12/03/2010

Quelle police pour demain à Genève ?

Alors que le discours de Saint-Pierre a été prononcé il y a plus de cent jours, alors les le PL 10541 vient d'être amputé d'une bonne partie de son contenu, alors que les écrits restants au sujet de la réorganisation de la police se doivent d'être complétés, finalisés afin de trouver une véritable application législative et opérationnelle, un nouveau grand débat sur la police survient. L'engagement de personnes de nationalités étrangères dans le corps de police, voire d'autres fonctions d'autorité.

Notre première réflexion est de justement constater que la véritable réflexion, sur le fond et sur la forme, au sujet de la vision d'avenir que l'on veut accorder à la police genevoise n'a pas eu lieu. La réorganisation traitée ces douze derniers mois n'était qu'un placebo qui n'a servi qu'à colmater une brèche ouverte.  

Le temps est venu, au-delà des rapports Annoni ou de la Cour des comptes, qu'une véritable réflexion, analyse, recherche des sens  et des besoins se produise.  

Si des travers ont été relevés par différents audits au sujet du fonctionnement, de l'organisation ou des structures statutaires de la police, il reste un autre bilan à faire, celui des mesures mises en place récemment à travers des modifications déjà lourdes de conséquences. Avant de dessiner l'avenir, nous nous devons de relire le passé. Que constatons nous au quotidien.

- La suppression de l'obligation d'avoir servi dans une arme, à travers un service militaire accompli, a fait disparaître un sens aigu du respect de/des hiérarchies, de l'ordre, des ordres, de l'engagement pour autrui, du travail de groupe en corps constitué, pour nous diriger vers une police civile bien moins régie par des règles militaires, organisation pourtant nécessaires dans un corps comme le nôtre.

- La diminution des critères d'engagement ou d'examen, notamment cette fameuse suppression de la dictée, qui pour certains était à elle seule responsable d'un véritable problème de recrutement, nous plonge dans une problématique d'école et de formation, à savoir devoir enseigner les règles de base de la langue française, avec l'appui de cours de rattrapage, aux aspirants engagés en insuffisance flagrante de connaissances élémentaires. Des heures d'études qui viennent se greffer dans le planning déjà bien lourd de l'école de police.  

- La création de la PSI est historiquement issue d'une nécessité opérationnelle indiscutable. Le rapprochement avec la gendarmerie, à travers une fusion et/ou la création d'un seul corps en uniforme une utopie. La problématique d'une école unique, pour deux fonctions fondamentalement différentes,  mais avec au final un brevet fédéral identique et reconnu pour le métier de policier, une aberration. Les passerelles transversales attendues se doivent d'être enfin construites.  

- Les placebos proposés dans le cadre de la réorganisation de la police n'ont à ce jour en aucun cas résolu les problèmes qui nous occupaient il y a encore six mois. Les horaires, le travail de nuit, les heures supplémentaires, le piquet, l'école de police, le recrutement, les statuts des uns et des autres, la création d'une nouvelle entité d'assistant de sécurité, une appellation nouvelle pour une police municipale sans policier, voire l'organisation de la police et les tâches dévolues à chaque corps ou partenaire. Tel est le sentiment qui anime le syndicat de la gendarmerie, alors que certains dossiers avancent à reculons.

Une analyse froide qui ne fustige personne, mais qui relève un système de gestion de la cause, motivé par les circonstances, qui s'avère ne pas être opérationnel, les buts recherchés ne sont pas atteints et des effets pervers apparaissent.

Aujourd'hui, un débat sur l'engagement de personnels étrangers est activé. Ce débat n'a pas lieu de se produire, car les solutions attendues ne passent pas par là. La globalisation à travers les bases de la mondialisation des corps de polices est une vision d'avenir qui doit d'abord engendrer une véritable réflexion sur les droits humains, avant de passer aux devoirs de l'homme et à l'accomplissement de ses missions. Un droit de vote à accorder aux étrangers nous semble devoir être le premier pas de cette réflexion nouvelle.

La police genevoise n'est ni meilleure, ni pire que les autres, mais elle dispose des capacités nécessaires pour devenir plus performantes, plus en adéquation avec les besoins d'une société qui change trop vite, qui perd ses valeurs et ses repères si vite que les nouveaux jalons qui se devraient de redessiner l'avenir n'ont pas eu le temps d'être composés, proposés, déposés et appliqués, pour enfin guider la police dans un vingt et unième siècle en plein bouleversement.

