné par nos députés. Vous trouverez ses déclarations, ainsi que le rapport de synthèse de la Commission Judiciaire et de la Police déposé le 15 août 2008. http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL10120A.pdf

A travers ce document, nous pouvons remarquer que le rapport de majorité a tenu compte des remarques de chacun, mais plus encore qu'il propose un amendement, à savoir « Sur demande, les fonctionnaires indiquent leur numéro de matricule ». Cette idée, qui a été émise par l’UPCP lors de l’audition susmentionnée, a pour but de donner un droit constitutionnel de plus aux citoyens, et une obligation au policier. A la différence du PL initial, cette modification permet de porter dans la loi un mode de faire qui n’était régi que par un ordre de service. De plus, elle ne représente pas une contrainte pour le policier, mais elle l’oblige légallement à respecter ses devoirs dans le cadre de sa fonction. Le fait de donner un droit supplémentaire au citoyen qui se trouve en face d’un policier est aussi très important, et ce n’est pas l’Observatoire des Pratiques Policières (OPP) qui va pouvoir me dire le contraire sur ce thème.

Pour quelles raisons les policiers ne sont pas favorables à une numérotation.

chiffres.jpgPremièrement, à travers le PL initial, les partisans cherchaient à améliorer la police de proximité, les relations de confiance entre les citoyens et la police. Une identification visuelle, à travers un numéro totalement inhumain, n’est pas pour nous une bonne solution dans le cadre du rapprochement voulu. A travers notre proposition, nous créons le dialogue entre les parties en cause, nous nourrissons un échange verbal qui se devrait d’être le fil rouge de la police de proximité. Il est très important que ce dialogue puisse se produire au moment des faits, il désamorce les conflits et permet d’apporter rapidement des explications et/ou de répondre aux questions posées. De plus, au moment où le policier remettra son matricule, au moyen d’une carte de visite je l’espère, comme le font nos îlotiers, la confiance sera de mise dans cet échange.

Deuxièmement, il est important de relever qu’en Romandie seule la police municipale de Lausanne est pourvue d’un matricule sur son uniforme. Les gendarmeries des polices cantonales ne sont pas assujetties à cette obligation. Il nous parait évident que pour les cantons latins, une numérotation du personnel est avilissante. Cette pratique n’est pas humainement bien ressentie, ce qui n’est probablement pas le cas Outre-Sarine. Le port d’un grade écrit serait bien plus apprécié. Il valorise l’Autorité et donne immédiatement une indication importante à l’interlocuteur sur la qualité du policier, information bien moins impersonnelle qu’un numéro.

Troisièmement, j’ai du mal à comprendre l’acharnement de l’OPP contre la police genevoise. Si nous savons tous que cet observatoire n’est pas impartial, il suffit de se rendre sur son site pour y lire la documentation proposée, notamment les deux plaintes pré écrites à l’intention du Procureur Général, missives qui vulgarisent et généralisent les événements, ne laissant pas de place à la déclaration naturelle de la victime. Nous nous devons de relever qu’aucun cas de non-identification d’un policier lors d’une procédure n’est avéré à Genève. Il suffit de lire l’audition du Commissaire à la déontologie dans le document annexé pour en être convaincu, cet homme n’étant pas policier et étant sous la responsabilité de la Cheffe de la Police, dont l’intransigeance n’est plus à démontrer. Ce qui me choque, c’est qu’à travers ses accusations répétitives, l’OPP discrédite gratuitement la police genevoise. A ce jour, je n’ai encore jamais lu un rapport annuel de cet observatoire, avec des faits, des événements précis, des procédures irréalisées, qui donneraient corps à ses allégations.

La crédibilité passe aussi par la sincérité des paroles et des écrits. Elle passe également par le dialogue, comme lors de l’étude du PL 10120, où les personnes auditées ont été écoutées, tout comme leurs propositions. La conférence de presse des dépositaires de ce PL de hier matin n’était pas judicieuse car un compromis intelligent avait été trouvé. Là, la police genevoise est une nouvelle fois attaquée et l’UPCP doit réagir pour démontrer la bonne foi des policiers, mais il n'y a aucune polémique, juste un dialogue.

