04/10/2009

Véronique Pürro dit vouloir assurer la continuité après Laurent Moutinot ou l’obscurantisme d’un parti socialiste dépassé par les problèmes de sécurité.

Tout a commencé au soir du 13 novembre 2005, avec les résultats de l’élection du Conseil d’État. Laurent Moutinot est le moins bien élu, avec seulement 43'928 voix. On a déjà tous compris qu’il va se retrouver avec le département maudit sur les bras, le DJPS.

La première décision de cet homme, qui sort de deux mandats comme conseiller d’État à la tête du DAEL, avec la réputation « il n’a rien fait durant huit ans », sera de changer le nom de notre département.

Le Département des Institutions est né. Qui sait pourquoi, on se pose encore la question aujourd’hui ? Est-ce le fait que les initiales PS soient associées à la police et la justice, voire à la sécurité ?

Un coup de tête qui va coûter une certaine somme à l’État, pour refaire tous les logos et les entêtes. Mais en 2005, on ne compte pas encore, on prépare le plan quadriennal.

A son arrivée, deux chantiers attendaient officiellement ce socialiste. Trouver un/une Cheffe de la Police, car depuis dix ans c’est la bérézina à ce niveau, et modifier les statuts de la Caisse de Pension des fonctionnaires de police et gardiens de prison, suite aux différentes décisions LPP, notamment une modification de l’âge de la retraite. L’OFAS a d’ailleurs prévu une période de transition de 5 ans, valable au premier janvier 2006, pour que les cantons, et les caisses de pension, puissent se réorganiser en douceur.

Acte I

Nomination d’un Chef de la Police.

Pour sa première mission, il trouve la perle rare, selon lui, et nomme Monica Bonfanti. Les frasques médiatiques et les séances photo déplacées de cette nouvelle patronne donnent lieu à un mécontentement général, même si les députés et autres magistrats n’auront jamais le courage de dénoncer clairement cette erreur de casting (photos), de peur de se retrouver avec les féministes sur le dos.  Très vite, tout Genève la surnomme « la Blonde », mais la plupart des médias continueront à se coucher devant elle, car cela alimente bien un côté « people » qui fait bien vendre. Il y aura ensuite l’affaire Bonfanti-Devegney, qui se règlera à l’amiable, puis Bonfanti-Chevallier. Cette dernière n’est pas terminée, le Tribunal administratif vient de recevoir, sur ordre du TF, l’audit de Bernard Ziegler, commandé par Laurent Moutinot, et qui avait permis la destitution du Chef de la Police Judiciaire, à la demande de Mme Bonfanti. Cette affaire va ressortir dans les semaines à venir, la vérité aussi. Alors que les sanctions disciplinaires sont modifiées à l’Etat, touchant ainsi au statut décrié du fonctionnaire, la Cheffe de la police veut instaurer une IGS digne de se nom. A ce jour, les derniers coups de pinceaux sont donnés dans les locaux qui abriteront enfin cette entité. Il aura fallu 3 ans pour en arriver là, pourtant sans aucune contestation majeure des syndicats de police sur ce sujet. Il faut dire qu’en 4 ans, la plupart des décisions, issues d’enquêtes administratives menées par le DI à l’encontre de policiers, ont été cassées par le Tribunal Administratif. À se demander si les personnes à la tête du DI connaissent les lois et les procédures. Absente durant tout l’Euro08, détachée de la réorganisation de la police, cette Cheffe semble de ce fait ne pas être concernée par le devenir de l’institution.

Le bilan de cette nomination n’est donc pas favorable. À la décharge de Mme Bonfanti, il faut aussi reconnaître que Laurent Moutinot lui a remis le « bébé » entre les mains, sans gouvernance. Sinon, reconnaissons que les campagnes de recrutement ont été améliorées, tout comme la police scientifique, qui s’est modernisée pour enfin entrer dans le 21ème siècle, mais n’était-ce pas là sa spécialité.  

Aurons-nous la même Cheffe dans trois mois, après le départ de Laurent Moutinot, la question est posée par bon nombre de députés.

Acte II

Révision des statuts de la Caisse de Pension, liée à la LPP.

