09/03/2010

L'ombre d'un bilan cachée par l'ombre d'une analyse étouffée !

Alors que la commission judiciaire et de la police a rendu un rapport accablant sur le PL 10541.

Alors que l'analyse de ce projet de loi est un véritable diagnostique sur les travaux menés par le DI durant 4 ans, ou tout du moins sur les huit derniers mois de la législature précédente.

Alors que les propos tenus par les députés sont très durs, alors qu'ils ont auditionné les parties concernées, analysé les éléments relevés, synthétisé les faiblesses et les manquements de ce projet de loi, nous avons la vague impression qu'ils sont nombreux ceux qui vont se satisfaire de cet échec annoncé.

Et pourtant, tout reste à faire, et bien plus encore si l'on veut dessiner une vision d'avenir pour la police genevoise, pour la sécurité de la population du canton et pour la crédibilité de hiérarchies étouffées par les lourdeurs politiques.   

Issus de ce projet de loi ;

- Les éléments considérés comme aboutis doivent encore être finalisés à travers divers groupes de travail, dans lesquels rien n'est simple car les vérités d'hier ne sont pas les réalités des textes d'aujourd'hui selon certains de nos interlocuteurs.

- Les éléments considérés comme bâclés doivent faire l'objet de travaux de fond, à travers une réflexion opérationnelle et statutaire.

- Les éléments considérés comme établis doivent encore faire l'objet d'une période de transition dans laquelle rien n'est simple, ni pour  l'employeur, ni pour les syndicats, ni pour la hiérarchie.

La route est encore longue pour réussir ces travaux d'Hercule, mais pour cela il faudra tirer un trait sur un passé récent et repartir avec des idées, des choix, des volontés, des ambitions revus et corrigés, pour la grandeur de nos institutions, de notre police, de notre État de droit.

Rarement un bilan parlementaire aussi lourd aura été déposé contre un ministre de tutelle. Rarement un rapport parlementaire aura été si peu analysé et commenté par le premier pouvoir, une presse pourtant habituellement avide des tracas policiers ou politiques. Rarement ceux qui criaient au loup ou hurlaient sur les syndicats de police n'auront pris si peu de temps pour se retourner et analyser les faits issus d'une réflexion parlementaire pertinente, unanime et au plus près des réalités et des problèmes qui nous occupent.

http://www.tdg.ch/geneve/politique/refonte-police-echoue-...

Un peu comme si l'ombre cachée d'un bilan devait être dissimulée par l'ombre d'une analyse étouffée !

http://www.tdg.ch/geneve/actu/chantier-ouvre-isabel-rocha...

" On a beaucoup tapé sur les syndicats policiers, accusés d’exercer un pouvoir occulte sur le gouvernement, de défendre pistolet au poing ses intérêts corporatistes ou de tenir d’inquiétants discours séditieux. Or, il faut aujourd’hui constater que le rapport parlementaire, sévère, jette une lumière crue sur le plus haut échelon hiérarchique censé mener le navire policier. Cet éclairage semble justifier certaines plaintes de la base."

Bravo à Marc Moulin pour le courage de son analyse journalistique, l'un des rare qui a saisi l'importance de la décision parlementaire qui nous occupe !

L'avenir est devant nous, mais malheureusement il traîne un lourd héritage qu'il faudra revisiter afin de pouvoir avancer, la tête haute, avec franchise et discernement, juste pour assurer à Genève un avenir meilleurs à travers une vision nouvelle.  

Walter SCHLECHTEN

Président de l'UPCP.

 

 

10/02/2010

Un appel urgent de la Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police qui demande une répression sévère en cas de violence contre la police.

La Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police mène une nouvelle campagne contre les actes de violence commis à l'encontre des policiers. En soutenant cette requête urgente, l'UPCP tenait à partager avec nos lecteurs cette prise de position importante.  

La FSFP exige une répression sévère en cas de violence contre la police

 

Des supporters belliqueux à la sortie de manifestations sportives, des automobilistes agressifs lors de contrôles de circulation, des délinquants prêts à faire feu ou à frapper pour éviter d'être appréhendés –  ces derniers temps, de tels actes et d’autres encore contre la police se sont multipliés. La Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police FSFP estime désormais insupportable, la façon dont le nombre de rapports faisant état de policières et de policiers blessés augmente. «La statistique présente des chiffres alarmants : rien qu’entre 2000 et 2008, le nombre des actes de violence contre la police a augmenté de plus de 160%», affirme Max Hofmann, secrétaire général de la FSFP. Dans les pays voisins de l'UE, en Allemagne par exemple, cette évolution est encore plus catastrophique. La Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police refuse de tolérer sans réagir la situation inquiétante régnant également dans notre pays; elle exige que des mesures efficaces soient enfin prises. Dans une pétition, cette organisation de plus de 23'000 membres, active dans toute la Suisse, demande :

-    la réintroduction des peines de prison de courte durée

-    l'augmentation des amendes minimales en cas de violence et de menaces contre les fonctionnaires et les autorités (art. 285 CPS)

-    un doublement de la peine en cas de récidive d'actes tombant sous le coup de l'art. 285 CPS, comme la France le pratique depuis longtemps déjà.

