23/08/2009

Elections du Grand Conseil : liste no 10 : Citoyens-Policiers

Election au Grand Conseil du 11 octobre 2009

 

Liste no 10 Citoyens-Policiers

 

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Depuis de nombreuses années, la politique est sclérosée par le manque d’imagination de nos élus, représentants du peuple qui n’ont plus de vision d’avenir et qui visiblement n’apprendront jamais à faire de la politique autrement. Dans la volonté de changements, l’important c’est d’avoir une idée, de la faire connaître, de susciter l’intérêt des autres et ouvrir le débat avant de convaincre. Au final, c’est l’aboutissement de cette idée qui devrait faire progresser les choses, pour autant que tous les partis se retrouvent autour d’une même doctrine, à savoir le bien de notre société et de nos citoyens.

 

Il y a donc quelques semaines, le 17 juillet précisément, suite à ce fameux orage nocturne qui a troublé plus d’un esprit de par sa force, une idée m’est venue, celle de provoquer le débat en annonçant le futur dépôt d’une liste Citoyens-Policiers avant le 24 août à midi, dans le cadre de l’élection du Grand Conseil du 11 octobre 2009.

 

http://minet.blog.tdg.ch/archive/2009/07/17/droits-democratiques.html

 

Cette annonce a résonné comme un coup de tonnerre supplémentaire dans la torpeur des journées genevoises. Et le but recherché a été entièrement atteint. Elle a suscité l’intérêt de nombreuses personnes, du politique aux journalistes, du collègue de travail aux citoyens. Le débat a été ouvert sur quelques blogs, alors que votre serviteur ne s’est pas épanché sur le sujet. Il a laissé le doute s’instaurer, en y ajoutant une pincée de sel provocante et un tour du moulin de suspense. Il y a eu peu de critiques négatives sur ce projet, juste quelque avis qui trouvait cette initiative loufoque.

 

Pourtant, plus la date limite de dépôt des listes officielles approchait, plus la question cruciale se retrouvait sur toutes les langues de mes lecteurs.

 

Alors, allez-vous déposer cette liste de Citoyens-Policiers ?

 

La réponse était attendue pour demain à 1159, soit une minute avant la clôture des dépôts de listes, la voilà en primauté.

 

Cette idée avait été émise sur le ton de la provocation, mais sur les bases d’une probabilité plausible. De nombreux messages de sympathie et d’encouragement nous sont parvenus. De ce fait l’idée orageuse a germé et elle est devenue une alternative évidente aux maux genevois, à l’indécision des électeurs et à la perte d’identité des partis traditionnels. Le message très clair qui résulte de cette expérience est que le peuple genevois est prêt à entendre de nouvelles voix et cherche à se reconnaître à travers un élan nouveau. A ne pas douter qu’à travers les valeurs défendues par les policiers, l’honneur, la justice des hommes, la fraternité, la mutualité, la servitude pour son prochain,  le respect, la famille, l’éducation, la loi, les règlements, le sens de la vie, tout en étant des représentants de la classe moyenne genevoise, ces policiers-citoyens auraient trouvé écho à leur doctrine.

 

Néanmoins, il n’y aura pas de liste no 10 Citoyens-Policiers.

 

Les raisons principales sont les suivantes :

 

1)      On n’improvise pas une telle liste, elle doit demander une structure, des bases administratives, humaines, morales, financières.

2)      Les initiateurs de cette idée ne peuvent pas se permettre de se disperser, sachant que leur profession fait l’objet d’une réorganisation très importante et qu’ils demeurent des partenaires incontournables dans les débats.

3)      A quelques heures de la date buttoir, nous constatons aussi que les citoyens-policiers sont déjà très bien représentés dans les candidats annoncés. Au moment de cet écrit, nous ne comptons pas moins de 11 postulants dans 6 partis différents. Au-delà des personnalités très diverses et des idées des partis qui seront représentées, nos valeurs inhérentes à l’exercice de notre profession seront omniprésentes (voir photos).