Pour sa deuxième mission, Laurent Moutinot va tutoyer en 2006 le sujet de l’âge de la retraite en commission paritaire, réunions que nous qualifierons bien vite de "salon de thé", en arrivant avec une très grande idée, la fusion entre la PSI et la Gendarmerie. On se demande encore aujourd’hui pour quelles plus-values. Il va se voir opposer un « niet » ferme des syndicats et de la hiérarchie sur cette fusion, mais les éléments touchant la LPP ne seront jamais abordés. Cet homme politique est donc resté fidèle à lui-même. Il a laissé pourrir la situation 4 ans pour, il y a un mois, sortir un projet de loi surprise en sa fin de mandat, trahissant ainsi les négociations en cours avec les syndicats de police sur la Réorganisation de la Police. Le projet de loi déposé, ainsi que ses règlements d’application, sont les pires écrits législatifs qu’il m’a été donné à lire en 4 ans. Aucune teneur, aucune logique, on casse la police sans reconstruire, on traite ce personnel comme du bétail, sans égard, sans la reconnaissance attendue à travers les négociations et la très grande ouverture d’esprit des syndicats de police. Ce projet de loi ne peut pas être la pierre d’achoppement de la Réorganisation de la Police, c’est impossible, l’édifice s’écroulerait irrémédiablement. La nouvelle législature qui arrive devra prendre ce sujet en primauté pour trouver la solution.

Acte III

La Réorganisation de la Police. 

Genève a eu les yeux plus gros que le ventre pour l’Euro 2008. Construction d’un stade qui va rester vide longtemps encore, 3 Fan Zone et des installations démesurées pour l’évènement, même si la plaine de Plainpalais a été une réussite, et enfin des coûts pour la sécurité qui avaient été minimisés, notamment sur l’engagement sur le terrain des policiers genevois, et des heures supplémentaires exigées. Arrive une facture de 12 millions, la gronde de la Commission des Finances et un règlement de comptes politique qui commence. D’un côté la droite et Pierre Weiss, de l’autre la gauche et Laurent Moutinot. Au centre, la police. Le résultat de ce match où les animosités personnelles apparaissent clairement, c’est un rapport de la Cour de Compte et un second de M. Annoni. Des critiques sur l’organisation de la police, sur la difficulté d’énoncer les prestations octroyées aux policiers, sur les disparités entre services, sur la gestion du personnel, sur le manque de bases légales ou la confusion de celles-ci.

Dans l’urgence, fin mai 2008, la Réorganisation de la Police est mise en route par Laurent Moutinot. Les syndicats de police sont associés à la démarche, mais le Président du DI veut aller vite, très vite, pour en terminer avant la fin de son mandat. Il faudrait donc réaliser en 4 mois ce qu’il n’a pas été capable de faire en 4 ans. Juste impossible, tout le monde le sait, tout le monde le dit, même la hiérarchie. Alors, pour passer outre, Laurent Moutinot dicte sa loi et présente un tableau sur ladite réorganisation. A sa lecture, on comprend qu’il v a falloir deux ou trois ans pour tout mettre en œuvre. Que nenni, c’est dans cette précipitation que le Secrétaire Général du DI va organiser des groupes de travail durant tout l’été. Pour les représentants du personnel, ce sont des heures passées à trouver des solutions, à argumenter, à expliquer notre métier, à proposer, à démontrer les inepties tout en restant constructifs. Des représentants de la Direction de la Police seront aussi présents, mais sans mandat de leur patronne, sans aucune idée de la volonté des états-majors, sans doctrine, car personne n’a été consulté par le DI. Au résultat, un rapport rendu par Bernard Gut, dans lequel les propositions des syndicats sont énoncées sous la rubrique « Oppositions / Positions divergentes», tout un programme. L’UPCP rédige alors un document de 6 pages intitulé « point de vue de l’UPCP », qui sera remis à MM Hiler et Moutinot, en vain. Alors que le rapport sur la réorganisation de la police devait être présenté au Conseil d’État, c’est un projet de loi qui apparaît. En première lecture, on ne peut que se rendre compte que ce document officiel a été rédigé dans l’urgence. Il comporte de nombreuses erreurs et des contradictions législatives importantes. Tout y est mélangé, survolé, de la police scientifique aux services des RH, des indemnités aux horaires, des heures supplémentaires à l’organisation des services, faisant fi de l’opérationnel. Pire encore, alors qu’il y a deux mois Laurent Moutinot nous affirmait que l’on parlerait de la problématique de l’âge de la retraite après la réorganisation, un article de loi vient crucifier les discussions, voire les négociations attendues. Une trahison qui, avec le recul, ne nous étonne pas de l’homme qui est à la tête de nos Institutions. La lâcheté est l’arme des faibles et des sans courage, nous en avons une preuve étatique. A trop ignorer les véritables problèmes, à les repousser aux calendes grecques, Laurent Moutinot n’a pas su prendre ses responsabilités d’homme d’État. Il a agi comme un petit chef de service, sans envergure, sans courage, sans idée, sans  vision d’avenir pour ceux qui resteront après son départ et surtout avec une hostilité manifeste contre la police.