«Le monde politique doit enfin agir, et rapidement même!», souligne Max Hofmann. Pour lui, ainsi que pour la FSFP, la protection des collaborateurs de police constitue une tâche primordiale que l'Etat ne peut négliger de manière irresponsable plus longtemps. Simultanément, il appelle les autorités judiciaires à utiliser pleinement leur marge de manœuvre en cas de violence contre la police. Il déplore que les actes de violence contre les policières, les policiers ou autres représentants de l'Etat soient trop souvent minimisés et leurs auteurs traités avec une indulgence excessive. «Cette pratique va totalement à l'encontre du respect dû à l'Etat, à ses autorités et à ses représentants, ce qui ne peut avoir que des effets néfastes sur la sécurité intérieure», affirme-t-il.

Pour de plus amples informations :

Max Hofmann, secrétaire général, tél. 076 381 44 64

09/02/2010

Pour quelles raisons les policiers de notre canton sont-ils perpétuellement les têtes de Turc de certains milieux politiques genevois ?

Le projet de Loi du député Deneys est-il une nouvelle salve dirigée contre les policiers, ou un message adressé à la Constituante ?

Alors que le parti socialiste est en pleine restructuration, alors que des gens de bonne volonté (Brunier-Velasco-Bolay) tentent de redonner un capitaine, un gouvernail et une voile à ce navire politique, d'autres refusent de monter dans cette arche de Noé, qui veut pourtant et à juste titre se rapprocher de la rue, du peuple, des ouvriers, des syndicats, des préoccupations sociales de la population. Le député Deneys n'a visiblement pas le pied marin et garde une ligne d'horizon qui stigmatise perpétuellement la police.

Depuis 2003, un cercle restreint d'élus, de gauche comme de droite, n'ont comme principale préoccupation que de s'enquérir de l'institution policière, de sa culture, de son organisation, de ses actions, de son statut et des acquis de cette corporation.  

Si le pouvoir Législatif se doit d'observer, d'analyser, de réfléchir et de proposer des solutions pour apporter une plus-value à une institution ou à un problème, on se demande pour quelles raisons ces gens sont habités d'une grande volonté de bloquer, restreindre, étouffer, retenir, contenir, limiter, contraindre, astreindre, dénigrer, abroger, crisper, contrarier, réorganiser, sabrer, statufier la Grande Maison et ses employés.

Personne n'a la réponse à cette question !

Pour certains Mai 68 a laissé des traces indélébiles - Pour d'autres le réveil de ces fonctionnaires qui cherchent à faire respecter leurs droits élémentaires n'a pas encore été digéré depuis 2003 - Pour d'autres encore le poids moral, social, politique pris par nos policiers dans la société devient incompatible avec les règles politiques qui sont en place.

Ce qui nous dérange, c'est que toutes ces action qui stigmatisent sans cesse la police donnent l'impression que notre corporation est devenue une cible, un objectif, une omnibulation, laissant ainsi de côté d'autres professions, d'autres institutions étatiques et surtout les véritables problèmes qui polluent la vie de nos citoyens dans cette société qui perd ses valeurs, ses croyances, ses repères, dont le policier, l'instituteur, le médecin et l'homme d'église faisaient notamment partie.

Le constat est là. La question reste posée, et nous nous interrogeons sur les motivations de ces législateurs ?

A travers sa sélection, le policier est un excellent représentant de la classe moyenne, il est en contact avec les réalités de la vie, de la société, du terrain, auprès du riche ou du pauvre, du jeune ou du vieux, du suisse ou de l'étranger. Il dispose donc d'une bonne expérience pour s'engager, humainement, sociétairement, politiquement, en sa qualité de citoyen au bénéfice du droit d'éligibilité et de représentativité.

Walter SCHLECHTEN

Président de l'UPCP

 

 

03/02/2010

Un discours très franc de Mme ROCHAT Isabel, où elle pose un bilan sans concession sur l'insécurité lors de la prestation de serment des nouveaux policiers genevois !

Ayant été invité à la prestation de serment de nos nouveaux policiers-ières, c'est avec grand plaisir que j'ai écouté le discours de la présidente du DSPE.

Mme Rochat Isabel a pris la parole avec grande émotion, mais aussi avec conviction.

Dans son mot, elle a rendu hommage à un métier, aux hommes et aux femmes qui l'exercent, ainsi qu'aux nouveaux venus dans la profession. Elle a su relever les difficultés de nos fonctions et celles liées à la réalisation de nos missions.

Pour ce premier exercice, elle a dressé un bilan de situation sans concession mais tellement proches des réalités du terrain, de la rue. Elle a su faire preuve d'empathie et de franchise. Ces qualités là n'ont pas de prix.

