09/02/2010

Pour quelles raisons les policiers de notre canton sont-ils perpétuellement les têtes de Turc de certains milieux politiques genevois ?

Le projet de Loi du député Deneys est-il une nouvelle salve dirigée contre les policiers, ou un message adressé à la Constituante ?

Alors que le parti socialiste est en pleine restructuration, alors que des gens de bonne volonté (Brunier-Velasco-Bolay) tentent de redonner un capitaine, un gouvernail et une voile à ce navire politique, d'autres refusent de monter dans cette arche de Noé, qui veut pourtant et à juste titre se rapprocher de la rue, du peuple, des ouvriers, des syndicats, des préoccupations sociales de la population. Le député Deneys n'a visiblement pas le pied marin et garde une ligne d'horizon qui stigmatise perpétuellement la police.

Depuis 2003, un cercle restreint d'élus, de gauche comme de droite, n'ont comme principale préoccupation que de s'enquérir de l'institution policière, de sa culture, de son organisation, de ses actions, de son statut et des acquis de cette corporation.  

Si le pouvoir Législatif se doit d'observer, d'analyser, de réfléchir et de proposer des solutions pour apporter une plus-value à une institution ou à un problème, on se demande pour quelles raisons ces gens sont habités d'une grande volonté de bloquer, restreindre, étouffer, retenir, contenir, limiter, contraindre, astreindre, dénigrer, abroger, crisper, contrarier, réorganiser, sabrer, statufier la Grande Maison et ses employés.

Personne n'a la réponse à cette question !

Pour certains Mai 68 a laissé des traces indélébiles - Pour d'autres le réveil de ces fonctionnaires qui cherchent à faire respecter leurs droits élémentaires n'a pas encore été digéré depuis 2003 - Pour d'autres encore le poids moral, social, politique pris par nos policiers dans la société devient incompatible avec les règles politiques qui sont en place.

Ce qui nous dérange, c'est que toutes ces action qui stigmatisent sans cesse la police donnent l'impression que notre corporation est devenue une cible, un objectif, une omnibulation, laissant ainsi de côté d'autres professions, d'autres institutions étatiques et surtout les véritables problèmes qui polluent la vie de nos citoyens dans cette société qui perd ses valeurs, ses croyances, ses repères, dont le policier, l'instituteur, le médecin et l'homme d'église faisaient notamment partie.

Le constat est là. La question reste posée, et nous nous interrogeons sur les motivations de ces législateurs ?

A travers sa sélection, le policier est un excellent représentant de la classe moyenne, il est en contact avec les réalités de la vie, de la société, du terrain, auprès du riche ou du pauvre, du jeune ou du vieux, du suisse ou de l'étranger. Il dispose donc d'une bonne expérience pour s'engager, humainement, sociétairement, politiquement, en sa qualité de citoyen au bénéfice du droit d'éligibilité et de représentativité.

Walter SCHLECHTEN

Président de l'UPCP

 

 

Commentaires

Les policiers ne sont pas les seuls à attirer les foudres des élus socialistes, il y a aussi des juges sur la question des rentes AI. Cette attitude vengeresse est indigne surtout de la part des socialistes qui ont accéléré sous le mandat de 4 ans de M. Moutinot, l'insécurité sur le terrain. Au moment où il aurait fallu faire état de fermeté, les socialistes ont joué le laxisme et impunité. Le résultat : De très nombreuses personnes à Genève ont été au moins une fois cambriolées, volées, agressées, sollicitées, arnaquées ou menacées...

Écrit par : demain | 09/02/2010

Les genevois ne reconnaissent plus leur police. A qui la faute ?

Des événements comme le G8 ou la dernière manifestation contre le G20 jettent un discrédit sur ce métier. D'ou vient le problème ? Seule la police peut dire pourquoi elle a été inefficace lors de ces occasions là.

D'autres part, la récidive augmente mais là, c'est un problème politique : les sanctions pour vol, voies de fait ou dommages a la propriété ne sont pas suffisantes et ne parviennent pas a atteindre le but de dissuader les auteurs de pareils délits.

La police a certainement des responsabilités. Mais certainement pas toutes ;)
Bonne soirée

Écrit par : librepenseur | 09/02/2010

Pour quelle raisons les policiers sont ils toujours les têtes de turcs de certains politiques : Peut-être parce que vous n'avez pas, hélas, fait jouer le copinage comme dans l'enseignement public ou toute décision du Conseil d'Etat concernant le DIP fait l'objet de discussions, contestations, et revendications, sans que l'on s'occupe de l'interêt des élèves qui sont les premiers concernés et personne ne rouspète de la baisse de l'enseignement public ou si peu. Ne vous laissez pas faire et si cette éventuelle interdiction était mise en place, que cela s'applique à TOUS les fonctionnaires.

Écrit par : graindesel | 09/02/2010

"il y a aussi des juges sur la question des rentes AI."

Je crois que vous lisez l'actualité un peu trop en diagonale : l'entité qui s'en prend aux juge dans ce cas précis, c'est bien l'OCAI et non les socialistes.