Mais au lieu de reconnaître son erreur et de retirer ce Projet de Loi raté, le Conseil d’Etat , qui s'est fait manipuler par Laurent Moutinot, persiste dans son erreur et ce PL se trouve maintenant auprès de la commission judiciaire et de police. La commission des finances voudra probablement y mettre son nez, ce qui me paraît normal. Si les députés qui siègent actuellement sur ces bancs font preuve de lucidité, l’évidence du travail bâclé apparaitra et la copie sera renvoyée au Conseil d’État pour réécriture. Nous policiers sommes prêts pour celle-ci, avec la volonté de construire trois projets de loi, sur trois ans, avec un échéancier et des possibilités d’organiser la police du 21ème siècle, avec la concertation des chefs de service, des syndicats, des partis politiques, de la commission des finances, de la commission judiciaire et de la police, de la commission ad hoc Justice 2011.

Acte IV

Le Bilan de Laurent Moutinot et du DI.

Presque tout a été dit. Si des conférences internationales ont bien été présidées par Laurent Moutinot, notamment sur les droits humains, il m’est difficile de ne pas peindre que le diable sur la muraille. Mis à part l’installation de caméras dans les postes de police, l’interdiction de manifestation Anti-Wef du 31 janvier de cette année et d’une nouvelle loi sur la prostitution, je ne vois pas ce que je peux ressortir de bon dans la législature de Laurent Moutinot. Même ses actes où ses choix sont discutables.

-         Mise en place d’un seul uniforme entre la gendarmerie et la police de sécurité internationale, sans changer les statuts de ces deux entités, c’est faire croire à la population qu’il y a plus de policiers unfiormés en rue, ce qui est faux.

-         Nouvelle Loi et dénomination pour les ASM. Ils seront agents de Police municipaux, sans brevet de policier, sans prérogative judiciaire nouvelle, sans même avoir la possibilité de finir les tâches de police commencées, la gendarmerie devant bien souvent reprendre le flambeau. Seul point positif, ces collaborateurs bénéficient enfin d’un équipement et d’une dénomination qui leur permet de se défendre en qualité de fonctionnaires d’autorité. La frilosité politique et la chasse gardée des communes sont encore un frein à la restructuration des services de police.

-         La problématique des mendiants a été une véritable cacophonie dans sa gestion législative et humaine. La police s’est retrouvée sous les feux de la rampe du fait de l’incompétence de nos décideurs.

-         La criminalité a explosé en 4 ans à Genève. Le pouvoir judiciaire s’est engorgé avec des procédures trop longues, par manque de moyens, et ce n’est pas Justice 2011 qui va arranger les choses. Trop occupé à retrancher la responsabilité des problèmes sur le Procureur Général, Laurent Moutinot a alimenté un conflit de personne, encore un, en lieu et place de traiter les problèmes policiers et de sécurité. Trop tourné vers la Genève Internationales et le socialement et politiquement correct, le Président du DI ne nous a pas donné les moyens de lutter contre cette criminalité. Pour certains délits le problème est localisé, la solution aussi, mais la non-entrée en matière au sujet de la détention administrative est la preuve de l’inertie du DI.

-         La gestion de l’Euro 2008 a été une catastrophe pour notre département, pas au niveau sécuritaire, mais organisationnel et politique.

-         Enfin, il est temps de se demander où se trouve la plus-value pour la sécurité des Genevois dans la Réorganisation de la Police bâclée et proposée dans l’urgence. Il n’y en a pas, l’intérêt de l’opérationnel et du service au citoyen sont  passés au second plan. À trop vouloir casser la « Grande Maison » et ses statuts, Laurent Moutinot en a oublié de trouver des solutions pour que Genève redevienne une ville où l’on doit se sentir en sécurité. Il n’y a plus de policiers en rue, là est le véritable problème, et ce n’est à nouveau pas Justice 2011 qui va améliorer les choses. Il est urgent que les priorités de la police soient revisitées, avec des moyens nouveaux et une volonté politique affirmée.

