08/11/2009

Accidents mortels sur le canton, je dis "Stop" à l'angélisme des campagnes de prévention routière.

Deux morts de plus, deux de trop comme chaque année. Même si depuis 2005 la prévention routière est devenue une priorité à la gendarmerie genevoise et que les résultats obtenus sont encourageants, il n'en demeure pas moins qu'il manque encore deux maillons à la chaîne de la réussite.

minetblog1.jpgPremièrement, les campagnes pour la sécurité routière, qui partent toutes d'une très bonne intention, d'organismes privés ou publics, ne doivent plus user d'artifices pour arriver aux buts recherchés. Dans les pays anglo-saxons ou nordiques, les méthodes de prévention ont dépassé le stade de la pudeur, et nous proposent des images chocs dans lesquelles nous pouvons tout un chacun nous y identifier, nous y retrouver, voire y deviner l'un de nos proches. Alors que le sexe et la violence inondent nos pc, nos télévisions et les médias en général, je ne sais pourquoi nous n'arrivons pas à passer le cap de la retenue dans ce domaine louable qui est de sauver des vies. Il faut interpeller les consciences, frapper les esprits et provoquer la réflexion.

 

minetblog2.jpgDeuxièmement, si les actions policières peuvent être encore légèrement augmentées à Genève, mais au détriment d'autres priorités par manque d'effectifs, c'est bien le pouvoir judiciaire qui doit passer l'épaule et enfin infliger des peines et des sanctions ou l'empathie n'a plus place. Le repentir sincère oui, le pardon non.

 

J'ouvre simplement le débat, sur un sujet qui a malheureusement souvent été abordé, et qui curieusement ne fait pas partie des objets minetblog.jpgde la campagne pour les élections de la semaine à venir. Néanmoins, j'estime qu'il faudra aller plus loin et avoir le courage de changer de méthodologie pour lutter contre les délits liés aux infractions à la LCR. Ce problème est l'un des soucis qui nous occupent au quotidien, mais actuellement la police genevoise ne peut pas battre le fer dans toutes les ferronneries du canton.

 

 

minetblog4.jpgMettons fin à l'angélisme des mots et passons à la réalité des faits, des photos, des témoignages, des tombes qui fleurissent encore trop nos cimetières. Le poids des mots et le choc des images (images photos TDG et Le Matin).

 

 http://www.facebook.com/home.php?#/video/video.php?v=1125...

 

 

 

19/10/2009

Bilan du DI vu par un journaliste. Bilan du DI vu par un policier !

BILAN | Retour sur la législature 2005-2009.

Bilan du DI selon la TDG de ce jour.

Sécurité: pas assez, trop tard
Reprenant un département en capilotade, le socialiste Laurent Moutinot a posé les bases d’une réforme de fond de la police, qui en a bien besoin, et d’investissements lourds dans les prisons. Il est vrai que les statistiques du nombre de délits révèlent que l’insécurité a augmenté.

Genève attend de lui des réformes et une reprise en main. Mais il lui faut trouver au préalable un nouveau chef des forces de l’ordre. Il faudra six mois pour dénicher la perle rare: Monica Bonfanti. Outre que la dame a été assez rapidement malmenée par certains syndicalistes, la préparation de l’Euro 2008 a également repoussé l’avancée des projets.

Prison, police, justice

Ce n’est donc que cette année que les dossiers sont arrivés à maturité et ont pu être présentés. Et ils ne touchent pas que la police. C’est en réalité un véritable feu d’artifice qui est tiré en cette fin de législature.

Dès février, le conseiller d’Etat avait annoncé que ­Genève devait construire une nouvelle prison. En septembre, un programme plus complet est déposé, quelques jours après la présentation d’une vaste réforme de la police (horaires, rémunération, organisation). Ce train-là est donc lancé, et bien lancé.

Parallèlement, une transformation fondamentale de l’organisation et des organes de la justice a été menée pour l’adapter au nouveau droit fédéral. Moins connu du grand public – à l’exception de l’épisode de la suppression du jury populaire – cet énorme chantier a été mené par son département et la Commission Justice 2011 du Grand Conseil. Pas si mal pour quel’un qui est accusé de se tourner les pouces.

Eric Budry

Alors que les élections au Conseil d'Etat approchent, un journaliste tire le bilan de Laurent Moutinot, nous nous devons de tirer un autre bilan du DI.

 

Tout a commencé au soir du 13 novembre 2005, avec les résultats de l’élection du Conseil d’Etat. Laurent Moutinot est le moins bien élu, avec seulement 43'928 voix. On a déjà tous compris qu’il va se retrouver avec le département maudit sur les bras, le DJPS.

La première décision de cet homme, qui sort de deux mandats comme conseiller d’Etat à la tête du DAEL, avec la réputation « il n’a rien fait durant huit ans », sera de changer le nom de notre département.

Le Département des Institutions est né. Qui sait pourquoi, on se pose encore la question aujourd’hui ? Est-ce le fait que les initiales PS soient associées à la police et la justice, voire à la sécurité ?

Un coup de tête qui va coûter une certaine somme à l’Etat, pour refaire tous les logos et les entêtes. Mais en 2005, on ne compte pas encore, on prépare le plan quadriennal.

A son arrivée, deux chantiers attendaient officiellement ce socialiste. Trouver un/une Cheffe de la Police, car depuis dix ans c’est la bérézina à ce niveau, et modifier les statuts de la Caisse de Pension des fonctionnaires de police et gardiens de prison, suite aux différentes décisions LPP, notamment une modification de l’âge de la retraite. L’OFAS a d’ailleurs prévu une période de transition de 5 ans, valable au premier janvier 2006, pour que les cantons, et les caisses de pension, puissent se réorganiser en douceur.

Acte I

Les affaires Devegney Alain et Chevalier Mario.

Pour sa première mission, il trouve la perle rare, et nomme Monica Bonfanti Cheffe de la Police. Rapidement, il y aura l’affaire Devegney, un syndicaliste au verbe acidulé, qui se réglera "à l’amiable", puis l’affaire Chevalier, un Chef de la PJ que certains ont voulu décapiter. Cette histoire n’est pas terminée, le Tribunal administratif vient de recevoir, sur ordre du TF, l’audit de Bernard Ziegler, commandé par Laurent Moutinot, et qui avait permis la destitution de Mario Chevalier. Cette affaire va ressortir dans les semaines à venir, la vérité aussi. Alors que les sanctions disciplinaires sont modifiées à l’Etat, touchant ainsi au statut décrié du fonctionnaire, Laurent Moutinot veut instaurer une IGS digne de ce nom. A ce jour, les derniers coups de pinceaux sont donnés dans les locaux qui abriteront enfin cette entité. Il aura fallu 3 ans pour en arriver là, pourtant sans aucune contestation majeure des syndicats de police sur ce sujet. Il faut dire qu’en 4 ans, la plupart des décisions, issues d’enquêtes administratives menées par le DI à l’encontre de policiers, ont été cassées par le Tribunal Administratif. A se demander si les personnes à la tête du DI connaissent les lois et les procédures.

