22/12/2009

LES VŒUX DU PRESIDENT DE L'UPCP

 

 

Chers membres, chères familles, chers lecteurs,

 

En ce mois de décembre 2009, au terme d’une année si pleine pour notre union, c’est avec reconnaissance pour la confiance que vous m’avez témoignée par vos nombreux mots et messages d’encouragement et conscient des devoirs qu’elle m’impose que je prends la plume.

 

Comme chaque année à même période, les fêtes qui approchent se préparent en famille.

 

Je pense à vous, chers membres qui allez vous replonger quelques instants dans le monde enchanté des enfants, en oubliant les soucis de la vie quotidienne.

Je pense à vous qui êtes obligés de travailler ces nuits de fêtes, loin de vos foyers et qui vous vous mettez au service des autres pour défendre nos valeurs.

Je pense aussi à vous qui êtes seuls et pour qui ces soirées sans personne à qui parler seront des nuits de solitude semblable à toutes les autres.

Je pense à vous, que la vie a éprouvés, et que la tristesse ou la douleur tiennent à l’écart de la fête.

A chacun de vous je veux adresser un message d’espérance, un message de foi dans la vie et dans l’avenir. Je voudrais convaincre même celui qui en doute qu’il n’y a pas de fatalité du malheur.

Au milieu des joies et des peines que l’existence réserve à chacun d’entre nous, nous pouvons, par l’effort de tous, bâtir une société où la vie sera plus facile, où l’avenir pourra être regardé avec davantage de confiance, avec une police plus forte, des prisons sécurisées, un service public plus performant et une société plus sûre.

C’est la tâche qui nous est confiée, à nous policiers, gardiens de prison, inspecteurs. Tâche immense tant  Genève a pris de retard sur la marche du monde, à cause d’un comportement nombriliste et attentisme. Il nous faut des policiers, des gardiens de prisons, des prisons, un office cantonal des automobiles et de la navigation d’avenir, dans des locaux salubres et avec des technologies de pointe.  

Je sais combien est grande votre attente d’un changement profond de politique après des années d’efforts et de sacrifices que la plupart d’entre vous a le sentiment d’avoir consentis en vain au service de l’Etat. Malheureusement, les choix de certains ne sont pas les nôtres.

Je sais les craintes que beaucoup d’entre vous éprouvent pour l’avenir de leurs enfants. Je sais l’angoisse qui vous étreint quand vous avez peur de perdre votre emploi suite à une erreur ou quand vous craignez que l’augmentation du coût de la vie ne vous permette plus, même au prix de sacrifices personnels, de vous revivifier avec votre famille sereinement.

Je sais votre exaspération quand vous voulez entreprendre ou quand vous voulez travailler davantage sur le terrain et que vous avez le sentiment que tout est fait pour empêcher que la situation change. Nos priorités ne sont pas les leurs.

Alors, tout ne peut être résolu en un jour ! Mais, croyez-le bien, ma détermination est sans faille. Malgré les obstacles, malgré les difficultés, malgré les menaces, ce que j’ai dit, je l’assume. Je ferai tout ce qui sera nécessaire dans l’intérêt des membres de l’UPCP, de la Police genevoise, de nos gardiens de prison, des nos inspecteurs de l’OCAN.

Depuis que vous m’avez choisi pour présider notre union, j’ai voulu tout mettre en œuvre pour que cesse ces attaquent incessantes contre nos professions, de nous rendre fiers d’être au service de l’Etat, de vous donner le sentiment que dans notre République tout pourrait devenir possible à travers le dialogue.

J’ai, avec mon comité, engagé des négociations depuis ne nombreux mois sur beaucoup de changements profonds.

A ceux qui trouvent que nous n’avons pas été assez durs, je veux dire que j’ai fait tout ce que je pensais possible de faire en tenant compte de l’exigence du dialogue social et de la négociation. Je ne crois pas à la brutalité des mots ou des actes comme méthode de discussion. Je crois que mon rôle est de convaincre et de rassembler, non de heurter et de diviser. C’est ce à quoi je me suis efforcé dans le respect de tous, sans obtenir la réciprocité légitimement attendue.

Et si certains voudraient que ces changements soient plus rapide, je veux dire qu’il ne faut pas perdre de vue que nos professions ont un historique à défendre et que nous voulons rester maîtres de notre destin, pour l’intérêt de nos profession, pour l’avenir de Genève et de la sécurité de sa population.

