13/11/2009

Genève : folie des grandeurs ou folie des hauteurs ?

Toujours au repos, je regarde donc l’actualité genevoise avec un certain recul. Ce matin, l’on devine une tour de vingt étages aux Trois-Chênes, et une population qui s’offusque de ce projet caché, un par les promoteurs du CEVA et de ses projets connexes, deux par les élus communaux des régions concernées (photo TDG).

Ma première réflexion va directement aux  initiateurs du CEVA, pour leur manque de transparence.  L’on retrouve d’ailleurs ce défaut dans le projet Praille Acacias Vernets (PAV) , dans les Communaux d’Ambilly ainsi que dans la refonte des lignes de tramways.

On doit simplement se demander pour quelles raisons les pouvoirs politiques, cantonaux et communaux ne jouent pas la carte de la transparence, de l’information, de la consultation, pour ces grands projets d’urbanisation et/ou de transport.

Certes, les enjeux financiers, les intérêts commerciaux, voire les conflits d’intérêts, sont énormes et nombreux, mais la population a le droit de connaître avec précision, à travers des informations claires et précises, sans opacité, les coûts de ces desseins économiques et politiques, mais aussi les tenants et les aboutissants  ce cette nouvelle urbanisations des quartiers.  Il ne suffit pas d’agiter la carotte devant l’âne en valorisant la construction de logements, il faut aussi décrire les plans de quartier prévus car la qualité de vie des futurs habitants en découlera irrémédiablement.  

Ma deuxième réflexion rejoint mon titre. Genève, toujours plus grande ou toujours plus haute. Si Mark Muller a réussi à faire passer la loi permettant le rehaussement d’immeubles, ce qui  dans un programme de densification peut paraître judicieux, car modéré, je constate aussi qu’une prolifération de tours est envisagée dans de nombreux projets. Souvenez-vous du projet du quartier de l’ONU et de ses trois tours. Là, ce sont les Trois-Chênes qui se retrouvent avec une tour de vingt étages. Et il y aura encore le PAV.  Je vous rappelle aussi que Le Lignon était un projet de cité suburbaine qui était amené à être multiplié sur le canton, ce qui n'a pas été le cas heureusement.  

Pour la Praille Acacias Vernets, si je peux concevoir que notre ville-canton doit se doter d’un quartier d’affaires, avec quelques tours et un centre économique regroupé, le PAV semble une solution. Pourtant, les communes de Plan-Les- Ouates et de Perly sont deux exemples d’urbanisation économique que je qualifierais de très réussis tout au long de la route de Base, avec des bâtiments modernes mais sans tour.

Les tours ne sont jamais une réussite dans un plan d’urbanisation d’un quartier, surtout s'il vise la croissance de la population.  Sans stigmatiser les habitants des lieux, il est historiquement prouvé qu’une trop grande densification humaine n’est pas un gage de développement harmonieux. Le Lignon et Les Avanchets, par exemple, ont été longtemps des cités hautes où les problèmes y étaient récurrents. Vivre dans une tour, à vocation populaire, est rarement propice au développement de l’enfant, de l’humain. La proximité est remplacée par la densité. La vie de quartier par l’isolement par étage. Même dans les cités d'Onex et de Meyrin, y vivre dans une des tours implantées était un gage de stygmatisation.

Enfin, Genève a un patrimoine. Vue du Salève, comme dirait un autre blogueur, notre ville-canton est encore harmonieuse. Vues du lac, nos rives sont déjà défigurées par des tours qui brisent les courbes naturelles de notre patrimoine immobilier.

Les plans d’urbanisation des quartiers touchés doivent donc véritablement faire l’objet d’une réflexion, à travers le dialogue, les échanges, l’écoute mais aussi la transparence de projets. Avant de prendre trop de hauteur, la déclasification modérée de zones agricoles doit rester la priorité pour Genève.

La qualité de vie économique à Genève se dégrade pour la classe moyenne et inférieure, veillons à ce que la qualité des lieux de vie ne prennent pas la même courbe.