- Oser dire que nous assistons ces dernières années à une escalade inattendue de la violence, avec une délinquance de plus en plus sophistiquée et une criminalité se comportant en maître des lieux.

- Oser dire que nos citoyens sont effrayés, nos policiers découragés et qu'il partagent leur désarroi devant des quartiers perdus, avec une population qui crie sa colère.

- Oser dire que nous sommes en présence d'une constellation très préoccupante, une situation de crise où nous avons plus que jamais besoin d'engagement et de forces vives.

La présidente du DSPE a su faire preuve d'un courage politique, d'un courage humain, d'une proximité affirmée avec les attentes et les besoins des policiers, mais surtout de notre population.

Au sortir de cette prestation de serment, mes collègues et moi-même étions à nouveau fières d'exercer l'un des plus beaux métiers du monde, fières de servir l'Etat, fières car reconnus et respectés.

Une profession difficile exercée par des hommes et des femmes qui ont fait un choix, celui de servir les autres, de défendre nos valeurs, avec une doctrine importante prononcée lors de ce discours ;

- Ensemble, nous représentons l’Etat de droit, avec ses lois et ses règles de vie commune que nous sommes résolus à faire respecter. Et nous nous en donnerons les moyens ! 

Pour conclure, comme pour réaffirmer la qualité de son analyse, Mme Rochat a repris des termes d’Alexandre Dumas : « un pays sans police est un grand navire sans boussole et sans gouvernail ». Une belle métaphore qui pour rappeler que notre mission est une des plus noble qui soit au service de la Cité.

Je n'aurai qu'un mot Madame ; Bravo !

Walter SCHLECHTEN

Président de l'UPCP

http://www.ge.ch/dspe/presse/welcome.asp?rubrique=discour...

"Photo Chancellerie"

02/02/2010

La montée de la violence et la hausse de la criminalité à Genève ne sont pas des fatalités !

26 janvier 2010, Couleurs locales, une émission régionale de la TSR traite de la problématique des cambriolages récurrents à Genève, 25 par jour, 31 la veille du reportage. On devine une certaine fatalité dans les propos du porte-parole de la police, ainsi que dans la narration du journaliste. Les victimes tiennent un seul discours ; " Y en a marre, nous avons peur".

Le même jour, un hold-up, le troisième cette année, il y en a eu neuf l'année dernière, vient de se dérouler à Plan-Les-Ouates. Un échec pour les voyous qui n'avaient pourtant pas hésité à utiliser des explosifs, équipés d'armes lourdes, pour tenter leur coup. Ce qui choque, l'heure du délit, 18h00 et surtout la proximité d'un centre commercial et d'un quartier populaire d'habitations. Là aussi, les personnes domiciliées à proximité tiennent le même discours ; "y en a marre, nous avons peur" (27 janvier, Le Journal de la TSR - 1245 et 1930).

Retour en arrière. Fin 2009, une campagne politique est menée tambour battant pour les élections cantonales, avec un leitmotiv, l'insécurité. Il aura fallut des semaines pour que ce sentiments devienne lors de ces joutes politiques un enjeu, mais aussi un fait, une réalité reconnue. Chacun y va alors de son programme, de ses solutions, de ses arguments. Les élections se déroulent normalement, le sujet retombe immédiatement aux oubliettes, comme à chaque fois. Souvenez vous, il en avait été de même pour les municipales de 2007.

La hausse de la criminalité est reconnue. Les délits avec violences ne sont plus des faits occasionnels, mais malheureusement des faits divers. Les actes sont identifiés, les causes sont étudiées, les indices analysés, pourtant il nous manque encore une réactivité politique et policière.

Depuis des mois, aucun signal fort, aucun message clair, aucune doctrine déterminée, voire déterminante, un silence qui ressemble à un aveux d'impuissance. Et pourtant, l'augmentation de la criminalité et des violences ne sont pas des fatalités. Genève se doit de devenir pro-actif, moralement, opérationnellement, politiquement. La population est en attente de ce message fort, nos policiers aussi.

"Y en a marre", un cris du coeur de la population genevoise, mais aussi un appel sans ambiguïté à nos dirigeants pour qu'ils prennent leurs responsabilités.

Reste à savoir si l'on préfère diminuer les heures supplémentaires de nos policiers, leur imposer des horaires administratifs, restreindre leurs acquis sociaux et les transformer en fonctionnaires qu'ils ne sont pas, ou lutter contre la délinquance et la criminalité de rue en se donnant les moyens de réussir ce challenge pour l'avenir ?

Walter SCHLECHTEN

Président de l'UPCP.

 

31/01/2010

Les assistants de sécurité arrivent, la police des transports aussi, et pourtant !