A travers mes mots, j’ai voulu mettre chacun face à ses responsabilités. J’ai pris les miennes. J’ai pu commettre des erreurs. Mais depuis 3 ans, je n’ai agi qu’avec le souci de défendre les intérêts des membres de notre syndicat, des nos métiers, de la sécurité des genevois, et pas un jour ne s’est passé où je ne me sois répété l’engagement que j’ai pris envers chacun de vous : « Je ne vous tromperai pas, je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je garderai la tête haute, fière de la mission que vous m’avez confié et de ma profession ».

 

A travers les négociations que nous menons, je vous dois la vérité. Je vous la dirai toujours. Je ne m’autoriserai aucune hypocrisie.

J’ai mis tout mon cœur, et toute mon énergie dans mon rôle de représentant des personnels et pas seulement de ceux qui ont toujours partagé ma profession. C’est pourquoi j’ai voulu l’ouverture, c’est pourquoi je l’ai faite avec des hommes et des femmes de valeur en qui j’ai toute confiance. Je ne leur ai pas demandé de se renier. Je leur ai simplement proposé de servir leurs collègues à travers notre comité. Ils l’ont accepté. Je leur en suis reconnaissant.

Beaucoup reste à faire, j’en suis bien conscient, pour que les mesures envisagées ne se traduisent pas par des péjorations visibles dans votre vie quotidienne, pour répondre à toutes les attentes que vous avez exprimées ou pour que nos métiers retrouvent leurs rôles dans notre société, à travers le respect.

En cette fin d’année 2009, tout était quasiment bouché du fait des comportements de certains de nos interlocuteurs. Pourtant une lueur d’espoir est arrivée, cette lumière doit éclairer nos chemins pour combler des mois de perdus, une confiance détruite envers les pouvoirs politiques et trop d’inconnues. Pourtant il y a urgence que nos professions se retrouvent dans la lumière, nous nous tenons prêts à continuer de parler avec tout le monde pour qu’elles puissent jouer les rôles qui doivent être les leurs au service de la société, de la paix sociale et de l’équilibre de notre canton. La signature d’un protocole d’accords n’est qu’un début, il nous faut continuer sur cette route, car nous ne sommes pas que corporatistes, nous sommes aussi au service des autres, de ceux qui souffrent, des enfants et des femmes martyrisés, des persécutés, des jeunes, des vieux, des étrangers, des victimes, même de ceux qui attendent au fond de leurs prisons que le pouvoir politique parle et agisse pour eux.

Avec 2010, une dernière étape s’ouvre : celle d’une politique qui touche davantage encore à l’essentiel, à notre façon d’être dans la société et dans le monde, à notre culture policière et judiciaire, à nos identités professionnelles, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c'est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation.

 

Dans l’attente de ces jours nouveaux, au nom du comité de l'UPCP, nous vous souhaitons de très joyeuses fêtes de fin d’année et nous vous adressons nos meilleurs vœux de bonheur et de succès pour 2010.

 

A vous aussi, chers lecteurs et lectrices de ce blog, je vous adresse mes vœux les plus sincères.

 

                                                                           Walter SCHLECHTEN

                                                                            Président de l’UPCP

                                                       

« Grand merci à Nicolas qui m’a aidé à la rédaction de ce mot »

19/12/2009

Le ras-le-bol des gendarmes à travers un courrier reçu !

Alors que le budget 2010 a été voté, alors qu'une nouvelle grille salariale sera mise en œuvre au 1er janvier, alors que nos syndicats de police négocient depuis des mois pour le bien de leurs collaborateurs, du métier, de la sécurité des genevois, alors que la réorganisation de la police devrait se poursuivre 1er semestre 2010, les gendarmes en ont ras-le-bol de ces attaques venues de toutes parts. On ne peut plus travailler sereinement dans un tel climat d'incertitude et d'irrévérence. Le respect demandé est attendu dans les mois à venir, car ce n'est pas le protocole d'accord transitoire signé qui a rassuré nos policiers.

Pour le démontrer, nous vous faisons partager un courriel reçu de la part d'un collègue, un flic de quartier, de rue, depuis plus de 20 ans !

Ce courriel est très bien écrit, car nombreux sont les collègues qui se retrouveront dans ces mots, bonne lecture à vous.

 

 RAS-LE-BOL D’UN FLIC DE QUARTIER !