Walter SCHLECHTEN

Président de l'UPCP

 

Commentaires

- La suppression de l'obligation d'avoir servi dans une arme, à travers un service militaire accompli, a fait disparaître un sens aigu du respect de/des hiérarchies, de l'ordre, des ordres, de l'engagement pour autrui, du travail de groupe en corps constitué, pour nous diriger vers une police civile bien moins régie par des règles militaires, organisation pourtant nécessaires dans un corps comme le nôtre.
- Hé bien voilà, je vois ici l'une et pas des moindres des réponse aux problèmes multiples, vous le soulignez vous-même. Et j'ajouterais même le regret de constater que dans les écoles, LES COURS D'INSTRUCTION CIVIQUE n'existent plus. Bon là, c'est un dinausaure qui vous le dit !, mais au jour d'aujourd'jui, je pense qu'ils seraient fort utiles...

Écrit par : Pierre-André Dupuy | 12/03/2010

A lire le commentaire de M. Dupuy, on serait tentés de croire que les vrais problèmes de la police viennent des jeunes qui la compose. C'est plus que réducteur et fort désagréable pour eux. Ce n'est pas avec ce genre d'arguments que l'on va trouver du renfort. C'est aussi ce que pense Minet, mais en s'étalant quand même plus sur les autres causes. Moi je ne pense pas qu'il faille accomplir son service militaire pour devenir un bon policier, ni ne pense que notre armée doit continuer à nous fournir ses soldats gradés pour "relever" le niveau. Cette organisation surannée est à mettre progressivement aux oubliettes pour enfin entrer dans ce XXIème siècle avec des méthodes humaines plus modernes et adaptées que celles que nous connaissons malheureusement encore aujourd'hui. La cause ? Permettez-moi seulement, sans entrer ici dans le détail, d'exercer un jugement sévère sur celles et ceux ceux qui nous commandent. Des militaires pour la plupart ! Alors quelle Police pour demain ? Le temps de la réflexion et une économie de temps qui profite à toutes celles et ceux qui n'ont pas de solutions à proposer, parce que le progrès à un coût et que personne en haut lieu ne veut débourser pour la sécurité. signé : un policier (Pal).

Écrit par : lappal | 12/03/2010

@Pal
J'apprécie ton analyse.
Où, ailleurs qu'à la police, un type peut devenir cadre supérieur, officier ou commissaire et commander des centaines de personnes, en ayant comme unique formation professionnelle... un CFC de mécanicien?
C'est une honte!
La police que je connais a institutionnalisé la médiocrité!

Écrit par : Wax911 | 12/03/2010

Lappal ;
En aucun cas nous dénonçons les jeunes aspirants, mais bien le système devenu visiblement trop laxiste aux admissions.

Wax911 ;
Un collègue qui fini officier aura plus de 20 ans de connaissances métier, elles n'ont pas de prix mais une grande valeur. De plus, lors de sa formation cadre, il va suivre presque 2 ans de cours en les terminant par le rendu d'un mémoire. Ce qu'il faut là, c'est une reconnaissance des acquis par une équivalence Master.
Médiocrité, seul votre jugement l'est en l'état, regardez dans d'autres polices où des blancs-becs qui sortent d'une HES dirigent la troupe, juste aucune idée des réalités du terrain car aucune expérience professionnelle. Policier, un métier qui ne s'apprend pas dans les livres, mais dans la rue.

Écrit par : Minet | 12/03/2010

Naturellement, l'idéal n'est pas d'enrôler des blanc-becs dans la pyramide hiérarchique, mais de donner à toutes et à tous, nouveaux et anciens, une réelle possibilité d'accéder à une place hiérarchique autrement qu'avec des critères surannés ou sortant de cette réflexion qui veut qu'un bon flic doit d'abord pensé à son grade, puis à son chef et enfin à rien ! Tu remarqueras, Minet, je n'ai rien dit sur les francs-maçons et autres "rites initiatiques institutionnalisés" qui hantes les casernes et pourrissent la vie du flic de base :-)

