30/09/2009

Transparence d'un vote pour le 11 octobre, ou les choix d'une liste et ses hasards !

Je pense, du plus profond de mon âme, que le secret du vote, la confidentialité de celui-ci, le droit à l’opinion unique, par convictions et parfois par contradictions, doit rester un droit indéfectible à notre Constitution.

 

Par contre, la mise à nu anticipée d’un vote, avec l’explication de sa motivation, peut aussi être une source de débat démocratique. J’ai la naïveté de le croire, de le penser, de le supposer.

 

Pour ces raisons, je vous livre mon vote du 11 octobre, avec mes intentions, mes motivations, mes arguments, mes explications.

 

Devant la cacophonie qui règne politiquement à Genève, le choix de la liste vierge m’est apparu une évidence, comme il y a quatre ans.

 

En première ligne, une liste, un numéro :

 

Les Verts, liste no 5.

 

La motivation de ce choix est de pousser tous les autres partis politiques à englober dans leur programme, dans leurs convictions, dans leurs projets, les nécessités écologiques guidées par une volonté populaire qui veut assurer l’avenir de ses enfants. Cela passe par le développement durable, mais aussi par un engagement formel des partis, comme Nicolas Hulot l’avait provoqué en France. Nous devons sauver notre planète, tous ensembles, maintenant.

 

Après, j’ai panaché ma feuille vierge de divers noms, par affinité, par amitié, par reconnaissance, par conviction, par sympathie, par contradiction pour nourrir un contre-pouvoir, afin de ne pas donner une majorité indiscutée, indiscutable. Enfin, il y a aussi quelques noms où le hasard d’un choix, d’une profession, d’un équilibre, est intervenu.

 

Je vous livre mes choix et mes motivations très personnelles :

 

Radicaux

 

Saudan Patrick, par hasard, pour son nom de famille.

Barrillier Gabriel, pour son appartenance au FMB.

Civino Giovanni, par affinité professionnelle et amitié.

Ducret Michel, pour sa correction.

Gely David, par affinité professionnelle.

 

PDC

Unger Pierre-François, par respect de l’homme, par conviction, pour la continuité du CE.

Forte Fabiano, par affinité de caractère,  par conviction et son ouverture d’esprit au dialogue.

Von Arx-Vernon Anne-Marie, pour son courage dans l’affaire Kadhafi.

Ducrot Jean-Claude, par affinité, pour son expérience.

Jordi Pierre, un ami du Lancy-Sport, et par affinité suite à une discussion.

Maitre Vincent, jeune homme brillant, fils de.

Morel Philippe, sur conseil d’une amie qui apprécie ses propos.

Schaller Philippe, sur conseil d’une amie qui apprécie ses propos.

 

Socialistes

Emery-Torracinta Anne, j’ose croire qu’elle n’est pas tombée dans la gauche caviar.

Bolay Dolores,  elle n'aime pas la police mais a été correcte dans l'échange démocratique.

Valiquer Grecuccio Nicole, par hasard, le nom me parle.

Garcia Pablo, par hasard, probablement pour ses origines du sud, pour un contre-pouvoir.

Ozden Melik, par hasard, pour diversifier les origines, pour un contre-pouvoir.

De Battista Régis, par hasard, le nom me parle, pour un contre-pouvoir.

Temel Muharrem , par hasard, pour diversifier les origines, pour un contre-pouvoir.

 

 

Solidarités

Jelk-Peila Andrée, pour son courage, par affinité, présidente du Cartel.

Baud Olivier, pour sa franchise, est au Cartel

 

Les Verts

Hiler David, pour son excellent travail au CE, pour sa franchise, pour sa vision d’avenir.

Mahrer Anne, par respect de la personne.

Flamand Emilie, pour l’avenir de l’écologie, sa franchise, pour un contre-pouvoir.

Losio Pierre, par affinité, pour sa franchise.

Captyn Mathile, à l’origine du matricule mais correcte dans l'échange politique.

 

Libéraux

Aubert Claude, suite à un échange de propos en réunion.

Borloz Marcel, par affinité professionnelle, par amitié.

De Candolle beatriz, pour la chaleur de son accent.

Desbaillets Renè, un vrai genevois.

Fontanet Nathalie, pour son nom, pour sa volonté d’avancer.

Gautier Fabienne, pour sa franchise, sa courtoisie, sa présidence.

Gautier Renaud, pour ses initiatives personnelles, homme de dialogue.