Beaucoup de gendarmes vivent un grand moment de mélancolie en ce moment. Comment expliquer à ces Messieurs dames de la scène politique, et ce depuis les années nonante, qu’ils se fourvoient totalement sur les fondements même du métier que pratiquent les soldats cantonaux de la République? Ont-ils ne serait-ce que l’once d’une idée du poids énorme que représente le simple fait de sortir dans la rue avec l’uniforme sur les épaules? Certes le métier est beau mais le gendarme doit avoir réponse à tout, depuis l’horaire des transports publics jusqu’au fonctionnement de l’horodateur, en passant par des problèmes de gardes d’enfants, de chevaux échappés de leur enclos, d’aînés tombés de leur lit, d’ivrognes vomissant, de dealers, de voleurs et j’en passe un nombre hallucinant. Oui Messieurs dames, aussi bizarre que cela puisse vous paraître, le gendarme ne se contente pas de vous sanctionner et d’enlever votre véhicule que vous avez stationné à l’endroit interdit et dûment signalé, cette interdiction que vous avez méprisée juste pour ne pas marcher dix mètres. Lorsque je lis les commentaires sur le site de la Tribune de Genève, je suis absolument convaincu que vous et une partie des médias avez fait un excellent travail de sape pour vous mettre une partie de la population dans votre poche. Ce qui est navrant, c’est que vous le fassiez en racontant et en publiant des tissus de mensonges. Ce qui est triste, c’est que vous émettiez des avis fermes sur un métier dont vous ne connaissez pas le dixième. Et ce sont des gens comme vous qui doivent prendre des décisions nous concernant! Pas une fois je n’ai vu l’un des hommes cravatés ou l’une des femmes se pavanant en tailleur dans l’hémicycle se proposer pour venir dans le terrain, dans cette voiture de police sur laquelle vous crachez à longueur d’année. Cette voiture qui s’arrête cent fois pour le même mendiant au même carrefour, mille fois pour le même dealer en provenance d’outre-Sarine, dix fois par jour pour régler des problèmes de violences conjugales, encore et encore pour ramasser l’alcoolique rempli de vomi et de sang, que les ambulanciers et les hôpitaux ne veulent ou ne peuvent pas accueillir, sur demande pour des indésirables dans des établissements publics, etc…?  Seriez-vous prêts à venir vous faire insulter sans pouvoir répondre, de peur de faire l’objet d’une enquête. Seriez-vous prêts à faire le piquet, ne serait-ce que quatre heures durant, au comptoir d’un poste de police ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, à enregistrer plainte sur plainte pour vol et autres délits, à réceptionner des femmes victimes d’agressions sexuelles, à consoler des parents qui pleurent pour avoir perdu la maîtrise de leurs enfants, à tenter de calmer des touristes étrangers hurlant leur dépit, en anglais, en allemand, en espagnol… en « bourré »? Seriez-vous prêts, à ce même comptoir , à venir systématiquement en aide aux différents services publics dans l’identification d’un individu sans papiers, à répondre à tous les téléphones, dénonçant le bruit du voisin, le bruit du café d’en face, la gêne d’une voiture, le regroupement de personnes hurlantes? Seriez-vous prêts à être systématiquement accusés d’avoir frappé, volé ou insulté ces gens qui ont bu jusqu’à plus soif et qui au moment des faits ne se souvenaient même plus comment ils s’appelaient, mais qui sont juste assez lucides après coup pour ouvrir une affaire pénale auprès du Parquet pour lésions corporelles ou abus d’autorité? Seriez-vous prêts à vous faire réveiller la nuit ou à vous faire déranger en congé pour aller au pas de course enfiler l’équipement lourd de maintien de l’ordre, à tendre la tête au pots de peinture, de cailloux, de cocktails incendiaires et autres projectiles provenant de quelques imbéciles, alors même que vous êtes peut-être d’accord avec la cause défendue? Enfin, seriez-vous prêts à vous faire lyncher à tout va par les politiciens de tout bord, par une partie de journalistes affamés de pseudo-sensations, par des citoyens soixante-huitards qui ont oublié d’évoluer, et cela quelle que soit votre manière de travailler? Les choses sont claires pour ce qui me concerne. Il y a 25 ans que je fais ce métier et malgré tout ce que nous subissons je l’aime encore. Mais, Mesdames et Messieurs les politiques égoïstes, Mesdames et Messieurs les citoyens profitant d’un pseudonyme pour vomir des grossièretés sur le net (pas tous bien sûr), Mesdames et Messieurs les journalistes de la rubrique des chiens écrasés, vous êtes en train de perdre votre Police. Cette Police qui fait au mieux pour vous protéger, cette Police qui, contre vents et marées, continue à vous aimer et à vous servir. Cette Police là  est fatiguée. Elle est fatiguée de devoir dépenser plus d’énergie à vous expliquer ce que vous ne voulez pas entendre. Cette Police que vous ne cherchez d’ailleurs même pas à entendre, estimant qu’elle n’a qu’à obéir sans rechigner. Mais sous l’uniforme, Mesdames et Messieurs, il y a des femmes et des hommes avec un cœur et cela vous semblez l’oublier. Ces femmes et ces hommes qui seront encore plus fatigués à l’avenir, car contrairement à ce qui se dit, ils ne se contentent pas de faire du travail administratif à partir d’un certain âge. Non, ils continueront à être présents dans la rue plus que de raison pour faire ce que vous… vous n’oseriez même pas imaginer un seul instant faire à leur place depuis vos fauteuils chauds et rembourrés.