11/05/2009

Genève à Chaud, débat citoyen et sécurité des genevois, ou l’autosatisfaction naïve après l’échec d’une législature.

Genève à chaud.jpgCe soir, alors que je terminais de manger, un sms m’invitait à regarder la rediffusion de Genève à Chaud, pour un débat sur la sécurité. En arrivant dans mon nid douillet, je me suis précipité sur le net pour regarder cette émission. Monsieur Pascal, Grand Maître de cérémonie, les babines humides de satisfaction et les yeux brillants d’accueillir quelques noms de la politique genevoise, se gargarisait déjà de ce débat.

 

En premier, nous avons vu, et surtout entendu, M. Moutinot, Président du Département des Institutions. Ce socialiste est, depuis quatre semaines, le grand réformateur de la police genevoise, alors que son mandat de quatre ans touche à sa fin. Cet homme, qui vient de pondre un tableau irréaliste, au nom du Conseil d’Etat, sur la réorganisation de la police, avec comme mandat ordonné de le mettre en œuvre pour le 30 juin 2009 avec les travaux nécessaires, vient se pavaner au sujet d’une opération que nous attendions depuis plus de deux ans, à savoir réinstaurer les droits et les libertés de chacun dans les Pâquis, et à Genève, en harcelant les vendeurs de drogue d’Afrique de l’est notamment. 

 

Ce qui est surprenant dans cette action politique et policière, c’est que pendant que certaines hiérarchies de la police, du DF et du DI palabrent avec les syndicats de police pour trouver des solutions afin de diminuer les heures supplémentaires de nos agents, heures controversées naïvement par tous nos politiques et le rapport de la Cour des Comptes, de grandes opérations sont depuis menées pour lutter contre les dealers, les voleurs, les brigands et les cambrioleurs. Et ces interventions de police d’envergure nécessitent un engagement important en personnel, entraînant ainsi la création de ses fameuses heures supplémentaires, que là personne n’attaque.

 

moumou.jpgLe Président du DI démontre ainsi que les rapports présentés par les auditeurs, documents dont la qualité et la crédibilité avaient été contestées immédiatement par les syndicats de police, ne reflètent pas les réalités du terrain qui elles attestent que le manque d’effectif dans cette institution est une véritable plaie à la police et surtout la cause de la création d’heures supplémentaires, toujours justifiées par la lutte quotidienne contre la petite et moyenne criminalité, de nombreuses manifestations et la Genève Internationale entre autre.

 

Le grand Pascal, après s’être séparé de son invité, sans oublier d’annoncer la présence mardi du Procureur Général de la République sur son plateau, invité antagoniste récurrent de M. Moutinot, nous a fait le plaisir d’ouvrir un débat citoyen entre Mmes Fontanet et Pürro.

 

Et là, je n’ai pu que constater que si la première nommée semble connaître certaines réalités du métier de policer et des problèmes rencontrés, tout en ayant de courage d’afficher de ses opinions politiques personnelles et divergentes, j’ai été surpris de découvrir que Mme Pürro, celle-là même qui veut prochainement numéroter les policier pour améliorer la police de proximité et la relation de confiance entre la police et les citoyens, celle-là même qui se présente aux prochaines élections et qui risque bien de récupérer le DI, même si elle semble enfin comprendre que son prédécesseur va lui laisser un cadeau empoisonné, cette femme socialement impliquée en politique n’est visiblement pas aux faits des problèmes rencontrés par les policiers et de la grande réorganisation de la police qui est ordonnée actuellement, avec les nombreuses incertitudes et incompréhensions qui accompagnent ce projet.

 

De voir tous ces gens s’auto-satisfaire de ces actions coup-de-poing, sans apporter une doctrine politique et policière forte pour les années à venir, n’a fait que renforcer mon sentiment que décidément les gens qui parlent le plus de la police sont souvent ceux qui la connaissent le moins.