Gros Jean-Michel, suite à un échange de propos en réunion.

Jornot Olivier, par conviction, il doit reprendre le DI, donc finir en tête de sa liste.

Slatkine Ivan, pour son sens de la rhétorique.

Hilpold Serge, beau-frère d’une amie.

Page Yves, était à l’école avec moi il y a plus de vingt ans.

 

MCG

Golay Roger, par affinité professionnelle, par amitié.

Poggia Mauro, par conviction, doit reprendre le MCG en main.

Cerutti Thierry, pour son courage d’avoir défendu son élection à Vernier.

Girardet Jean-François, suite à un échange de propos.

Engelberts Marie Thérèse, pour son courageux retour en politique.

Sauty Olivier, sur conseil d’une amie.

Voumard Jean-Marie, par affinité professionnelle, par amitié.

Python André, retraité de police, par sympathie.

Kramer Maïté, par amour, pour ses qualités.

Pistis Sandro, par affinité professionnelle, par reconnaissance.

 

Défense des Aînés etc

Wenger Salika, j’adore sa franchise.

Laurent Pierre-Alain, par affinité professionnelle, pour un contre-pouvoir.

 

UDC

Falquet Marc, pour sa lutte contre Laurent Moutinot

Pace Micheline, pour son blog TDG.

 

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Cela ne va intéresser personne, mais comme personne n’a osé le faire avant moi, je lance sur mon blog cette initiative de transparence démocratique. Certes il y a des noms que j’ai oubliés, il y a des candidats de qualité que j’ai découverts tardivement, la campagne ayant démarré bien trop tard à mon avis, mais ce n’est pas ma goutte d’eau dans l’océan qui va changer quelque chose. 

 

Minet.

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28/09/2009

Élections cantonales TSR2 ou le débat des guignols de la République.

L'émission spéciale sur les élections cantonales genevoises vient de se terminer sur la TSR2, et moi j'ai honte de devoir voter pour ces candidats à la députation. Incapables d'ouvrir un débat, de venir avec des idées nouvelles, ces postulants/es n'ont fait que ressasser les idées désuètes de leur parti et les "grands projets" qui traînent depuis 20 ans à Genève.

L'échec de cette législature est le résultat du manque de collégialité au Grand Conseil et au Conseil d'Etat, entre les partis, juste pour ne pas laisser à l'autre le droit d'avoir eu une bonne idée, le bon projet, la solution, à trop vouloir défendre des positions qui ne font plus avancer Genève.

Le Parti Radical, qui a été incapable de s'imposer au Parlement vient ce soir donner une leçon sur l'avenir, ridicule Gabriel BARRILLIER.

Le Parti Libéral, à trop vouloir défendre Mark MULLER, en oublie sa ligne de conduite pour annoncer une doctrine nouvelle sur la sécurité.

Le Parti de l'UDC, avec sa section genevoise qui n'avance plus et Yves NYDEGGER qui ose ce soir fustiger les syndicats de police.

Le Parti du MCG, avec un Éric STAUFFER aussi rustre qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Le Parti des Verts, avec de jeunes députées FLAMAND et CAPTYN aux idées passéistes figées dans les belles illusions.

Le Parti Socialiste, avec une Véronique PURRO aux idées Moutiniènes, qui ne sont qu'un constat d'échec, le DI n'est pas un service social.

Le Parti PDC, entre la poire et le fromage depuis 4 ans, qui sort du bois alors que l'on dessert la table, dommage pour Guy METTAN.

Le Parti SolidaritéS, avec une Jocelyne HALLER qui part à la pêche en reprenant des idées de droite.

Honte à vous Mesdames et Messieurs, la population genevoise n'avait plus confiance en ses politiques, ce soir elle peut avoir peur pour son avenir.

Par contre, un très grand bravo à Mme Judith MAYENCOURT, qui a su tenir les débats, ce qui est rare à la TSR.

Je propose de refaire ce même débat, mais avec comme invités des professionnels de la construction, du monde agricole, de la police, de la justice, des ingénieurs en génie civil, des architectes, des APM, des TPG, des CFF, de l'office de la mobilité, de la migration, de la prison, mais pas des chefs de service sclérosés par les politiques, non, des hommes et des femmes qui veulent simplement trouver des solutions pour que Genève avance, sans faire passer des intérêts partisans avant ceux de notre canton.