 

Là, y’en a ras-le-bol !

 

 

 

16/12/2009

Police genevoise, engagement de personnels de nationalités étrangères, protection des données et risques de fuites !

L’affaire de la HSBC est révélatrice des risques que représentent l’accès accordé à des personnes étrangères aux données confidentielles, privées, fédérales, étatiques, judiciaires ou personnelles.

Le vol, la fuite, le renseignement au profit d’un pays étranger n’est pas un risque négligeable. Ces agissements peuvent être motivés par infiltrations d’agents de services de renseignements étrangers, mais aussi par l’argent, par intérêt personnel, voire par patriotisme et sens du devoir vis-à-vis de son pays d’origine. Plus rarement suite à un cas de conscience.

Certes, l’acte commis par Hervé Falciani auprès de la HSBC aurait pu être commis par un Suisse, mais dans ce cas le risque de fuite de la personne aurait été fortement diminué de par sa nationalité, ses attaches familiales, son cadre de vie sur notre territoire. Moralement aussi le risque est moindre, du fait de nos valeurs nationales.  

Loin de moi l’idée de fustiger les étrangers, nous sommes tous conscients que Genève, la Suisse, a besoin des connaissances métiers et de cette manne professionnelle, humainement et économiquement.

Néanmoins, l’accès  à des données fédérales, étatiques, sécurisées, confidentielles voire privées ne doit pas être accordé à n’importe quelles conditions. L’une d’elles est de se garantir de ce risque de disparition de données, par le vol, le renseignement, la fuite.

Depuis des mois, nous, syndicats de police, nous opposons à cette idée politique qui germe à Genève, celle d’engager des étrangers dans la police cantonale, voire des policiers étrangers, français notamment.

Le renseignement a toujours été le nerf de la « guerre » entre États, que les données soient économiques, politiques, sociales, religieuses ou personnelles.

Nous devons nous protéger de ce risque, la clause de précaution doit être une primauté dans les réflexions entamées.

Enfin, la pluri culturalité recherchée pas nos élus, à travers cette idée, liée à la globalisation, est déjà réalisée à Genève. Les personnels policiers genevois étant de véritables panels de la population genevoise, reconnue mondialement pour sa diversité culturelle.

03/12/2009

Décidément, entre rien dire et trop parler, il y a une limite pour ne pas mettre de l'huile sur le feu - Petit coup de gueule !

Ce jour, déclaration du Conseil d'Etat, les départements sont distribués, recomposés et Madame Isabel Rochat hérite du DSPE.

Certains soulignent le courage de cette femme, d'autre le manque de bravoure des candidats sortants, mais tout le monde est visiblement soulagé de connaître les nouvelles attributions de nos Conseillers d'Etat, même si quelques doléances apparaissent déjà.  

Le débat n'est pas là, car si nous avons accueilli avec courtoisie l'arrivée de notre nouvelle présidente de département, il en est d'autres qui de suite ont visiblement décidé de dicter la ligne de conduite que cette élues devra adopter, au delà de la séparation des pouvoirs.

Ainsi, un député, président de la commission des finances, s'est exprimé ce jour sur Léman Bleu, en s'exclamant que les effectifs de la police devaient être augmentés, ce qui est louable, mais en précisant de suite que cela pouvait être fait en engageant des étrangers dans ce corps de métier, des permis C et même des policiers français efficaces. Il a terminé sa phrase par une vindicte, en déclarant avec hargne qu'il fallait mettre fin au corporatisme de certains qui dure depuis bien trop longtemps.