11/11/2009

Élection du Conseil d'Etat .... Triste campagne des candidats. Et si, de ce fait, nous avions droit à un deuxième tour ?

Les jeux ne sont pas faits, rien ne va plus !

Au repos forcé, je regarde la campagne électorale de loin, et bien malin celui qui osera un pronostique sur les résultats de dimanche prochain. Même les citoyens ou journalistes gouailleurs ne se frottent pas à cet exercice. La campagne est si moribonde que Pascal Descaillet en vient même à pousser ses invités dans leurs derniers retranchements. Il est vrai que la consensualité est de rigueur entres les candidats. Peu d'attaques, pas de grande promesse, pas de doctrine de vote mutualiste, pas d'alliance sur notre gauche dans les débats et une entente fragile sur notre droite, ajoutons quelques trublions mais aucune certitude.

Si nous pouvons supposer que MM Hiler et Unger vont passer la rampe, haut la main je le pense, rien n'est moins sûr pour les autres candidats sortants.

La liste de l'Entente devrait passer, mais la candidature d'Isabel Rochat n'est pas le maillon fort de celle-ci. Elle pourrait se retrouver biffée plus d'une fois. Un Mark Muller, un brin prétentieux et un François Longchamp un chouia précieux, pourraient eux aussi se voir bottés en touche par quelque déçus d'une droite qui perd ses identités historiques et son caractère.

La liste de la gauche genevoise bénéficiera du bon résultat des Verts et de l'image de David Hiler. Là aussi, Michèle Künzler se devrait de prendre la place de Robert Cramer, siège vacant depuis de nombreux mois du fait de ses nombreux mandats, mais l'image un soupçon désuète de cette candidate devrait faire qu'elle se verra biffée à plusieurs reprise. Elle bénéficiera énormément de l'effet aspirateur produit pas David Hiler.

Pour Charles Beer, sa seule chance est que personne ne veut son département, rongé par les réformes et sans cesse en transition. Son image de seul étendard, d'un parti socialiste en difficulté, devrait aussi lui servir, car sa colistière n'a pas été la mieux élue dans les viennent ensuite au Grand Conseil. Véronique Pürro devrait jouer les troubles faits depuis qu'elle revendique clairement le département Solidarité et Emploi, qui est à sa mesure pour autant qu'elle s'engage à trouver des solutions pour faire baisser le taux de chômage à Genève, ce qui n'est pas le cas actuellement dans sa campagne. François Longchamp ne risque donc pas de jouer son élection sur ce programme et Mme Pürro pourrait se retrouver avec le département des Institutions sur les bras.

Reste le MCG avec ses deux candidats et Yves Nidegger pour l'UDC. Si je vois mal une réelle surprise du candidat isolé de l'UDC, la surprise tant attendue, ou crainte par certain, pourrait venir du vociférant Eric Stauffer et/ou dû charismatique Mauro Poggia. Ils pourraient bénéficier de l'inertie des autres candidats et du manque d'ambition de certains.

Bien de mes amis, de gauche ou de droite, n'ont pas voté pour sept noms, mais pour trois ou quatre candidats/es.

Entre les déçus de la législature écoulée, les animosités partisanes, le manque d'engagement des candidats/tes, et la consensualité des partis, j'imagine assez bien que nous nous retrouvions avec seulement six élus/es dimanche soir, nécessitant un deuxième tour pour désigner le septième sage.

Mais si cela devait arriver, nous pourrions interpréter ce fait comme un déni d'intérêt de de confiance auprès du monde politique genevois.

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La Constituante devrait alors aussi réfléchir à un mode nouveau d'élection au travers d'une réorganisation historique des trois pouvoirs.

 

 

 

17/10/2009

15 novembre, quelles possibilités !

 

16 Candidats pour 7 places, en espérant que la Constituante porte ce nombre à 9 dans le futur schéma du Conseil d'Etat, quelles possibilités pour le 15 novembre au soir ?

Jetons un oeil à la liste des candidatures déposées.