4)      En adoptant cette position, nous nous donnons aussi le droit de rester dans un partenariat, voire une opposition, neutre et totalement indépendant de toute alliance politique. A travers ce statut, nous gardons notre force, notre crédibilité et la porte ouverte aux débats d’idées. Nous serons probablement plus écoutés, et entendus, en nous démarquant de la vie politique genevoise.

 

Ce qui est certain, c’est que l’idée d’une alternative avec un groupe de Citoyens-Policiers va faire du chemin. Les résultats de la prochaine législature pourraient faire que la concrétisation de ce mouvement se produise dans 4 ans. D’ici là, nous aurons réglé les problèmes liés aux Institutions. Nous pourrons aussi préparer et organiser cette alternative, afin de proposer un projet concret, avec un programme et des objectifs ciblés représentatifs de nos valeurs.

 

Si la liste no 10 Citoyens-Policiers n’a pas vu le jour, une idée forte d’alternative à la politique usuelle est née. Dans l’attente, nous vus invitons à vous rendre aux urnes pour le 11 octobre, pour voter.

 

Votez pour qui vous voudrez, mais votez car l’abstentionnisme est le pire ennemi de la démocratie.

 

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Pour conclure, à titre d’information, veuillez trouver la liste des gens issus du corps de police en qui nous pouvons retrouver certaines de nos valeurs (en espérant n’avoir oublié personne, n’ayant pas accès à toutes les listes déposées d’ici demain). 

 

 

BORLOZ Marcel                    LIBERAUX

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CERUTTI Thierry                   MCG

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CIVINO Giovanni                   RADICAUX
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DUCROT Jean-Claude           PDC

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GELY David                           RADICAUX

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GOLAY Roger                       MCG

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LAURENT Pierre-Alain         DEFENSE DES AINES, DES LOCATAIRES, DE L'EMPLOI & DU SOCIAL

 

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PISTIS Sandro                        MCG

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PYTHON André                     MCG

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VOUMARD Jean-Marie         MCG

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et

 

FALQUET Marc                       UDC

 

(pas de photo) 

 

 

 

20/08/2009

Genève, Genève, Genève, Genève, Genève : ville internationale sûrement, ville à plusieurs visages, certainement !

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C'est incroyable comme notre canton, et notre ville, sont devenus en quelques semaines le centre d'intérêts de nombreux analystes.

 

- Tout a commencé en juin, Genève, huitième ville la plus agréable au monde pour The Economist, juste devant Zurich. Cette enquête a classé 140 villes du monde en fonction de 5 critères : conditions sanitaires - stabilité - culture / environnement - éducation - infrastructures.  Selon cette analyse, nos deux villes auront peu, le cas échéant, de défis en matière de qualité de vie, comme toutes les villes ayant obtenu plus de 80 points d'ailleurs.

 

- Puis en juillet on nous annonçait que Genève détenait toujours le triste record du taux de chômage le plus élevé de Suisse, avec une pointe à 6,8 %. Il est à relevé que la moyenne helvétique se monte à 3,6 %. L'année dernière, à la même période, les mêmes données étaient de 6,7 % pour Genève et 2,3 pour la Suisse.

 

- Est arrivé août et la dernière étude mondiale "Prix e Salaires 2009" de l'UBS, réalisée tous les trois ans. Genève et Zurich on déclassé Londres et sont les deux villes les plus chères du monde. Faut dire que la forte dévaluation de la livre sterling a fait plonger la City dans la moyenne Europe. Il ressort néanmoins que nous disposons de salaires exceptionnellement élevés, doublés de prélèvements obligatoires relativement faibles. Dans aucune autre ville du monde, les personnes actives n'ont autant d'argent à la fin du mois qu'à Zurich et Genève.

 

-  Toujours en août, le Crédit Suisse nous a gratifié de son classement des villes les plus attractives de Suisse, sur la base de 5 critères : le niveau d'imposition - le niveau de formation - la présence de personnel qualifié - les transports publics sur le sol cantonal et enfin les liaisons CFF. Tout ceci nous donne l'indice baptisé "indicateur de qualité de localisation". Genève, grâce au projet du CEVA, à l'augmentation des fréquences de trains dans l'arc lémanique et enfin le développement de son réseau de trams, gagne un rang et se positionne en quatrième place, derrière Zoug, Zurich et Bâle.