Acte II

Révision des statuts de la Caisse de Pension, liée à la LPP.

Pour sa deuxième mission, Laurent Moutinot va tutoyer en 2006 le sujet de l’âge de la retraite en commission paritaire, réunions que nous qualifierons bien vite de "salon de thé", en arrivant avec une très grande idée, la fusion entre la PSI et la Gendarmerie. On se demande encore aujourd’hui pour quelles plus-values. Il va se voir opposer un « niet » ferme des syndicats et de la hiérarchie sur cette fusion, mais les éléments touchant la LPP ne seront jamais abordés. Cet homme politique est donc resté fidèle à lui-même. Il a laissé pourrir la situation 4 ans pour, il y a un mois, sortir un projet de loi surprise en sa fin de mandat, trahissant ainsi les négociations en cours avec les syndicats de police sur la Réorganisation de la Police. Le projet de loi déposé, ainsi que ses règlements d’application, sont les pires écrits législatifs qu’il m’ait été donné à lire en 4 ans. Aucune teneur, aucune logique, on casse la police sans reconstruire, on traite ce personnel comme du bétail, sans égard, sans la reconnaissance attendue à travers les négociations et la très grande ouverture d’esprit des syndicats de police. Ce projet de loi ne peut pas être la pierre d’achoppement de la Réorganisation de la Police, c’est impossible, l’édifice s’écroulerait irrémédiablement. La nouvelle législature qui arrive devra prendre se sujet en primauté pour trouver la solution.

Acte III

La Réorganisation de la Police. 

Genève a eu les yeux plus gros que le ventre pour l’Euro 2008. Construction d’un stade qui va rester vide longtemps encore, 3 Fan Zone et des installations démesurées pour l’évènement, même si la plaine de Plainpalais a été une réussite, et enfin des coûts pour la sécurité qui avaient été minimisés, notamment sur l’engagement sur le terrain des policiers genevois, et des heures supplémentaires exigées. Arrive une facture de 12 millions, la gronde de la Commission des Finances et un règlement de comptes politique qui commence. D’un côté la droite et Pierre Weiss, de l’autre la gauche et Laurent Moutinot. Au centre, la police. Le résultat de ce match où les animosités personnelles apparaissent clairement, c’est un rapport de la Cour de Compte et un second de M. Annoni. Des critiques sur l’organisation de la police, sur la difficulté d’énoncer les prestations octroyées aux policiers, sur les disparités entre services, sur la gestion du personnel, sur le manque de bases légales ou la confusion de celles-ci.

Dans l’urgence, fin mai 2008, la Réorganisation de la Police est mise en route par Laurent Moutinot. Les syndicats de police sont associés à la démarche, mais le Président du DI veut aller vite, très vite, pour en terminer avant la fin de son mandat. Il faudrait donc réaliser en 4 mois ce qu’il n’a pas été capable de faire en 4 ans. Juste impossible, tout le monde le sait, tout le monde le dit, même la hiérarchie. Alors, pour passer outre, Laurent Moutinot dicte sa loi et présente un tableau sur ladite réorganisation. A sa lecture, on comprend qu’il v a falloir deux ou trois ans pour tout mettre en œuvre. Que nenni, c’est dans cette précipitation que le Secrétaire Général du DI va organiser des groupes de travail durant tout l’été. Pour les représentants du personnel, ce sont des heures passées à trouver des solutions, à argumenter, à expliquer notre métier, à proposer, à démontrer les inepties tout en restant constructif. Des représentants de la Direction de la Police seront aussi présents, mais sans mandat de leur patronne, sans aucune idée de la volonté des états majors, sans doctrine car personne n’a été consulté par le DI. Au résultat, un rapport rendu par Bernard Gut, dans lequel les propositions des syndicats sont énoncées sous la rubrique « Oppositions / Positions divergentes», tout un programme. L’UPCP rédige alors un document de 6 pages intitulé « point de vue de l’UPCP », qui sera remis à MM Hiler et Moutinot, en vain. Alors que le rapport sur la réorganisation de la police devait être présenté au Conseil d’Etat, c’est un projet de loi qui apparaît. En première lecture on ne peut que se rendre compte que ce document officiel a été rédigé dans l’urgence. Il comporte de nombreuses erreurs et des contradictions législatives importantes. Tout y est mélangé, survolé, de la police scientifique aux services des RH, des indemnités aux horaires, des heures supplémentaires à l’organisation des services, faisant fi de l’opérationnel. Pire encore, alors qu’il y a deux mois Laurent Moutinot nous affirmait que l’on parlerait de la problématique de l’âge de la retraite après la réorganisation, un article de loi vient crucifier les discussions, voire les négociations attendues. Une trahison qui, avec le recul, ne nous étonne pas de l’homme qui est à la tête de nos Institutions. Un jour, un homme célèbre a dit "La lâcheté est l’arme des faibles et des sans courage". A trop ignorer les véritables problèmes, à les repousser aux calendes grecques, Laurent Moutinot n’a pas su prendre ses responsabilités d’homme d’Etat. Il a agit comme un petit chef de service, sans envergure, sans courage, sans idée, sans  vision d’avenir pour ceux qui resteront après son départ et surtout avec une hostilité manifeste contre la police.

Mais au lieu de reconnaître son erreur et de retirer ce Projet de Loi raté, le Conseil d’Etat , qui s'est fait manipuler par Laurent Moutinot, persiste dans son erreur et ce PL se trouve maintenant auprès de la commission judiciaire et de police. La commission des finances voudra probablement y mette son nez, ce qui me paraît normal. Si les députés qui siègent actuellement sur ces bancs font preuve de lucidité, l’évidence du travail bâclé apparaitra et la copie sera renvoyée au Conseil d’Etat pour réécriture. Nous policiers sommes prêts pour celle-ci, avec la volonté de construire trois projets de loi, sur trois ans, avec un échéancier et des possibilités d’organiser la police du 21èmesiècle, avec la concertation des chefs de service, des syndicats, des partis politiques, de la commission des finances, de la commission judiciaire et de la police, de la commission ad hoc Justice 2011.

Acte IV

Le Bilan de Laurent Moutinot et du DI.

Bilan du président du DI. Si des conférences internationales ont bien été présidées par Laurent Moutinot, notamment sur les droits humains, il m’est difficile de ne pas peindre que le diable sur la muraille. Mis à part l’installation de caméras dans les postes de police, l’interdiction de manifestation Anti-Wef du 31 janvier de cette année et d’une nouvelle loi sur la prostitution, je ne vois pas ce que je peux ressortir de bon dans la législature de Laurent Moutinot. Même ses actes où ses choix sont discutables.