 

Entre l’UDC qui assassine la profession, les Verts qui mettent au pilori les policiers, les Socialistes qui n’ont pas su gérer le DI à trop vouloir régler des comptes laissés sur un morceau de trottoir en 68, un MCG stigmatisé comme étant un parti de flics et une droite qui n’a d’Entente que le nom par ses attaquent économiques dispersées contre les fameuses heures supplémentaires, je me demande juste pour qui vont voter nos 1350 policiers genevois cet automne, soutenus par leurs familles et leurs amis, accompagnés probablement par bon nombre de citoyens qui veulent que Genève redevienne enfin un lieu de vie appréciable et sécurisé ?

 

Mais je fais confiance au Grand Maître Pascal pour nous offrir des débats nourris en septembre, juste pour nous faire écouter les promesses électoralistes de nos futurs élus.  

 

ASM.jpgHeureusement, j’ai lu vendredi, dans la TDG, qui est un vrai journal d’investigation, que la ville de Genève vient de se doter d’une vraie police. Nous voilà rassurés !Maudet.jpg

 

Minet le pyromane.

 

 

29/03/2009

Un regard différent de M. MABUT sur le métier de Policier

 Bravo M. MABUT, vous avez raison, sur votre blog, de prendre du recul afin d'aborder notre profession avec un regard différent, humain, proche des réalités de notre travail et des parcours de vie de nos citoyens.  La mort est la fin d’un chemin, et comme sur nos routes, il s'y trouve souvent un policier au bout.

 

mort.jpgDurant les années où j'ai travaillé en poste de quartier, j'ai souvent été confronté à ce que vous décrivez. La mort d'un être humain est à chaque fois une petite histoire, un  chemin de vie que l'on doit reconstituer rapidement lors de nos interventions. Ainsi nous pénétrons,  sans l’avoir souhaité, dans l'intimité du défunt et de ses dernières heures de vie.

 

Fin juin, une habitante du quartier  n'a plus de nouvelle de sa voisine depuis trois semaines. Elle se fait du souci et appelle les gendarmes.  A notre arrivée derrière la porte de ce petit trois pièces des Eaux-Vives, nous reconnaissons immédiatement cette odeur  distincte qui nous informe  que la mort rôde.  A l'ouverture de l'appartement par le serrurier sollicité, cette odeur nous attaque de face, exportée vers l'extérieur par le courant d'air provoqué. C'est certain, nous allons être confrontés à la grande faucheuse. C'est là que notre cœur s'accélère alors que notre souffle se coupe, car nous pénétrons dans le logis, ne sachant pas qui nous allons trouver, dans quelle position, dans quelle situation, ni dans quel état. De plus, sachant qu'un corps se trouve en ce lieu, le policier se doit aussi de protéger des traces, car l'origine du décès reste une énigme jusqu'aux premières investigations. Ouvrir la porte d'une salle de bain, et tirer un rideau de douche en craignant de trouver la personne sans vie dans sa baignoire, couchée, pendue, noyée, ou en sang est un instant redoutable. Et si le corps n'est pas là, il nous faudra alors répéter cette démarche dans chaque pièce. Au fond de soi, on souhaite découvrir la vieille dame couchée dans son lit, afin de deviner une mort paisible, mais c'est rarement le cas. Touts les recoins de l'appartement ont été visités, reste la porte de la cuisine, qui est fermée. Plus de doute, la défunte se trouve derrière celle-ci. Il nous faut alors poser la main sur la poignée et doucement, avec respect,  actionner le mécanisme d'ouverture pour pénétrer dans ce lieu glacial, alors que nous sommes en été. L'eau du robinet coule, la radio diffuse une légère musique. Sur la table un repas pas terminé en décomposition et sur la chaise, la locataire, assise, la tête en arrière, le corps affaissé dans ce siège. Ses bas se sont déchirés sous les effets  de la putréfaction, ses jambes ayant doublé de volume. Sa petite robe bleue est propre mais pourtant on dirait un vêtement souillé. La moitié du visage n'est plus qu'un squelette alors que sur le reste les lambeaux de chair se détachent. Et puis, il y a ces mouches qui nous tournent autour, comme si nous étions leurs nouvelles proies. Nous les chassons de la main, ouvrons rapidement la fenêtre pour aérer les lieux. Mon collègue sort, de peur de vomir. Là il faut devenir très froid, oublier que cette dame est morte il y a trois semaines, en mangeant un morceau de fromage tout en attendant probablement que l'eau de son vétuste robinet devienne plus fraiche pour s'en servir un verre. Elle ne boira jamais ces dernières gouttes. Rapidement l'on comprend que la nature a probablement repris ses droits sans prévenir, mais que la solitude accompagnait aussi ce départ. Reste à mettre en route la machine administrative, trouver de la famille, faire venir les pompes, le Commissaire, trouver une pièce d'identité en fouillant un ou deux tiroirs. C'est là que l'on devine le parcours de vie de cette dame âgée. Des photos de sa jeunesse en noir et blanc, des vieux livres soigneusement rangés, un livret d’épargne échu, le portrait d'un chien qui a du être son compagnon de vie durant quelques années. Mais sinon, pas d'image de famille, quelques souvenirs de petits voyages effectués à Paris et Rome en car ou en train, une ordonnance avec l'adresse d'un médecin à côté de boîtes de divers médicaments. Cette femme est morte, seule, malade, avec ses souvenirs et en écoutant probablement une émission radio qui lui donnait l'impression d'avoir un hôte à la maison. Le corps a été levé, nous refermons la porte de ce logement dans lequel, durant trois heures, j'ai partagé la vie d'une femme que je ne connaissais pas, mais qui me semble plus proche maintenant, à travers le dessin de sa mort.

