02/12/2009

La véritable recette de la patate chaude genevoise !

LA PATATE CHAUDE GENEVOISE

(La véritable recette de nos anciens)

 

Illustre dans l’histoire genevoise, on la retrouve dans la marmite de la Mère Royaume ou comme accompagnement de notre longeole. Elle est très courue à la rue de l’Hôtel-de-Ville, cher le père Glozu 1er, mais est assez indigeste à la Tour Baudet.

Le Discours de Saint-Pierre approchant, à grands coups de cardons d’invitations, je me devais de replacer la patate chaude dans son juste plat, au centre de la table.

Pour sept personnes, il vous faut ;

-          Une bonne grosse, une énorme patate chaude, bien heurtée, aux formes irrégulières, fumée à la pipe ou au fumoir de la Treille.

-          Une dizaine d’oignons du café de la Presse, des Alliaceae dont les bulbes dégagent diverses saveurs à la Tribune ou au petit Matin.  

-          Une centaine de grammes de fromage, labellisé ou élu, à pâte molle, venant du fromager du coin, de gauche ou de droite.

-          Un quarteron de factieux poulets grillés.

-          Quelques graines de Curabilis.

-          Une marmite en fusion.

 

Après c’est assez simple.

Faire revenir un jeudi soir les oignons, le quarteron et les graines de Curabilis dans du beurre du pays.

Faire cuire rapidement en quelques semaines l’énorme patate chaude dans la marmite en fusion.

Morceler ladite patate, mais ne pas en faire une purée, pas encore.

Déposez sans heurter  les morceaux de pomme de terre dans un plat à gratin, car le plat se devra d’être bien gratiné.

Là-dessus, dispersez dans l’ordre, les oignons, le quarteron et les graines de Curabilis et recouvrez le tout avec le fromage, député le soigneusement sur tout le plat.

Placer le tout au four pour une législature, et après, si vos sept invités sont toujours volontaires pour y goûter, servez à grande louche.

Sauvons la patate chaude genevoise, elle doit survivre à toutes manifestations hostiles culinaires.

Minet le maître queux de l'humour !

Commentaires

Trop joliment illustré, Minet! Il demeure un vrai mystère sur la raison profonde ou obscure qui fait que le DJP soit le dpt maudit, qu'on tente de se refiler comme une patate chaude et dont les ministres en charge ne sont pas automatiquement réélus alors que le dpt des Finances est le plus plébiscité ... Dans la plupart des états, c'est exactement l'inverse qui se passe: les gens disent oui à la sécurité et à la justice garantie par le droit tandis qu'ils disent non aux impôts vécus souvent comme très iniques (surtout pour la classe dite moyenne à revenus irréguliers) et aux dépenses inconsidérées pour des projets dont ils ne voient pas le jour ou qui concerne une petit groupe de gens.

Pour la répartition des petits pains, il faut apparemment attendre .... ce soir : Unger l'annoncera chez Décaillet. D'ici là, passez une bonne journée!

Écrit par : Micheline | 03/12/2009

Chère Micheline,

Je n'y vois ni mystère mais bien des raisons profondes ;

- C'est un poste à très hautes responsabilités, bien souvent dans l'urgence, accompagnées d'une obligation de résultats, car il faut stopper la criminalité de rue et trouver des solutions.

- C'est un poste peu intéressant économiquement, car vous vous retrouvez à la tête d'un budget, certes, mais avec très peu de place pour des appels d'offres, des projets d'envergure, des investissements, et si tel est le cas, ce n'est plus ce département qui attribue les mandats après.

- C'est un poste où il faut y avoir une grande écoute, de la population, de la hiérarchie mais aussi des employés. Il ne faut plus avoir peur des syndicats de police, ils représentent une richesses en connaissances métiers !

- Cet un poste où il faut avoir la fibre, vouloir y rester 8 ans, avoir une véritable doctrine d'avenir pour la sécurité des genevois.

- Mais vous avez aussi raison, c'est un poste où les gros problèmes qui peuvent surgir provoquent bien souvent l'oscillation de la tête de son Président.

Si un jour je me lance en politique, moi je n'hésiterai jamais, je revendiquerais ce poste, mais je ne suis qu'un simple employé qui pose là un regard simpliste avec tout le droit de réserve qui n'incombe !

Écrit par : Minet | 03/12/2009

Cher Minet,
Je partage point par point le cahier des charges cité. Le problème (et non pas le msytère) est qu'il n'y a pas les qualités nécessaires pour réaliser ces hautes tâches chez la plupart des candidats désignés par leur parti.
Tout comme vous, j'aime bien ce département car il renferme toutes les sphères d la vie citoyenne ...
Bien à vous!

Écrit par : Micheline | 03/12/2009

lorsqu'on vous lit Minet on n'est jamais déçu mais ce qui est encore plus intéressant ce sont vos copains des postes qui vous répondent.
Pourquoi le poste de ministre de la police est une sinécure. Simplement parcequ'il est impossible à diriger. Composé d'une multitude de baronies indisciplinée, de policiers qui n'en font qu'à leur tête, sans cesse en train de réclamer prébendes et avantages.
Le problème pourrait se règler moyennant la révocation quelques uns mais celà c'est une fiction

Écrit par : norbert | 04/12/2009

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