 

N° 1 MCG Stauffer-Poggia
N° 2 EGLISES ET MOSQUEES complémentaires Aymon Paul *
N° 3 LIBERAL Muller-Rochat-Longchamp-Unger
N° 4 LES SOCIALISTES Beer-Pürro-Künzler-Hiler
N° 5 LES RADICAUX Longchamp, Muller, Rochat, Unger
N° 6 LES DEMOCRATES-CHRETIENS Unger, Longchamp, Muller, Rochat
N° 7 ENTENTE GENEVOISE Rochat, Unger, Longchamp, Muller
N° 8 JEUNES POUR GENEVE Muller, Unger, Rochat, Longchamp
N° 9 POUR LES AINES Longchamp, Rochat, Unger, Muller
N° 10 LE BOUFFON DE LA REPUBLIQUE Brawand
N° 11 LA GAUCHE COMBATIVE Tettamanti, Carlo, Taghavi
N° 12 LES VERTS Hiler, Künzler, Beer, Pürro
N° 13 UDC Nidegger

 

Ce qui est certain, c'est qu'il y aura au moins une femme élue.

Isabel Rochat a les faveurs de la cote. Premièrement elle a très bien été élue sur la liste des Libéraux au Parlement et deuxièmement les mauvais résultats de la gauche lors de cette même élection amenuisent naturellement les chances pour elle de garder la majorité au Conseil d'Etat. Il faudrait une énorme mobilisation de toute la gauche genevoise pour maintenir cette majorité, mais visiblement c'est mal parti.

Michèle Künzler a elle aussi été très bien élues lors des élections au Grand Conseil, juste derrière le très charismatique David Hiler, véritable parton du Conseil d'Etat sortant. Le très bon résultat des Verts doit logiquement garantir deux sièges à ce parti dans l'élection à venir. Un ticket entrant Rochat - Künzler est donc plus qu'envisageable. Mais en politique rien n'est jamais acquis.

Véronique Pürro voudra, avec le parti socialiste, se battre pour le ticket Künzler - Pürro, afin de garantir une majorité de gauche au Conseil d'Etat, et ainsi un équilibre politique sur le canton, comme durant la législature qui se termine. La candidate socialiste risque néanmoins de payer les pots cassés laissés par Laurent Moutinot lors de son dernier mandat. Après avoir revendiqué le Département des Institutions (DI), Véronique Pürro semble avoir saisi que son avenir politique ne se situe pas là. Issue d'un parcours social très fort, elle pourrait logiquement se retrouver à la tête du Département de la Solidarité et de l'Emploi (DSE), François Longchamp héritant alors du DI. Mais l'attribution des présidences de départements n'est pas toujours aussi logique, les compétences ne suffisent souvent pas, car le DI reste un département maudit, sans que nous sachions pour quelle raison.

Si le DI est considéré comme un cadeau empoisonné, certains le réclame haut et fort. Cet élément, qui concerne la sécurité des genevois, pourrait être un facteur important dans la non nomination d'une deuxième femme au Conseil d'Etat, les mercenaires visant le DI pouvant dérober cette place.

Yves Nidegger se présente. Avocat brillant, il sort d'une mauvaise campagne de l'UCD durant laquelle son parti s'est brûlé les ailes tout seul. Un manque de solidarité dans son propre parti pourrait suffire pour couler ce candidat.

Eric Stauffer revendique, fort de son résultat personnel et surtout celui de son parti, deux sièges au Conseil d'Etat. Si l'homme est un meneur, un chef de parti, il faudra néanmoins une très forte mobilisation des abstentionnistes en sa faveur pour espérer passer, surtout sans alliance. Un ticket MCG-UDC aurait eu plus de chance, mais visiblement cette alliance n'est plus possible, car dans un passé proche elle était envisageable. Enfin, Stauffer n'attire pas irrémédiablement la sympathie, soit l'on aime le personnage, soit l'on déteste. Pas suffisant pour convaincre les indécis. Un changement de discours, en laissant les frontaliers de côté, pourrait être la solution, mais l'homme n'est du genre à prendre d'autres chemins. Il pourrait se voir biffer plus souvent au bénéfice de son colistier.