-       Mise en place d’un seul uniforme entre la gendarmerie et la police de sécurité internationale, sans changer les statuts de ces deux entités, c’est faire croire à la population qu’il y a plus de policiers unfiormés en rue, ce qui est faux.

-       Nouvelle Loi et dénomination pour les ASM. Ils seront agents de Police municipaux, sans brevet de policier, sans prérogative judiciaire nouvelle, sans même avoir la possibilité de finir les tâches de police commencées, la gendarmerie devant bien souvent reprendre le flambeau. Seul point positif, ces collaborateurs bénéficient enfin d’un équipement et d’une dénomination qui leur permet de se défendre en qualité de fonctionnaire d’autorité. La frilosité politique et la chasse-gardée des communes sont encore un frein à la restructuration des services de police.

-      La problématique des mendiants a été une véritable cacophonie dans sa gestion législative et humaine. La police s’est retrouvée sous les feux de la rampe du fait de l’incompétence de nos décideurs.

-       La criminalité a explosé en 4 ans à Genève. Le pouvoir judiciaire s’est engorgé avec des procédures trop longues, par manque de moyens, et ce n’est pas Justice 2011 qui va arranger les choses. Trop occupé à retrancher la responsabilité des problèmes sur le Procureur Général, Laurent Moutinot a alimenté un conflit de personne, encore un, en lieu et place de traiter les problèmes policiers et de sécurité. Trop tourné vers la Genève Internationales et le socialement et politiquement correct, le Président du DI ne nous a pas donné les moyens de lutter contre cette criminalité. Pour certains délits le problème est localisé, la solution aussi, mais la non-entrée en matière au sujet de la détention administrative est la preuve de l’inertie du DI.

-       La gestion de l’Euro 2008 a été une catastrophe pour notre département, pas au niveau sécuritaire, mais organisationnel et politique. On a voulu faire beaucoup avec peu de moyen.

-       Enfin, il est temps de se demander où se trouve la plus-value pour la sécurité des genevois dans la Réorganisation de la Police bâclée et proposée dans l’urgence. Il n’y en a pas, l’intérêt de l’opérationnel et du service au citoyen sont  passés au second plan. A trop vouloir casser la « Grande Maison » et ses statuts, Laurent Moutinot en a oublié de trouver des solutions pour que Genève redevienne une ville où l’on doit se sentir en sécurité. Il n’y a plus de policiers en rue, là est le véritable problème, et ce n’est à nouveau pas Justice 2011 qui va améliorer les choses. Il est urgent que les priorités de la police soient revisitées, avec des moyens nouveaux et une volonté politique affirmée.

-    Pour la prison, la constuction de la Brenaz était devenue une urgence, Curabillis une évidence. Pour le reste, comme à la police, il laisse de "grands" projets, sans budget, sans garantie, que d'autres qui suivront devront reprendre en mains.

Acte V

Véronique Pürro, la solution du parti socialiste pour perdurer dans l’errance.

En prenant connaissance de la candidature de Véronique Pürro, à qui tout le monde destinait le DI, un énorme doute nous avait déjà envahit. Veut-on juste transformer la police en service social de l’Etat ? Rien dans le parcours de cette personnalité politique ne laisse présager une carrure suffisante pour tenir les reines de notre département. Elle est favorable à la dépénalisation du cannabis, je vous le rappelle. De, plus, nous sortons d’une législature de gauche, avec un socialiste aux commandes, et son bilan est catastrophique. Et ce ne sont pas les propos tenus par la candidate socialiste qui vont nous rassurer, bien au contraire. Elle a probablement toutes les capacités pour entrer au Conseil d'Etat, mais le DSE lui irait probablement comme un gant.

Avec un parti incapable de déposer une initiative pour le droit de vote des étrangers, mais qui veut des étrangers dans les rangs de la police pour y faire appliquer des lois pour lesquels ces employés n’auraient pas le droit de regard ; avec une députation genevoise qui ne veut plus de Députés policiers, supprimant ainsi sans raison un droit démocratique constitutionnel ; avec un refus net d’augmenter les possibilités de détentions administratives ; avec une grande idée de simplifier le traitement des dossier, alors que le nouveau CPP va avoir l’effet inverse assurément ; avec le développement du travail d’intérêt général pour les délinquants mineurs, donc aucun signe fort politique pour endiguer la criminalité de rue ; nous n’y voyons aucune solution pour améliorer la situation critique dans laquelle Genève se trouve. On peut se tromper, mais nous avons des doutes.

Il faudra tourner la page au soir du 15 novembre, et mettre toutes les cartes sur table pour avancer ! 

 

Le Conseil d’Etat a fait son boulot. Mais les chantiers restent ouverts

10/10/2009

Halte aux mensonges de la Cour des Comptes !!!

Article de la tdg du 10.10.2009 : La police et ses heures supplémentaires. Au premier rang figure la police genevoise! Souvent épinglée pour son organisation kafkaïenne, la «grande maison» pilotée par le Département des institutions de Laurent Moutinot est à la peine. «Le projet de loi et le règlement déposé récemment pour réformer les corps de police répondent à certains problèmes, souligne la présidente de la cour, Antoinette Stalder. Mais le nouveau système de planification des horaires ne supprimera pas la spirale de création des heures supplémentaires.» Un comble alors que la réforme devrait coûter 100 millions à l’Etat… «Par ailleurs, les améliorations pour réduire le risque de fraude lié à l’encaissement des amendes se font attendre.» Contacté hier, le département a précisé «ne pas être en mesure de répondre immédiatement aux critiques».

Réponse du syndicat des gendarmes : POLICE.jpg

Madame Stalder,

1) Comme je vous l'avais expliqué, à vous et vos pairs, la spirale de création d'heures supplémentaires est due en majorité au travail, aux missions, aux réquisitions, aux tâches effectuées, aux conférences internationales et surtout au manque d'effectif de la police, en aucun cas à nos horaires, même si l'OS Spoërri qui va être annulé va vous rendre que 28'000 heures sur 600'000.

2) La réforme qui est en route va coûter 100 millions, mais c'est vous, la Cour des Comptes, et M. Weiss et la Commission des Finances, qui l'avez voulue. De la transparence, plus d'opacité, il y avait un risque qu'une facture tombe avec des prestations équitables pour la police, et encore nous n'avons pas encore obtenu l'application du MIOPE, alors assumez aujourd'hui.

3) De quel risque de fraude parlez-vous lors d'encaissements d'amendes ? Aucun cas avéré, aucune preuve. Cette fraude est impossible, nous disposons depuis des années de carnets de quittances que nous déchargeons, avec en référence le no de l'amende concernée à l'encaissement.

Conclusion : Cessez donc d'attaquer la police, et j'espère que la Constituante revisitera aussi la Cour des Comptes, qui ne se donne pas les moyens de ses accusations scandaleuses.

