26/11/2009

Accident de la route de Lausanne vu de loin !

Étant toujours au repos, je suis l'affaire du "Rodéo de Bellevue" de loin, de très loin.

Cependant, je ne peux, ce matin, que constater que la police est une nouvelle fois attaquée sans vergogne, et de toutes parts.

- Le Procureur Général critique la lenteur de l'action de la police.

- Le Président du Département abonde dans son sens.

- La Cheffe de la police ne s'exprime pas.

- Le service de presse de la police parle d'une éventuelle erreur d'appréciation.

- Le remplaçant du Commandant a donné une brève réponse, digne d'un homme de terrain.

- Diverses prises de positions policières créent la discorde.

- Me Barillon présente son client comme une personne responsable qui reconnaît les faits qui lui sont reprochés (vitesse - alcoolémie).

- Me Jeanneret, qui n'a pas accès au dossier, déclare qu'il aurait fallu arrêter toutes les personnes au moment des faits.

- Les députés sortent du bois.

- Les journalistes s'en donnent à coeur joie.

Minet regarde ça de loin, mais ...

- L'auteur principal de l'accident est identifié, il a été auditionné, il a été inculpé, il reconnaît les premiers éléments reprochés.

- Les trois conducteurs des voitures mises en fourrière, qui ne présentaient pas d'alcoolémie, sont identifiés. Certes ils ont quitté la Suisse mais il n'ont pas disparu.

- Une enquête de ce genre demande plusieurs jours, voire plusieurs semaines, surtout s'il y a recherche de témoins, reconstitution, examen des mesures relevées, résultat médico-légale, etc.

Minet ne comprend pas l'acharnement médiatique sur la police et se pose les questions suivantes ;

- Y a-t-il une presse anti-flics à Genève, qui se permet de faire l'enquête et de tirer des conclusions hâtives sans avoir accès au dossier ?

- Y a-t-il un syndrome Kadhafi à Genève ?

- Y a-t-il un enjeu politique dans la réaction du PG, dans le cadre de l'affectation du DI ?

- Y a-t-il un problème entre divers services de la police, des conflits d'intérêts ?

- A travers tout cette affaire, qui cherche-t-on à atteindre, dans quel but ?

- Tout ça à quelques jours d'une énorme manifestation Anti-OMC, souvenirs souvenirs, veut-on décridibiliser la police ?

 

Comme je l'ai souvent écrit, je le redis ;

Genève n'a pas mal à sa police, Genève va mal, c'est tout.

Les faits, les rapports, les condamnations et l'analyse de ces événements révéleront si une erreur d'appréciation ont été commise.

Laissez donc la police faire son travail et cessez de tirer sur le pianiste !

 

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Commentaires

Pchitt! Le pauvre p'tit Minet râle... à nouveau!

Appelez Police Secours!... On s'attaque à la Police!

... Police qui ne s'attaque pas de front (front russe dans le cas présent) aux vrais problèmes! ... Et qui, selon Minet, serait un pianiste (de beuglant?)... Mais alors le piano de la Police est un piano aqueux et un instrument totalement désaccordé.

Écrit par : Père Siffleur | 26/11/2009

Dans toute cette histoire, il y a un truc étonnant.
La police admet une erreur d'appréciation à peine quelques jours après l'événement.
Or, je ne me rappelle pas pareil aveu dans aucune affaire plus ou moins récente (je parle d'affaires médiatisées).
Vous êtes certainement une bonne personne à qui demander ça.
Pouvez-vous en quelque sorte nous rafraîchir la mémoire sur ce point bien précis ?
Police - Mea Culpa: un peu antinomique selon moi, et j'aurais tendance à interprèter cet aveu comme un moindre mal, si vous voyez ce que je veux dire. Comme si la réalité était bien pire...

Écrit par : dano | 26/11/2009

Le Minet ne râle pas, il feule car on attaque son métier.

La police joue la mélodie que le chef d'orchestre sollicite, et si les instruments de notre corps sont désaccordés, c'est alors le reflet sonore d'une politique musicale désordonnée et d'une Genève qui ne se reconnaît plus à travers son hymne et ses valeurs.

Et les journalistes et les politiques, eux, s'attaquent aux vrais problèmes je suppose.