On a pas fini de rire le dimanche soir sur Léman Bleu ...

 

 

 

 

24/09/2009

PL 10 541, ou comment ce document législatif a-t'il pu arriver au Grand Conseil sous cette forme bâclée.

 

Ce matin, nous avons rencontré deux représentants du DI, afin de débuter la relecture du projet de loi no PL 10 541 et des ses règlements d'application, réflexion qui aurait du se dérouler en amont. Les représentants de la hiérarchie police et les syndicats de police étaient présents.   

 

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Dans un premier temps, il est apparu qu'une grande incompréhension habite tous les cadres supérieurs de la police, ainsi que nos délégués, sur l'empressement de ce projet de loi et la qualité de rédaction de celui-ci qui est  incomplète, voire prématurée. De plus, les règlements d'application (Rpol) qui se devraient d'être adoptés par le Conseil d'Etat sont imprécis et n'apportent pas les informations attendues par le Grand Conseil.

 

Il parait évident que la Lpol devra à nouveau subir d'importantes modifications durant le premier semestre 2010, dans le cadre de la mise en application du nouveau code de procédure pénal (NCPP), qui va probablement de lui-même engendrer une restructuration du travail du policier et de nos services.

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Divers projets de lois sont aussi en suspends, ils  pourraient amener leur lot de modifications, comme par exemple la création dans la loi de postes intégrés.  

 

Un projet de loi simplifié, portant uniquement sur les modifications nécessaires à la mise en œuvre des travaux sur la "réorganisation de la police", aurait suffi à répondre aux attentes et aux changements attendus par la transparence sollicitée dans le cadre de la maîtrise des coûts des heures supplémentaires et des indemnités. Les autres modifications utiles ou voulues par le Conseil d'Etat, sur ce thème, ne dépendent pas de la Lpol, mais des ordres de service, voire d’un arrêté. Avec ces simples modifications, la mise en place de la nouvelle grille salariale serait ainsi garantie.

 

Pour nous tous, la modification de l'âge de la retraite des policiers et la "fusion" avec la PSI doivent faire l'objet de deux PL séparés, un pour des raisons d'entrée en vigueur des ces modifications et deuxièmement afin de permettre la finalisation des projections et des négociations, avec l'intelligence d'y associer les travaux sur le NCPP. Le but final étant de trouver un "arrangement" qui permette la réalisation de ces travaux, afin de garantir la sécurité publique des genevois.

 

Ce soir, le PL 10 541 a été présenté par le DI à la commission judiciaire et de la police. Nous nous attendons à être aussi auditionnés dans les jours qui viennent, mais il est évident que l’avenir de la police genevoise passe par une réécriture de ce projet de loi. La paix sociale en cette fin d’année ne sera garantie que sous cette condition, c'est une évidence. Les policiers ne peuvent plus vivre dans l'incertitude due aux manquements certains.

 

Nous gardons les portes ouvertes à la négociation, mais à vouloir aller plus vite que la locomotive, le DI risque bien de faire dérailler le train qui est pourtant sur les voies, ceci juste avant les élections.

 

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Le constat d'échec d'un mandat doit-il devenir le bilan d'un parti socialiste divisé et celui de nos élus, je ne le crois pas !

21/09/2009

Lettre d'un jeune gendarme genevois qui se sent trahi par l'Etat.

(Un des nombreux courriers reçus par votre serviteur)

 

Cher président,

 

Par ces quelques lignes, je voulais te faire part de mes remerciements, à ton égard, ainsi qu’à l’égard de tous les collègues qui luttent pour notre bien commun. Votre tâche, ardue et qui doit certainement vous prendre un temps considérable et qui souvent, empiète sur votre vie familiale, n’est je l’imagine pas facile à vivre tous les jours. 

 

 Je suis dans ma septième année maintenant et il est très dur pour moi, parfois même frustrant, de constater que nos syndicats doivent se battre aujourd’hui pour conserver nos acquis sociaux. Ils ont été obtenus pour certains, depuis de  nombreuses années. Il est en effet peu réjouissant de se dire qu’au jour d’aujourd’hui, il est encore tout juste possible de lutter afin de conserver ces acquis.  Il paraît clair voir évident, qu’il n’est même plus envisageable ne serait-ce que d’imaginer obtenir de nouvelles améliorations, quelques elles soient.