C'est là que je ne comprends pas. Le corporatisme est issu de notre nécessité de travailler ensemble, en groupe, en section, en corps, unis par nos serments pour accomplir nos missions, toutes nos missions. Il est une force pour nous, mais aussi une valeur. Il se répercute parfois dans les discours de nos représentants du personnel, c'est certain, mais bien souvent pour légitimer une prise de position louable, logique voire inattaquable.

L'engagement d'étrangers est un vaste sujet, qui devra venir dans quelques années sur la table. Mais pour l'instant, aucune police européenne n'engage du personnel étranger. Les étrangers n'ont pas le droit de vote à Genève et la Constituante hésite à l'accorder. Deux cantons suisses ont ouvert la voie aux personnes non naturalisées, mais sans les résultats et les succès attendus. La solution ne passe donc pas par là pour l'instant, surtout dans une société où Genève présente plus de 10 % de chômage et où la Romandie demeure un vivier important pour notre profession.

- Quel était le but de ce député dans son action ?

- Une simple provocation ?

- Une main mise de la commission de finances sur le DSPE, déjà ?

- Une doctrine dictée à Madame Rochat ?

- Ou simplement une nouvelle petite phrase qui n'aurait pas dû être prononcée, et qui a une nouvelle fois été mal interprétée ?

Je n'ai pas la réponse, mais lorsque je vois que j'ai subi des pressions pour me faire taire, et que d'autres s'expriment sans retenue, au delà du respect que je dois aux institutions, je me demande qui parle trop dans cette République.   

Ceci ne modifie en rien mon mot précédant sur ce blog, je souhaite la bienvenue à Madame Isabel Rochat à la tête de notre département. Je reste en attente de découvrir ses projets, ses idées, ses choix et surtout ses qualités d'écoute et de décision que l'on lui porte. Et visiblement, elle impose déjà ses choix, avec courage !

 

Minet n'était pas si loin de la vérité il y a vingt jours !

Dans un mot précédant, votre serviteur avait, sous la forme d'un plagiat et avec humour, délivré ses pronostics ;

  • Département des finances (DF) :
    Monsieur David Hiler (suppléant : Monsieur Longchamp) ;
  • Département de l’instruction publique (DIP) :
    Monsieur Charles Beer (suppléant : Madame Künzler) ;
  • Département de justice, police et de la sécurité (DJPS) :
    Madame Isabel Rochat (suppléant : Monsieur Beer) ;
  • Département des constructions et des technologies de l'information (DCTI) :
    Monsieur Mark Muller (suppléant Monsieur Hiler) ;
  • Département du territoire et du développement durable (DTDD) :
    Monsieur Pierre-François Unger (suppléant : Monsieur Muller) ;
  • Département de l’économie et de la santé (DES) :
    Madame Michèle Künzler (suppléant : Monsieur Unger) ;
  • Département de la solidarité et de l’emploi (DSE) :
    Monsieur François Longchamp (suppléant : Madame Rochat) ;

http://minet.blog.tdg.ch/archive/2009/11/15/qui-pourrait-...

Je n'étais pas si loin de la vérité, comparons !

http://www.ge.ch/conseil_etat/2005-2009/communiques/20091...

Etant encore au repos, je ne peux me fendre d'un communiqué officiel, mais à titre personnel, en respectant mon devoir de réserve, je souhaite la bienvenue à Madame Isabel Rochat à la tête de notre département. Je reste en attente de découvrir ses projets, ses idées, ses choix et surtout ses qualités d'écoute et de décision que l'on lui porte.

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30/11/2009

Droits démocratiques, droit de manifestation, liberté d'expression, droits syndicaux à Genève !

Petit retour en arrière sur la séance du Grand Conseil datée du 26 juin 2009, dont le Mémorial vient seulement d'être publié. Dans ce document, on peut y lire le premier débat du PL 10 458-A les rapport de la commission des finances chargée d'étudier le projet de loi du Conseil d'Etat approuvant les états financiers de l'Etat de Genève et la gestion du Conseil d'Etat pour l'année 2008, ainsi que les propos tenus par divers orateurs.

Extraits ;

M. Edouard Cuendet (L).

"Parmi les éléments malheureusement négatifs, je citerai aussi la gestion calamiteuse des heures supplémentaires de la police, ce qui a obligé la commission des finances à prendre des mesures assez inédites et à réclamer un rapport de la Cour des comptes particulièrement édifiant sur les méthodes utilisées dans ce domaine. Le rapport Annoni et le récent rapport de la Cour des comptes sur l'Euro 2008 ont aussi montré que la principale source de coûts supplémentaires était les heures supplémentaires de la police. Du reste, en tant que membre de la commission des finances, je tiens à souligner tout particulièrement les attaques et les pressions inacceptables, voire personnalisées, reçues dans ce débat sur la police, ce qui a mis en cause le bon fonctionnement de notre démocratie. En effet, si le pouvoir législatif est attaqué de la sorte, que des noms sont cités et que des appels au boycott sur les listes de vote sont lancés, c'est la fin de la démocratie ! Je tiens également à évoquer les risques liés à ce genre de pressions, qui sont - je le répète - inacceptables."