Nous tombons sur une offre d'emploi de l'Etat de Genève, et nous nous surprenons de constater que les aspirants assistants de sécurité publique disposaient d'un délai d'inscription au 4 janvier 2010, pour une entrée en fonction au 1er mars 2010. De toute évidence, ces futurs collaborateurs-trices, dont certains seront armés par la suite, ne suivront pas une formation nécessaire avant engagement. Nous relevons dans l'offre publiée qu'ils seront formés "en cours d'emploi" à l'ERAP et au centre de formation de la Police. De plus, ils se retrouveront en classe 12, qui a été durant des années le niveau d'engagement des gendarmes. Heureusement, selon nos dernières informations, l'entrée en fonction a été repoussée au 1er septembre pour ce personnel.

Tout ceci alors que la nouvelle loi sur la police, dans laquelle devrait figurer le statut des assistants de sécurité, n'a pas encore été promulguée.  

http://www.geneve.ch/grandconseil/data/texte/PL10541.pdf

il semblerait que tout aille très vite à travers cette volonté étatique, comme le relevait la TDG il y a peu en parlant de la réorganisation de cette institution. Vu les prestations proposées, la fiche Miope des OPE a été validée pour cette nouvelle profession, dont la première volée devrait surtout réaliser des missions en lien avec la protection du monde diplomatique, dont la garde statique, en uniforme et armé, de lieux stratégiques et d'ambassades.

C'est la commission judiciaire et de la police qui doit être contente, car ses travaux ne sont pas terminés et le PL 10 541 en aucun cas finalisé, ni adopté. Séparation des pouvoirs, anticipation ou précipitation ? 

A se demander si la réorganisation de la police n'est pas désorganisée ?

On peut se poser la question, alors que d'autre problèmes apparaissent comme la création probable d'une "police des transports" aux TPG, grâce aux largesses d'une nouvelle Loi fédérale sur les organes de sécurité des entreprises de transports publics (LOST). Mais une régie publique autonome comme nos TPG peux-t-elle se doter d'un tel corps ? Le doute est autorisé car seules les tâches du service de sécurité pourront être déléguées à des organismes privés, mais pas celles de la police des transports ! De 1975 à 1996, cette entreprise était une régie d'état, mais depuis elle a retrouvé son autonomie ! Peut-on dès lors donner des pouvoirs de police à une régie publique autonome, sans que l'Etat, garant de l'autorité de contrainte et de la force publique, ne dispose d'un droit d'administration plus important ?

http://www.admin.ch/aktuell/00089/index.html?lang=fr&...

Si policier est un métier, la police est en train de perdre son identité, et ça c'est grave.

Mais dans l'attente, engagez vous, la police a besoin de vous, nos policiers aussi, nos citoyens également !

 Assistant de sécurité, une solution pour Genève.

 

 Assistant-e de sécurité publique 3 à 100% 

 3.03.036 cl. max. 12

 

Les assistant-e-s de sécurité sont des auxiliaires de police dotés de pouvoir d'autorité. Ils-elles seront amené-e-s à assurer des tâches de sécurité et des missions d'appui aux policiers, telles que la surveillance du trafic, la gestion des centrales d'appels, la surveillance et le transport de détenus ainsi que l'appui à la protection des sites diplomatiques de la Genève internationale. C'est précisément dans ce contexte de surveillance des ambassades que le département des institutions, respectivement la police recrute aujourd'hui. Le/la titulaire sera amené-e à réaliser des missions en lien avec la protection du monde diplomatique, dont la garde statique, en uniforme et armé, de lieux stratégiques. Le-la titulaire pourra également être appelé-e à appuyer sous l'angle opérationnel ou administratif les policiers/policières dans certaines missions ou lors de grandes manifestations.  

Formation :

Un CFC d'employé-e de commerce ou une formation jugée équivalente assortie d'une expérience de 3 à 5 ans idéalement dans le domaine de la sécurité.  

Connaissances spécifiques :

Avoir des notions d'anglais et/ou d'une autre langue nationale. Etre au bénéfice d'un permis de conduire. L'aptitude à l'usage de l'arme ou la détention du permis de port d'arme serait un atout.

Compétences particulières caractérisant le poste :

Les assistant-e-s de sécurité publique doivent jouir d'une excellente condition physique, d'une moralité irréprochable, d'une grande capacité d'adaptation et d'une résistance avérée au stress.  

Observations:

20 postes sont à pourvoir. Les candidatures seront soumises à la même sélection que les policiers/policières avec des critères pondérés. Les candidat-e-s devront passer une visite médicale complète. Une formation spécifique, ponctuée par un certificat, sera dispensée en cours d'emploi à l'ERAP ainsi qu'au centre genevois de formation de la police.

Lieu de travail:

Corps de police - Genève

Entrée en fonction : 01/03/2010

Délai d’inscription : 04.01.2010

Adresser votre offre à :

Service RH
Ressources Humaines de la police
Chemin de la Gravière 5
Case postale 236
1211 GENEVE 8

Annonce parue le : 04.12.2009

 

 

 

 

 

 

18/12/2009

Mesemrom, l'association de défense des Roms à Genève, a remporté une victoire devant la justice. Prompte réaction du procureur général !