 

Alors que je m’engageais dans notre belle corporation, l’âge de la retraite était fixé à 52 ans minimum. Un argument d’ailleurs, que notre employeur n’a pas manqué de souligner lorsqu’il faisait miroiter les avantages de la profession.  Fraîchement débarqués dans les postes,  ils nous arrivaient d’en parler avec les plus anciens. On nous expliquait alors, qu’il serait tout bonnement impossible  de modifier cet état de fait sans quoi, nos élus devraient s’attendre à une résistance acharnée.

 

Je constate tristement qu’aujourd’hui, à cause d'une loi fédérale, nous sommes passés de l’impensable  au très probable ! Même si pour l’instant rien n’est encore fait.  Je ne peux m’empêcher de penser que l’on se moque de nous. Nul ne tient compte de l’engagement que nous avons pris, le jour de notre assermentation, auprès de l’État de Genève et de nos concitoyens.

 

Nous sommes toujours restés fidèles à notre engagement. Pour preuve, il me semble que lors des grands événements tels que l’ont été le G8 ou l’Euro 08, la police dans tout son ensemble s’est montrée plus que présente et les collaborateurs ont su faire preuve d’une disponibilité exemplaire sans jamais rechigner.   Mais qui reste fidèle aux choses que l’on nous a promises. Personne ! Nous travaillons avec nos cœurs et nous subissons des attaques de toutes parts sans nous en défendre pour autant. Lorsque l’on ne nous fait pas passer pour des  fous du volant ou des flics à la gâchette facile, nous sommes des voleurs de paye.

 

Voilà, jusqu’à il y a quelques mois de cela, lorsque je prenais mon service, j’avais cette petite flamme qui faisait que j’étais impatient, parfois comme un gamin, de commencer mon travail, de retrouver mes collègues avec qui, j’allais exercer la plus belle des professions. 

 

Aujourd’hui, je suis démoralisé  et me je me sens dupé, comme pas mal de mes collègues. Les nouveaux aspirants qui ont terminé leur formation et qui arrivent dans les postes se retrouvent face à des jeunes, voir très jeunes, déjà dégoûtés par le système qui nous oblige à fournir toujours plus en nous donnant toujours moins. Comment dans de pareils cas, pouvoir garder la tête haute en leur expliquant que tout ira mieux à l’avenir ?

 

J’espère vivement que les jours futurs seront porteurs de meilleures nouvelles. Sans cela, j’ai bien peur que la qualité de travail et la disponibilité de bon nombre de collaborateurs ne s’en trouvent affectées.

 

Je te remercie d’avoir pris de ton temps, pour lire ces quelques lignes. Je réitère encore une fois tous mes vœux de succès au syndicat, dans l’accomplissement de votre mission.

 

Merci, un jeune gendarme révolté.

                                                                                        

 

 

 

 

17/09/2009

Laurent MOUTINOT, ou la fin précipitée d’un parcours trop long !

Il y a presque 4 ans, nous avions salué l’arrivée de Laurent MOUTINOT à la tête de notre département, qu’il transforma bien vite en institutions. Le dernier socialiste qui avait pris en mains notre secteur d’activité, amicalement surnommé  « Nounours », avait laissé un très bon souvenir dans le corps de police. 

 

L’heure du bilan va sonner et malheureusement en cette fin de mandat le son des fanfares s’est transformé en coup de tonnerre, en coup de canon, en coup bas où la révolte gronde.

 

En relisant « Le pouvoir hors champ – Comment Laurent Moutinot peut-il être conseiller d’État », de Bernard Crettaz (éditions Porte-Plumes en 2005), je ne peux résister à vous inviter à la lecture complète de cette analyse et à prendre connaissance des postfaces.

 

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« Découvrir un livre sur soi est un exercice extraordinaire : il vous renvoie à vous-même, vous oblige à une remise en question salutaire. Le portrait dressé ici me permet de replonger dans mes racines, et me conforte dans les combats que je mène. » Laurent Moutinot.

 

« Je cherchais à esquisser, modestement, le portrait d’une personnalité politique. Avec Laurent Moutinot ce fut particulièrement difficile, car il a une façon étonnante d’exercer le pouvoir : en deçà de toute visibilité, visant une esthétique de la disparition. » Bernard Crettaz.

 

 

 

 

Aujourd'hui, je me dois de partager, quatre ans après, les écrits de l’auteur, car en trois ans j’ai aussi cherché à esquisser le portrait de cet homme de pouvoir, en vain. Les vieux démons du DEAL poursuivent ce conseiller d’État qui doit vivre avec la réputation de médiocrité timorée qu’il sait lui être faite.