 

- Reste la dernière "statistique", émanant d'Al-Arabiya, deuxième plus importante chaîne de télévision du monde arabe, selon laquelle Genève serait devenue aussi dangereuse que le Bronx. Comme critère objectif, un fait divers malheureux qui a porté atteinte à un ressortissant Saoudien.

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Ce qui est certain, c'est que tous ces classements ne vont pas changer la vie des genevois. Pour l'instant, chez nous, au premier rang, l'on trouve dans les indices populaires une très grande insatisfaction sur la situation actuelle, sur les transports, sur les travaux, sur la sécurité intérieure, sur le taux de chômage, sur le coût de la vie, sur le prix des loyers, sur la rentrée des classes surchargées qui arrive, sur la politique menée pour améliorer les choses.    

07/08/2009

Dépôt d'une nouvelle liste, le temps passe ...

Tic - Tac - Tic - Tac - Tic - Tac

 

Élections au Grand Conseil, plus que 17 jours pour déposer une liste au service des votations et élections, 25 route des Acacias. Le 24 août 2009, à midi, soit il sera trop tard, soit certains auront fait le choix d'attendre 4 ans.

 

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Au-delà du choix citoyen de s'engager en politique, au service de la collectivité publique, de la population genevoise et de la République, il y a aussi un choix moral, étique et issu de convictions profondes.

 

La famille, l'emploi, l'éducation, l'accès aux soins, une politique sociale et culturelle proche des citoyens, le développement durable, ainsi qu'une sécurité retrouvée dans nos rues, sur notre canton, sont les objectifs logiques qui se dessinent pour nous.

 

C'est un peu court me direz.-vous, on dirait un programme communal, qui manque d'envergure pour le canton, pour la région, pour la Genève internationale. 

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Mais la question que je me pose est celle-ci.

 

N'est-il pas le moment de privilégier les habitants de la République, le développement de ses terres et de notre cadre de vie ?

 

Depuis des années, la Genève internationale est une priorité, en investissements, en infrastructures, en image. Cette fameuse image que l'on veut préserver aux yeux du monde a un prix, au risque de voir certaines grandes organisations quitter notre canton. De grandes villes européennes n'attendent que ça pour offrir leurs services. Mais quelle est la limite que nous pouvons accorder à cette surenchère constante. L'agrandissement de l'OMC en est un bon exemple, les réactions d'opposition aussi.

 

home01.jpgCe qu'il ne faut pas perdre de vue, et qui doit redevenir une priorité politique, c'est que le monde international implanté sur notre canton n'est rien si Genève, sa ville, ses communes, sa région, ne sont pas capables d'offrir logo_lang.gifun qualité de vie qui correspond aux attentes des délégués de ces institution, ainsi qu'à celles de la population.

 

Il y a aussi le pari économique, celui de faire de notre canton un pôle d'excellence dans le milieu de la recherche, des technologies nouvelles et du développement durable. Si l'on veut que les ténors de ces branches s'installent sur nos terres, au-delà des infrastructure, il faudra aussi garantir une qualité de vie, et une sécurité publique incontournable, pour convaincre ces investisseurs potentiels, qui c'est certain représentent l'avenir de notre canton, économiquement parlant et au sens de l'image.     

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Redonnons nous le temps d'une législature pour procéder à ce grand lifting urbain, social, sécuritaire, pour mieux convaincre sur le long terme et redonner une image nouvelle à la Genève internationale. Vos policiers sont aussi en attente de ces résultats. Quatre ans c'est long, mais c'est aussi le temps du renouveau.

 

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03/08/2009

La rentrée politique approche, malheureusement.

Minet se dit que la fin d’année des genevois va être difficile.

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Devant l’agenda qui nous occupe, l’économie genevoise va s’arrêter pour retenir son souffle durant quelques semaines, avant de laisser passer la trêve des confiseurs. Je vous le dis, l’automne et l’hiver 2009 vont être ténébreux. Alors que nous nous devons d’attendre les répercussions de la crise sur ce deuxième semestre, l’État va se retrouver au ralenti.

