29/05/2010

Prévention et Caves Ouvertes ; ne gâchez rien, ni le vin, ni la vie !

En ce samedi ensoleillé, ce week-end s'annonce reposant et revivifiant, même si pour certains il sera spécialement goûteux lors des Caves Ouvertes.

De Soral à Anières, de Dardagny à Céligny, ces rencontres se veulent arrosées, commerciales, amicales car elles sont aussi un moment de partage, d'échange, de convivialité, de rires, d'allégresse, de retrouvailles, dans l'ivresse du bonheur partagé. De beaux instants qui nous laisseront des souvenirs joyeux ou une migraine ennuyeuse.

Afin de ne pas gâcher ces gouttes de bonheur, du contenu des verres au sang qui coule en nos veines, n'oublions pas qu'après l'étourdissement de la fête il nous faudra rentrer chez nous, sans incident, sans accident.

Pour ne pas gâcher cette fête, ayons le bon goût de prendre un Capitaine d'épique ce jour, celui qui conduit ne boit pas d'alcool, il devient de garant de la vie de ses amis, mais aussi de celle des autres, de ceux qui n'ont rien demandé aujourd'hui, si ce n'est de faire une balade en vélo, en moto, en famille, sans risquer de subir un plaisir goûteux excessif qui n'était pas partagé.

Vive le vin genevois !

"Genève, le respect en soi"

 

Minet

24/05/2010

Faut-il demander une révision du code de procédure pénale afin que la justice obtienne enfin les moyens de ses ambitions ?

Sept coups de feu à Martigny, un mort, des personnes mises en cause connues, récidivistes dans divers délits selon la police cantonale valaisane. L'intégration difficile des étrangers n'est pas en cause dans ce drame, ce sont les comportements humains qui sont répréhensibles, comme souvent, et pourtant.

Comme partout, les polices cantonales se retrouvent dans un grand désarroi, un ras-le-bol sur des phénomènes urbains devenus incontrôlables car démesurés par leur violence. La prévention est le nerf de la guerre et doit le rester, à tous les niveaux, mais pour que cela fonctionne il faut aussi que la répression, à travers la sanction, soit aussi dissuasive, ce qui n'est pas le cas avec le code de procédure pénale en vigueur. Et ce n'est pas la nouvelle mouture au 1er janvier 2011 qui va améliorer les choses.

http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=201&playerMod...=

Les policiers, qui se retrouvent devant de grandes incompréhensions, ne lancent pas la pierre à la justice, car celle-ci doit oeuvrer avec les moyens législatifs à disposition, qui ne sont pas, qui ne sont plus adaptés aux situations rencontrées, ni pénalement, ni administrativement.

Les technocrates qui rédigent les textes de loi devraient prendre le temps d'être à l'écoute des procureurs, des juges d'instruction, des chefs des polices cantonales et des commandants de polices, car donner de plus en plus de droits aux auteurs d'infractions, ou sanctionner avec de simples jours-amende, c'est aussi offrir un message conciliant et laxiste aux récidivistes.

http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=201&playerMod...=

La récidive doit être sévèrement punie et les multirécidivistes doivent subir des sanctions crédibles, pour dissuader, réinsérer, voire expulser pour éliminer.

N'oublions jamais qu'au-delà des auteurs, bien souvent étrangers, les victimes sont des habitants de notre pays, sans distinction de nationalité, d'origine, d'âge, de sexe. Lutter contre les récidivistes c'est protéger cette population, qui comme tous les policiers suisses, dit halte à la violence.

Les jours-amende sont un véritable échec. Il devient nécessaire de commencer aujourd'hui une révision du code de procédure pénale, des sanctions, des mesures, afin d'obtenir une application adaptée aux besoins des procureurs, aux attentes des policiers, aux voeux de la population.

"HALTE A LA VIOLENCE"

Minet.

 

 

17/05/2010

BOB, la rubrique de la TDG, a lu le dernier bulletin de l'UPCP, vous aussi maintenant mais sans travestir nos propos !

«  Le dernier mot » du Président.