 

En sa présence, j’ai rarement croisé le regard d’un homme heureux, épanoui, accompli. Toujours sceptique et peu pragmatique, il n’aura pas su commencer en début de législature un travail de titan qu’il savait pourtant nécessaire. Il aura trop cherché à être au service de la population et des droits démocratiques de chacun, oubliant au passage d’être un homme d’envergure et de projet. Le bilan sécuritaire que Genève tire aujourd’hui lui incombe, autant qu’à ces prédécesseurs, il faut le reconnaître.     

 

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Les dernières salves tirées en désespoir de cause en cette fin de parcours ne changeront pas le bilan politique de ce socialiste atypique, mais d’autres que nous retraceront dans les semaines à venir ses réalisations et ses échecs, car tous les quatre ans, les langues se délient.

 

Je souhaite bonne route à Laurent Moutinot sur les chemins lumineux qu’il va emprunter, en quittant des ténèbres qu’il n’aura jamais su dominer.  

15/09/2009

La danse du scalp est terminée, ou comment la police genevoise a-t-elle été trahie par le "chef" de la tribu.

 

Depuis de nombreuses années, rien ne bougeait au DI. Cette dernière législature, quelques aménagements ont bien été effectués, comme les caméras dans les postes de police, un « rapprochement » vestimentaire entre la PSI et la Gendarmerie, un autre avec la "Police" municipale, l’inauguration d’un nouveau poste à Lancy-Onex, un peu de ménage dans les hautes sphères, mais peu ou prou de grandes idées étaient en route sur le chemin de la réorganisation de l’Institution. Une danse du scalp qui aura duré trois ans, trente-six mois de tergiversations, sans courage, sans vision d’avenir, sans se rendre compte que le pire est à venir.   

 

Et puis, il y a six mois, est arrivé le temps des moissons, et là peu de grains à récolter. Alors, comme pour rattraper le temps perdu, une dernière semence est intervenue, sans respecter les délais et avec une grande précipitation, ce qui n’a jamais été bon pour les cultures entreprises.

 

Au résultat, un énorme sac de grains, mais qui n’ont pas germé et que l’on veut nous faire avaler. Un PL qui voudrait, en trois mois, restructurer trois ans de récoltes gâchées et perdues. Aucun homme qui connaît la terre ne se permettrait une telle audace, car à trop aller contre nature, on détruit des années d’entretient des terrains apprivoisés. Par le passé, il y avait déjà eu la politique de la terre brûlée, mais là c’est pire encore.

 

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Comment une centaine d’hommes et de femmes vont pouvoir acheter ce sac de grains avariés pour sa population, embryons d’une culture des institutions qui ne pourront plus servir à ensemencer un champ nouveau et à nourrir sécuritairement le peuple.

 

C’est trahir le peuple que de lui vendre un produit périssable. C’est trahir les ouvriers que de rendre périssable leur gagne-pain !    

 

Et pendant ce temps, le reste des champs, des cultures, sont irrémédiablement attaqués par une invasion de sauterelles, prédateur premier de l’insécurité d’une récolte. L'heure du bilan et des moissons approche, et là nombreux sont ceux qui vont crier misère de ne pas avoir écouté les hommes qui travaillent la terre. 

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Donnez-nous le respect qui nous est dû, écoutez les professionnels du métier et tout ira mieux. Certains avaient notre confiance, il va falloir la gagner une nouvelle fois, car rien n'est pire que la trahison.

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Post lucem tenebrae.

04/09/2009

Budget 2010, les députés sortants font de dos rond, mais jusqu'à quand ?

La proposition du budget cantonal 2010 vient d’être présentée, et cette année tout le monde fait le dos rond, mais jusqu’à quand ?

 

En cette fin de législature, dont le bilan n’aura pas été si mauvais que ça pour M. HILER et les finances cantonales, le grand argentier de la République se présente devant la députation avec un déficit envisagé de 364,4 millions pour l’année prochaine. Certes, il est légitimé par une réserve conjoncturelle de 744 millions et plus de 915 millions d’investissements pour relancer économiquement Genève, avec de grands travaux.

 

Ce matin, à lire et à écouter les diverses réactions politiques, pas de scandale en vue, pas de montée aux crénaux, même pour simplement demander un équilibre budgéraire légal des finances.