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Le monde politique lui va jouer son avenir durant ces mêmes semaines. Une belle et grande partie de poker menteur, mais moi je n’aime pas la mise de départ, le budget 2010.

 

 

 

 

Étudions donc notre calendrier. Le mois de septembre va correspondre à la rentrée politique, mais cette dernière, avec un certain nombrilisme, sera entièrement dévolue à la votation du 16 septembre, où l’Assemblée fédérale va choisir le septième sage.

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Puis arriveront les votations du 27 septembre, fédérales, avec la balance AI - TVA, cantonales avec sept sujets, qui ne partiront pas en fumée j'espère. Cigarette.jpg

 

 

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Ce paquet sera suivi du 11 octobre avec l’élection du Grand Conseil. Pour briguer une place dans ce parlement, la guerre des mots, des idées, des photos, aura bel et bien pris son essor durant l’été indien.

 

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Suite à cette première décision populaire, c’est le 15 novembre que se dérouleront les élections au Conseil d’État. Fidèles à eux-mêmes, les genevois vont probablement élire un contre-pouvoir au Parlement fraîchement dessiné. La peur et le manque de confiance en nos politiques n’ont pas de visage, mais elles se devinent à travers les scrutins.CE1.jpg

 

 

Viendront immédiatement les votations dites « populaires » du 29 novembre, pour lesquelles je crains un taux de participation assez faible malheureusement. Les citoyens genevois seront déjà gavés, ils en auront plein les urnes et les débats politiques antérieurs et houleux n’auront pas aidé la population à se déterminer.

 

 

 

 

 

 

Il ne restera plus qu’au Parlement de voter un budget dans l’urgence, comme en 2005, sachant que dans l’ordre des priorités, celui-ci va être reporté début décembre.

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Au retour de la trêve des confiseurs, je ne sais pas ce que nous, citoyens genevois, allons retrouver. Mais j’ai la très forte impression que le programme proposé n’est pas le meilleur des amuses bouche pour commencer une législature de quatre ans, qui a déjà les deux pieds dans la crise, avant une vilaine grippe qui ne va rien arranger.

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30/07/2009

Délit de "Bonne Gueule" au Parlement genevois

 

 
 

L’autre soir, étouffant sous la chaleur trop sèche d’une nuit d’été, je ne trouvais pas le sommeil. Je me suis souvenu que j’avais promis de faire un petit classement des « moins mauvais députés genevois » lors de l’un de mes prochains blogs nocturnes. Trouvant que ce thème pouvait attendre l’automne, je me suis plongé dans les profondeurs de la nuit en regardant la télévision.

 

Là, une émission nous démontrait qu’il était possible qu’un candidat à une élection puisse rassembler plus de suffrages, sur le simple fait que sa photo dégageait une certaine empathie. C’est ce que je qualifierais comme étant le « délit de bonne gueule ».  

 

Le premier test de ce reportage fut celui de comparer les résultats réels d’une votation régionale avec l’avis de citoyens d’une autre contrée, qui eux n’ont émis leur intention de vote qu’en examinant simplement les photos anonymes des candidats, élus que donc personne ne connaissait. Ces cobayes n’avaient que pour seul jugement l’impression dégagée par la photo de tel ou tel candidat, ou candidate, par sa tenue, son visage, les traits de celui-ci, son expression, son sourire, voire la confiance, la sincérité ou l’honnêteté qui pouvaient se dégager du cliché.

 

Le résultat fut surprenant, car entre le choix citoyen des premiers et le choix visuel des seconds, il n’y avait pas beaucoup de différence en pourcentage de voix accordées.

 

Ces mêmes clichés ont alors été présentés à une classe d’école primaire. Il a été demandé à ces enfant de choisir quel capitaine il prendrait pour conduire un grand bateau. Là aussi, la principale personnalité élues par les électeurs a obtenu le plus de suffrages, choix pourtant issu du regard innocent de l’enfance.

 

A travers ces exercices, il a été démontré toute l’importance de la présentation, du paraître, de la qualité d’un cliché, d’une affiche, du choix d’une expression, d’une tenue et du sentiment que pouvait dégager un visage. En conclusion, il ressort que la subjectivité de cet impact visuel est bien plus important que prévu initialement. A quelques mois des très importantes élections genevoises, cet aspect là, qui est pourtant connu de tous les partis, n’est donc pas à négliger.