Mauro Poggia, candidat surprise au MCG pour le Parlement, pourrait devenir le candidat surprise au Conseil d'Etat. Dans l'ombre de Stauffer, mais dans la lumière politique, cet avocat brillant peut très bien populairement toucher nos citoyens. Un discours social fort, une lutte contre les inégalités et une image d'homme tranquille pourrait lui permettre d'être le réunificateur des déçus du système, de la République, de gauche comme de droite. Mais là aussi, sans alliance, le parcours va être long.

Sachant que pour moi David Hiler, Jean-François Unger et François Longchamp devraient passer sans problème, Charles Beer devrait assurer une place aux socialistes. Mark Muller, s'il a très bien été élu au Parlement, en tête de sa liste, pourrait se retrouver souvent biffé pour le Conseil d'Etat, au profit d'un vote féministe. Un bilan pas très favorable le place en ballottage. Mais il devrait passer grâce à la mobilisation de la droite et du très bon résultat de l'alliance aux dernières élections.

Donc il nous reste deux places pour les six candidats précités.

Rochat, Künzler, Pürro, Nidegger, Stauffer, Poggia, ou en résumé :

Rochat, la majorité, prendrait le DI ou le DT

Künzler, la continuité, prendrait le DT

Pürro, le sauvetage de la majorité, prendrait le DSE ou le DI

Nidegger, l'homme seul, aurait le DI

Stauffer, l'ambition, aurait le DI

Poggia, la bonne surprise, prendrait le DSE ou le DI 

 

Bonne chance à tous les candidats, vive la démocratie, vive la République.

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Pour le 15 novembre, votez pour qui vous voudrez, mais votez ! 

Minet.  

 

13/10/2009

Le blog de M. Pierre Weiss étant très modéré, ouvrons le dialogue !

C'est étonnant, mais je vais en arriver à reprocher à M. Pierre WEISS, le "petit-blanc sec" de Soral, d'être trop modéré.

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Trois commentaires déposés, soit sur son blog, soit sur son adresse pierre.weiss@gc.ge.ch et suite à sa modération, aucune publication.

Voiçi donc mon écrit, sans prétention, mais qui n'a pas reçu l'aval d'un homme qui parle de rigueur et d'humanité :

http://pierreweiss.blog.tdg.ch/

 

Monsieur,

Je me réjouis de savoir que vous allez continuer de mener une politique de rigueur. A travers la période de crise que nous traversons, nul doute que vous saurez ne pas encourager l’augmentation de la dette de la dette, en n’affranchissant pas des projets onéreux pour les finances de notre canton. Je vous parle là du CEVA, de la traversée de la rade, de lignes de tramway supplémentaires, du projet du PAV.

Comme vous ne faite pas de la politique pour être aimé, cette précision sera garante que les prises de positions partisanes n’auront pas place dans la justesse de votre ligne de conduite, encouragée par la force d’une conviction que nous connaissons tous aujourd’hui et qui vous colle à la peau, à savoir ne pas négliger les coûts et l’efficience.

Ces dérapages n’auront donc pas lieu et la dette de notre canton pourra partiellement être remboursée grâce à vous et la rigueur de votre jugement.  

Sinon, j’espère enfin voir ce soupçon d’humanité à travers vos décisions dans cette société qui change, et dans laquelle les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres. Cette même rigueur devrait donc permettre de rétablir un équilibre, par solidarité, en renforçant une classe moyenne genevoise sur le déclin.

Par contre, cette note d’encouragement est malheureusement assombrie par les propos suivants que vous tenez :

« Quant aux compromis nécessaires, parfois, pour faire une majorité, ils ne pourront se faire que sur la base de positions de départ claires et après discussions sans compromissions. Comme dans n'importe quelle négociation entre partenaires sociaux. Car on ne peut plus négocier ce que l'on a déjà abandonné comme position de départ. » 

Gageons, avec une position aussi fermée, qu'il pourrait y avoir du sport, dès le départ comme vous l'annoncez, car certains n’abandonneront jamais face à une rigueur excessive, dictée par l'idée d'un seul homme, et en aucun cas de l'électorat qui l'a confrimé dans sa fonction !    