 

 

Au moment où vous lirez ce texte, un nouveau Président aura pris ses fonctions, et il en est heureux ainsi. Le temps du renouveau, du changement de caractère dans nos relations avec les autres, d’un élan vivifiant pour notre association était nécessaire. Le comité en place avait aussi besoin de retrouver une forte personnalité à sa tête, afin de poursuivre les travaux en cours et orienter ceux-ci sur un avenir meilleur.

 

Je quitte mon poste confiant, car la devise de notre union restera la voix à suivre pour arriver aux buts que nous voulons nous fixer, Camaraderie et Mutualité.

 

À travers ce dernier mot, sous ce titre, je tenais à remercier les personnes qui m’ont accompagné durant ces quatre dernières années dans mes fonctions.

 

A mon arrivée, j’ai été mis en présence d’un comité en place qui a su m’ouvrir ses portes sincèrement en m’offrant ainsi la possibilité d’apprendre très vite les rouages d’un fonctionnement syndical qui était pour moi une véritable inconnue. Que ces comitards, anciens et nouveaux soient vivement remerciés, car sans eux l’UPCP n’est rien.

 

A ma nomination en qualité de Président, je me suis entouré d’amis, de personnes pour lesquelles j’avais une confiance avérée, nourrie par une grande amitié qui avait elle pris forme professionnellement. Ces gens m’ont suivi, m’ont donné leur confiance en se lançant dans le grand bain. À travers mon amitié indéfectible, qu’ils en soient vivement remerciés.

 

Durant ce parcours, certaines personnalités ont été mes guides, mes maîtres de stage si j’ose dire, et sans dénigrer les qualités des autres ni les blesser, je me dois de les nommer, sachant que leur charisme est reconnu.

 

Alain Devegney, dit Dede. Mon prédécesseur, une personnalité hors normes, d’une très grande intelligence, dotées d’un sens de l’analyse impressionnant,  trempé dans un caractère de bison, mais avec un cœur humaniste incommensurable. A ses côtés j’ai beaucoup appris et je crois qu’une grande partie de la confiance qui est la mienne aujourd’hui lui est due.    

 

Jean-Marc Widmer, dit la Bible. Un ancien Président, un être entier totalement dévoué à la cause de l’UPCP, de l’USPRO, de la FSFP et de leurs membres. Rarement j’ai rencontré une personne aussi investie dans une société, dans une association. Il apporte souvent l’historique nécessaire à la réflexion, mais également le point de vue qui nourrit une vision d’avenir. Humainement bien plus réservé, il a néanmoins su être là aux bons moments pour soutenir votre serviteur. Une amitié basée sur un très grand respect des qualités de l’autre est née de cette relation. Le futur Président trouvera en cet homme les références humaines et techniques nécessaires qui permettront à notre union d’avancer. 

 

Roger Golay, dit le Rédacteur. A son retour au sein du comité, j’ai vu en lui un ancien Président à qui j’avais accordé ma confiance, car j’aimais le style du personnage. Ami du football, il n’était pas un inconnu pour moi. La richesse, qu’il a su me faire partager, au-delà des idées, est d’avoir su me faire découvrir le monde politique, relation nécessaire à une présidence d’un syndicat. À travers son accompagnement, cet homme d’engagement m’a apporté une lumière certaine sur la qualité des gens, qui se doit bien souvent de dépasser celle des idées, tous partis confondus. Ces liens tissés, bien que souvent éphémères, ont néanmoins été précieux ces deux dernières années. Il m’a ainsi donné goût à la politique, monde qui lui ne m’a pas encore séduit à ce jour.    

 

Ces trois personnes n’ont pas été Présidents de l’UPCP pour rien, ils avaient tous cette petite chose en plus qui font que certain hommes, même s’ils ne sont pas d’exception, demeurent des leaders incontournables dans notre société, voire des exemples.

 

Après avoir remercié les membres ayant siégé au comité, après avoir rendu un petit hommage au trois hommes précités, je me dois encore de vous transmettre, chers membres, toute ma gratitude,et bien plus encore. Durant trois ans, vous avez été mon sang, mes battements de cœur, mon énergie et surtout la raison d’être de mes motivations principales. Sans vous je n’aurai jamais trouvé les forces qui ont été miennes pour me battre, pour débattre, pour convaincre, pour démontrer, pour prouver, pour défendre nos professions.