Walter SCHLECHTEN - Président de l'UPCP - Br cgr à la gendarmerie - flic dégoûté de travailler pour un canton comme Genève

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08/10/2009

PL 10541, le premier virage se présente à nous, en étant plus unis que jamais !

Ce matin, nous avons été reçus au DI pour procéder à la troisième et dernière relecture du PL 10541 et de ses règlements.

 

En premier lieu, il nous a été précisé que M. MOUTINOT avait enfin été concerté suite à nos multiples remarques et qu'il avait décidé, à travers des amendements, de demander auprès de la députation quelques modifications.

 

Certaines sont simplement des erreurs d'écriture, pudiquement nommées ainsi par le DI, ou des incohérences évidentes que nous avions relevées (syndicats et hiérarchie) et qui se devaient d'être modifiées. Malheureusement, pour les points importants aucune entrée en matière ou modification de grande portée n'ont été acceptées.

 

Ceci nous permet de savoir où nous en sommes avec le DI, voire le Conseil d'Etat, et d'aborder notre audition du 15 octobre auprès de la Commission judiciaire et de la police en toute franchise, avec nos arguments de poids.

 

Le fait le plus important de ce matin est que le président du DI refuse de retirer l'article 28 de ce projet de loi, portant l'intitulé "Age de la retraite et limite d'âge", pour logiquement le reporter à une discussion ultérieure, en concertation avec les syndicats, la Caisse de Pension, le DF et la hiérarchie. Le Conseil d'Etat avait bien annoncé que ce thème était non négociable, nous en prenons acte aujourd'hui et nous prendrons les décisions adéquates à ce refus.

 

Il a alors été exigé, par la hiérarchie et les syndicats, que l'alinéa 2 de l'article 28 soit supprimé. Il fait mention à la limite d'âge maximum pour les fonctionnaires de police, ce qui est n'est pas acceptable dans l'optique d'une négociation future sur le pont retraite (rdv le 26 octobre au DF) et la fusion des deux corps uniformés. C'est également un refus qui nous a été opposé, tout en nous précisant que cela pourrait être discuté après l'acceptation de la présente loi .. Mais oui !

 

Nous avons alors hésité à quitter la table de cette séance, mais par respect pour la hiérarchie présente et envers les deux délégués du DI nous sommes restés.  

 

Nous avons ainsi pu apprendre que la majoration des HS en liberté/samedi ou en repos/dimanche allait être de 50 %, et non plus de 25 % comme le voulait le DI. Nous avons pris acte de cette nouvelle, mais avons rappelé au Secrétaire général adjoint que suite à l'irrespect du travail en congé qui avait été accordé aux policiers dans la proposition initiale, nous exigions, par équité de traitement avec tous les fonctionnaires de l'Etat, de bénéficier du MIOPE en ces circonstances. A noter encore, que nos jours de vacances seront également inscrits dans la loi, enfin.

 

Sinon, aucun accord n'a été trouvé sur le forfait pour débours, l'indemnité pour risques inhérents à la fonction, l'indemnité pour responsabilité spéciale. Nous avons réitéré notre refus de voir, dans le nouveau système, un solde d'heures supplémentaires disparaître en fin d'année en cas de non reprise et/ou de non paiement. C'est juste inadmissible, cela annulerait  d'office la compensation horaire accordée au long de l'année lors de HS. En ce qui concerne le solde actuel de nos HS, il demeure acquis, comme une dette de l'Etat envers ses policiers, mais personne ne sait comment vont être rendues ses heures (paiement, compte séparé pour reprise en HR, reprise en fin de carrière juste avant de partir à la retraite qui est une idée du DI).

 

Relevons enfin que Madame la Cheffe de la Police était également présente ce matin. Tout comme le Chef de la Police adjoint la semaine dernière, qui s'était opposé à une fusion des corps uniformés, la Cheffe a tenu un discours lucide sur les incohérences de ce projet de loi, sur les délais impartis et sur la délégation des tâches qui lui ont été énoncées par le DI. On ne fait pas en trois mois un projet de loi et le dessin d'une réorganisation de la police, qui devaient prendre 2 ans, avec un NCPP qui arrive à grands pas.

 

Nous avons salué la prise de position très ferme et déterminée de Mme la Cheffe de la Police.

 

Nous nous retrouvons donc, à la fin de cette relecture, avec très peu de modifications, aucune certitude et énormément d'interrogations sur l'organisationnel, l'opérationnel, l'avenir de notre profession. De trop nombreuses questions restent sans réponse, nous espérons qu'elles seront posées aux Conseil d'Etat, aux représentants du DI et à son Président par le Parlement.  

 

Les auditions auprès de la Commission judiciaire et de la police s'annoncent percutantes et tumultueuses. En espérant que nos députés sauront entendre nos arguments, ceux des Chefs de service et de la hiérarchie, il en va de l'avenir de la police genevoise.  

 

Car ce qu'il faut retenir de ces cinq derniers mois, c'est qu'un front uni se présente face au Conseil d'Etat, au PL 10541 et ses règlements. Il est composé des syndicats de police, de la hiérachie et de la Direction de la police, soit tous les professionnels du métier. Doit-on alors encore se demander qui a raison ?

 

                                     Camaraderie - Mutualité - Force - Honneur

 

Pour le Comité de l'UPCP - Walter SCHLECHTEN - Président de l'UPCP

 

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04/10/2009

Véronique Pürro dit vouloir assurer la continuité après Laurent Moutinot ou l’obscurantisme d’un parti socialiste dépassé par les problèmes de sécurité.

Tout a commencé au soir du 13 novembre 2005, avec les résultats de l’élection du Conseil d’État. Laurent Moutinot est le moins bien élu, avec seulement 43'928 voix. On a déjà tous compris qu’il va se retrouver avec le département maudit sur les bras, le DJPS.

La première décision de cet homme, qui sort de deux mandats comme conseiller d’État à la tête du DAEL, avec la réputation « il n’a rien fait durant huit ans », sera de changer le nom de notre département.

Le Département des Institutions est né. Qui sait pourquoi, on se pose encore la question aujourd’hui ? Est-ce le fait que les initiales PS soient associées à la police et la justice, voire à la sécurité ?

Un coup de tête qui va coûter une certaine somme à l’État, pour refaire tous les logos et les entêtes. Mais en 2005, on ne compte pas encore, on prépare le plan quadriennal.

A son arrivée, deux chantiers attendaient officiellement ce socialiste. Trouver un/une Cheffe de la Police, car depuis dix ans c’est la bérézina à ce niveau, et modifier les statuts de la Caisse de Pension des fonctionnaires de police et gardiens de prison, suite aux différentes décisions LPP, notamment une modification de l’âge de la retraite. L’OFAS a d’ailleurs prévu une période de transition de 5 ans, valable au premier janvier 2006, pour que les cantons, et les caisses de pension, puissent se réorganiser en douceur.