Acte V

Véronique Pürro, la solution du parti socialiste pour perdurer dans l’errance.

En prenant connaissance de la candidature de Véronique Pürro, à qui tout le monde destinait le DI, un énorme doute nous avait déjà envahit. Veut-on juste transformer la police en service social de l’État ? Rien dans le parcours de cette personnalité politique ne laisse présager une carrure suffisante pour tenir les reines de notre département. De, plus, nous sortons d’une législature de gauche, avec un socialiste aux commandes, et son bilan est catastrophique. Et ce ne sont pas les propos de la candidate socialiste, reportés dans la Tribune de Genève de samedi, par notre grand ami Marc Bretton, ainsi que le journal Le Temps, qui vont nous rassurer, bien au contraire.

Avec un parti socialiste incapable de déposer une initiative pour le droit de vote des étrangers, mais qui veut des étrangers dans les rangs de la police pour y faire appliquer des lois pour lesquels ces employés n’auraient pas le droit de regard ; avec une gauche genevoise qui ne veut plus de Députés policiers, supprimant ainsi sans raison un droit démocratique constitutionnel ; avec un refus net d’augmenter les possibilités de détentions administratives ; avec une grande idée de simplifier le traitement des dossiers, alors que le nouveau CPP va avoir l’effet inverse assurément ; avec le développement du travail d’intérêt général pour les délinquants mineurs, donc aucun signe fort politique pour endiguer la criminalité de rue ; nous n’y voyons aucune solution pour améliorer la situation critique dans laquelle Genève se trouve. Relevons que le parti socialiste est le seul qui ne parle pas de l'insécurité dans sa brochure tous ménages pour le 11 octobre, mais cela ne nous étonne même pas.

Acte VI

Conclusions. 

Véronique Pürro au DI laisserait présager une guerre sociale et opérationnelle pendant 4 ans entre le Conseil d’État et sa police avec, comme conséquence, une dégradation supplémentaire de la sécurité pour les citoyens de notre canton. Une nouvelle erreur politique, en somme !

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Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, mais la lucidité d’un regard peut parfois mettre à jour celles-ci.

 

Commentaires

C'est tout? Pas de développement?

Écrit par : Johann | 04/10/2009

Oups, suffisait d'attendre un peu! Merci! Je me mets à la lecture.

Écrit par : Johann | 04/10/2009

Merci pour votre analyse. On dirait que le Conseiller d'Etat n'a à rendre compte de rien. C'est très grave pour la démocratie. Je voudrais demander aux citoyens genevois d'envisager le lancement d'une initiative prévoyant le renvoi d'un Conseiller d'Etat en cours de mandat, comme en Californie.

Deux remarques:

"avec la réputation « il n’a rien fait durant huit ans »"

Si seulement il n'avait rien fait! Il a "fait" le stade de la Praille!

Incompétence, don de courte vue, ou de pas de vue du tout.


"Un coup de tête qui va coûter une certaine somme à l’Etat, pour refaire tous les logos et les entêtes."

Tant que l'argent ne sort pas de leur poche, ils peuvent se montrer généreux.


Et une question:

"avec un refus net d’augmenter les possibilités de détention administratives,"

S'il s'agit de délinquants ayant commis un délit, pourquoi faudrait-il avoir recours à ce genre de détention? Parce que Champ-Dollon est plein à ras bord? Ou par laxisme des tribunaux?

Écrit par : Johann | 04/10/2009

VOTEZ ISABEL ROCHAT : http://www.youtube.com/watch?v=bZqNCQRHf70

Écrit par : Jean-Pierre Pasquier | 04/10/2009

Véronique Pürro n'a aucune envergure, aucune compétence! Elle n'a rien à faire au Conseil d'Etat tout simplement. Une "nunuche" arriviste qui ne fait carrière que grâce à son réseau de pistons.
Espérons simplement qu'elle ne soit pas élue.

Écrit par : Joe | 04/10/2009

Mille félicitations, Minet, pour cette analayse d'une débâcle politique, du manque de soutien dont souffre la Police et de l'appel à ne pas voter pour une opportuniste sans envergure, qu'on affectionne tant dans notre société préférant couper les têtes qui dépassent plutôt que d'opter pour le courage, la compétence et les valeurs!