 

J’ai alors, juste pour rire, comme un jeu auquel je vous invite maintenant, voulu faire un test avec nos députés genevois. J’ai donc, au regard des photos de nos élus du Parlement, choisi  deux personnes par parti, sur la simple empathie dégagée par les visages proposés sur le site de l’Etat, pour qui mes intentions de vote pourraient aller avec ce simple jugement.  

  

Pour ce petit jeu, il m’a fallu oublier mes valeurs, mes idées, mes ressentis et mes amertumes, pour ne me fier qu’aux visages présentés sur les clichés et aux impressions personnelles dégagées par ceux-ci.  

 

C’est donc en toute empathie que je vous livre mon résultat. Mes "délits de bonnes gueules" sont :

 

Pour les PDC :                          Nelly GUICHARD et François GILLET

 

Pour les Verts :                         Sylvia LEUENBERGER et Pierre LOSIO

 

Pour l’UDC :                             Olivier WASMER et Philippe GUENAT

 

Pour les Socialistes :                Mariane GROBET-WELLNER et Roger DENEYS

 

Pour le MCG :                            Roger GOLAY et Thierry CERUTTI

 

Pour les Radicaux :                    Claudine GACHET et Jacques JEANNERAT

 

Pour les Libéraux :                     Béatriz de CANDOLE et Olivier JORNOT

 

A vous de jouer : http://www.ge.ch/grandconseil/grandconseil/deputes.asp 

 

Vous verrez le résultat est surprenant, on arrive même à « apprécier » le visage de gens qui parfois nous détestent !

 

En conclusions :

 

1)      Mesdames et Messieurs du Parlement, changez vite de photo, surtout si vous êtes candidat à une réélection dans deux mois.

 

2)      Ce qui est certain, c’est qu’il y a du travail de « relooking » pour une petite PME genevoise.

 

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       Minet !                                

 

 

 

 

17/07/2009

Droits démocratiques - Elections genevoises

Bel orage cette nuit, et comme je n'arrive plus à dormir, je me souviens du grand Coluche et il me vient une idée.

Durant ces vingt derniers mois, la qualité de Député-Policier a souvent été mise en cause dans l'hémicycle du Grand Conseil. Certains ont même osé dire qu'il n'était pas normal que des policiers siègent dans ce Parlement, comme si nos argoulets des temps modernes ne devaient que se taire et obéir aux élus du peuple.

Alors je me demande, sous le ton de la provocation, pourquoi on ne lancerait pas, d'ici le 28 août, une liste pour les élections au  Grand Conseil qui ne comprendrait que des policiers, une douzaine de noms, de toutes convictions et de tous les horizons.

J'entends déjà les "hommes politiques" réagir, tous partis confondus, prétextant qu'avec le manque d'effectif dont souffre nos pandores il n'est pas normal qu'ils s'attèlent à d'autres tâches, et pourtant.. Avec un bon programme, pas politiquement élitiste mais proche des réalités du terrain, de la société, de nos familles, un bon coup de fouet dans l'hémicycle ferait du bien à certains élus qui dorment sur leurs idées farfelues, leurs convictions désuètes et leur inaptitude à se rapprocher des problèmes de la population pour y trouver des solutions adéquates.

L'exercice des droits démocratiques est garanti par la Constitution, et avec un électorat potentiel de 10 à 12 %, cette idée devrait faire peur à certains, mais aussi créer des vocations chez d'autres. Vivement le 29 août et la rentrée de septembre ...