Acte I

Nomination d’un Chef de la Police.

Pour sa première mission, il trouve la perle rare, selon lui, et nomme Monica Bonfanti. Les frasques médiatiques et les séances photo déplacées de cette nouvelle patronne donnent lieu à un mécontentement général, même si les députés et autres magistrats n’auront jamais le courage de dénoncer clairement cette erreur de casting (photos), de peur de se retrouver avec les féministes sur le dos.  Très vite, tout Genève la surnomme « la Blonde », mais la plupart des médias continueront à se coucher devant elle, car cela alimente bien un côté « people » qui fait bien vendre. Il y aura ensuite l’affaire Bonfanti-Devegney, qui se règlera à l’amiable, puis Bonfanti-Chevallier. Cette dernière n’est pas terminée, le Tribunal administratif vient de recevoir, sur ordre du TF, l’audit de Bernard Ziegler, commandé par Laurent Moutinot, et qui avait permis la destitution du Chef de la Police Judiciaire, à la demande de Mme Bonfanti. Cette affaire va ressortir dans les semaines à venir, la vérité aussi. Alors que les sanctions disciplinaires sont modifiées à l’Etat, touchant ainsi au statut décrié du fonctionnaire, la Cheffe de la police veut instaurer une IGS digne de se nom. A ce jour, les derniers coups de pinceaux sont donnés dans les locaux qui abriteront enfin cette entité. Il aura fallu 3 ans pour en arriver là, pourtant sans aucune contestation majeure des syndicats de police sur ce sujet. Il faut dire qu’en 4 ans, la plupart des décisions, issues d’enquêtes administratives menées par le DI à l’encontre de policiers, ont été cassées par le Tribunal Administratif. À se demander si les personnes à la tête du DI connaissent les lois et les procédures. Absente durant tout l’Euro08, détachée de la réorganisation de la police, cette Cheffe semble de ce fait ne pas être concernée par le devenir de l’institution.

Le bilan de cette nomination n’est donc pas favorable. À la décharge de Mme Bonfanti, il faut aussi reconnaître que Laurent Moutinot lui a remis le « bébé » entre les mains, sans gouvernance. Sinon, reconnaissons que les campagnes de recrutement ont été améliorées, tout comme la police scientifique, qui s’est modernisée pour enfin entrer dans le 21ème siècle, mais n’était-ce pas là sa spécialité.  

Aurons-nous la même Cheffe dans trois mois, après le départ de Laurent Moutinot, la question est posée par bon nombre de députés.

Acte II

Révision des statuts de la Caisse de Pension, liée à la LPP.

Pour sa deuxième mission, Laurent Moutinot va tutoyer en 2006 le sujet de l’âge de la retraite en commission paritaire, réunions que nous qualifierons bien vite de "salon de thé", en arrivant avec une très grande idée, la fusion entre la PSI et la Gendarmerie. On se demande encore aujourd’hui pour quelles plus-values. Il va se voir opposer un « niet » ferme des syndicats et de la hiérarchie sur cette fusion, mais les éléments touchant la LPP ne seront jamais abordés. Cet homme politique est donc resté fidèle à lui-même. Il a laissé pourrir la situation 4 ans pour, il y a un mois, sortir un projet de loi surprise en sa fin de mandat, trahissant ainsi les négociations en cours avec les syndicats de police sur la Réorganisation de la Police. Le projet de loi déposé, ainsi que ses règlements d’application, sont les pires écrits législatifs qu’il m’a été donné à lire en 4 ans. Aucune teneur, aucune logique, on casse la police sans reconstruire, on traite ce personnel comme du bétail, sans égard, sans la reconnaissance attendue à travers les négociations et la très grande ouverture d’esprit des syndicats de police. Ce projet de loi ne peut pas être la pierre d’achoppement de la Réorganisation de la Police, c’est impossible, l’édifice s’écroulerait irrémédiablement. La nouvelle législature qui arrive devra prendre ce sujet en primauté pour trouver la solution.

Acte III

La Réorganisation de la Police. 

Genève a eu les yeux plus gros que le ventre pour l’Euro 2008. Construction d’un stade qui va rester vide longtemps encore, 3 Fan Zone et des installations démesurées pour l’évènement, même si la plaine de Plainpalais a été une réussite, et enfin des coûts pour la sécurité qui avaient été minimisés, notamment sur l’engagement sur le terrain des policiers genevois, et des heures supplémentaires exigées. Arrive une facture de 12 millions, la gronde de la Commission des Finances et un règlement de comptes politique qui commence. D’un côté la droite et Pierre Weiss, de l’autre la gauche et Laurent Moutinot. Au centre, la police. Le résultat de ce match où les animosités personnelles apparaissent clairement, c’est un rapport de la Cour de Compte et un second de M. Annoni. Des critiques sur l’organisation de la police, sur la difficulté d’énoncer les prestations octroyées aux policiers, sur les disparités entre services, sur la gestion du personnel, sur le manque de bases légales ou la confusion de celles-ci.

Dans l’urgence, fin mai 2008, la Réorganisation de la Police est mise en route par Laurent Moutinot. Les syndicats de police sont associés à la démarche, mais le Président du DI veut aller vite, très vite, pour en terminer avant la fin de son mandat. Il faudrait donc réaliser en 4 mois ce qu’il n’a pas été capable de faire en 4 ans. Juste impossible, tout le monde le sait, tout le monde le dit, même la hiérarchie. Alors, pour passer outre, Laurent Moutinot dicte sa loi et présente un tableau sur ladite réorganisation. A sa lecture, on comprend qu’il v a falloir deux ou trois ans pour tout mettre en œuvre. Que nenni, c’est dans cette précipitation que le Secrétaire Général du DI va organiser des groupes de travail durant tout l’été. Pour les représentants du personnel, ce sont des heures passées à trouver des solutions, à argumenter, à expliquer notre métier, à proposer, à démontrer les inepties tout en restant constructifs. Des représentants de la Direction de la Police seront aussi présents, mais sans mandat de leur patronne, sans aucune idée de la volonté des états-majors, sans doctrine, car personne n’a été consulté par le DI. Au résultat, un rapport rendu par Bernard Gut, dans lequel les propositions des syndicats sont énoncées sous la rubrique « Oppositions / Positions divergentes», tout un programme. L’UPCP rédige alors un document de 6 pages intitulé « point de vue de l’UPCP », qui sera remis à MM Hiler et Moutinot, en vain. Alors que le rapport sur la réorganisation de la police devait être présenté au Conseil d’État, c’est un projet de loi qui apparaît. En première lecture, on ne peut que se rendre compte que ce document officiel a été rédigé dans l’urgence. Il comporte de nombreuses erreurs et des contradictions législatives importantes. Tout y est mélangé, survolé, de la police scientifique aux services des RH, des indemnités aux horaires, des heures supplémentaires à l’organisation des services, faisant fi de l’opérationnel. Pire encore, alors qu’il y a deux mois Laurent Moutinot nous affirmait que l’on parlerait de la problématique de l’âge de la retraite après la réorganisation, un article de loi vient crucifier les discussions, voire les négociations attendues. Une trahison qui, avec le recul, ne nous étonne pas de l’homme qui est à la tête de nos Institutions. La lâcheté est l’arme des faibles et des sans courage, nous en avons une preuve étatique. A trop ignorer les véritables problèmes, à les repousser aux calendes grecques, Laurent Moutinot n’a pas su prendre ses responsabilités d’homme d’État. Il a agi comme un petit chef de service, sans envergure, sans courage, sans idée, sans  vision d’avenir pour ceux qui resteront après son départ et surtout avec une hostilité manifeste contre la police.