Écrit par : Judith | 04/10/2009

Minet :

Le citoyen ordinaire dont je fais partie, ne peut, par manque d'informations, s'exprimer objectivement sur les Actes I, II et III ...

Il peut en revanche se déclarer déçu sur le bilan de la législature actuelle : Acte IV et surtout partager votre analyse et vos craintes exprimées dans l'Acte V ...

Merci d'avoir contribué à éclairer la lanterne des électeurs ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 04/10/2009

Une dure réalité avec laquelle notre police doit faire depuis 4 ans, je suis certaine qu'elle n'acceptera pas de continuer ainsi.
M.Moutinot, grâce à son incompétence et son inaction nous a préparé une jolie bombe à retardement.
Cela fait 4 ans et plus, que la police n'a pas de Président du Département reconnu et digne de ce nom. La personnalité de Laurent Moutinot ne correspond en rien à une personne en charge du département de justice et police, dont il s'est dépêché à grand frais de changer le nom.
Il manque à notre police un tête pensante, forte et réfléchie, une personne en qui elle pourrait avoir confiance.
Nous sommes face à des hommes et des femmes qui ont été trahis par leur hiérarchie, dont la profession à été mise à mal ces dernières années. Nos dirigeants veulent leur supprimer certains acquis et ne reconnaissent ni la pénibilité de leur tâche, ni la valeur de leur métier.
Notre ville a besoin de sa police et les citoyens en ont assez de ne plus pouvoir sortir sans risque.
Les vols, le brigandage et les agressions vont en augmentant et que ce soit la Genève citoyenne ou la Genève internationale, il n'est plus possible d'accepter cela.
Quand vous voterez pensez à la personne qui risque d'avoir la responsabilité du DI, en général c'est la dernière arrivée...
Les intentions de Madame Pürro sont claires, elle veut suivre les traces de L.Moutinot elle a le profil parfait pour y arriver. MAIS LÀ NOUS COURRONS Â LA CATASTROPHE. La colère gronde au sein de la police et cette dernière année à été lourde de conséquences pour elle.
Une année d'attente, de négociations, de promesses en l'air, de rapports incomplets, d'accords signés ou verbaux non tenus, pour en arriver à un projet de loi BÂCLE....
Ce projet de loi ne doit pas passer en l'état, il avait été prévu une période de transition raisonnable pour que tout se passe le plus harmonieusement possible.
Mais voilà M.Moutinot veut boucler le dossier avant de partir et ce en 2 mois, peu lui importe si c'est mal fait et les répercutions qu'il y aura dans les mois et les années à venir.
CELA RELÈVE DE L'INCONSÉQUENCE ET DE L'IRRESPONSABILITÉ.
Que croyez vous qu'il risque de se passer? BOUM, un gros BOUM.

Écrit par : feline | 04/10/2009

Pas de scoop. Mais de voir le bilan de ces 4 années écrites noires sur blanc devraient inciter les gens à se poser les bonnes questions.

Merci Minet

(o_o)

Écrit par : Loredana | 04/10/2009

Bien résumé la situation minet. Très bel article, criant de vérité.

Écrit par : fab | 04/10/2009

Bravo pour ce bref résumé car je suis certain qu'on pourrait parler du désastre Moutinot pendant des années !!! Puro Moutinot, même combat !!! Amitiés

Écrit par : Team de la Colline | 04/10/2009

Cher Jean-Pierre Pasquier,

Je ne crois pas que vous ayez eu raison de publier votre message sur ce blog...

En effet, Mme ROCHAT est de quel parti ?

Le même que celui de M. WEISS... Vous savez le monsieur qui a "défendu" les policiers, le même qui n'a pas été correct suite à l'euro foot 2008, le même qui savait (d'accord, il n'était pas le seul...) que des heures supplémentaires seraient faites...

Le même qui va sûrement défendre la retraite des policiers...

Du moins le temps de la campagne.

Meilleurs messages

Écrit par : à mediter | 04/10/2009

Faut faire un coup d'état comme chez-moi. Ou bien encore mieux comme celui de Pinochet en Chili, avec Minet comme chef ..

Écrit par : Micheletti | 04/10/2009

Et les gardiens de prison ont aussi été trahis par le DI aux dernières nouvelles .. Le cadenas géant va ressortir de son hangar pour une nouvelle moutinerie ..

Écrit par : Pertinence | 04/10/2009

Cher j.nizard,

Vous insistez ! Relisez votre première ligne et vous verrez facilement qui sait lire ou écrire. Poursuivez vos cours, car c'est trop tôt !