Tiens, encore un hold-up à Genève, mais tout va bien ...

Allez, je retourne me reposer, 2010 sera une très longue année.

Écrit par : Minet | 26/11/2009

Il n'y pas d'aveu, il y a un communiqué du Service de Presse de la Police ;

http://www.geneve.ch/police/communiques/divers/welcome.asp?comId=677

dont ;

"A l'instar d'autres affaires de ce type, le déroulement de la procédure interne appliquée à la Police, est analysé par l'État-major de celle-ci. D'après les premiers éléments, il apparaît que les collaborateurs policiers auraient fait une erreur d'appréciation sur l'ampleur de l'événement, ce qui les a conduits à procéder à une investigation classique."

On peut y lire : ... est analysé par ... les premiers éléments .. apparaît que .. aurait fait .. erreur d'appréciation .. !

Ce n'est ni un aveu, ni une décharge, c'est un communiqué rédigé au conditionnel.

Laissons faire l'enquête.

Écrit par : Minet | 26/11/2009

Allez les gars, circulez, y a rien à voir !!!

C'est si on ne devait surtout pas s'intéresser à ce qui se passe chez nous. Cette pauvre police déjà traumatisée par les attaques pré-électorales, sera-t-elle sauvée par ses députés-policiers ?

Ou le miracle viendra-t-il d'un nouveau Conseiller d'Etat en charge de Justice et Police ?

Écrit par : Jean-Bernard Busset | 26/11/2009

Interessant.
J'invite tout le monde à suivre ce lien.
Sans exagérer, impossible de lire un seul mot.
Pourquoi me direz-vous ?
A cause de (tenez-vous bien) LA TAILLE DE LA POLICE (ça ne s'invente pas !).
Je n'ai plus tout à fait 20 ans, je l'admets, ma vue n'est plus ce qu'elle était, mais là, je pense que vous avez un problème de communication manifeste.
Si je comprends votre réponse, il n'y a jamais eu excuses (il me semblait bien) ni même aveu, juste un communiqué aux gens qui aime que la police reste discrète... (je parle font ici)

Écrit par : dano | 26/11/2009

l'hôpital se fout une fois de plus de la charité! Les policiers qui ne cessent de critiquer à tout va n'acceptent pas vraiment les critiques.

Le procureur gesticule pour rien. Il n'avait qu'à se bouger, ce qu'il pouvait faire dès l'accident révélé par les médias.

Moralité: quand t'es fils à papa, mieux vaut s'amuser avec des bolides que se défouler sur ses domestiques. Au moins, la police aide les riches à orienter correctement leurs loisirs

Écrit par : olivier | 26/11/2009

Une nouvelle fois, la Tribune de Genève provoque des polémiques "en voulant tout savoir tout, tout de suite" pour remplir ses cahiers !!!!!! en salissant des personnes et des professions.
Il y a des enquêtes qui demandent du temps.... (désolé !)
Oui ! il est bon et légitime que la population sache ce qu'il se passe sur son territoire, mais ceci dit, il est préférable d'avoir toutes les informations JUSTES ET VRAIES avant de provoquer ces polémiques inutiles et irritantes que publie la TRIBUNE DE GENEVE !
Je suis profondément déçu de la presse. La "Tribune de Genève" devrait s'appeler "VOICI" !!!!!................

Écrit par : coucou | 26/11/2009

On ne s'est pas senti provoqués !

Écrit par : Paul et Mick | 26/11/2009

Je vous trouve bien remonté, coucou !

Jean Bloquin, Humoriste

Écrit par : Jean Bloquin Humoriste | 26/11/2009

---- Les trois conducteurs des voitures mises en fourrière, qui ne présentaient pas d'alcoolémie, sont identifiés. Certes ils ont quitté la Suisse mais il n'ont pas disparu.--- :

Pas disparu mais irrattrapable!
Peut-être pas d'alcoolémie mais, roulant de concert à des allures criminelles ils provoquent ensemble un grave accident, reviennent sur les lieux, ne portent pas secours et s'en vont. Plusieurs jours après ils prennent de surcroit la fuite à la barbe des autorités.