Écrit par : lappal | 12/03/2010

@Minet
20 ans de pratique du métier, ça n'attribue nullement les compétences de management et de leadership nécessaire!
Un Master parce qu'ils vont de temps en temps suivre un cours ci et là?? Ah ah ha! Mort de rire!!!
Un blanc-bec sorti d'une HES, assisté des personnes adéquates, pourra diriger la troupe en faisant moins de dégâts qu'en font certains maintenant... malgré leur 20 ans d'expérience! Evidemment si le travail de la police doit se résumer à mettre des amendes, à brandir la matraque ou à appliquer bêtement des consignes, alors là, effectivement, un policier sans grande formation suffit amplement........................
Dire que policier est un métier qui s’apprend dans la rue, ce n’est pas exact! C’est juste une réplique de flic pour que les "non-flics" ne viennent pas mettre leur nez dans nos affaires! C’est juste une parade pour esquiver les remises en question qui justement pourraient venir des "non-flics". La rue apprend un certains nombres de chose, mais si cette connaissance n’est pas subordonnée à une connaissance supérieure, celle qui s’apprend dans les livres comme tu dis, ce n'est à nouveau que bien médiocre.
Cette conception protectionniste de la police ne fera rien évoluer du tout.
Les "années de rue" ne légitiment pas, à elles seules, une opinion sur l’organisation de la police. Depuis que je suis dans ce métier, on m’a appris, comme à toi, à mépriser l’opinion qu’à le "non-flic" sur la police, simplement parce qu’il n’est pas flic! Encore une chose médiocre produite par cette institution… Et dire qu’un bon nombre de non-flics se font avoir et pensent qu’ils n’ont, effectivement, pas leur mot à dire! Foutaise!
La police ne sait pas reconnaitre ses fautes! Elle déteste ça! Trouve-moi un interview où un cadre de la police, le service de presse ou un chef de la police reconnaissent avoir mal fait! Il y a toujours une explication, une parade, une diversion, une justification, mais jamais un aveu d'échec! Sommes-nous donc si parfaits.............?
Wax911

Écrit par : Wax911 | 12/03/2010

Wax911 ;
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit.

Il n'y a rien de protectionniste dans ma remarque, juste une demande de reconnaissance, un pour l'expérience métier, qui est évaluée actuellement lors des passages de grades, deux pour LES formations suivies par les officiers. A ce sujet, si Cap Manager est reconnu sur l'échelle de la déclaration de Bologne, il n'en est rien des cours ISP qui, pourtant, traitent bien souvent des mêmes thèmes, avec les même buts. C'est cette équivalence en reconnaissance formative que nous demandons. Je dirais aussi que ces deux formations parallèles doivent être mieux associées, par le menu mais aussi dans la méthode.

Pour le reste, la FOCO mais surtout le développement personnel du policier par des possibilité de formations restent un point faible dans notre métier, peu de portes sont ouvertes.

Écrit par : Minet | 12/03/2010

Ainsi donc le respect s'obtient par le passage au service militaire uniquement. Cette approche est totalement rétrograde. Pour respecter sa hiérarchie, il faudrait déjà que cette dernière respecte ses troupes ce qui manque parfois cruellement dans certains corps de police. J'appartiens à une période où le service militaire était encore obligatoire pour intégrer la police genevoise et le respect n'était pas meilleur à l'époque et quand on voit l'ambience qui règne dans le corps et tout ces agents qui se dégueulent parmi, votre position sur le fait d'avoir fait l'armée ou pas me fait bien rigoler ! Il y a d'autres moyens pour motiver le personnel et faire en sorte que les collaborateurs soient intègre et engagés dans leur profession, cela s'appelle le management ou le leadership. Demandez-vous pourquoi autant de gendarmes sont dégoûtés après quelques années d'activité ! Le problème étant que lorsque l'on est depuis trop longtemps dans cette profession, on ne se rend même plus compte que notre attitude est cassante et dévalorisante envers les nouveaux collègues. Les anciens et donc les plus gradés ne font rien pour donner un souffle nouveau dans cette entreprise. Ils sont éteints et n'amènent rien de bon aux nouveaux agents et vous en faite partie. Et ces derniers n'ont qu'un seul droit, LA FERMER !