 

De l’OCAN à la Prison, en passant par ma corporation de cœur,  j’ai rencontré des gens formidables, extraordinaires parfois, mais humainement généreux toujours. Je tiens donc à vous remercier du fond du cœur pour la confiance que vous m’avez bien souvent témoignée, tout en espérant que celle-ci aura été à la hauteur des défis que nous avons rencontrés.

 

Longue vie à l’UPCP et bonne route au comité et à son Président à qui j’accorde déjà toute ma confiance.

 

                                                                                              Walter SCHECHTEN

                                                                                                     Dit « Minet »

15/05/2010

Appel du témoin, les voleurs sont là !

Ce matin je suis en congé. Je me lève et la nuit m'a enlevé les soucis syndicaux avec lesquels je m'étais endormi. Tout va bien, ce soir c'est l'anniversaire de ma mère, je vais descendre en ville pour prendre en main le cadeau commandé. Je trouve une place vers les rues Basses, un miracle, non le pont de l'ascension, comme toujours les gens quittent Genève à la première occasion.

Alors que je chemine rue de la Croix-d'Or, mon attention est détournée par des vociférations. De l'autre côté de la rue, trois femmes et une dizaine d'hommes sont regroupés, deux d'entre eux s'insultent dans une langue étrangère. Ils attirent l'oeil, les passants se détournent. En trois secondes j'analyse ces gens visiblement sans grand argent, à leurs vêtements, origine, comportement, attitude en rue. Pour moi se sont des voleurs à la tire, ils sont d'ailleurs déjà par groupe de trois et scrutent les gens, cherchent visiblement une proie. Ils préparent leur journée de travail, dans les rues Basses en plus, haut lieu des vols à la tire.

En congé, pas de délit, l'intention n'étant pas punissable, je poursuis ma route. Mes collègues travaillent et feront, comme tous les samedis, leur possible pour lutter contre cette délinquance de rue. Arrivé devant l'UBS, une mendiante, une de plus. Je l'ignore, comme tous les clients qui partent du bancomat.

De retour sur mes pas, après un arrêt café, je devine devant chez Martel un homme qui fait le guet. Il est le long des voies de tram et scrute de gauche à droite l'arrivée éventuelle de la police. Je le reconnais, il était dans mes premiers suspects. Mes voleurs se sont mis en oeuvre.

Mais là surprise, une dizaine de mètres plus loin un groupe, avec un homme qui à la criée gère cet attroupement. Ciel je me suis trompé, une terrible erreur, ces gens ne sont pas des voleurs à la tire, mais des joueurs de bonneteau. Un léger remord me prend, mais il ne dure qu'une seconde. Un pigeon est déjà là, l'oeil qui brille, avide de gagner de l'argent facile. Une des trois femmes est une fausse joueuse, tout comme deux hommes, un jeune et un vieux. La partie se déroule, je regarde, j'ai envie de traverser la rue pour prévenir ce client qu'il va se faire avoir, que c'est une arnaque, un jeux d'astuce truqué par la manipulation, et que s'il se rebiffe pour récupérer sa mise perdue, trois où quatre costauds vont immédiatement l'intimider, voir le menacer. Le client, s'arrête de jouer, pas convaincu. Il vient de sauver 20 ou 50 francs de sa poche, c'est bien.

Je poursuis ma route, et constate la présence d'un deuxième groupe de joueurs, puis un troisième. La quinzaine de suspects que j'avais mouché sont donc là, en place, trois guetteurs, trois crieurs et les autres qui jouent les clients heureux. Des badauds vont se faire détrousser cet après midi, c'est moche, mais ils vont aussi choisir de jouer, et de perdre surtout. Mes souvenirs d'enfance remontent, vacances en Italie, l'huile d'olive et le soleil, mais aussi les arrêts sur les parkings des restoroutes, les Pavési, et les fameux joueurs. Les touristes suisses étaient mis en garde à l'époque avant de partir, ne jouez pas vous allez vous faire plumer.

