22/12/2009

LES VŒUX DU PRESIDENT DE L'UPCP

 

 

Chers membres, chères familles, chers lecteurs,

 

En ce mois de décembre 2009, au terme d’une année si pleine pour notre union, c’est avec reconnaissance pour la confiance que vous m’avez témoignée par vos nombreux mots et messages d’encouragement et conscient des devoirs qu’elle m’impose que je prends la plume.

 

Comme chaque année à même période, les fêtes qui approchent se préparent en famille.

 

Je pense à vous, chers membres qui allez vous replonger quelques instants dans le monde enchanté des enfants, en oubliant les soucis de la vie quotidienne.

Je pense à vous qui êtes obligés de travailler ces nuits de fêtes, loin de vos foyers et qui vous vous mettez au service des autres pour défendre nos valeurs.

Je pense aussi à vous qui êtes seuls et pour qui ces soirées sans personne à qui parler seront des nuits de solitude semblable à toutes les autres.

Je pense à vous, que la vie a éprouvés, et que la tristesse ou la douleur tiennent à l’écart de la fête.

A chacun de vous je veux adresser un message d’espérance, un message de foi dans la vie et dans l’avenir. Je voudrais convaincre même celui qui en doute qu’il n’y a pas de fatalité du malheur.

Au milieu des joies et des peines que l’existence réserve à chacun d’entre nous, nous pouvons, par l’effort de tous, bâtir une société où la vie sera plus facile, où l’avenir pourra être regardé avec davantage de confiance, avec une police plus forte, des prisons sécurisées, un service public plus performant et une société plus sûre.

C’est la tâche qui nous est confiée, à nous policiers, gardiens de prison, inspecteurs. Tâche immense tant  Genève a pris de retard sur la marche du monde, à cause d’un comportement nombriliste et attentisme. Il nous faut des policiers, des gardiens de prisons, des prisons, un office cantonal des automobiles et de la navigation d’avenir, dans des locaux salubres et avec des technologies de pointe.  

Je sais combien est grande votre attente d’un changement profond de politique après des années d’efforts et de sacrifices que la plupart d’entre vous a le sentiment d’avoir consentis en vain au service de l’Etat. Malheureusement, les choix de certains ne sont pas les nôtres.

Je sais les craintes que beaucoup d’entre vous éprouvent pour l’avenir de leurs enfants. Je sais l’angoisse qui vous étreint quand vous avez peur de perdre votre emploi suite à une erreur ou quand vous craignez que l’augmentation du coût de la vie ne vous permette plus, même au prix de sacrifices personnels, de vous revivifier avec votre famille sereinement.

Je sais votre exaspération quand vous voulez entreprendre ou quand vous voulez travailler davantage sur le terrain et que vous avez le sentiment que tout est fait pour empêcher que la situation change. Nos priorités ne sont pas les leurs.

Alors, tout ne peut être résolu en un jour ! Mais, croyez-le bien, ma détermination est sans faille. Malgré les obstacles, malgré les difficultés, malgré les menaces, ce que j’ai dit, je l’assume. Je ferai tout ce qui sera nécessaire dans l’intérêt des membres de l’UPCP, de la Police genevoise, de nos gardiens de prison, des nos inspecteurs de l’OCAN.

Depuis que vous m’avez choisi pour présider notre union, j’ai voulu tout mettre en œuvre pour que cesse ces attaquent incessantes contre nos professions, de nous rendre fiers d’être au service de l’Etat, de vous donner le sentiment que dans notre République tout pourrait devenir possible à travers le dialogue.

J’ai, avec mon comité, engagé des négociations depuis ne nombreux mois sur beaucoup de changements profonds.

A ceux qui trouvent que nous n’avons pas été assez durs, je veux dire que j’ai fait tout ce que je pensais possible de faire en tenant compte de l’exigence du dialogue social et de la négociation. Je ne crois pas à la brutalité des mots ou des actes comme méthode de discussion. Je crois que mon rôle est de convaincre et de rassembler, non de heurter et de diviser. C’est ce à quoi je me suis efforcé dans le respect de tous, sans obtenir la réciprocité légitimement attendue.

Et si certains voudraient que ces changements soient plus rapide, je veux dire qu’il ne faut pas perdre de vue que nos professions ont un historique à défendre et que nous voulons rester maîtres de notre destin, pour l’intérêt de nos profession, pour l’avenir de Genève et de la sécurité de sa population.

A travers mes mots, j’ai voulu mettre chacun face à ses responsabilités. J’ai pris les miennes. J’ai pu commettre des erreurs. Mais depuis 3 ans, je n’ai agi qu’avec le souci de défendre les intérêts des membres de notre syndicat, des nos métiers, de la sécurité des genevois, et pas un jour ne s’est passé où je ne me sois répété l’engagement que j’ai pris envers chacun de vous : « Je ne vous tromperai pas, je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je garderai la tête haute, fière de la mission que vous m’avez confié et de ma profession ».

 

A travers les négociations que nous menons, je vous dois la vérité. Je vous la dirai toujours. Je ne m’autoriserai aucune hypocrisie.

J’ai mis tout mon cœur, et toute mon énergie dans mon rôle de représentant des personnels et pas seulement de ceux qui ont toujours partagé ma profession. C’est pourquoi j’ai voulu l’ouverture, c’est pourquoi je l’ai faite avec des hommes et des femmes de valeur en qui j’ai toute confiance. Je ne leur ai pas demandé de se renier. Je leur ai simplement proposé de servir leurs collègues à travers notre comité. Ils l’ont accepté. Je leur en suis reconnaissant.

Beaucoup reste à faire, j’en suis bien conscient, pour que les mesures envisagées ne se traduisent pas par des péjorations visibles dans votre vie quotidienne, pour répondre à toutes les attentes que vous avez exprimées ou pour que nos métiers retrouvent leurs rôles dans notre société, à travers le respect.

En cette fin d’année 2009, tout était quasiment bouché du fait des comportements de certains de nos interlocuteurs. Pourtant une lueur d’espoir est arrivée, cette lumière doit éclairer nos chemins pour combler des mois de perdus, une confiance détruite envers les pouvoirs politiques et trop d’inconnues. Pourtant il y a urgence que nos professions se retrouvent dans la lumière, nous nous tenons prêts à continuer de parler avec tout le monde pour qu’elles puissent jouer les rôles qui doivent être les leurs au service de la société, de la paix sociale et de l’équilibre de notre canton. La signature d’un protocole d’accords n’est qu’un début, il nous faut continuer sur cette route, car nous ne sommes pas que corporatistes, nous sommes aussi au service des autres, de ceux qui souffrent, des enfants et des femmes martyrisés, des persécutés, des jeunes, des vieux, des étrangers, des victimes, même de ceux qui attendent au fond de leurs prisons que le pouvoir politique parle et agisse pour eux.

Avec 2010, une dernière étape s’ouvre : celle d’une politique qui touche davantage encore à l’essentiel, à notre façon d’être dans la société et dans le monde, à notre culture policière et judiciaire, à nos identités professionnelles, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c'est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation.

 

Dans l’attente de ces jours nouveaux, au nom du comité de l'UPCP, nous vous souhaitons de très joyeuses fêtes de fin d’année et nous vous adressons nos meilleurs vœux de bonheur et de succès pour 2010.

 

A vous aussi, chers lecteurs et lectrices de ce blog, je vous adresse mes vœux les plus sincères.

 

                                                                           Walter SCHLECHTEN

                                                                            Président de l’UPCP

                                                       

« Grand merci à Nicolas qui m’a aidé à la rédaction de ce mot »

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