Mais au lieu de reconnaître son erreur et de retirer ce Projet de Loi raté, le Conseil d’Etat , qui s'est fait manipuler par Laurent Moutinot, persiste dans son erreur et ce PL se trouve maintenant auprès de la commission judiciaire et de police. La commission des finances voudra probablement y mettre son nez, ce qui me paraît normal. Si les députés qui siègent actuellement sur ces bancs font preuve de lucidité, l’évidence du travail bâclé apparaitra et la copie sera renvoyée au Conseil d’État pour réécriture. Nous policiers sommes prêts pour celle-ci, avec la volonté de construire trois projets de loi, sur trois ans, avec un échéancier et des possibilités d’organiser la police du 21ème siècle, avec la concertation des chefs de service, des syndicats, des partis politiques, de la commission des finances, de la commission judiciaire et de la police, de la commission ad hoc Justice 2011.

Acte IV

Le Bilan de Laurent Moutinot et du DI.

Presque tout a été dit. Si des conférences internationales ont bien été présidées par Laurent Moutinot, notamment sur les droits humains, il m’est difficile de ne pas peindre que le diable sur la muraille. Mis à part l’installation de caméras dans les postes de police, l’interdiction de manifestation Anti-Wef du 31 janvier de cette année et d’une nouvelle loi sur la prostitution, je ne vois pas ce que je peux ressortir de bon dans la législature de Laurent Moutinot. Même ses actes où ses choix sont discutables.

-         Mise en place d’un seul uniforme entre la gendarmerie et la police de sécurité internationale, sans changer les statuts de ces deux entités, c’est faire croire à la population qu’il y a plus de policiers unfiormés en rue, ce qui est faux.

-         Nouvelle Loi et dénomination pour les ASM. Ils seront agents de Police municipaux, sans brevet de policier, sans prérogative judiciaire nouvelle, sans même avoir la possibilité de finir les tâches de police commencées, la gendarmerie devant bien souvent reprendre le flambeau. Seul point positif, ces collaborateurs bénéficient enfin d’un équipement et d’une dénomination qui leur permet de se défendre en qualité de fonctionnaires d’autorité. La frilosité politique et la chasse gardée des communes sont encore un frein à la restructuration des services de police.

-         La problématique des mendiants a été une véritable cacophonie dans sa gestion législative et humaine. La police s’est retrouvée sous les feux de la rampe du fait de l’incompétence de nos décideurs.

-         La criminalité a explosé en 4 ans à Genève. Le pouvoir judiciaire s’est engorgé avec des procédures trop longues, par manque de moyens, et ce n’est pas Justice 2011 qui va arranger les choses. Trop occupé à retrancher la responsabilité des problèmes sur le Procureur Général, Laurent Moutinot a alimenté un conflit de personne, encore un, en lieu et place de traiter les problèmes policiers et de sécurité. Trop tourné vers la Genève Internationales et le socialement et politiquement correct, le Président du DI ne nous a pas donné les moyens de lutter contre cette criminalité. Pour certains délits le problème est localisé, la solution aussi, mais la non-entrée en matière au sujet de la détention administrative est la preuve de l’inertie du DI.

-         La gestion de l’Euro 2008 a été une catastrophe pour notre département, pas au niveau sécuritaire, mais organisationnel et politique.

-         Enfin, il est temps de se demander où se trouve la plus-value pour la sécurité des Genevois dans la Réorganisation de la Police bâclée et proposée dans l’urgence. Il n’y en a pas, l’intérêt de l’opérationnel et du service au citoyen sont  passés au second plan. À trop vouloir casser la « Grande Maison » et ses statuts, Laurent Moutinot en a oublié de trouver des solutions pour que Genève redevienne une ville où l’on doit se sentir en sécurité. Il n’y a plus de policiers en rue, là est le véritable problème, et ce n’est à nouveau pas Justice 2011 qui va améliorer les choses. Il est urgent que les priorités de la police soient revisitées, avec des moyens nouveaux et une volonté politique affirmée.

Acte V

Véronique Pürro, la solution du parti socialiste pour perdurer dans l’errance.

En prenant connaissance de la candidature de Véronique Pürro, à qui tout le monde destinait le DI, un énorme doute nous avait déjà envahit. Veut-on juste transformer la police en service social de l’État ? Rien dans le parcours de cette personnalité politique ne laisse présager une carrure suffisante pour tenir les reines de notre département. De, plus, nous sortons d’une législature de gauche, avec un socialiste aux commandes, et son bilan est catastrophique. Et ce ne sont pas les propos de la candidate socialiste, reportés dans la Tribune de Genève de samedi, par notre grand ami Marc Bretton, ainsi que le journal Le Temps, qui vont nous rassurer, bien au contraire.

Avec un parti socialiste incapable de déposer une initiative pour le droit de vote des étrangers, mais qui veut des étrangers dans les rangs de la police pour y faire appliquer des lois pour lesquels ces employés n’auraient pas le droit de regard ; avec une gauche genevoise qui ne veut plus de Députés policiers, supprimant ainsi sans raison un droit démocratique constitutionnel ; avec un refus net d’augmenter les possibilités de détentions administratives ; avec une grande idée de simplifier le traitement des dossiers, alors que le nouveau CPP va avoir l’effet inverse assurément ; avec le développement du travail d’intérêt général pour les délinquants mineurs, donc aucun signe fort politique pour endiguer la criminalité de rue ; nous n’y voyons aucune solution pour améliorer la situation critique dans laquelle Genève se trouve. Relevons que le parti socialiste est le seul qui ne parle pas de l'insécurité dans sa brochure tous ménages pour le 11 octobre, mais cela ne nous étonne même pas.

Acte VI

Conclusions. 

Véronique Pürro au DI laisserait présager une guerre sociale et opérationnelle pendant 4 ans entre le Conseil d’État et sa police avec, comme conséquence, une dégradation supplémentaire de la sécurité pour les citoyens de notre canton. Une nouvelle erreur politique, en somme !