Lorsque vous abordez la certification de la PSI par un brevet fédéral de policier et que vous prétendez que la fonction est fortement différente d'un gendarme, lorsque l'on voit les différentes fonctions qui peuvent être exercées par un gendarme, à y regarder de plus près une bonne partie des gendarmes n'exercent plus une fonction de policier à proprement dit (ressources humaines, service de presse, informatique de la police...) et ce n'est pas pour autant qu'ils ne portent plus leur titre de policier.
Dans d'autres domaines, il y a des gens qui obtiennent des certifications identiques et qui par la suite exercent des fonctions différentes, on appel cela de la complémentarité...
Sans oublier que les gardes-frontière obtiennent également le brevet fédéral de policier.
Il ne s'agit là que d'une formation de base qui doit permettre d'ouvrir les portes pour intégrer différents corps de sécurité publique quel qu'il soit.

Concernant les différents placebos auxquels vous faites allusion, vous mélangez sans cesse la protection de vos acquis avec la refonte du système sécuritaire genevois. Si vous voulez défendre les acquis des gendarmes, restez un syndicaliste. Si vous souhaitez participer à la refonte du système sécuritaire genevois, faites de la politique ou des études pour accéder à une fonction décisionnelle dans la police !

Concernant la police municipale, sur quoi vous basez vous pour dire qu'ils ne sont pas des policiers, si vous voulez vraiment parler de ce corps, commencez par mettre en avant des chiffres concernant leur activité et interventions qui nous aideront à mieux comprendre votre point de vue et vous aidera certainement à comprendre le travail journalier de ces agents de police municipale. Car pour le moment, lorsque vous abordez ce sujet, c'est du vent !

Contrairement à ce que vous dites, le système sécuritaire n'est pas si mal organisé que cela à Genève. Seulement, vous partez dans tous les sens avec un brin de populisme pour défendre vos acquis, toujours prêt à critiquer tout et tout le monde et surtout les autres corporations pour lesquelles vous n'avez aucun respect mais qui malgré tout effectuent un travail de sécurité important dans le canton. A ce que je sache, la ville n'est pas à feu et à sang et vous savez très bien que ce sont les multirécidivistes qui posent le plus de problème et cela ne découle pas d'un problème de police mais de justice !

Lorsque vous parlez des valeurs et repères perdus, depuis que l'homme existe, il a toujours eu l'impression qu'avant c'était mieux alors depuis le temps qu'avant c'était mieux...

Bien sûr, le métier de flic s'apprend sur le terrain comme tout autre métier qui s'apprend en le pratiquant d'ailleurs. Néanmoins, lorsque les policiers arrêteront de penser que leur entreprise est différente des autres et qu'elle doit être gérée d'une autre manière que tout autre entreprise, la grande maison s'en portera certainement mieux.

Avec vos nombreuses années de métier, il ne vous reste qu'à faire une HES pour devenir le patron parfait de la police genevoise car désolé pour vous mais être un bon policier c'est une chose, être un bon manager s'en est une autre...

Écrit par : farmer | 13/03/2010

@Farmer
Excellent commentaire!
Tu as 100% raison lorsque tu dis : "Demandez-vous pourquoi autant de gendarmes sont dégoûtés après quelques années d'activité!". Mais personne ne se le demande!!! C'est là la preuve d'un management malade, puérile et incompétent!!! Se soucier de l'état de santé et de satisfaction de ses employés est, en management, un principe de base. Mais le principe de base qui prévaut encore aujourd'hui à la police c'est MARCHE OU CRÈVE!!!
@Minet
Ceux qui exigent de la troupe de l'empathie et du savoir-être, feraient mieux d'avoir eux-mêmes déjà acquis ces valeurs!
Un autre prince de base en management: A force de prendre le personnel pour des cons, ils finissent par le devenir!
Alors franchement Minet, ne viens pas défendre une gestion d'entreprise telle que celle de la police! Tu sais à quoi on reconnait un arbre? A ses fruits! Quels sont les fruits que produit la direction de la police et son fonctionnement..............? A-t-on un personnel valorisé? Des individus dont les compétences individuelles sont reconnues et utilisées? Quel est l'état de satisfaction général à la police? Quel est la façon de parler au personnel de l'officier responsable du personnel? Combien de personnes qualifiées ont été retenues alors qu’elles présentaient leur démission ?
Quant à ce Master d'officier, combien l'on loupé et n'ont pas pu accéder à la place briguée? Peu? Personnne? Est-ce ça veut dire qu'ils sont tous bons, ou que c'est l'école des fans?
Minet, modestement, je pense que tu es trop dans l'agitation engendrée par le "faire" et que tu n'as pas le recule nécessaire pour penser. Pour oser penser différemment. A la police, on nous apprend à penser et l'influence du groupe agit puissamment sur la liberté individuelle, dans la pensée et dans l'action.
Franchement, quand tu vas sur mon blog et que tu regardes l'article sur le principe de Peter, tu n'as pas l'impression que l'on est en train de parler de la police cantonale genevoise?