 

Le soir, il nous faut rentrer avec ça. Un drame de la solitude et le visage d’un mort. Ce sont des choses que l’on ne raconte pas à sa femme et ses enfants, car ils doivent pouvoir trouver le sommeil après. Mais nous, on  tente d'oublier cette journée en s'endormant, tout en sachant que ces réalités là existent, car demain, nous devrons y retourner, car c'est aussi ça mon métier.

 

Walter SCHLECHTEN - Gendarme à Genève - Voleur de paie !

24/03/2009

Rapport de la Cour de Comptes.

Enfin, le rapport de la Cour des Comptes est tombé. Mais hélas, c’est avec une grande désillusion que j’ai pris connaissance de ce document.

 

 

Si ce rapport avait été fait avec le recul nécessaire et une analyse sectorielle des trois corps de police, comme l’a fait M. Annoni, nous aurions eu un résultat très intéressant, démontrant et prouvant les erreurs du passé, exigeant des Règlements d’application nécessaire pour les éléments vérifiés et acceptés, dénonçant une éventuelle irrégularité, proposant des solutions d’avenir, avec un argumentaire de qualité. Mais rien de tout cela ne figure dans ces septante pages.

 

En effet, je m’attendais à trouver une analyse aussi complète et rigoureuse que celle constatée dans le Rapport Annoni, mais je n’y ai vu que des projections, des moyennes de base, des évaluations, des simplifications grossières, des analyses simplistes et généralistes. Rien de bien pointu, comme espéré. Bien au contraire, on peut y relever bien des erreurs, surtout dans le rapport de synthèse, trop simpliste et surtout pas assez précis dans sa présentation. Il tronque l'analyse du lecteur.

 De ce fait, je ne peux accorder une grande crédibilité au travail effectué et en ce rapport.

 

Il fanfaronne, il rouspète, il ramène sa fraise le Minet. Que Nenni, la preuve !

 

Quand en page 4, je lis que les horaires de service sont peu transparents, c’est faux. Il y a les ordres de service qui les réglementent et il y a le COPP qui les applique.  

 

Quand en page 5, je lis que le fait de reprendre des heures réduit le temps de travail, c’est un faux raisonnement, car les heures reprises sont travaillées en amont, et de plus déduites du compte « heures supp » du collaborateur.

 

Quand je lis en dessous que les heures supplémentaires donnent lieu à une double majoration, en heure et en argent, c’est un mesonge. Ces 6 dernières années, seules les heures supplémentaires effectuées dans le cadre d’événements jugés extraordinaires, soit à deux reprises, le G8 et l’Euro08, ont été assujetties à ce traitement, avec l’accord du Conseil d’État. Il fallait décrire ses heures exceptionnelles avant des les fustiger.