Là, c'est dans nos rues que les pigeons se font attraper. Je me dis que Figaro va passer par là sous peu, je me dis que les collègues de Rive vont immanquablement passer dans les rues Basses un samedi, je me dis que que je suis en congé et que je ne vais pas me faire casser la figure pour ça, donc je passe mon chemin. Je me dis encore que je pourrais les signaler à la Cecal, mais que des commerçants ont probablement déjà fait cette démarche, ils supportent souvent les musiciens, mais ils n'aiment pas les mendiants, ils n'aiment pas les joueurs de bonneteau non plus.

Au volant de mon véhicule, je rentre pour préparer cet anniversaire, mais cet incident me travaille et le présent texte prend déjà forme. Que faire pour que la population et les touristes ne se fassent pas avoir par ces voleurs agiles où l'astuce et le jeux ne sont pas vraiment des armes dangereuses, si ce n'est pour nos porte-monnaie.

La police ne peut plus tout faire. Un samedi, en ville, les voleurs à l'étalage et à la tire sont les principaux clients, avec nos petits vendeurs de drogue, et nos automobilistes mal parqués qui gênent souvent les TPG, quand ce n'est pas une manif. A un certain moment, il faut que la population se responsabilise. Si elle ne veut plus de mendiant, elle doit cesser de donner de l'argent à ces gens. Si elle ne veut plus se faire voler par des gens astucieux, elle ne doit plus jouer au bonneteau. Si elle ne veut plus se faire voler son porte-monnaie, elle ne doit plus laisser un sac à main sans surveillance ou ouvert.

N'oublions jamais que pour de nombreux délits, c'est l'opportunité qui crée celui-ci. N'offrons plus ces opportunités, l'amélioration de la situation à Genève passe aussi par une modification des comportements des citoyens de cette ville. Au fait, vous avez joué à l'Euromillion hier soir, moi oui, et j'ai perdu !  

Minet !

 

09/05/2010

Champ-Dollon, 601 détenus selon la TDG, il y a péril en la demeure !

Selon un article de tdg.ch, Champ-Dollon compte plus de 600 détenus dimanche soir, 601 précisément. Alors que cette prison préventive a été conçue pour 270 détenus, alors que le point critique pour cet établissement pénitentiaire a été évalué à 360 dans un rapport d'experts, alors que nous avons longtemps côtoyé la barre de 500 détenus en 2008-2009, alors que le personnel de cette prison a obtenu une prime pour surpopulation vu ses conditions de travail, nous relevons que depuis ;

La décision de construire enfin Curabilis a été prise, la première pierre a été posée le 3 novembre 2009, soit 12 jour avant les élections du Conseil d'Etat, depuis plus rien.

http://www.webtvgeneve.ch/video-geneve/premiere-pierre-po...

La décision de construire Champ-Dollon 2 a été prise, mais la date la plus optimiste parle de l'horizon 2016-2017.

http://www.geneve.ch/grandconseil/data/texte/M01869A.pdf

L'idée de mettre en place des containers dans l'enceinte de Champ-Dollon, pour soulager cet établissement, a été proposée le 20 février 2010 par le DSPE, mais rien avant juin 2010.

http://info.rsr.ch/fr/news/Des_prisonniers_en_containers_...

Alors que le nouveau code de procédure pénal devrait entrer en fonction au 1er janvier 2011, avec un fort risque de voir augmenter les détentions préventives, ainsi que la charge de travail des policiers et des gardiens de prison.

http://www.bj.admin.ch/bj/fr/home/dokumentation/medieninf...

L'Union du Personnel du Corps de Police se demande jusqu'où les limites seront repoussées par nos élus, sans que le risque d'incident ne retombe sur les employés de l'Etat, simples exécutants dans un système pourtant dénoncé depuis plusieurs années ?

Il y a peu, l'USPRO dénoncait encore les conditions de travail, et de détention dans les prisons romandes, en invectivant les autorités  d'assumer les répercutions de cette situation catastrophique. 

http://www.24heures.ch/vaud-regions/actu/drame-bochuz-syn...

