06/10/2009

Une campagne électorale, mais pour quels résultats ?

A Genève on a plus d’argent, mais on a des idées, sauf pour la campagne électorale qui touche à sa fin (J-5).

 

Depuis deux semaines, en raison des votations qui s’enchevêtrent l’une derrière l’autre, j’ai l’impression d’assister à la lecture d’un mauvais scénario, où les acteurs connaissent la fin de l’intrigue, tout comme les spectateurs.

 

A ma droite, une gauche abattue qui ne donne pas un seul signe de rémission. Un combat est bien mené pour tenter de sauver l’aspect social d’une politique gouvernementale très agressive financièrement, en vain. La gauche caviar a savouré les dernières bulles d’un Cava de moindre qualité, et ce n’est pas la SolidaritéS qui va permettre à une grande part de la population de se  retrouver derrière une politique sociale que le parti Socialiste a abandonné depuis trop longtemps.

 

A ma gauche, une droite avec une entente dissonante, qui sait se réunir en cette période d’élection mais qui a été incapable de s’unir avant pour faire passer de grands projets, la recourite genevoise, de gauche ou de droite, venant escamoter les initiatives de bonne volonté. Le syndrome de la victoire, du dernier geste, bien connu dans certains sports, semble atteindre cette droite maladroite.

 

De ce fait, nous nous retrouvons avec une gauche dépitée et qui espère obtenir avec trois partis ce que les Verts et les Socialistes n’ont pas obtenu il y a 4 ans, soit une représentativité de plus de 40 % au parlement, car l’obtention de la majorité semble logiquement un objectif inavouable, et une droite qui, certaine de sa victoire, ne sait pas encore comment les cartes à sa disposition seront redistribuées. Les Libéraux restent sereins, mais deux clans s’affrontent en  son caucus, alors que les Radicaux ne sont pas encore certains d’obtenir le quorum, tout comme l’UDC qui vient de se brûler les ailes publiquement. Le PDC devrait normalement stabiliser sa position en nos campagnes. Reste le trublion MCG, qui a été totalement banni par ses pairs durant 4 ans, à cause de sa dissidence et de ses éclats de voix, mais qui pourrait bien devenir le nouveau balancier entre la gauche et la droite pour la législature à venir, en espérant qu’il saura ne pas en abuser.

 

Donc moi j’ai voté pour dimanche, mais au-delà du résultat proportionnel, se sont bien les quorums obtenus et le nombre de députés de chacun qui vont rendre cette fin de campagne presque passionnante.

 

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Minet

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