La Cour de justice vient de donner raison à l'association Mesemrom. La notification des amendes infligées à des Roms sans domicile fixe a été réalisée par FAO interposée, comme bien d'autres notifications judiciaires. Elle est illicite selon la Cour. Il faut dire qu'après une telle notification, et dans le cas d'un non règlement des sommes dues, une conversion d'amendes est possible en peine privative de liberté, ce qui a été le cas visiblement dans cette affaire.

Au delà de la décision de justice, l'on est en droit de se demander à qui incombe la responsabilité d'un tel fiasco. Car là ce n'est pas un simple vice de forme, mais un dysfonctionnement étatique. Des centaines d'interventions de police, des infractions dénoncées et rapports établis réduits à néant suite à ce jugement.

Les policiers agissent selon des directives qui, il faut le reconnaître, on été assez nébuleuses ces 20 derniers mois. On se souvient tous des retournements de situations entre les décisions du DI et les volontés du Parquet au sujet de la problématique des mendiants. Mais comme l'on dit chez nous "ordre, contre-ordre, égal désordre".

Dans le cas précis, l'on ne va pas pouvoir faire porter le chapeau, enfin la casquette, à nos pandores. Les tergiversations des pouvoirs politique et judiciaire ont probablement créé les lacunes de procédures qui légitiment aujourd'hui la décision de la Cour de Justice. Ce matin, le Procureur Général Daniel Zappelli réagit vite et bien (réf; Le Matin) ;

Maintenir la pression
«Je ne me sens pas désavoué, réagit Daniel Zappelli. La Cour a admis un problème de procédure, mais sur le fond les armes pour lutter contre la mendicité sont toujours là.» Le magistrat radical n'a aucune intention de relâcher la pression sur les mendiants. Au contraire. Depuis quelques mois déjà, police et ministère public ont changé leur pratique, de manière à remédier à ce problème de notification.

Plutôt que d'envoyer un courrier à une adresse roumaine où il ne trouverait pas son destinataire, les gendarmes peuvent désormais remettre les contraventions en main propre aux personnes concernées, explique le procureur. Dans les cas les plus lourds, le parquet prononcera aussi directement des ordonnances de condamnation, sans passer par le Service des contraventions, prévient-il.

Le nouveau Code de procédure pénale fédéral, qui entrera en vigueur début 2011, permettra de serrer encore la vis aux mendiants. Il permettra aux policiers d'emmener au poste toute personne surprise en flagrant délit de contravention qui n'habite pas en Suisse et ne fournit pas la garantie qu'elle pourra payer. «Je lance cet avertissement sans frais à ceux qui veulent continuer à mendier.»

Enfin un message clair pour l'avenir, car il est enfin temps que Genève se dote de procédures et d'une doctrine politico-judiciaires dignent des problèmes rencontrés. La Constituante devra aussi en passer par là. Il faut des solutions pour nombre de délits, comme pour les dealers de rue et/ou trafic de drogue par métier, mendiants, séjour illégal, traite humaine, violences domestiques, violences contre l'Autorité, émeute, brigandage, meurtre, cambriolage ou vol par métier, infractions graves à la LCR, escroquerie et blanchiment d'argent.

Les Libéraux nous avaient promis une "tolérance zéro", le MCG un "nettoyage" de nos rues, les Radicaux parlaient de rendre les Pâquis à ses habitants, alors que le PDC sollicitait la détention administrative et l'UDC le renvoi des criminels étrangers.

Nous restons en attente des décisions qui vont dicter une politique nouvelle pour Genève lors de cette législature, une réforme qui illuminerait  à nouveau la devise des armoiries de Genève, dans le respect de la séparation des pouvoirs ; 

 

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16/12/2009

Police genevoise, engagement de personnels de nationalités étrangères, protection des données et risques de fuites !

L’affaire de la HSBC est révélatrice des risques que représentent l’accès accordé à des personnes étrangères aux données confidentielles, privées, fédérales, étatiques, judiciaires ou personnelles.

Le vol, la fuite, le renseignement au profit d’un pays étranger n’est pas un risque négligeable. Ces agissements peuvent être motivés par infiltrations d’agents de services de renseignements étrangers, mais aussi par l’argent, par intérêt personnel, voire par patriotisme et sens du devoir vis-à-vis de son pays d’origine. Plus rarement suite à un cas de conscience.

Certes, l’acte commis par Hervé Falciani auprès de la HSBC aurait pu être commis par un Suisse, mais dans ce cas le risque de fuite de la personne aurait été fortement diminué de par sa nationalité, ses attaches familiales, son cadre de vie sur notre territoire. Moralement aussi le risque est moindre, du fait de nos valeurs nationales.  

Loin de moi l’idée de fustiger les étrangers, nous sommes tous conscients que Genève, la Suisse, a besoin des connaissances métiers et de cette manne professionnelle, humainement et économiquement.

Néanmoins, l’accès  à des données fédérales, étatiques, sécurisées, confidentielles voire privées ne doit pas être accordé à n’importe quelles conditions. L’une d’elles est de se garantir de ce risque de disparition de données, par le vol, le renseignement, la fuite.