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Walter SCHLECHTEN

Lecteur de la TDG

Président de l'UPCP

Meilleurs messages

12/10/2009

Pierre WEISS, un vainqueur discret chez les Libéraux !

Minet sait aussi reconnaître les victoires de ses moins bons amis, ou la victoire personnelle de Pierre WEISS, un « petit blanc sec » de Soral qui vient d’être nommé Grand Cru !

 

12 octobre, vers 1630, les résultats finaux de l’élection du Grand Conseil sont tombés. Et là, comme tout Genève, je suis surpris. Mais pas pour les mêmes raisons que vous, mais juste à titre personnel et comme observateur du petit monde politique genevois.

 

Si le parti Libéral perd 3 postes (sans réduction budgétaire du personnel pourtant), les résultats de ce parti me laissent pantois. Le manque d’humilité de certains de ses élus n’explique pas tout.  

 

Si la 4ème place de Véronique PURRO chez les Socialistes n’est pas une surprise pour moi, le classement d’Olivier JORNOT chez les libéraux en est une de taille. Pour l'homme fort des Libéraux dans l’hémicycle, élu par ses pairs comme meilleur député, il l’a encore prouvé avec le PL sur Justice 2011, son 8ème  rang n’est pas explicable.  

 

Une non-reconnaissance des siens, étrange comme comportement.

 

Plus étrange encore, la quatrième place de mon grand ami Pierre WEISS, le « petit blanc sec » de Soral, un petit blanc qui devait être servi en apéro, et qui se retrouve sur la carte avec les meilleurs mets, comme un Grand Cru.

 

Ce ne sont pas les qualités de l’homme ou son expérience politique qui me dérangent dans le classement de M. WEISS, mais bien la ligne de conduite de ce Libéral.

 

Il adopte bien souvent une droite dure et intransigeante, socialement et politiquement très éloignée de la population, de la classe moyenne, sans parler de la fonction publique et de la diminution des prestations, alors qu’il m’avait semblé entrevoir tardivement une ouverture populaire, et non populiste, chez les Libéraux.

 

Y a-t-il une relation de cause à effet entre la 7ème  place d’Olivier JORNOT, homme fort du Parlement, et la 4ème position de Pierre WEISS, homme fort d’une droite économique et intransigeante ?

 

Si tel est le cas, je me fais du souci, car le PDC et les Radicaux vont se sentir bien seuls au centre droit, les extrêmes au Parlement prenant le pouvoir.    

Une surprise qui doit vite faire réfléchir les autres élèves de la classe .. !

Les jeux sont faits, et pour 4 ans nous allons voir fonctionner un parlement qui dispose d'un nouveau visage, qui devra donc apprendre à faire la grimace autrement, en cessant d'exclure un élève de la classe des débats, des alliances, des projets. Tous les élèves vont devoir aussi changer, du premier de classe au dernier.

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- Les Socialistes, grands perdants, vont devoir laisser tomber le caviar et les bulles pour reprendre en mains les sujets historiques de gauche, le social, le syndicalisme, les travailleurs, la famille, les prestations sociales.

- Les Verts vont devoir apprendre très vite à travailler avec le centre (PDC et Radicaux, voire MCG), afin de donner corps à leur nouvelle majorité. Une vision moderne de l'écologie et du mieux vivre ensemble serait souhaitable.

- Le PDC doit tirer les conséquences de son manque d'ambition et dessiner l'avenir autrement pour ce parti, être plus moderne, plus agressif tout en gardant ses idées fondamentales.

- Les Radicaux ne peuvent plus se contenter d'être les "petits frères de", ni d'attendre une fusion avec son grand frère. Soit il reste un parti genevois du centre droit en affirmant son identité, soit il va disparaître.