Selon le directeur Constantin Franziskakis, le calme régnait dans les couloirs en fin d’après-midi, malgré ce nouveau record. «Tout le monde met du sien pour rendre la situation acceptable.»

La véritable question est de savoir pour quelles raisons, depuis 27 janvier 2009, et l'obtention d'une prime pour surpopulation, la population de la prison de Champ-Dollon n'a cessé de croître depuis, passant de 502 à 601 en 14 mois, et si cette situation est acceptable, humainement, politiquement ?

L'augmentation de la criminalité n'explique pas tout, le système judiciaire doit bénéficier de moyens urgemment s'il n'arrive pas à assurer les tâches de sa fonction afin de libérer de sa charge cette prison préventive.

Walter SCHLECHTEN

Rédacteur de l'UPCP

 

Bonne fêtes des mères à toutes les mamans de policiers, qui vivent dans la peur du lendemain, du téléphone qui sonne un fois de trop, ou du geste fatal devenu irréparable.

En ce jour de la fêtes des mères, j'ai une pensée pour toutes ces mamans dont le fils ou la fille travaille comme policier. Cette mère là, elle se veut comme toutes les autres, protectrice, rassurante et rassurée sur l'avenir de son enfant. Une fois le garnement lancé dans le grand bain de la vie d'adulte, les chemins deviennent différents pour chacun. La mère se verra rassurée par un parcours professionnel réussi et la naissance d'une vie de couple, socle de la famille.

Mais parfois, cette même maman va garder au fond d'elle-même une doute, une crainte, une peur, un sentiment que rien ne pourra venir enlever, même en voyant les années défiler. Cette mère a un enfant qui est devenu policiers, pompier, sauveteur, guide de montagne, voire militaire professionnel.

A travers l'exercice de ces métiers, cette femme n'y verra pas seulement une réussite professionnelle, et bien souvent personnelle car étant souvent très fière du choix d'un métier au service des autres, avec un engagement de soi-même qui dépasse bien souvent les espérance de l'autre, elle y verra aussi un perpétuel danger.

Une épouse de policier doit apprendre à vivre avec ce sentiment, qui ne devrait pas venir peser sur une vie de couple, une mère doit vivre avec ce poids. C'est humain, c'est presque normal me direz vous et bien des mamans vivent ceci dans d'autres situations. Mais voilà, le choix d'un enfant de se mettre au service des autres, d'être prêt à donner sa vie pour sauver autrui, c'est un sacrifice que peu de mères acceptent, même si elles devinent un épanouissement total de leur progéniture dans l'exercice d'une telle profession.

Pour ce courage là, je vous dis merci et n'oubliez jamais que derrière chaque policier, pompier, sauveteur, guide de montagne, voire militaire professionnel demeure un enfant, qui pense à vous, à sa famille à ses propres enfants, réflexion qui le préservera alors bien souvent sans qu'il ne s'en rende compte.

Minet.

 

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08/05/2010

Les droits fondamentaux des policiers et des fonctionnaires sont maintenus face à l'éligibilité !

 

La commission des droits politiques du Grand Conseil a refusé mercredi les projets de loi renforçant les incompatibilités avec le mandat de député. Les droits fondamentaux des policiers sont maintenus.

http://www.tdg.ch/geneve/actu/policiers-fonctionnaires-de...

Les deux textes déposés étaient motivés par certains préjugés, voire des motifs bien moins avouables, car même si l'on soulève un problème, on se doit de le résoudre, pas de l'éliminer.

Ce n'est pas en supprimant le droit d'éligibilité des policiers que vous alliez aider les politiques à ouvrir les yeux sur les véritables problèmes de notre société, les multiples échanges à la salle des pas perdus en sont la preuve. Un mandat politique, c'est avant tout représenter une partie des électeurs, de la population, de la société, et si ces gens se retrouvent en un personnage public, policier de sa cité, et bien c'est que ce politicien est proche des gens et de leurs problèmes, tout comme le sont les policiers, généralistes de la misère sociale ou criminelle.

Derrière chaque policier se cache un homme, une femme, qui à travers son serment se retrouve au service de la République et de ses habitants.

Derrière chaque politicien se cache un homme, une femme, qui à travers son serment se retrouve au service de la République et de ses habitants.