Écrit par : Wax911 | 13/03/2010

Juste en vitesse car je dois partir, je ne vois pas où je défends pas la gestion d'entreprise telle qu'elle est appliquée à la police, je demande juste que certains des éléments actuellement en place soient reconnus, car ils n'existaient pas à la police il y a dix ans. Avant de vouloir prendre ailleurs quelque chose, il faut en premier lieu regarder ce qui existe à l'interne, raison pour laquelle je vous parle de certification. Bien des méthodes utilisées dans le privé ont été visées afin d'être adaptées à la police, en vain. Et si ces méthodes utilisées ailleurs étaient si parfaites, ne pensez-vous pas qu'il devrait y avoir bcp moins de problèmes dans nos entreprises, alors que tel n'est pas le cas, bien au contraire ?

Sinon, vous posez de bonnes questions :

Quels sont les fruits que produit la direction de la police et son fonctionnement ?
A-t-on un personnel valorisé ?
A-t-on des individus dont les compétences individuelles sont reconnues et utilisées ?
Quel est l'état de satisfaction général à la police ?
Quelles sont les démarches entreprises pour répondre à cette insatisfaction ?
Quelle est la façon de parler au personnel de l'officier responsable du personnel?
Combien de personnes qualifiées ont été retenues alors qu’elles présentaient leur démission ?
Quant à ce Master d'officier nommé CAP Manager, combien l'ont passé ? Peu? Personnne?
Est-ce ça veut dire qu'ils sont tous bons, ou que c'est l'école des fans ?

Autant de questions auxquelles vous et moi connaissons les réponses.

Pour terminer Wax911, j'adore le petit film sur ton blog, je l'ai placé sur FB, et si effectivement l'on retrouve dans les explications données une partie du fonctionnement de la police genevoise, j'y vois aussi un phénomène de société qui est en place dans bien d'autres entreprises.

Je reviendrai sur les textes de Farmer et Wax911 demain soir, car là je n'ai plus le temps, vous ouvrez un bon débat, but d'un blog, mais ne me faites juste pas dire ce que je n'ai pas écrit. A demain.

WS

Écrit par : Minet | 13/03/2010

Quelle précipitation à partir ! le devoir vous attend encore ? ... pas de répit pour un flic. Pas facile la vie hein ?
Au fait, où en est le réglement de toutes les heures sup, on ne voudrait mourir idiot(s)...

Écrit par : Pierre-André Dupuy | 13/03/2010

Aucune précipitation Monsieur Dupuy, juste une volonté d'enfin prendre le temps de vivre pour moi et ma famille, car un flic a aussi une vie privée, une famille, un réseau social.
Sinon, comme annoncé, c'est avec plaisir que je répondrai à vos questions demain, si le temps me le permet, car je travaille dimanche comme bénévole au loto du FC Police. Salle des Asters à 1400, vous pouvez y venir.

Mais je ne me suis jamais dérobé devant quelque question, donc un peu de patience, y a pas le feu au lac, pas encore ..

Bonne soirée à vous.

Écrit par : Minet | 13/03/2010

Une police de renseignements, d'infiltration avec des moyens modernes de surveillance c'est qu'il faudrait à Genève pour démanteler tous les réseaux de prostitution, de drogues sur le territoire. Un police qui s'occupe des vrais problèmes de terrain avec une présence dans les quartiers jour et nuit complémentaire à une police de proximité. On est loin du compte.

Écrit par : demain | 16/03/2010

@Demain et les autres :

Pour moi la Police, même si elle connaît quelque difficultés, travaille bien et même très bien....preuve en est, la prison n'a jamais été aussi pleine....

...le problème est du côté de la justice, qui va vider la même prison encore plus vite qu'elle ne s'est remplie...la justice, là est le vrai problème !

La lourde sanction, qui est aussi dissuasion !