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Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, mais la lucidité d’un regard peut parfois mettre à jour celles-ci.

 

24/09/2009

PL 10 541, ou comment ce document législatif a-t'il pu arriver au Grand Conseil sous cette forme bâclée.

 

Ce matin, nous avons rencontré deux représentants du DI, afin de débuter la relecture du projet de loi no PL 10 541 et des ses règlements d'application, réflexion qui aurait du se dérouler en amont. Les représentants de la hiérarchie police et les syndicats de police étaient présents.   

 

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Dans un premier temps, il est apparu qu'une grande incompréhension habite tous les cadres supérieurs de la police, ainsi que nos délégués, sur l'empressement de ce projet de loi et la qualité de rédaction de celui-ci qui est  incomplète, voire prématurée. De plus, les règlements d'application (Rpol) qui se devraient d'être adoptés par le Conseil d'Etat sont imprécis et n'apportent pas les informations attendues par le Grand Conseil.

 

Il parait évident que la Lpol devra à nouveau subir d'importantes modifications durant le premier semestre 2010, dans le cadre de la mise en application du nouveau code de procédure pénal (NCPP), qui va probablement de lui-même engendrer une restructuration du travail du policier et de nos services.

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Divers projets de lois sont aussi en suspends, ils  pourraient amener leur lot de modifications, comme par exemple la création dans la loi de postes intégrés.  

 

Un projet de loi simplifié, portant uniquement sur les modifications nécessaires à la mise en œuvre des travaux sur la "réorganisation de la police", aurait suffi à répondre aux attentes et aux changements attendus par la transparence sollicitée dans le cadre de la maîtrise des coûts des heures supplémentaires et des indemnités. Les autres modifications utiles ou voulues par le Conseil d'Etat, sur ce thème, ne dépendent pas de la Lpol, mais des ordres de service, voire d’un arrêté. Avec ces simples modifications, la mise en place de la nouvelle grille salariale serait ainsi garantie.

 

Pour nous tous, la modification de l'âge de la retraite des policiers et la "fusion" avec la PSI doivent faire l'objet de deux PL séparés, un pour des raisons d'entrée en vigueur des ces modifications et deuxièmement afin de permettre la finalisation des projections et des négociations, avec l'intelligence d'y associer les travaux sur le NCPP. Le but final étant de trouver un "arrangement" qui permette la réalisation de ces travaux, afin de garantir la sécurité publique des genevois.

 

Ce soir, le PL 10 541 a été présenté par le DI à la commission judiciaire et de la police. Nous nous attendons à être aussi auditionnés dans les jours qui viennent, mais il est évident que l’avenir de la police genevoise passe par une réécriture de ce projet de loi. La paix sociale en cette fin d’année ne sera garantie que sous cette condition, c'est une évidence. Les policiers ne peuvent plus vivre dans l'incertitude due aux manquements certains.

 

Nous gardons les portes ouvertes à la négociation, mais à vouloir aller plus vite que la locomotive, le DI risque bien de faire dérailler le train qui est pourtant sur les voies, ceci juste avant les élections.

 

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Le constat d'échec d'un mandat doit-il devenir le bilan d'un parti socialiste divisé et celui de nos élus, je ne le crois pas !

21/09/2009

Lettre d'un jeune gendarme genevois qui se sent trahi par l'Etat.

(Un des nombreux courriers reçus par votre serviteur)

 

Cher président,

 

Par ces quelques lignes, je voulais te faire part de mes remerciements, à ton égard, ainsi qu’à l’égard de tous les collègues qui luttent pour notre bien commun. Votre tâche, ardue et qui doit certainement vous prendre un temps considérable et qui souvent, empiète sur votre vie familiale, n’est je l’imagine pas facile à vivre tous les jours. 

 

 Je suis dans ma septième année maintenant et il est très dur pour moi, parfois même frustrant, de constater que nos syndicats doivent se battre aujourd’hui pour conserver nos acquis sociaux. Ils ont été obtenus pour certains, depuis de  nombreuses années. Il est en effet peu réjouissant de se dire qu’au jour d’aujourd’hui, il est encore tout juste possible de lutter afin de conserver ces acquis.  Il paraît clair voir évident, qu’il n’est même plus envisageable ne serait-ce que d’imaginer obtenir de nouvelles améliorations, quelques elles soient.

 

Alors que je m’engageais dans notre belle corporation, l’âge de la retraite était fixé à 52 ans minimum. Un argument d’ailleurs, que notre employeur n’a pas manqué de souligner lorsqu’il faisait miroiter les avantages de la profession.  Fraîchement débarqués dans les postes,  ils nous arrivaient d’en parler avec les plus anciens. On nous expliquait alors, qu’il serait tout bonnement impossible  de modifier cet état de fait sans quoi, nos élus devraient s’attendre à une résistance acharnée.

 

Je constate tristement qu’aujourd’hui, à cause d'une loi fédérale, nous sommes passés de l’impensable  au très probable ! Même si pour l’instant rien n’est encore fait.  Je ne peux m’empêcher de penser que l’on se moque de nous. Nul ne tient compte de l’engagement que nous avons pris, le jour de notre assermentation, auprès de l’État de Genève et de nos concitoyens.

 

Nous sommes toujours restés fidèles à notre engagement. Pour preuve, il me semble que lors des grands événements tels que l’ont été le G8 ou l’Euro 08, la police dans tout son ensemble s’est montrée plus que présente et les collaborateurs ont su faire preuve d’une disponibilité exemplaire sans jamais rechigner.   Mais qui reste fidèle aux choses que l’on nous a promises. Personne ! Nous travaillons avec nos cœurs et nous subissons des attaques de toutes parts sans nous en défendre pour autant. Lorsque l’on ne nous fait pas passer pour des  fous du volant ou des flics à la gâchette facile, nous sommes des voleurs de paye.

 

Voilà, jusqu’à il y a quelques mois de cela, lorsque je prenais mon service, j’avais cette petite flamme qui faisait que j’étais impatient, parfois comme un gamin, de commencer mon travail, de retrouver mes collègues avec qui, j’allais exercer la plus belle des professions. 

 

Aujourd’hui, je suis démoralisé  et me je me sens dupé, comme pas mal de mes collègues. Les nouveaux aspirants qui ont terminé leur formation et qui arrivent dans les postes se retrouvent face à des jeunes, voir très jeunes, déjà dégoûtés par le système qui nous oblige à fournir toujours plus en nous donnant toujours moins. Comment dans de pareils cas, pouvoir garder la tête haute en leur expliquant que tout ira mieux à l’avenir ?

 

J’espère vivement que les jours futurs seront porteurs de meilleures nouvelles. Sans cela, j’ai bien peur que la qualité de travail et la disponibilité de bon nombre de collaborateurs ne s’en trouvent affectées.