- Les Libéraux gardent un certain pouvoir mais avec une majorité incertaine. A trop regarder les autres comme des gueux, il fallait bien qu'une partie des genevois se retourne contre les "riches" du royaume. Une leçon d'humilité pour l'avenir.

- L'UDC ne doit plus vivre sur le dos de l'organe national, ni sur des affiches et des idées cantonales simplistes, mais bien à travers les valeurs du parti et en défendant les intérêts des genevois, des suisses, de la Suisse, sans avoir honte de ses idées, tout en s'ouvrant vers l'autre.

- Le MCG enfin ne pourra plus se plaindre d'être le mauvais élève de l'hémicycle, que personne n'écoutait et qui faisait trop de bruit pour se faire entendre. Il a été banni durant 4 ans par ses pairs, tel le petit gros de la classe, mais là il vient d'obtenir un certain respect. Au MCG de  prouver qu'il mérite celui-ci, en étant constructif, au centre de la politique genevoise, ni de gauche, ni de droite comme disait son premier slogan, tout en cessant de fustiger les Frontaliers. Un changement de chef de classe ne serait pas de trop pour l'avenir de ce jeune parti.

Et pour le reste, rdv dans un mois pour savoir si le Couseil d'Etat penchera au centre droit, avec un MCG de plus en plus gourmand !

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Il ne lui manquait que 85 voix .. S'engager en politique s'est bien, être élue c'est mieux !!!

JUSTE UN PETIT MOT POUR DIRE QUE NOUS NE RETROUVERONS QUE 28 FEMMES AU PARLEMENT, ET POURTANT !!!

 

SI A MON AVIS LES CANDIDATES N’ETAIENT PAS ASSEZ NOMBREUSES POUR EXIGER LA PARITE, DES FEMMES DE QUALITE SE TROUVAIENT SUR LES RANGS.

 

DONC, A VOUS MESDAMES, JE DIS BRAVO ET COURAGE, CAR SI LA GAUCHE VOUS A VISIBLEMENT OUVERT UNE GRANDE PORTE DANS L’HEMICYCLE, L'ELECTORAT DE DROITE N’EST VISIBLEMENT PAS AUSSI GENEREUX.

 

DSC04791 (400).JPGSINON, MERCI A VOUS TOUS POUR LES 11'678 VOIX ACCORDEES A LA FEMME QUI PARTAGE MA VIE, ET QUI NE VOULAIT QUE DEFENDRE LES INTERETS DE NOTRE REPUBLIQUE, EN VAIN POUR L’INSTANT.

 

 

09/10/2009

Votez Maïté Kramer, candidate no 24, sur la liste 7

 

Elle.JPGPour dimanche, votez Maïté KRAMER,

candidate no 24 sur la liste no 7.

 

Genève autrement avec des personnes décidées et une vision nouvelle pour l'avenir.

 

 

 

Votez, votez pour qui vous voudrez mais votez, afin que le nouveau Parlement ressemble à sa population.  

 

     Walter, compagnon de Mme Kramer.

07/10/2009

Candidat virtuel, le programme de Walter Schlechten.

Si j’étais candidat à l’élection de dimanche, vous pourriez vous attendre à lire ceci sur mon blog virtuel : Schlechten-Elections.blog.tdg.ch

 

Mesdames, Messieurs, chers concitoyens,

 

Je veux par ces quelques lignes, vous donner la possibilité de vous faire une idée sur les choix qui sont les miens et ceux de notre liste virtuelle, « Genève autrement  ». Sans entrer dans le débat, voici donc une liste non exhaustive de nos idées :

 

1 ) Le chômage :

 

L’aide à la formation doit être poursuivie pour les personnes touchées par le chômage, elles doivent pouvoir bénéficier de cours, de stages, et surtout d’une orientation professionnelle adéquate. Le principe de la réinsertion professionnelle doit devenir une primauté afin d’éviter l’exclusion.

 

Pour les jeunes, l’apprentissage doit redevenir une voie d’orientation professionnelle, mais pour cela il faut encourager les PME, en simplifiant les procédures d’engagement, trop lourdes administrativement.