Derrière chaque policier, il y a un votant, mais aussi un élu potentiel.

Tout comme l'avocat tombe la robe, tout comme le professeur tombe le crayon, tout comme le médecin tombe le stéthoscope, le policier tombe l'uniforme et devient un citoyen comme un autre, avec des droits et des devoirs.

Le droit d'éligibilité est reconnu par la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour les policiers, et certains voulaient en faire fi, pour l'instant il n'en sera rien. 

Au-delà de la profession, c'est la qualité de l'élu qui compte, et là, le bilan général sera démocratique dans 42 mois, policier ou pas.

06/05/2010

Les polices se marchent sur les pieds (Le Temps, Yves Petignat), ou quel avenir pour les polices cantonales ?

"Avec l'accord Schengen le rôle des gardes-frontières prend toujours plus d'importance."

Selon un article du journal Le Temps, depuis l'entrée de la Suisse dans l'espace Schengen, en décembre 2008, et la suppression du contrôle automatique aux frontières, on croise les voitures de patrouille bleues des gardes-frontière jusqu'au cœur de la Suisse.

Dans plusieurs cantons, ces agents peuvent verbaliser des conducteurs en infraction, procéder à des arrestations de suspects en vue d'une remise à la police. Faut-il craindre la réapparition insidieuse d'une "police fédérale de sécurité" ?

Cet article, succinctement résumé ci-dessus, a le mérite de poser la bonne question dans un contexte trouble sur les missions et les tâches de l'armée, en regard des polices cantonales.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e67184e6-5885-11df-b657-eeefaea2bba8/Les_polices_se_marchent_sur_les_pieds

Ce que l'on constate immédiatement, ce sont deux choses : 

  • La recherche de la détention du pouvoir d'autorité et des tâches de police est de plus en plus disputée, soit par des privés, soit par la grande muette qui cherche encore sa place nouvelle dans une société en perpétuelle démilitarisation . A travers cette course, il y a des intérêts financiers pour les privés, avec un marché qui, s'il s'ouvrait, offrirait de belles opportunités. Pour d'autres, qui nous regardent de la Berne fédérale, la recherche de la détention du pouvoir, de l'autorité et du contrôle policier du pays ne sont probablement que des aspirations qui doivent servir des ambitions personnelles ou corporatistes.   
  • L'obtention de ces pouvoirs d'autorité et de police ne sont que le dessin d'un brouillon sur la main mise sécuritaire de armée sur les cantons, pourtant souverains sur leur territoire, et qui ne cherche qu'une chose, éviter le démantèlement d'un corps armé qui ne peut pas se permettre de rester sur le bord de la route à travers la réorganisation d'une profession qui ne devra jamais perdre sa légitimité, accords de Schengen ou pas.

A Genève, nous retrouvons ce schéma, avec des privés omniprésents, l'émergence de polices municipales, la gourmandise d'une police de la sécurité internationale et des gardes-frontière rattachés à la spécificité géographique de notre canton.

  1. Les privés sont en attente, la délégation de tâches de police représenterait une manne financière importante sur le marché saturé de la sécurité privée.
  2. La police municipale était statutairement insuffisamment implantée dans le paysage genevois, ceci a été corrigé législativement, mais l'appétit de certains élus communaux pourrait porter atteinte à cette police de proximité qui serait alors prioritairement engagée dans du maintien de l'ordre et des tâches de police judiciaire pour lesquelles ces agents ne disposent pas de toutes les prérogatives administratives et légales.
  3. La PSI n'a été qu'un projet policier embryonnaire, car avoir créé une police dans la police a été une grande erreur lors de l'instauration de cette entité. Des choix politiques, voire hiérarchiques, qu'il faut assumer aujourd'hui alors que les agents de ce corps aspirent encore aux promesses non tenues, car trop liées au démantèlement du cahier des charges de ce corps pourtant rattaché à des missions et des fonctions spécifiques.
  4. Le corps des gardes-frontière (Cgfr) s'est éloigné des frontières tout en restant encore sur les axes qui mènent à celles-ci, une présence heureuse pour une mission que la police cantonale ne peut plus assurer pleinement dans une région atypique géographiquement. Par contre, la délégation complète que quelques tâches aux employés fédéraux n'a pas résolu le principal problème lié à la finalité de leurs interventions, soit des remises police.

