16/11/2009

Première analyse du scrutin du 15 novembre.

 

 

Si Genève n’a pas été bousculée hier, elle a néanmoins reçu une leçon et un message.

 

Premièrement, le visage des partis traditionnels change.

 

- Les Verts deviennent la nouvelle gauche, une gauche proche du centre qui va devoir savoir garder ses idéaux pour maintenir le cap, comme l’écologie, le développement durable, la mobilité douce et une politique sociale économiquement viable.

 

- Les Socialistes doivent se réformer rapidement. Les divisions, la perte d’une réelle identité et un tissu social genevois qui ne se retrouve plus en ce parti doivent animer la gauche d’une sérieuse prise de conscience. Les véritables valeurs de la gauche historique, des projets et des objectifs modernes et d’actualité, en lien avec la crise et les problèmes rencontrés par la population, une action syndicale nouvelle et enfin un rapprochement avec les Verts devraient être les mamelles de cette reconstruction. La gauche caviar doit disparaître, il en va de la crédibilité des socialistes.

 

- L’Entente doit finir son unification, car certains partis sont néanmoins en perdition. S’ils veulent voler de leurs propres ailes, les PDC et les Radicaux le peuvent à la seule condition qu'ils retrouvent une réelle identité, sinon ils devront se fondre dans l’Entente. Si les Radicaux vont probablement fusionner avec les Libéraux, il est souhaitable de sauver un centre droit. Le PDC doit donc devenir plus ambitieux, plus urbain, moins timide.

 

- L’extrême gauche doit mourir car survivre ainsi n’a aucune raison d’être. Une nouvelle doctrine du parti Socialiste devrait permette une réunification de cette gauche plurielle.

 

- L’UDC n’a visiblement plus sa place sous cette forme à Genève. La section genevoise devra suivre l’UDC Suisse pour survivre et ne plus être le vilain mouton noir de ce parti. La gourmandise est un pêché.

 

- Le MCG quand à lui doit simplement faire ses preuves. Ce parti devrait enfin être reconnu comme un partenaire du fait de ses résultats, mais il lui faudra démontrer qu’il peut devenir un parti traditionnel genevois. Ce n’est pas gagné d’avance, mais ses élus doivent saisir cette chance, car elle ne se représentera pas dans 4 ans en cas d’échec.

 

Deuxièmement, la droite se retrouve avec une double majorité, elle n’a donc pas droit à l’erreur, sinon la sanction tombera irrémédiablement dans quatre ans, surtout si d’ici là la gauche aura réussi sa reconstruction ou si le MCG aura su convaincre.

 

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