28/10/2009

Qui, où, quand, quoi, comment pour la sécurité de la population genevoise, ou, le DI est-il enfin devenu un objet de campagne ?

Alors que les vitrines pour Noël fleurissent, la fin d’année arrive à grands pas. On peut presque dire qu’elle est déjà là. Quand je lève la tête pour regarder les étapes qu’il nous reste à passer, le parcours n’est pas très accidenté, mais il s’agira de ne pas rater un obstacle.

 

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29 octobre, les syndicats de police vont être auditionnés par la commission judiciaire et de la police du Grand Conseil. Au-delà d’un obstacle, c’est une passerelle que nous devons traverser. À l’autre bout de celle-ci se trouve le sens aigu de l’analyse d’un projet de loi sur la police par des députés qui on déjà compris tout l’enjeu de ce document.

 

Tout ce qui pouvait être dit en restant politiquement correct l’a été par votre serviteur, et bien d’autres. L’on ne dessine pas l’avenir de la police sur le coin d’une nappe en papier, en y crayonnant un train à grande vitesse, des rails, une station de départ, mais en oubliant le chef de gare et les coûts de construction. Si ce train de mesures se met en route, il va se casser la figure, et les dommages collatéraux de son déraillement sont innombrables.

 

Prenons un nouvel architecte, un maître d’œuvre, un plan à l’échelle et redessinons le tracé de cette liaison vers l’avenir. Nous en avons le temps, en deux ans tout peu être terminé. Mais comme dans tous les grands projets, la décision finale appartient au monde politique.

 

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15 novembre, élection du Conseil d’État genevois. Le nom du futur architecte se trouve sur la liste des postulants, femmes ou hommes, l’élu sera désigné. Deux choses vont directement découler de ce résultat. Premièrement, nous saurons si nous aurons un pouvoir exécutif et législatif de droite, ou si le Conseil d’État demeurera à gauche. Pour nous peu importe, car l’important est que la collégialité et la transparence règnent entre les sept sages. Aurons-nous une nouvelle fois le moins bien élu comme Président/e, je n’en suis pas certain. En effet, le département des institutions est devenu un maillon fort de la politique genevoise, que nous ne pouvons plus laisser à la dérive. Une personne volontaire et responsable devra assumer cette tâche.

 

Nous n’allons pas entrer dans le petit jeu des pronostics, sachant que chaque postulant à sa chance, même si nous sommes tous conscients qu’il n’y a que deux places de libres, voire trois si surprises. L’élu arrivera avec ses qualités et ses défauts, mais plus que tout il ou elle devra être très rapidement à l’écoute des véritables problèmes de sécurité et agir opérationnellement.

 

De plus, la première année de sa législature devra être consacrée à reprendre la « réorganisation de la police » pour enfin arriver à un résultat adéquat, sans compromis certes, mais négocié.

 

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Fin novembre, début décembre, la saison sera terminée et la trêve des confiseurs palpable. Reste la question qui est sur toutes les lèvres, selon les décisions prises, une assemblée extraordinaire des syndicats de police se produira-t-elle encore en 2009. Nul ne connaît la réponse à ce jour, car justement nous n’avons pas toutes les réponses à nos questions, à nos attentes. On se souvient simplement tous que l’année dernière, à pareille époque, rien n’avait arrêté les policiers genevois dans leurs actions.

 

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