14/06/2010

Réorganisation de la désorganisation, le bout du tunnel, enfin ... !?

Le 16 décembre 2009, les syndicats de police et le Conseil d'Etat signaient un protocole d'accord traitant de la réorganisation de la police voulue par le prédécesseur de Mme Isabel Rochat. Divers éléments entraient immédiatement en action, comme la suppression de l'OS Spoerri ou la mise en application d'une grille salariale lissée, la fiscalisation des inconvénients de service ou la valorisation de la classe d'engagement.

Ce document précisait que les partis devaient s'efforcer de parvenir à des accords, au 1er janvier 2010 sur la mise en place d'un nouvel horaire, au 31 janvier 2010 sur un nouveau système forfaitaire de débours, au 31 mars 2010 sur le paiement des heures supplémentaires accumulées au 31 décembre 2009.

Ce lundi, un accord verbal de principe est enfin intervenu entre les représentants du personnel et la délégation du Conseil d'Etat, six mois après la signature dudit protocole, hors des délais préconisés.

Sachant que de nouveaux horaires ont été mis en place au 1er juin, sachant que la problématique des débours trouve enfin un épilogue, sachant que la liquidation financière des heures supplémentaires accumulées pourrait être achevée sous peu, l'on peut dire que nous sortons enfin d'un tunnel dans lequel les syndicats de police ont respecté leurs engagements.

En effet, ils ont été plus que participatifs lors de ces négociations, tout en faisant fi des échéances non respectées sur le protocole d'accord, en s'abstenant surtout d'engager des mesures de lutte tant que les négociations étaient en cours, si longues fussent-elles.

Le Conseil d'Etat tient là une occasion unique de terminer cette symphonie qui se devait d'être inachevée lors de son écriture initiale.

Le Parlement tient là une chance d'offrir toute la transparence exigée par la Cour des Comptes lors de son audit.

  • Reste au Conseil d'Etat de trouver la solution équitable pour le pont-retraite que le Parlement s'est engagé à produire suite à la modification de l'âge de la retraite, et que nos députés se devront de soutenir, par respect pour ses employés d'autorité.
  • Reste que la véritable réorganisation de la police doit encore se dérouler durant les mois à venir, opérationnellement parlant, dans sa gestion, dans ses valeurs, dans ses fonctions et ses rapports avec les partenaires liés à la sécurité.
  • Reste le projet Phenix, pour lequel les associations représentatives du personnel ne sont pas conviées, ce qui est probablement une première erreur, qui a été placé sur les rails par Madame la Présidente du département. 
  • Reste que Champ-Dollon demeure une poudrière et que les solutions préconisées ne sont pas en adéquation avec le facteur temps, avec le facteur risque de la situation.
  • Reste que le plan de carrière des policiers et des gardiens de prison a été brisé par l'application du système salarial étatique de promotion qui se veut insignifiant et si peu valorisant.
  • Reste que les conditions d'entrée à l'école de police, revues et non corrigées à ce jour, ne sont pas garantes de l'arrivée de nouveaux collaborateurs au profil suffisant pour nos professions en pleine mutation.

Reste que la réorganisation de la désorganisation n'est pas terminée.

Camaraderie - Mutualité

 

 

 

Commentaires

Camaraderie et mutualité c'est bien mais protéger et servir sonne mieux à mes oreillers

Écrit par : Mix | 24/06/2010

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