Depuis des mois, nous, syndicats de police, nous opposons à cette idée politique qui germe à Genève, celle d’engager des étrangers dans la police cantonale, voire des policiers étrangers, français notamment.

Le renseignement a toujours été le nerf de la « guerre » entre États, que les données soient économiques, politiques, sociales, religieuses ou personnelles.

Nous devons nous protéger de ce risque, la clause de précaution doit être une primauté dans les réflexions entamées.

Enfin, la pluri culturalité recherchée pas nos élus, à travers cette idée, liée à la globalisation, est déjà réalisée à Genève. Les personnels policiers genevois étant de véritables panels de la population genevoise, reconnue mondialement pour sa diversité culturelle.

10/12/2009

Analyse à froid du Discours de Saint-Pierre sur la thématique de la sécurité !

A chaud, à Genève, il y a le grand Pascal qui mène des débats, mais à froid, c’est plus rare.

Donc, trois jours après la cérémonie qui a invité nos sept sages à s’approcher des Saintes Écritures, nous revenons sur la thématique de la sécurité qui a été abordée dans le discours officiel du Conseil d’État. Morceaux choisis et analyse ;

« Nous nous engageons donc à former et à recruter des policiers supplémentaires afin de garantir que l’autorité de l’Etat soit mieux respectée dans chaque quartier. »

- Depuis des mois, comme l’ont souvent déclaré et écrit les syndicats de police, le principal élément causal des problèmes rencontrés à la police genevoise, dans son organisation ou dans l’exécution de ses tâches, était le manque d’effectifs. Soutenus par les hiérarchies, les représentants des personnels ont visiblement été entendus.

Va se présenter maintenant un sujet crucial, car moral, éthique, législatif et relevant de l’identité cantonale et nationale, à savoir le débat sur l’engagement d’étranger non naturalisés, voire de policiers étrangers, à la police genevoise.

Selon nos élus du Grand Conseil, cette solution représente deux avantages. Le premier est de donner une pluriculturalité à notre corps. Mais celle-ci existe déjà par la représentativité de la population genevoise et romande, par le biais d'enfants des deuxièmes et troisièmes générations d’immigrés. La légitimité de cet argument est déjà réalisée, elle devient donc caduc. Deuxièmement, on nous explique que cela va permettre de résoudre nos problèmes d’engagements. Le recrutement à la police est en reprise, mais c'est encore insuffisant. Là aussi, nous avons de la difficulté à comprendre pour quelles raisons nous ne ciblons pas prioritairement le bassin Romand, dans lequel un vivier important existe, tout comme un chômage récurrent. Il y a des jeunes gens qu’il nous faut sortir de la problématique de l’engrenage de non formation, de la fin d’apprentissage sans poste fixe, de la recherche d’emploi, voire même du manque de certification. Nous nous devons d’offrir une opportunité à ceux-ci, elle passe aussi par le métier et la formation de policier. Une année préparatoire à l'école de police pourrait être une solution.     

« Ces effectifs supplémentaires devront être l’occasion de repenser l’organisation même de la police, son rôle, les valeurs qui l’animent, sa manière d’être commandée, le fonctionnement de son état-major et son sens des priorités. »

- Repenser l’organisation même de la police, réorganiser l’institution. Si sur le fond cette démarche est possible, ce qui nous manque aujourd’hui c’est de connaître la plus-value recherchée, car changer pour changer n’apportera pas l’essentiel. Divers rapports, contestés partiellement nous vous le rappelons, ont mis le doigt sur le manque de transparence et une certaine opacité de notre mode de fonctionnement et de rémunération. En cela, une réorganisation administrative est souhaitable, car nous n’avons rien à cacher. La lisibilité et traçabilité de notre mode de rémunération doivent être transparentes.

Mais si nous revenons sur la volonté traduite dans le discours prononcer en notre Cathédrale, on y recense le rôle de la police et ses valeurs qui l’animent. Repenser le rôle de la police, c’est remettre en question la politique menée ces vingt dernières années à Genève.

Redéfinir le rôle de la police, c’est une démarche importante, éthique, qui pourrait reconditionner nos fonctions et nos priorités, voire une certaine approche policière de la Genève internationale, onusienne, touristique,  événementielle et culturelle. Si l’on veut une police qui ressemble à l’image portée par l’Esprit de Genève, le rôle de la police peut alors être reconsidéré. Mais n’oublions pas qu’au-delà de cette vision universelle le rôle premier de la police est de faire appliquer les lois pour que la première des libertés de nos concitoyens, que l’on nomme sécurité, puisse être respectée, offerte, maintenue. C’est actuellement à travers les articles 125A et 126 de la Constitution genevoise que l’on devine le rôle de la police, ainsi qu’a travers la Loi sur la police. Ces écrits législatifs manquent de valeurs humaines et fondamentales sur le rôle de la police. La Constituante se chargera d’y remédier, soyons en certain, il faudra donc que la concertation nourrisse les débats entre tous les acteurs.