Puis ;

M. Pierre Weiss (L).

"Je terminerai en apportant une précision et en émettant un souhait. La précision concerne l'intervention de mon collègue Cuendet, et cette fois-ci je m'exprime non pas en tant que président de la commission, mais en tant que député. Il a mis en cause les «pressions inqualifiables» du corps de police sur les débats de la commission des finances, notamment lorsqu'il s'est agi de voter une prime... Je précise qu'il ne s'agit pas du corps de police dans son ensemble ! Chacun de nous le sait, celui-ci travaille à la sécurité des Genevois; il a à coeur d'accomplir sa tâche et respecte son serment. Seulement, il se trouve au sein de ce corps de police un quarteron de factieux emmenés par un «petit minet» qui, en fait, est un «matou hargneux». Il a, avec d'autres, complètement oublié le sens même du service public ! A ce minet-là, qui ne fait qu'appeler à la délation et qui a la manie de pratiquer le lynchage politique, il me semble que le chef du département devrait rappeler les devoirs qui sont les siens."



Je ne vais pas répondre à ces deux députés, mais je vais préciser ce qui suit ;

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1 ) Les syndicats de police ont simplement répondu avec virulence aux attaques inqualifiables qui étaient menées contre leur profession et nos statuts.

2 ) Aucune pression n'a été exercée sur la Commission des Finances, ni sur les députés. Le droit de manifestation a été utilisé démocratiquement par les membres de l'UPCP, du SPJ et du SPSI, afin de faire entendre nos revendications, notre colère, nos  inquiétudes.

3 ) Aunun appel au boycott sur des listes de vote n'a été lancé, alors que les noms cités dans nos débats l'ont été en corrélation avec des propos tenus par leurs auteurs.

4 ) Il serait dangereux pour nos députés de croire qu'un simple quarteron de factieux agissent à la police. Premièrement, si nous nous sommes opposés avec causticité à certains discours ou rapports, en aucun cas nous n'avons cherché à provoquer des troubles, cette accusation est mensongère. Deuxièmement, à ce jour, les comités des syndicats de police précités sont grandement soutenus par leurs membres dans les débats qui nous occupent. Troisièmement, de ne pas voir que nous avons toujours gardé une très grande porte ouverte au dialogue et aux négociations serait faire preuve d'un aveuglement pitoyable dans l'analyse des événements. Si nous avons été poussés à exercer des actions syndicales, c'est bien souvent du fait de nos interlocuteurs et jamais d'une quelconque hargne gratuite.

5 ) La délation n'est pas inscrite dans nos valeurs, mais de dénoncer de véritables dysfonctionnements de l'Etat, des services, des politiques ou d'un système n'est qu'un juste avertissement sur des problèmes que d'autres ont choisi d'enterrer par une politique de l'autruche bien souvent sournoisement pratiquée.

6 ) Le petit minet, vilain matou, a un nom, Walter SCHLECHTEN. Il est encore pour quelques mois le président de l'Union du Personnel du Corps de Police, au service des ses membres et de sa profession, et si son approche déplaît à certains, je ne peux que me réjouir d'avoir été entendu, écouté, lu, et porté dans les principales préoccupations de MM. Cuendet et Weiss, sachant que je ne fais que défendre mon métier et les membres de ma corporation. Nous voila avec deux députés qui devraient être au fait de toutes nos préoccupations.

Si la démocratie est en danger, ce n'est pas à travers la liberté d'expression, l'exercice des droits syndicaux ni la défense des intérêts du plus grand nombre. Mais visiblement certains députés n'étaient pas dans les rues de Genève samedi dernier pour apprécier de véritables comportements factieux.

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Minet !

24/11/2009

On attend tous le Menu du Conseil d'Etat !