Admettez qu'il y avait mieux à faire et vous ne pourrez pas empêcher les banals citoyens genevois de penser qu'il y a deux poids deux mesures face à la police et à la justice.

Écrit par : qwert | 26/11/2009

"Minet ne comprend pas l'acharnement médiatique sur la police et se pose les questions suivantes" ;

Les réponses que j'apporte à vos questions ne sont que les miennes, simple citoyen qui constate.

- Y a-t-il une presse anti-flics à Genève, qui se permet de faire l'enquête et de tirer des conclusions hâtives sans avoir accès au dossier ? Oui, le sport favoris des médias est la polémique avant même de connaître tout les éléments d'une affaire.

- Y a-t-il un syndrome Kadhafi à Genève ? Oui, les médias, objectivement que de gauche, portent une attention particulière quant il s'agit de riches personnes qui commettent des délits. Depuis l'affaire Khadafi, que la police agisse ou non (en réalité elle agit toujours) à l'encontre de riches délinquants, la population et les médias trouveront systématiquement de quoi râler.

- Y a-t-il un enjeu politique dans la réaction du PG, dans le cadre de l'affectation du DI ? Aucune idée, vous êtes mieux placé que moi pour connaître les rouages de la politique à l'interne.

- Y a-t-il un problème entre divers services de la police, des conflits d'intérêts ? Je ne pense pas, comme vous l'évoquez dans votre "post", le boulot a été effectué correctement, à une exception près, la non audition des 3 gaillards. Encore faudrait-il savoir comment un officier de police aurait pu les inculper de quoique ce soit sans évidence...

- A travers tout cette affaire, qui cherche-t-on à atteindre, dans quel but ? Dans l'immédiat, l'ensemble du corps de police, pour continuer le discrédit.

- Tout ça à quelques jours d'une énorme manifestation Anti-OMC, souvenirs souvenirs, veut-on décridibiliser la police ? Oui, cela contribue à échauffer les esprits à quelques jours d'une manifestation appelée, par sa nature même, à dégénérer.


@Père Siffleur;
le coup de minet râle, on le connaît. Renouvellez-vous mon vieux!

Écrit par : bob | 26/11/2009

- Lors d'un accident, un traumatisme crânien peut être léger, moyen, grave ; Voilà un exemple très clair où un policier doit se référer à une appréciation, et qui peut modifier la suite d'une procédure, sachant que le pronostic est ainsi le plus souvent lié à l'importance des signes et lésions initiales (survenues au moment de l'accident).

***

La notion de traumatisme crânien ou traumatisme crânio-cérébral (TCC) couvre les traumatismes du neurocrâne (partie haute du crâne contenant le cerveau) et du cerveau.

Les manifestations cliniques dépendent de l'importance de l'impact et des facteurs associés (âge, pathologies préexistantes autres, traumatismes associés). De par la situation anatomique de la tête, le traumatisme crânien est souvent associé à des traumatismes du rachis cervical (entorses, luxations, fractures), du visage (contusions, plaies, fractures maxillo-faciales) et oculaires.

Les séquelles immédiates et à distance des traumatismes cranio-cérébraux sont souvent la conséquence des lésions engendrées sur le système nerveux central (cerveau et moelle épinière cervicale). Elles grèvent l'avenir des victimes et de leurs familles et leur coût social et financier est élevé.

Sur le plan clinique il existe trois catégories principales de traumatismes crâniens : légers (sans perte de connaissance et sans fracture de crâne), moyens (avec une perte de connaissance initiale excédant quelques minutes ou avec fractures de crâne) et graves (avec coma d'emblée — sans ou avec fractures de crâne associées).

D'importants progrès ont été réalisés dans la prise en charge médicale rapide des victimes et dans le diagnostic rapide et précis des lésions qui peuvent bénéficier d'un traitement chirurgical. Malgré ces progrès, plus de 50 % des cas graves décèdent ou gardent un handicap à vie. Le pronostic est ainsi le plus souvent lié à l'importance des signes et lésions initiales (survenues au moment de l'accident).

Écrit par : Minet | 26/11/2009

Normal, MCG = Police donc la Julie ne fait qu'attaquer toujours ses mêmes cibles

Écrit par : phiphibandit | 26/11/2009

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