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Michel Gérard Joseph Colucci, La Politique :
  1. Le mois de l’année où le politicien dit le moins de conneries, c’est le mois de février, parce qu’il n’y a que vingt-huit jours.
  2. Je ferais admirablement remarquer aux hommes politiques qui me prennent pour un rigolo que ce n'est pas moi qui ai commencé.
  3. Pour être politicien, cinq ans de Droit, tout le reste de travers.
  4. La différence entre les oiseaux et les hommes politique, c'est que de temps en temps les oiseaux s'arrêtent de voler !
  5. Les politiciens mettent de l'argent dans les prisons et pas dans les écoles, parce que l'école ils sont sûr de pas y retourner...
  6. La moitié des hommes politiques sont bons à rien. Les autres sont prêt à tout.
  7. Les politiciens, il y en a, pour briller en société, ils mangeraient du cirage.
  8. Les gens élisent un président de la République et après, ils disent :
    c'est quand même un mec formidable, puisqu'il est président de la République.
  9. C'est pas compliqué, en politique, il suffit d'avoir une bonne conscience, et pour ça il faut avoir une mauvaise mémoire !
  10. La dictature, c'est "ferme ta gueule". La démocratie, c'est "Cause toujours"
  11. Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler;
    les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire.
  12. Les dirigeants ont promis qu'ils tiendraient bien leur promesses.
    Entendez par là qu'ils ne sont pas près de les lacher.
  13. Vous savez que les hommes politiques et les journalistes ne sont pas à vendre. D'ailleurs, on n'a pas dit combien.
  14. Les gens disent tout le temps : "Moi j'ai voté pour celui-là, et puis maintenant au lieu de foutre du pognon dans les écoles, il met du pognon dans les prisons !"
    Hé ! dis donc, il y a un truc dont on est sûr quand on est ministre, c'est qu'on ne retournera pas à l'école, tandis qu'en prison...
  15. Les hommes politiques, c'est des hommes qui font le même métier que moi sauf qu'ils mettent moins de rouge sur le nez.
    Mais ça je pense qu'ils devraient en mettre plus, ils feraient plus marrer.
  16. Ça fait beaucoup marrer les gens de voir qu'on peut se moquer de la politique, alors que dans l'ensemble, c'est surtout la politique qui se moque de nous.

28/04/2009

Président de l'UPCP, dernier mandat.

Lundi 27 avril 2009, 2045, Walter SCHLECHTEN annonce à l'Assemblée Générale Ordinaire de l'UPCP qu'il va effectuer sa dernière année avec le mandat de Président. Il remettra celui-ci début 2010, lors de l'AGO de printemps. Cette annonce a été accueillie à la légère dans un premier temps par les membres présents. "Il changera d'avis d'ici là - Il ne peut pas nous faire ça - Il fera encore 3 ans, tu verras".

Pourtant, la décision du Président de ce syndicat est ferme et définitive, car mûrement réfléchie et irrévocable.

Après une année compliquée comme Secrétaire général en 2006, comme second d'Alain DEVEGNEY, un exemple de loyauté et de franchise, il vient de termier sa deuxième année de présidence.

La première, en 2007, avec les très grosses négociations sur le 13ème salaire, ainsi que sur le statut des fonctionnaires, l'inaptitude à la fonction et les sanctions disciplinaires, aura été une mise en bouche copieuse.

L'année dernière, soit en 2008, avec l'Euro08, le mouvement social et de colère des policiers d'octobre à janvier, le conflit avec la Commission des Finances, le DI, la Cour des Comptes, Champ-Dollon et l'opération Cadenas, le rapport ANNONI, représente un plat de résistance déjà indigeste.

2009 c'est déjà la réorganisation de la Police, la nouvelle grille salariale, des groupes de travail avec le DI et le DF, l'âge de la retraite, les indemnités, le recrutement, un menu gargantuesque.

Pourtant, s'il a l'estomac assez solide, il a probablement compris que rien ne sert d'avoir les yeux plus gros que le ventre. Comme dans tous les bons restaurants, une fois que l'on a dégusté l'ensemble du menu, l'on ne revient jamais tout de suite à cette même table, histoire de prendre du recul, pour redonner goût à nos envies, à nos papilles, de découvrir de nouvelles saveurs.

Minet va terminer le menu proposé, car motivé et motivant, il va même manger du lion, mais soyons certain qu'il ne reprendra pas un supplément, sous risque d'indigestion. Car rien n'est pire que de tenter de digérer le mensonge des hommes, les promesses non tenues des uns et les belles paroles des autres. La politique est un plat indigeste qui manque de sel, de poivre et de franchise.