 

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(humour) 

M E N U

 

* * *

Apéro

 

Petit Muller croquant au Ceva

Et des Vérines Kunzler aux fruits et légumes verts

 

* * *

Entrée

 

Filet de Rochat sauce blanche des Trois-Communes

Et les saladines de Monuitot

 

* * *

Plat

 

Beer en croûte et son jus Cramer Grand-Cru 2005,

Accompagné de légumes farcis Longchamp

 

* * *

Dessert

 

Mousse Teddy Hiler et sa crème double d’Unger

 

17/11/2009

Deuxième analyse du scrutin du 15 novembre

Élections municipales 2007, le thème de la sécurité est le leitmotiv de Pierre Maudet. Il est le seul à tenir ce discours et il sera élu. Malgré, ou du fait de son isolement politique au sein du Conseil Administratif de la Ville de Genève, il reprendra le département de l’environnement urbain et de la sécurité.  Je ne vais pas entrer dans le débat pour savoir ce qui a été ou n’a pas été fait en deux ans par cet élu, mais il avait un programme, il avait la volonté de gérer un département, il s’était donné les moyens d’y parvenir, il y est et doit terminer les travaux entrepris.

Élections du Grand Conseil et du Conseil d’État 2009, le thème de la sécurité est le leitmotiv des partis  Libéral, Radical, PDC , UDC mais surtout du MCG. Les verts bredouillent quelques mots, les socialistes n’en parlent pas.  Pour le Grand Conseil, le MCG passe en nombre au Parlement, ses travaux vont débuter.

Au Conseil d’État, l’on se retrouve avec  sept élu-e-s, mais visiblement plus personne qui  ne veut s’investir et reprendre le département des institutions. La gauche lâche la patate chaude et la remet à la droite en lui rappelant ses sujets de campagne.  Cette même droite se doit donc d’assumer ce département, à l’insu de son plein gré visiblement.

Ma remarque est la suivante. Durant ces campagnes aux élections des deux pouvoirs politiques, l’Exécutif et le Législatif, quel parti avait un véritable programme, tous sujets confondus.

Pour moi aucun. Les débats de ces élections ont été menés autour du sujet de l’insécurité, sur  la nécessité s’instaurer une sécurité affirmée en nos rues, mais après.

Il y a bien eu quelques idées de candidats, mais rarement de véritables programmes de partis, vous l’admettrez  à la lecture qui suit ;

-          La tolérance zéro et l’augmentation des effectifs de la police pour les Libéraux.

-          Décharger les policiers de tâches administratives pour les remettre en rue pour les PDC.

-          Mise en place de la détention administrative pour les Radicaux.

-          Juger, condamner, renvoyer pour l’UDC.

-          Nettoyer la ville en 45 jours des dealers et mendiants pour le MCG.

-          Augmenter les effectifs de la police pour les Verts.

-          Ouvrir les postes de police 24/24 pour les Socialistes.

Mais au-delà de ça ?

Les débats n'ont fait que survoler les problèmes, sans jamais entrer dans le vif du sujet, avec quelques slogans, mais sans les solutions et les moyens à mettre en oeuvre pour les réaliser. C'était totallement insuffisant, et bien souvent, aucune réponse ne venait complêter les questions pertinentes de journalistes aguerris aux combats politiques.

Le véritable problème qui nous occupe donc aujourd’hui,  c’est que personne ne sait par quoi commencer pour réinstaurer la sécurité attendue. Je devine même que certains voudraient rester dans la continuité de la dernière législature, qui a pourtant été décrite et décriée comme un échec cuisant à ce niveau, ce qui est une vérité absolue.  

Les élections 2009 ont donc, plus encore que par le passé, permis d’élire des élus qui ont presque tous dénoncés un problème, mais qui à l’arrivée n’apportent aucun programme réel pour mener à bien les améliorations attendues.

La politique, suisse et cantonale, s’est enlisée depuis quelques années dans ces grands combats d’idées, de slogans mais les doctrines des partis politiques ont disparu, par consensualité, pas conflit d’intérêts, par alliance et du fait des disparitions des identités historiques de ces mouvements politiques. Une véritable crise identitaire, à gauche comme à droite.

Tous les partis traditionnels doivent donc se reconstruire une identité, ou enfin affirmer leurs alliances pour leur donner une âme, mais garder un tel statu quo serait une erreur  pour eux, elle laisserait la place aux partis émergents, populistes ou populaires, qui semblent à l'écoute des électeurs.

16/11/2009

Première analyse du scrutin du 15 novembre.

 

 

Si Genève n’a pas été bousculée hier, elle a néanmoins reçu une leçon et un message.

 

Premièrement, le visage des partis traditionnels change.