 

Sinon, pour tout collaborateur qui demande à se faire payer des heures supplémentaires, après accord du DI, elles lui seront payées à 100 %, sans aucune majoration, et ceci depuis des années comme tout le reste du personnel de l'Etat. 

 

Quand en dessous, je lis que le système de compensation horaire de la police est plus favorable que le système étatique en place, et que je relève que pour prouver ce fait l’exemple pris est le le taux maximum appliqué, pour un jour précis, et qui opérationnellement n’est jamais utilisé en dessous de 4 heures de travail, c’est juste laisser croire que l’on peut bénéficier d’un système qui n’est jamais pratiqué dans cette circonstance, et c’est faire preuve de manque de correction dans la présentation. Il y a toutes les soirées où les policiers travaillent en heures supplémentaires, sans aucune majoration temps. Les auditeurs les ont oubliées celles-ci.   

 

Quand je lis, à cause d’un calcul inexacte et généraliste, alors que seul 60 % des gendarmes sont concernés par ce système, que l’agent travaille 35.28 heures par semaine, c’est un mensonge grossier, car ce chiffre est tronqué vers le bas, du fait que 40 % des gendarmes travaillent eux 40 heures par semaine.

 

Enfin, quand en page 66 je trouve des tableaux de synthèse qui contiennent des erreurs monstrueuses, je me dis que ce rapport a été bâclé, car là c’est trop gros pour être sérieux.

 

On peut y lire, sous la rubrique traitement de base (chiffre médian) que le gendarme gagne CHF 95'088.-, et un inspecteur CHF 89'228 par an. Je ne peux que rire dans ma barbe, mais aussi m’offusquer. Il suffit de regarder l’échelle des traitements pour voir qu’un inspecteur, sur l’ensemble de sa carrière, et depuis des années, est une classe au-dessus du gendarme, donc avec un salaire annuel plus élevé. Un rapport fait avec sérieux, vous plaisantez j’espère¨, avec de telles absurdités, et il y en a d’autres. Avoir utiliser un mode de calcul qui n'est pas le reflet de l'ensemble d'une carrière, c'est une analyse factuelle bien trop fermée pour avoir une idée précise. C'est présenter une situation présente qui ne sera déjà plus la même demain.

 

La Cour des Compte doit revoir sa copie, car elle est mauvaise. Elle doit prendre exemple sur le travail effectué par M. Annoni, et apporter des explications très claires sur l'analyse effectuée, en nombre, en qualité, en chiffre, en personnels concernés.

 

M. Annoni avait très bien compris le fonctionnement de la police et cela lui a permis de fournir un travail de qualité, qui a été salué par tous. À Genève, il y a 1278 policiers, mais il y a trois entités. Il y a dans ces entités divers services et de nombreux horaires. Les indemnités ne sont pas les mêmes pour tous, le nombre d’heures supplémentaires et la qualité de celles-ci non plus, les missions et les conditions de reprise en congé, ou en travail de nuit également sont différents. De prendre le tout et de faire des généralités, des moyennes de base et des évaluations globales, c’est juste ouvrir la porte à une approximation qui dans ce cas se chiffre avec un différentiel de plusieurs dizaines de milliers de francs par entités, voire par agent.

 

Sinon sur le fond, oui un policier coûte cher à l’État, pas son salaire mais les avantages différés et le fonctionnement de son statut spécial.

 

Mais la vraie question n’est-elle pas de savoir si le policier, à travers ses prestations, devrait plus rapporter à son employeur ?

 

Je ne vous parle pas d’une augmentation du nombre d’amendes, non, mais d’une facturation des prestations sécuritaires fournies, lors d’événements de masse, sportifs, musicaux, internationaux, humanitaires, voire pour les encadrements des manifestations de rue.

 

Combien auraient payé l’UEFA pour l’Euro08, la Confédération pour telle conférence, Télécom pour sa sécurité, la France pour jouir de nos structures policières au G8, combien auraient payé le WEF pour les gendarmes genevois envoyés à Davos, le GSHC et le club visiteur pour la sécurité d’un match, l’ASF pour une grande rencontre ?

 

Je vous pose la question … même si je sais que nos élus ne veulent pas se poser celle-ci, pour diverses raisons d’État.