20/11/2009

Moi je dis oui au CEVA, sans réserve, enfin un nouveau projet pour Genève !

 

 

Un jour peut-être verrons nous les résultats d'un tel projet, mais il devrait enfin améliorer la sécurité des genevois, je m’explique.

 

Depuis quelques années, la situation s’est sécuritairement dégradée à Genève. Je trouve même que nous pouvons parler de l’avant et de l’après G8 de 2003.

 

Cette année là, malgré un dispositif très important, un déploiement massif de forces de polices et un engagement sans retenue des gendarmes, Genève a été mise à sac par les émeutiers, professionnels ou opportunistes. Les responsabilités politiques n’ont jamais été établies pour ces graves événements, même si le lynchage de Micheline Spoerri a donné un blanc-seing aux autres comme décharge.

 

Cette manifestation a malheureusement donné un signe fort à certains voyous, Genève était devenue vulnérable. Depuis, la criminalité n’a fait qu’augmenter, alors que nos effectifs ont stagné. Aujourd’hui, tout le monde le reconnaît, il manque des policiers. On ne voit plus les gendarmes dans nos rues, ou si peu. Les débats politiques qui viennent de se terminer pour les élections n’ont apporté aucune solution, ils ont juste permis de mettre à jour ces véritables problèmes de sécurité publique. Il nous faut donc un projet comme le CEVA pour l’avenir de Genève. Il se décline ainsi :

 

C comme Communiquer ; notre police doit améliorer sa communication, à travers son service de presse, le recrutement et surtout la police de proximité qui doit redevenir l’apanage de tous les agents.

 

E comme Écouter ; notre police et nos politiques doivent être encore plus à l’écoute, des commerçants, des citoyens, de associations de quartier, des élu communaux.

 

V comme Vivifier ; notre police doit devenir plus tonique, plus présente, plus participative, plus impliquée auprès de la population, la relation de confiance doit devenir le fer de lance de notre travail.

 

A comme Agir ; c’est avec ces trois éléments précités que nous pourrons agir sur les véritables problèmes, rapidement, par la prévention, l’intervention, la répression.

 

Ainsi nous retrouverons une sécurité publique pour une ville qui ne mérite pas de devenir une zone de non droit. L’attrait du métier en sera aussi le grand vainqueur, et la police genevoise redeviendra aussi attractive qu’elle le fut le siècle passé.

 

Donc, moi je dis oui au CEVA, un projet qui ne coûtera pas trop cher, car ce sont les moyens humains que nous avons à disposition, avec tous nos partenaires, que nous pourrons employer pour y arriver, tout en bénéficiant de l'augmentation des effectifs attendue.

Commentaires

Bravo dans ce cas là je vote oui pour ce CEVA là. Dans le respect et la dignité des deux parties, employé/employeur.
Voilà comment notre police retrouvera toute sa dignité.
Une page doit être tournée les dés ne sont plus les mêmes,enterrer la hache de guerre et regarder vers l'avenir pour le bien de tous.
J'ai bien une petite idée très personnelle de qui serait à même de remplir cette tache au DJPS, mais un autre département perdrait une personne de très grande valeur.

Écrit par : Feline | 20/11/2009

En attendant la mise en route de votre CEVA (excellent), voilà une excellente occasion de commencer les travaux pratiques:

Communiquer : qu'attend donc la police pour communiquer sur l'accident de jeudi soir impliquant une course poursuite?

Agir : qu'attend la police pour agir et mettre hors d'état de nuire ces chauffards? Qu'ils regagnent Moscou? Il y a deux vols quotidiens...

La cheffe de la police avait annoncé haut et fort des mesures contre ces chauffards qui avaient multipliés récemment les accidents. Parler c'est bien, agir c'est mieux. Elle vient de faire la preuve de son incompétence.

Écrit par : Johann | 21/11/2009

Elle avait aussi dit qu'après les vacances d'été les Pâquis seraient de nouveau sûr...

Écrit par : biz | 21/11/2009

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