Mais bon, qu'en a dire une connerie, autant l'affirmer droit dans ses bottes.

Sinon, ca me sidère toujours que la police, ou du moins son représentant, se voit comme seule contre tous, dans ce conflit larvé ... attitude TELLEMENT puérile ...

Écrit par : Djinius | 09/02/2010

Il faut reconnaître qu'en faisant une carrière dans la police, on a vite des oeillères. Non parceque la police ne fait pas bien son boulot, mais parceque être confronté tous les jours à des problèmes, des plaintes, beaucoup de mauvais et très peu de bon.

De cette manière comment nos policiers peuvent concevoir une autre réalité.

Écrit par : Tristan | 09/02/2010

Droit de réserve oblige Librepenseur, je ne vais pas pouvoir répondre à votre remarque ;

"Des événements comme le G8 ou la dernière manifestation contre le G20 jettent un discrédit sur ce métier. D'où vient le problème ? Seule la police peut dire pourquoi elle a été inefficace lors de ces occasions là."

Mais si vous avez des amis policiers, je vous laisse leur poser la question confidentiellement au sujet de ces événements, et eux, tout comme moi, vous donneront des explications et leur incompréhension !

Ce que l'on sait tous ;

Le policier obéit à ses supérieurs.
Le supérieur obéit aux Chefs de services.
Le Chef de service obéit à la Cheffe.
La Cheffe obéit au Président du Département.
Le Président du Département est à l'écoute du Conseil d'Etat.
Le Conseil d'Etat est à l'écoute du Parlement.
Le Parlement est à l'écoute des chefs de groupes.
Le chef de groupe est à l'écoute du président de son parti.
Le parti est à l'écoute des lobbies.
Le lobby y trouve son intérêt, qui sera rarement celui voulu sur le terrain par le policier qui a obéit, et respecté ainsi son code de déontologie.

Écrit par : Minet | 09/02/2010

J'ai pris un moment pour lire l'ensemble des commentaires publiés à la suite des réflexions fort bien formulées de Minet. Lesdites réflexions ne m'ont pas laissé insensible et m'ont amené à poser une question au monde politique : pourquoi des fonctionnaires ne s'engageraient-ils pas dans un mandat politique pour tenter de colmater les carences nombreuses observées dans l'(in)activité des politiciens de tous les bords ? Il fut un temps où la fonction publique n'était guère remuante. Mais au fil des carences constatées dans la gestion de notre canton et de nos communes, elle a pris conscience qu'elle avait un devoir de réagir. Ca ne plait pas car elle analyse, formule, critique aussi. En cela, elle est utile. Quand je lis la déclaration du député Deneys, je me demande où est la logique de la démarche alors que le parti socialiste fut un ardent défenseur des *compatibilités*... Tout le monde sait dorénavant que la logique politique est à la logique ce que l'amour est à la partouze. Je plains donc les autres députés d'avoir à réaborder ce sujet... A moins qu'existe un malin plaisir de provoquer de coûteux jetons de présence à une commission pour faire mousser un bouteillon et ainsi remplir le tiroir-caisse des partis au tarif convenu. Que d'effets pervers en perspective... Bravo !

Écrit par : Jacques6870 | 09/02/2010

@librepenseur

Un début de réponse avec le rapport de la commission extraparlementaire genevoise sur le G8 :

http://www.swissinfo.ch/fre/G8_a_Geneve:_la_Confederation_pointee_du_doigt.html?cid=187216

Écrit par : youpiiiiiiiiii | 09/02/2010

Selon M. WEISS ;

"Il faut ouvrir un débat, qui ne l’aurait pas été sans le comportement virulent de certains syndicalistes de la police et de certains députés."

Nous ne voyons pas le rapport entre le comportement des syndicats de police et les actes des députés ayant comme profession celle d'être policier.

Un mélange des genres qui est un aveux de stigmatisation.

Juste une évidence, une de plus.

Walter SCHLECHTEN
Président de l'UPCP.

Écrit par : Minet | 10/02/2010

Il ne me semble pas que le blanc de service fait allusion aux députés policiers mais plutôt aux députés fonctionnaires toutes professions.

Les députés policiers sont les seuls fonctionnaire qui ne siègent pas dans la commission qui touche directement leur profession.

Ce n'est pas naturellement le cas des enseignants, des médecins, des assistants sociaux et autres lobbiste du secteur privé (construction - immobilier - bancaire etc...)

Écrit par : justice | 10/02/2010

Le parti socialise me fait honte

Il me fait honte car nous avons milité pour que les fonctionnaires y compris la police puisse enfin et de manière légitime jouir de leur droit politique.

L'incohérence des socialistes genevois me donne la nausée.
alors que nous souhaitons que les étrangers puissent avoir le droit d'éligibiler sur le plan communal et dans les exécutifs, les mêmes socialistes souhaitent retirer le droit légitime aux fonctionnaires de police d'être élu au parlement cantonal - finalement le SUISSE doit fermer sa bouche dans son propre pays - est-ce vraiment républicain ?

Pauvre socialise - quel auto-goal !

Écrit par : socialo poil au dos | 10/02/2010

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