Définir les valeurs de la police. La problématique de ce travail résulte en une trilogie policière. Si les valeurs constitutionnelles sont identiques pour les trois corps de police à Genève, chaque entité s’est construite sur différents modèles de valeurs.

La police judiciaire, de par son appellation et son travail, est très proche du pouvoir judiciaire. Elle est le cordon ombilical qui relie la mère justice et l’enfant police. Élitiste et parfois nébuleuse, on la nomme aussi populairement la secrète, la police judiciaire va devoir s’adapter au nouveau code de procédure pénal, ce qui va entraîner des modifications importantes de fonctionnement. Son rôle sera d’être plus présente et ses valeurs seront de se rapprocher des autres corps et probablement du travail de rue, de la population. Ce n’est qu’une approche populiste car la structure d’application du NCPP est encore en gestation.

La gendarmerie, de par son organisation et son histoire militaire, est sclérosée dans ses valeurs selon de récents observateurs qui ont produit un essai universitaire. Partiellement, sans être d'accord avec la totalité des remarques soulevées, il faut le reconnaître. Par contre, un certain élitisme hiérarchique est en train de s’imposer, suivant des normes issues de la société civile, administratives et étatiques. Une lourdeur formatrice, pas toujours adaptée aux besoins, vient remplacer des connaissances métiers qui perdent trop de leur valeur. Sclérosée ne veut pas dire qu’il faut abandonner ces valeurs, mais que d’autres doivent venir nourrir ce corps de gens d’armes. Nous ne pensons pas qu’il faut verser dans un corps civil et administratif, cela serait une erreur, mais l’image et le rôle de la gendarmerie peuvent être redessinés.

On associe bien souvent la police de proximité à cette profession, mais les manques d’effectifs nous ont éloignés de cette mission première, qui doit rester le fil rouge de ce métier. La sectorialisation de l’îlotage a correspondu à un abandon du terrain par la masse, de la rue, mais il y avait alors des closes de nécessité.

Comme pour les trois corps, les valeurs humaines et fondamentales doivent accompagner ce fil rouge. Mais ce n’est pas à travers des heures passées sur un banc d’étude que l’on convaincra, mais bien à travers une doctrine dictée dans le rôle de la police, car ces valeurs sont ancrées en nous, de par notre fonction, notre serment et notre proximité avec la misère sociale notamment.

Pour nous aussi, la mise en application du NCPP devrait modifier notre profession, mais probablement et malheureusement en nous éloignant encore un peu plus du travail de rue. Raison pour laquelle, l’augmentation de l’effectif de la gendarmerie demeure une priorité, afin de combler le retard pris et d’anticiper celui qui va survenir.

La police de sécurité internationale a été construite sur différentes valeurs, issues d’horizons et de fonctions diverses, pour créer ce corps de police recomposé. Un problème identitaire subsiste de ce fait, et sur son rôle et à travers ses valeurs. Si cette entité doit survire, ce qui pour l’instant correspond à une nécessité, elle devra se trouver une véritable identité, avec l’aide de la reconnaissance étatique, et des hiérarchies.                

« Le corps de police doit être valorisé dans sa mission d’autorité. Sa présence doit être visible, dans la rue mais aussi dans les postes de quartier. »

- Il est certain que la mission d’autorité doit être valorisée. C’est aussi dans ce but que nous nous définissons comme des fonctionnaires d’autorité. C’est aussi dans ce but que nous défendons nos acquis. C’est égallement dans ce but que nous restons en attente de cette valorisation promise. Mais nous étions certains que le pouvoir politique était conscient de ce fait, le contenu du discours de Saint-Pierre est venu le confirmer.

La manque de présence policière est symptomatique du manque d’effectifs et de la pluralité des missions, des tâches, du cahier des charges. L’augmentation de l’effectif et la redistribution des rôles et des missions devraient aider dans un premier temps à retrouver un second souffle.

Par contre, la visibilité des postes de quartier est à double tranchants. Il est prouvé que les citoyens ne vont pas à la police, mais ils sont en attente que la police vienne à eux, qui plus est dans des situations conflictuelles, délictueuses ou de victimisation. Laisser une porte ouverte s’est bien, répondre à la demande sur le terrain c’est mieux. La loi prévoit deux postes ouverts 24/24, c’est suffisant. Les moyens de communications modernes permettent d’entrer en contact rapidement avec les services de police, même dans l’urgence, surtout dans l’urgence. En cela, la réactivité et l’efficience de nos services doivent être améliorées pour répondre aux attentes de cette population.  

Ce n’est pas le policier au poste qui aide son quartier, mais c’est bien le policier dans son quartier qui aide la police à être performante.   

Une analyse à froid, prise avec un certain recul. Ce n’est ni un essai, ni une vindicte, juste un point de situation d’une période transitoire dans les grands travaux qui attendent la police genevoise.