 

Je te remercie d’avoir pris de ton temps, pour lire ces quelques lignes. Je réitère encore une fois tous mes vœux de succès au syndicat, dans l’accomplissement de votre mission.

 

Merci, un jeune gendarme révolté.

                                                                                        

 

 

 

 

15/09/2009

La danse du scalp est terminée, ou comment la police genevoise a-t-elle été trahie par le "chef" de la tribu.

 

Depuis de nombreuses années, rien ne bougeait au DI. Cette dernière législature, quelques aménagements ont bien été effectués, comme les caméras dans les postes de police, un « rapprochement » vestimentaire entre la PSI et la Gendarmerie, un autre avec la "Police" municipale, l’inauguration d’un nouveau poste à Lancy-Onex, un peu de ménage dans les hautes sphères, mais peu ou prou de grandes idées étaient en route sur le chemin de la réorganisation de l’Institution. Une danse du scalp qui aura duré trois ans, trente-six mois de tergiversations, sans courage, sans vision d’avenir, sans se rendre compte que le pire est à venir.   

 

Et puis, il y a six mois, est arrivé le temps des moissons, et là peu de grains à récolter. Alors, comme pour rattraper le temps perdu, une dernière semence est intervenue, sans respecter les délais et avec une grande précipitation, ce qui n’a jamais été bon pour les cultures entreprises.

 

Au résultat, un énorme sac de grains, mais qui n’ont pas germé et que l’on veut nous faire avaler. Un PL qui voudrait, en trois mois, restructurer trois ans de récoltes gâchées et perdues. Aucun homme qui connaît la terre ne se permettrait une telle audace, car à trop aller contre nature, on détruit des années d’entretient des terrains apprivoisés. Par le passé, il y avait déjà eu la politique de la terre brûlée, mais là c’est pire encore.

 

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Comment une centaine d’hommes et de femmes vont pouvoir acheter ce sac de grains avariés pour sa population, embryons d’une culture des institutions qui ne pourront plus servir à ensemencer un champ nouveau et à nourrir sécuritairement le peuple.

 

C’est trahir le peuple que de lui vendre un produit périssable. C’est trahir les ouvriers que de rendre périssable leur gagne-pain !    

 

Et pendant ce temps, le reste des champs, des cultures, sont irrémédiablement attaqués par une invasion de sauterelles, prédateur premier de l’insécurité d’une récolte. L'heure du bilan et des moissons approche, et là nombreux sont ceux qui vont crier misère de ne pas avoir écouté les hommes qui travaillent la terre. 

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Donnez-nous le respect qui nous est dû, écoutez les professionnels du métier et tout ira mieux. Certains avaient notre confiance, il va falloir la gagner une nouvelle fois, car rien n'est pire que la trahison.

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Post lucem tenebrae.

03/09/2009

Le Conseil d'Etat et le Parlement devront respecter les conditions d'engagement de ces nouveaux policiers, pour le serment prêté ce jour, par respect de la profession !

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Force et honneur à ces jeunes gens qui se lancent dans la plus belle des écoles de la vie.
Force et Honneur à ces jeunes gens qui vont tout donner à l'Etat et à sa population.
Force et Honneur à ces jeunes policiers qui vont  découvrir les horreurs de la vie, de la société et du genre humain.
Force et Honneur à ces jeunes gens à qui l'on a probablement menti, car leurs conditions d'engagements ne seront sûrement pas respectées par un gouvernement qui n'a pas la même valeur que nous du serment prêté.
Comme le dit souvent le Commandant de la gendarmerie, dans notre métier il faut avoir la carapace solide.
Je crois bien que cela n'a jamais été aussi vrai.
Bravo les p'tits loups, bonne chance à vous, nous serons tous à vos côtés pour défendre nos intérêts !
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01/09/2009

Réponse à M. Charly SCHWARZ, selon l'Esprit de Genève.

Cher Esprit de Genève,

Suite à votre blog qui annonce que :

"Genève compte 1 policier pour 252 habitants (moyenne Suisse 1/526), Paris est à 1/368, Lyon à 1/385 (moyenne France -hors CRS- 1/263). En Autriche le ratio est de 1/294. Seul l’Italie fait mieux avec 1/212. Ces chiffres démontrent clairement que le problème est ailleurs à Genvève."

Je me dois de réagir.

En page 26 du rapport d'activité de la police genevoise 2008, nous trouvons bien les effectifs de la Police, qui se composent, en chiffres médians 2008, de :

EMP :                                      13 personnes (Direction de la Police)
Gendarmes :                           777
Inspecteurs/trices :                  301
PSI :                                      197 (prérogatives restreintes par le F 1.05.21)
Administratifs :                        383 (qui ne sont pas policiers)

soit un total de 1671 employés, mais pas tous policiers.

Serment.jpgSelon mon explication donnée peu avant, nous pouvons compter qu'à Genève, pour remplir une tâche de maintient de l'ordre en manifestation, il n'y a que les 777 gendarmes formés à cet exercice, la PJ n'étant engagée que comme élément d'observation.

 

 

Selon mon explication donnée peu avant, nous pouvons compter qu'à Genève, pour les tâches généralistes mais complètes de police judiciaire, sur tout le canton, 1078 gendarmes et inspecteurs, et dans le cadre de sa mission les 197 agents PSI.

Néanmoins, sur le chiffre 1078, il vous faut savoir que plus de 35 % ne travaillent pas en rue, pour les besoins administratifs et structurels de la police. C'est donc avec moins de 700 unité que la Police fonctionne 24/24 (là dessus vous enlevez les blessés, les malades, les vacances, le personnel en heures rendues).

Et si mes chiffres et mes "explications en sous groupes complique la perception que peut avoir le citoyen du corps institutionnel en charge de sa sécurité", elles correspondent aux réalités en place à la police genevoise.
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Mais pour avoir un raisonnement généraliste et simpliste, je vous dirai donc Genève et Genève internationale : 1275 policiers sur le papier, mais moins de 700 en rue.

 

 

 

Si les 383 collaborateurs administratifs étaient policiers, nous n'aurions plus aucun problème à la police et la sécurité des rues seraient assurées, mais se sont des commis, des secrétaires, des huissiers, des préposés, des téléphonistes, etc .. et sans eux, la police ne fonctionne pas !

(mais même avec cette vision simpliste, j'arrive à un taux de 1 policier pour 357 habitants, ceci sans compter les 57'000 frontaliers qui travaillent à Genève, ce qui porterait le taux à 1 pour 402, et si l'on veut être proche de la réalité dans le calcul proposé, en tenant compte de mes explications, on arrive à un taux de policier de rue effectif, au service de la population genevoise, de 1 pour 733).

Je ne peux être ni plus précis, ni plus franc, ni plus réaliste.

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