 

Enfin, afin d’éviter une croissance du chômage, les licenciements annoncés doivent subir un contrôle de l’Etat, qui ne doit pas se contenter d’être la roue de secours ou le mécène, mais  aussi le garde-fou de l’exclusion.  

 

2 ) Les logement, la construction :

 

Il devient évident qu’1 % de la zone agricole doit être déclassé pour que la construction de logements puisse se mettre en route. Même la région Franco-Valdo-Genevoise est engorgée, il nous faut donc construire sur nos terres. Les bâtiments au label Minergie doivent être privilégiés dans les concours d’architectes, tout comme les logements sociaux et les coopératives qui restent insuffisants dans notre canton.

 

Avant de construire le projet Praille-Acacias-Vernets, une étude des besoins, en locaux administratifs, doit être réalisée. Genève dispose d’un parc immobilier important en locaux administratifs, son état des lieux doit être effectué pour déterminer les besoins, et lutter ainsi contre la spéculation tout en privilégiant le logement.

 

3 ) L’insécurité :

 

Dans un premier temps, il faut un message politique fort, pour une doctrine claire et ferme sur Genève, afin d’endiguer le flot croissant du tourisme criminel. Ensuite, il faut, avec tous les acteurs de la sécurité et de la prévention, déterminer le cahier des charges de chacun, leurs fonctions, leurs objectifs, afin d’éviter la dispersion des moyens et l’incohérence dans l’occupation du terrain.

 

Dans le cadre de Justice 2011, il nous faut profiter de cet énorme changement législatif pour restructurer les cahiers des charges des personnels administratifs de la police, libérant ainsi partiellement de cette mission les policiers. La police unique n’est pas une nécessité à Genève, nous pouvons très bien fonctionner comme Zürich, qui dispose de trois corps distincts mais complémentaires. Genève, avec ses gendarmes, ses inspecteurs, ses agent de la police internationale et les agents de polices municipales a tous les éléments en main pour reprendre possession du terrain, à travers la présence en rue, la dissuasion, la répression, l’îlotage, la sécurité publique.  

 

Le pouvoir judiciaire doit aussi obtenir les moyens utiles à son bon fonctionnement, pour Justice 2011 et pour qu’enfin les procédures soient traitée dans des délais adéquats. Les durées de détentions préventives seraient ainsi raccourcies et le « turnover des détenus » possible à Champ-Dollon et dans ses annexes prévues lors de cette législature.

 

4 ) Les transports : 

 

 

CEVA, tram, bus, vélo, moto ou voiture, avant de faire un choix écologique et économique, il faut effectuer une étude des besoins. Et là on se rend compte rapidement que l'on ne propose pas une solution aux usagers, mais des doublons illogiques.

 

Dans toutes les grandes villes, les réseaux sont simples à lire, logiques et surtout il n'y a pas de doublon sur le même tracé. Avec un tram ou un métro l'on arrive souvent en un point A, où depuis l'on peut emprunter des diagonales pour continuer sa route, soit en bus, soit en tram. Les distances entres les arrêts sont souvent plus grandes, sans pour autant porter atteinte aux usagers, avec un flèchage clair et des plans d'utilisateurs simple à lire. C'est donc la politique globale des transports qui est à revoir, tous les trams et les bus n'arrivent pas à la gare ou au centre-ville ailleurs. Une grande et une petite ceinture TPG seraient aussi souhaitables. 

 

Notre idée, ne plus faire traverser les ponts du Mont-Blanc, de l'Ile et de la Coulouvrenière par les Bus TPG. Le Tram fait le lien entre les rives droite et gauche, et les extérieurs. Les Bus eux, au moyen de lignes en V déservent la rive sur laquelle se trouve la ligne. Les deux ceintures précitées permettent, tout comme l'autoroute de contournement actuellement pour les automobilistes, d'éviter le centre-ville, en passant par le pont Butin pour la petite ceinture et l'autoroute de contournement pour la grande ceinture.

 

Au centre ville, place aux vélo et à la mobilité douce.