Minet5.jpgNos citoyens méritent mieux que ces gens qui préfèrent nuire à la police en lieu et place de lutter contre la criminalité en constante augmentation, tout comme la violence dans nos rues, en donnant de véritables moyens à nos policiers.

Minet retournera alors en rue, faire son métier de coeur, flics de rue, au service des citoyens genevois.

 

 

19/02/2009

"Policiers Municipaux"

Le « Pyromane » ne veut pas attendre le résultat du vote du Grand Conseil de ce soir, au sujet du projet de loi sur les ASM, car il en connaît malheureusement la réponse.

 

Genève va se retrouver avec une quatrième police sur le canton, ridicule politique de nos élus, incapables d’avoir une vision d’avenir, pire encore d’avoir une réponse crédible à nos problèmes de société, pour lutter contre la criminalité galopante.

 

- Ainsi nous aurons la gendarmerie, dont le cahier des charges est clair, mais dont les priorités hiérarchiques et politiques le sont moins, au détriment de la volonté des gens d’armes de travailler en rue pour lutter contre la criminalité, au service de sa population. Le temps de travail dévoué à la Genève Internationale et sportive gangrène les priorités sécuritaires de ce corps uniformé.  

 

- Nous aurons la Police Judiciaire, qui elle aussi en manque d’effectif, ne peut plus gérer les petites enquêtes judiciaires, tout en voyant arriver au loin un nouveau code de procédure pénal qui ne devrait pas faciliter les conditions de travail de ces policiers.

 

- Nous aurons également la Police de Sécurité Internationale, entité en pleine refonte, avec des statuts nébuleux et un cahier des charges restreint, alors que politiquement et hiérarchiquement l’on veut transformer ces collaborateurs en policiers, en deux ans, avec une formation continue accélérée, dans la précipitation, sans le recul nécessaire sur l’avenir de ce corps issu d’une première réorganisation catastrophique dans son élaboration. Vite fait, mal fait.

 

- Et pour finir, une Police Municipale, dans laquelle ne travaillera aucun policier, puisque le personnel de ce nouveau corps ne pourra légalement pas porter ce titre. Malheureusement cette dénomination correspond à un métier, une profession qui existe, non pas par quelques charges de police, mais par l’ensemble de sa mission, de son statut, de sa formation, de ses prérogatives, de sa capacité légale de faire usage de la contrainte notamment.

 

Ces gens devront dans de nombreux cas faire appel à la police cantonale, pour des contrôles, des remises, ou pour finir l’intervention commencée. Certes certaines missions seront entièrement accomplies par ce nouveau corps, mais si c’est au détriment du travail de proximité que les ASM effectuent actuellement avec succès, nous nous retrouverons avec un serpent qui se mord la queue.

 

Suite à ce vote que je devine, nous allons nous retrouver dans une situation que nous connaissons déjà avec la PSI. Certains ASM, pardon Policiers Municipaux, voudront obtenir le brevet fédéral de Policier, en utilisant cette nouvelle loi, faisant ainsi abstraction des formations nécessaires, des conditions d’entrée au corps de police, voire même de la différence entre ces métiers.

 

Je l’ai souvent déclaré, je vais le redire. Un ASM est un îlotier de quartier, de commune, de qualité. Il effectue des missions que la gendarmerie n’a plus le temps de produire. Il est une source de contacts et de renseignements. La prévention fait partie de ses prérogatives, surtout dans un travail de proximité, auprès des jeunes, des écoles, des habitants d’un quartier. Ils ne sont pas policiers et c’est une erreur que de leur donner ce titre. C’est mentir à notre population que de laisser croire qu’il y aura plus de policiers à Genève, ce qui est faux.

 

Le métier d’ASM devait être reconnu et le cahier des charges de ce corps revu, afin qu’un agent puisse commencer et terminer son travail, dans le domaine qui l’occupe. Mais de créer une « nouvelle police » à Genève, ce n’est que produire un tour de magie pour présenter une situation que ne sera qu’illusoire.

 

Et pendant ce temps, nos gredins continuent de détrousser nos citoyens. Je vous pose la question, où est la vision d’avenir pour la sécurité des genevois dans ce vote ?