Car sur ce sujet, le véritable débat doit se situer à ce niveau. En parlant des privés, des polices municipales, des agents de la PSI, du Cgfr,  il demeure un mode de fonctionnement qui n'est déjà pas en adéquation avec les disponibilités de la police cantonale, les remises police.

Depuis des années nous travaillons ainsi, alors que tous les acteurs de la réorganisation de la police cantonale veulent lutter contre la montée des tâches administratives, alors que les policiers doivent retrouver le terrain perdu, alors que le nouveau code de procédure pénal arrive à grand pas, avec des contraintes légales et d'investigations encore plus grandes limitées par le facteur temps, il n'est pas possible d'envisager l'avenir ainsi. La police judiciaire et la gendarmerie ne doivent pas devenir les rédacteurs d'actes de police que d'autres ne peuvent pas assumer, assurer.

Nous demandons depuis des mois une redistribution des cahiers des charges de chaque entité, à travers la mission accomplie et la tâche qui en résulte, afin d'éviter des remises police, des doublons, afin aussi d'optimiser le capital humain disponible, pour que cesse cet engrenage administratif et législatif qui vient nuire au bon fonctionnement de nos institutions, et par là même à la sécurité publique de notre population.

Il y a la police, il y a le métier de policier, il y a des professions liées à la sécurité, il y a des fonctions rattachées à la sécurité, il y a des organisations ou des associations attentives à la sécurité, il y a des choix à faire afin que nous disposions enfin d'une vision claire du paysage sécuritaire que veulent nos élus, qu'attendent nos policiers, que réclament indirectement notre population et qui devront aussi répondre aux attentes de nos partenaires, pour ne plus se marcher sur les pieds, et visiblement ce problème est national.

                                                                                                                                                     Minet

Complément d'information tombé après la rédaction de ce mot, comme quoi ;

http://www.tdg.ch/actu/suisse/armee-maurer-ne-faire-guerr...

03/05/2010

Les premiers pas du Président de l'UPCP dans le train de la Réorganisation.

Depuis le 27 avril 2010, vers 2100, l'Union du Personnel du Corps de Police a un nouveau Président.

Christian Antonietti, puisqu'il s'agit de lui dont je vais vous parler, est monté ce soir là dans le wagon de tête d'un train en marche. Ce voyageur de l'esprit, qui aime les mots pour leur force, leur pouvoir mais aussi leur pragmatisme, n'aura que peu d'arrêt en gare pour se dégourdir les jambes et découvrir le monde, car les sujets sont là, en attente, ses sujets aussi.

Il lui faudra terminer des débats sur une réorganisation de la police qui n'a pas encore abouti. En passant par les paysages de nos horaires, de nos débours, de nos heures supplémentaires et de la retraite, il lui faudra espérer qu'un chef de gare saura l'attendre sur chaque quai le moment venu afin d'aiguiller ce grand train de mesures sur les bons rails.

Heureusement, notre serviteur n'est pas seul et nul doute qu'il trouvera dans ce convoi un Comité soudé, qui lui a commencé ce long voyage il y a plusieurs années, non pas pour traverser l'Orient en Express, mais bien pour retrouver le Nord d'une société qui perd la boussole en se désorganisant à ses pôles.  

De gare en gare, tous ensemble nous avancerons à la rencontre de nos élus à l'arrêt "Hôtel-de-Ville", des journalistes à l'arrêt "Café de la Presse", de nos hiérarchies à l'arrêt "Dussaud-Gravière", de quelques technocrates à l'arrêt "Hôtel-des-Finances" et de nos membres et amis à l'arrêt "Rue de l'Avenir", en plein centre de Figaro, comme si le sifflement de ce train allait pouvoir se mélanger harmonieusement avec les eaux vives ruisselantes qui finissent toutes dans ce grand lac, qui lui restera perpétuellement le reflet de notre ville la nuit et notre miroir de jour au petit matin. 

Minet.