 

 

5 ) La Constituante :

 

Nous craignons que le travail de la Constituante n’aboutisse pas sur de grandes réformes, trop d’intérêts partisans y sont représentés. Pourtant, une vision politique nouvelle pour Genève est nécessaire. Ville-canton, un seul parlement doit y siéger et nos communes doivent être politiquement et sectoriellement réunies en cinq ou six diocèses.

 

Six diocèses avec six Maires - Un Parlement de 120 députés - Un Conseil d’Etat de 8 élus. La question d’un Gouverneur reste posée, mais la nécessité absolue n’est pas avérée.

 

Avec une simplification du fonctionnement de l’Etat, cantonal et communal, un gain de temps précieux serait effectué et les doublons évités. La représentativité populaire serait assurée au sein des diocèses, avec une répercussion immédiate sur le Parlement. C’est en passant par cette restructuration de l’Etat que nous pourrons sortir d’un système sclérosé ou le report des charges entre le canton et la ville, entre la ville et les communes, n’est qu’un serpent qui se mord la queux.

 

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Voilà mes 5 sujets prioritaires pour la législature à venir. D’autres thèmes doivent encore être abordés, mais comme je ne suis qu’un candidat virtuel, je vais attendre les réactions des lecteurs, futurs électeurs, pour continuer ma démarche.

 

Si vous avez apprécié mes écrits, votez virtuellement pour notre liste « Genève autrement », candidat Walter Schlechten.

 

Sinon, dimanche votez, votez pour qui vous voudrez mais  votez !!!

06/10/2009

Une campagne électorale, mais pour quels résultats ?

A Genève on a plus d’argent, mais on a des idées, sauf pour la campagne électorale qui touche à sa fin (J-5).

 

Depuis deux semaines, en raison des votations qui s’enchevêtrent l’une derrière l’autre, j’ai l’impression d’assister à la lecture d’un mauvais scénario, où les acteurs connaissent la fin de l’intrigue, tout comme les spectateurs.

 

A ma droite, une gauche abattue qui ne donne pas un seul signe de rémission. Un combat est bien mené pour tenter de sauver l’aspect social d’une politique gouvernementale très agressive financièrement, en vain. La gauche caviar a savouré les dernières bulles d’un Cava de moindre qualité, et ce n’est pas la SolidaritéS qui va permettre à une grande part de la population de se  retrouver derrière une politique sociale que le parti Socialiste a abandonné depuis trop longtemps.

 

A ma gauche, une droite avec une entente dissonante, qui sait se réunir en cette période d’élection mais qui a été incapable de s’unir avant pour faire passer de grands projets, la recourite genevoise, de gauche ou de droite, venant escamoter les initiatives de bonne volonté. Le syndrome de la victoire, du dernier geste, bien connu dans certains sports, semble atteindre cette droite maladroite.

 

De ce fait, nous nous retrouvons avec une gauche dépitée et qui espère obtenir avec trois partis ce que les Verts et les Socialistes n’ont pas obtenu il y a 4 ans, soit une représentativité de plus de 40 % au parlement, car l’obtention de la majorité semble logiquement un objectif inavouable, et une droite qui, certaine de sa victoire, ne sait pas encore comment les cartes à sa disposition seront redistribuées. Les Libéraux restent sereins, mais deux clans s’affrontent en  son caucus, alors que les Radicaux ne sont pas encore certains d’obtenir le quorum, tout comme l’UDC qui vient de se brûler les ailes publiquement. Le PDC devrait normalement stabiliser sa position en nos campagnes. Reste le trublion MCG, qui a été totalement banni par ses pairs durant 4 ans, à cause de sa dissidence et de ses éclats de voix, mais qui pourrait bien devenir le nouveau balancier entre la gauche et la droite pour la législature à venir, en espérant qu’il saura ne pas en abuser.

 

Donc moi j’ai voté pour dimanche, mais au-delà du résultat proportionnel, se sont bien les quorums obtenus et le nombre de députés de chacun qui vont rendre cette fin de campagne presque passionnante.

 

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Minet