 

- Les Verts deviennent la nouvelle gauche, une gauche proche du centre qui va devoir savoir garder ses idéaux pour maintenir le cap, comme l’écologie, le développement durable, la mobilité douce et une politique sociale économiquement viable.

 

- Les Socialistes doivent se réformer rapidement. Les divisions, la perte d’une réelle identité et un tissu social genevois qui ne se retrouve plus en ce parti doivent animer la gauche d’une sérieuse prise de conscience. Les véritables valeurs de la gauche historique, des projets et des objectifs modernes et d’actualité, en lien avec la crise et les problèmes rencontrés par la population, une action syndicale nouvelle et enfin un rapprochement avec les Verts devraient être les mamelles de cette reconstruction. La gauche caviar doit disparaître, il en va de la crédibilité des socialistes.

 

- L’Entente doit finir son unification, car certains partis sont néanmoins en perdition. S’ils veulent voler de leurs propres ailes, les PDC et les Radicaux le peuvent à la seule condition qu'ils retrouvent une réelle identité, sinon ils devront se fondre dans l’Entente. Si les Radicaux vont probablement fusionner avec les Libéraux, il est souhaitable de sauver un centre droit. Le PDC doit donc devenir plus ambitieux, plus urbain, moins timide.

 

- L’extrême gauche doit mourir car survivre ainsi n’a aucune raison d’être. Une nouvelle doctrine du parti Socialiste devrait permette une réunification de cette gauche plurielle.

 

- L’UDC n’a visiblement plus sa place sous cette forme à Genève. La section genevoise devra suivre l’UDC Suisse pour survivre et ne plus être le vilain mouton noir de ce parti. La gourmandise est un pêché.

 

- Le MCG quand à lui doit simplement faire ses preuves. Ce parti devrait enfin être reconnu comme un partenaire du fait de ses résultats, mais il lui faudra démontrer qu’il peut devenir un parti traditionnel genevois. Ce n’est pas gagné d’avance, mais ses élus doivent saisir cette chance, car elle ne se représentera pas dans 4 ans en cas d’échec.

 

Deuxièmement, la droite se retrouve avec une double majorité, elle n’a donc pas droit à l’erreur, sinon la sanction tombera irrémédiablement dans quatre ans, surtout si d’ici là la gauche aura réussi sa reconstruction ou si le MCG aura su convaincre.

 

15/11/2009

Les sept sages élus, et maintenant ?

C'est fait, nos sept sages ont été élu-e-s :

Petit plagiat : Communique de presse du 29 novembre 2009

Répartition des départements du Conseil d’Etat élu

Le Conseil d’Etat élu le 15 novembre 2009 a arrêté la répartition des départements de la manière suivante :
  • Département des finances (DF) :
    Monsieur David Hiler (suppléant : Monsieur Longchamp) ;
  • Département de l’instruction publique (DIP) :
    Monsieur Charles Beer (suppléant : Madame Künzler) ;
  • Département de justice, police et de la sécurité (DJPS) :
    Madame Isabel Rochat (suppléant : Monsieur Beer) ;
  • Département des constructions et des technologies de l'information (DCTI) :
    Monsieur Mark Muller (suppléant Monsieur Hiler) ;
  • Département du territoire et du développement durable (DTDD) :
    Monsieur Pierre-François Unger (suppléant : Monsieur Muller) ;
  • Département de l’économie et de la santé (DES) :
    Madame Michèle Künzler (suppléant : Monsieur Unger) ;
  • Département de la solidarité et de l’emploi (DSE) :
    Monsieur François Longchamp (suppléant : Madame Rochat) ;

La nouvelle composition des départements reflète la volonté du Conseil d'Etat d'une efficience nouvelle et du prolongement des politiques menées avec une certaine réussite.

L'ancien Département des institutions (DI) est renommé Département de justice, police et de la sécurité (DJPS). La promotion de l'égalité et des droits de la personne dans le but d'assurer la dignité et la sécurité des personnes demeure rattachée à cette institution.

Le Département du territoire (DT) est renommé Département du territoire et du développement durable (DTDD). Il permettra de réunir en un seul département l'ensemble des processus d'aménagement incluant les transports et l'environnement, ceci dans une perspective de développer l'agglomération et la région en adéquation avec les défis écologiques.

Le Département de l'instruction publique (DIP), le Département des finances (DF), le Département des constructions et des technologies de l'information (DCTI), le Département de la solidarité et de l'emploi (DSE), le Département de l'économie et de la santé (DSE) demeurent pour l'essentiel inchangés.

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"Carpe Diem"