08/12/2009

Discours de Saint-Pierre, sécurité, police, justice, avenir !

Toujours au repos, j'ai pu suivre, comme tous citoyens, la cérémonie de prestation de serment de nos sept sages sur Léman Bleu.

Attentif à l'allocution de Guy Mettan, Président du Grand Conseil, qui nous a gratifié d'une dépose de jalons pour visiblement démontrer que la séparation des trois pouvoirs sera le leitmotiv de la législature nouvelle, j'attendais le Discours de Saint-Pierre avec curiosité.

François Longchamps, Président du Conseil d'Etat, s'est honorablement soumis à cet exercice pluriel, car nourri de de multiples thèmes.

Vu ma position, je ne retiendrai que la partie intitulée Garantir la sécurité publique, à travers les engagements pris in corpore par le Conseil d'Etat ;  

"Poser des repères pour avancer, c’est aussi rappeler que la première de nos libertés s’appelle la sécurité. Les États ont originellement été constitués pour la garantir. Les premières victimes de l’insécurité sont toujours les personnes modestes ou vulnérables qui attendent de l’État un appui ou une protection. Genève doit retrouver, en la matière, quiétude et sérénité.

Nous nous engageons donc à former et à recruter des policiers supplémentaires afin de garantir que l’autorité de l’État soit mieux respectée dans chaque quartier. Ces effectifs supplémentaires devront être l’occasion de repenser l’organisation même de la police, son rôle, les valeurs qui l’animent, sa manière d’être commandée, le fonctionnement de son état-major et son sens des priorités. Le corps de police doit être valorisé dans sa mission d’autorité. Sa présence doit être visible, dans la rue mais aussi dans les postes de quartier. Nous devrons aussi garantir une meilleure coordination avec les polices municipales. La nouvelle loi qui entrera en vigueur dans quelques jours y contribuera.

Il s’agira aussi de rappeler que les criminels doivent aller en prison, et non purger des peines symboliques. Tout ne dépend pas seulement de nous : des réformes fédérales sont attendues et la justice doit, dans le cadre des prérogatives qui sont les siennes, jouer son rôle et assumer ses responsabilités. L’État de Genève doit, pour sa part, mener rapidement à son terme la construction de places de prison supplémentaires et créer un centre de détention administrative pour les délinquants sous le coup d’une décision de renvoi, qui sont indésirables dans notre cité."

Victimes - Protection - Quiétude - Sérénité - Former - Recruter - Garantir le respect de l'Autorité de l'Etat - Repenser - Organisation - Rôle - Valeurs - Fonctionnement - Etat-major - Priorité - Valorisé - Visible - Coordination - Polices municipales - Nouvelle loi - Prison - Construction - Détention administrative - Indésirables.

Des mots très forts pour démontrer que la première de nos liberté s'appelle sécurité. Des mots très forts pour restructurer la police. Des mots très forts pour responsabiliser l'Etat et probablement rassurer la justice et la population. Des mots très forts auxquels je trouve écho, ils m'interpellent, ils me surprennent, ils m'encouragent à continuer le travail d'information et de crédibilisation entrepris auprès de nos politiques , de nos médias,  de nos citoyens depuis des mois.

Ces mêmes mots me laissent avec une grande incertitude, à laquelle seule notre Présidente de Département aura une réponse adéquate. Je reste donc, avec mon comité, en attente de cet échange, de cette rencontre inévitable et souhaitable pour tous, pour les bien de l'Etat, de la sécurité, de notre corporation et de l'avenir de Genève.

Dans un autre registre de l'analyse, je remarque que le Procureur Général de la République n'a pas pris la parole cette année. La séparation des trois pouvoirs est donc affirmée, respectée. Elle devrait donc aussi ressortir logiquement des travaux de la Constituante.

Enfin, je remarque que le "hasard" des actualités se rejoint en ce grand jour. Alors que le nouveau Conseil d'Etat prête serment, qu'une direction assez ferme et décidée est édictée, Yves Patrick Delachaux et Frédéric Maillard publient un essai intitulé "Police, état de crise ? Une réforme nécessaire".

J'ai bien évidemment commandé ce recueil dont j'attends livraison. Je vais le lire avec attention. L'on devine à travers les quelques extraits parus que les mots son durs, la critique acerbe, l'analyse franche. Mais je n'arrive pas encore à y deviner une impartialité totale. Donc je vais me plonger dans cette lecture pour mieux comprendre, mieux deviner, mieux identifier, mieux agir et réagir.

Ce qui est certain, c'est que tel ouvrage va blesser s'il est mal écrit, va heurter s'il est trop bien écrit, va être rejeté s'il est ma décrit. Sans tout prendre pour argent comptant, cet essai ne devrait pas devenir la bible de la police genevoise, je pense qu'il faudra en retirer des éléments, car il est trop rare que la liberté d'expression puisse aller aussi loin dans la critique d'une institution.

De grandes lectures nous attendent donc ces prochains jours, eux, vous et moi. Alors, tournons la page !