Écrit par : Fausse route | 16/03/2010

@Fausse route
Le fait que la prison est pleine, n'est nullement un signe que la police travail bien! Ce raisonnement est aussi navrant qu'absurde.
A moins que pour toi, la seule compétence nécessaire pour juger la qualité d'une police, c'est sa capacité à procéder à des arrestations.
A mon sens, la valeur d'un policier c'est bien plus que sa seule aptitude à envoyer des individus en prison!
La surpopulation carcérale ne peut nullement constituer une échelle de mesure sur la qualité du travail de la police. D’ailleurs le raisonnement inverse au tien pourrait être fait; si la police faisait bien son travail premier, la prévention, la prison ne serait pas si pleine……………..
WAX911

Écrit par : Wax911 | 16/03/2010

@Wax :

Vous faites fausse route !

La police fait son travail de police : le bras armé de l'état...

Le social ne fait pas son travail, il délègue à la police son incompétence

La prévention c'est l'éducation, soit les parents et les enseignants qui ne font plus leur travail et qui délèguent leur incompétence....à la police

La justice ne fait pas correctement son travail car si elle donnait des peines normales, c'est à dire un peu plus que des jours amendes avec sursis (c'est à dire rien avec rien ...en tous cas quand je reçois une amende de stationnement je n'ai pas de sursis, je paie et le délit est infiniment moins comparable !), je disais donc qu'une sanction forte est aussi un signal fort de PREVENTION, "attention si tu fais ça, tu risques ça" et non pas "je m'en fous chui mineur je risque rien" par exemple....

Bref la police doit faire un travail de police. Elle n'est ni parent, ni assistante sociale, ni enseignante, ni concierge, ni à mon sens police de proximité...le sous-groupe du canton c'est la commune, laissons donc cette proximité à cette nouvelle "police municipale"...

...alors si la prison est pleine, c'est que la police est la dernière à remplir convenablement sa mission, n'en déplaise au angeliste myopes qui tentent de refiler la patate chaude de l'échec de leur vision d'une société où les criminels ont plus de droits et son mieux pris en charge que les victimes ! Tout ça pour faire plaisir à quelques ronds de cuir qui vivent de caviar, qui palabrent dans des conseils de droits de l'homme et qui tentent par tous les moyens de justifier leurs raisons d'exister afin de conserver leurs salaires indécents.

Parole de victime écoeurée du système. Ca c'est pas de la théorie, juste un cas pratique !

Écrit par : Fausse route | 16/03/2010

@Fausse route
Le bras armé de l'Etat, dis-tu? C'est vrai. Mais d'où vient cette expression? On la trouve dans le code de déontologie de la police, ce même code dans lequel il est dit, notamment, que "l'activité préventive fait partie intégrante du champ d'action de la police" et que "la police prête aide et secours aux personnes dans le besoin"! Donc oui, le métier que tu as choisi, comprend une partie importante de ce que tu appelles du social.

Notre mission est nettement plus vaste, plus intelligente et plus noble, qu’être "simplement" le bras armé de l’Etat et de remplir Champ-Dollon!

N’importe quel crétin peut être le bras armé de quelque chose............

Mais à la police, il lui est demandé d’être "la gardienne des valeurs intemporelles et universelles de notre culture", et ça, ce n’est pas donné à tout le monde…………………………..

Non, je ne fais pas fausse route!

Écrit par : Wax911 | 16/03/2010

...l'activité préventive, je la voyais plutôt dans les cours dispensés aux écoliers....mais bon on peut tout interpréter....la police prête aide et secours etc....ok, mais là j'y vois plutôt le bon sens, pas se substituer aux services spécialisés comme les grassements payés à rien faire d'assistants sociaux et aux respectables services médicaux d'urgence....enfin tout est histoire de point de vue.

Ca m'a simplement l'air impossible de demander à un policier "normal" de tout faire. C'est comme partout : soit on fait tout et mauvais partout, soit on se concentre sur le principal et on le fait bien...

Bon bref, et ce n'est pas le "métier que j'ai choisi", heureusement serais-je tenté de dire. Par contre j'ai beaucoup d'amis dans la police et ce que j'en entends me fait en tous cas pas envie, même si j'admire leur investissement trop souvent récompensé par des critiques.

Et pour la prévention, c'est mettre du désinfectant quand on à une petite plaie. Pour Genève, c'est la gangrène alors les 3 gouttes de Merfen c'est plus la peine...faut "karcheriser" comme dirait l'autre et après je veux bien un retour à la prévention...

Au plaisir de vous lire et de débattre.

Écrit par : Fausse route | 17/03/2010

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