Dans la deuxième ligne, il manque des lettres et vous êtes toujours atteint de dyslexie...

Quant à votre dernière phrase, sachez que Carrefour n'a plus de magasin dans notre canton. Celui-ci a fait l'erreur de mal estimer les besoins, les us et coutumes de notre canton. Résultat : malgré leur main-d'oeuvre, les habitants n'ont pas voulu de leurs produits qui n'étaient pas de proximité...

Et votre retraite anticipée, des nouvelles de Couchepin ?

Meilleurs messages

Écrit par : équité | 05/10/2009

...mais Mme Pürro n'avait-elle pas déclaré être une ancienne squatteuse ???

....je devine déjà son amour immodéré envers la police et la justice, voir envers toute forme d'autorité qui n'est pas sienne...

Écrit par : Précisons que... | 05/10/2009

Tous les policiers genevois se souviennent du soutien inconditionnel qu'elle avait apporté à la police lors des événements du G8 .. Non ???

Bulletin de l'UPCP, septembre 2005, page 14 et 15.

Écrit par : Minet | 05/10/2009

Merci Minet
J'avais déjà ma petite idée sur les personnes à ne pas élire au CE,
maintenant j'ai de très fortes convictions...
Bien à vous

Écrit par : bidouille | 05/10/2009

Et déjà la question est posée (tdg ce jour):

"Walter Schlechten viole-t-il son devoir de réserve et de fidélité envers l'Etat son employeur?"

En aucun cas. Tout au contraire il vient au secours d'un Etat qui a besoin de gens compétents. D'un Etat mis à mal par des gens qui ne sont pas à leur place. C'est exprimer sa fidélité que de dénoncer les dysfonctionnements. Cela sert la démocratie. Tout est décrit et argumenté.

Dommage seulement que tous n'aient pas ce courage.

A quand le tour des enseignants?

Écrit par : Johann | 05/10/2009

Rien à redire sur votre analyse, Minet. Vous auriez pu, d'ailleurs, être encore mille fois plus sévère. L'étendue du désastre moutinesque, notamment dans ses rapports avec le pouvoir judiciaire, attend encore son peintre. J'espère juste que votre hiérarchie ne va pas vous tomber sur le poil pour avoir appelé un chat... un chat. Si j'en juge par l'articulet publié sur le site de la tdg, c'est mal parti!

Écrit par : caton | 05/10/2009

Renforcer les moyens de la police. Voilà ce que M. Hilaire a déclaré le plus sérieusement du monde au TJ lundi soir.
N'est-ce pas ... hilarant ? Non, c'est pathétique !
Alors que de la gauche à la droite de la classe politique genevoise on pousse des cris d'orfraie suite à l'affaire des affiche évidemment scandaleuse de l'UDC, de la droite à la gauche on s'efforce depuis des lustres à démobiliser, voir démanteler la base des forces de l'ordre.
Engager des policiers, motiver le personnel en place !!!
Que font la hiérarchie et les élus, tous partis confondus ? Tout le contraire. Le constat devient simple, incompétence et carriérisme à tous les étages.
Que font les journalistes, tous médias confondus pour rendre aux citoyens de la réalité des choses, de la désinformation ?
Bonne chance aux hommes de terrains qui auront le courage de poursuivre leur mission, voir aux nouveaux candidats de s'engager. Le ciel est peut-être plus bleu ailleurs.
Pauvre république.

Écrit par : massera | 07/10/2009

Bien que je connaisse pas les détails de la politique à Genève, je te félicite pour ton analyse. Un vrai travail de fond.
Par contre, je vais souvent à Genève et depuis plusieurs années j'ai constaté (ainsi que mes deux enfants qui y vivent) que la situatioçn de dégrade continuellement. Loubards, pick-pockets, agressions, laxisme des forces de l'ordre (complètement démotivées) et j'en passe.
J'ai lu ton blog 2 fois. Tout au début puis aujourd'hui et je suis sidéré du nombre de commentaires. Cela prouve que ton travail a fait mouche et que nombre de gens partagent ton avis.
La vague rose et verte, qui pense que tout le monde "il est beau et gentil" et que les droits de chacun (à foutre la merde par exemple) prévalent leurs devoirs, ne cessera de m'étonner.

Écrit par : Lambert | 05/11/2009

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