 

Rien d’étonnant, le plan quadriennal touche à sa fin et les élections approchent, d’importantes votations aussi. Personne ne va oser se brûler les ailes (comme dans l’affaire Kadhafi), avant que les résultats des urnes n’apparaissent. Lucidité politique ou manque de courage d’opinion ?

 

Ce qui est certain, c’est que deux possibilités sont envisageables pour le budget 2010, car l’on ne saurait entamer une nouvelle législature sans budget.

 

1)      Le budget proposé passe après les élections, avec peu de modifications, nos nouveaux députés ayant déjà décidé que 2011 sera l’année de la récession, sachant que les effets pervers de la crise dervaient nous toucher ces prochains mois. Il serait alors exigé des coupes budgétaires et de la baisse des charges, des postes et du fonctionnement de l’État, avec un budget l’an prochain assimilable à un régime forcé sur ordonnance.

 

 

2)      Le budget proposé est attaqué sitôt le résultat des élections connu et le nouveau Conseil d’État constitué, surtout si une majorité de droite prononcée devait apparaître au Parlement. Là, nos députés auraient vite fait de renier leurs discours sécuritaires et citoyens, sur la police, la formation, les écoles et les EMS. La légitimation serait d’avoir, au minimum, un budget équilibré. Mais pour rogner 364,4 millions, il n’y aurait pas mille solutions. Les grands travaux sont voulus par la droite économique genevoise, et soutenus par une gauche écologique et coincée par les effets sociaux négatifs de la crise. Resterait alors le budget de fonctionnement de l’État et ses charges, dont le plan quadriennal vient pourtant de demander un effort certain à tous les départements et aux employés, que certains nomment fonctionnaires.   

 

Afficher l'image en taille réelle

 

 

 

 

Gageons que personne ne prendra le risque de refuser le budget 2010 en décembre, mais ne perdons pas de vue que l’augmentation des prestations relevées dans ce même budget est nécessaire, même si les engagements pris sont insuffisants pour répondre à la demande véritable. Mais il vaut mieux des engagements progressifs et réguliers. Ainsi, nous répondrons aux demandes de la population, plus de policiers, plus d’enseignants, des crèches, des EMS et un projet d’avenir pour nos jeunes à travers la formation.

 

 http://etat.geneve.ch/df/finances/index.jsp

 

La peur de la récession pourrait aussi faire refuser la baisse d’impôts proposée en votation, mais rien n’est moins sûr. Mais ça, c’est un autre sujet.

 

Bonne fin de semaine à vous.

 

Minet.

03/09/2009

Le Conseil d'Etat et le Parlement devront respecter les conditions d'engagement de ces nouveaux policiers, pour le serment prêté ce jour, par respect de la profession !

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Force et honneur à ces jeunes gens qui se lancent dans la plus belle des écoles de la vie.
Force et Honneur à ces jeunes gens qui vont tout donner à l'Etat et à sa population.
Force et Honneur à ces jeunes policiers qui vont  découvrir les horreurs de la vie, de la société et du genre humain.
Force et Honneur à ces jeunes gens à qui l'on a probablement menti, car leurs conditions d'engagements ne seront sûrement pas respectées par un gouvernement qui n'a pas la même valeur que nous du serment prêté.
Comme le dit souvent le Commandant de la gendarmerie, dans notre métier il faut avoir la carapace solide.
Je crois bien que cela n'a jamais été aussi vrai.
Bravo les p'tits loups, bonne chance à vous, nous serons tous à vos côtés pour défendre nos intérêts !
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01/09/2009

Réponse à M. Charly SCHWARZ, selon l'Esprit de Genève.

Cher Esprit de Genève,

Suite à votre blog qui annonce que :

"Genève compte 1 policier pour 252 habitants (moyenne Suisse 1/526), Paris est à 1/368, Lyon à 1/385 (moyenne France -hors CRS- 1/263). En Autriche le ratio est de 1/294. Seul l’Italie fait mieux avec 1/212. Ces chiffres démontrent clairement que le problème est ailleurs à Genvève."

Je me dois de réagir.

En page 26 du rapport d'activité de la police genevoise 2008, nous trouvons bien les effectifs de la Police, qui se composent, en chiffres médians 2008, de :

EMP :                                      13 personnes (Direction de la Police)
Gendarmes :                           777
Inspecteurs/trices :                  301
PSI :                                      197 (prérogatives restreintes par le F 1.05.21)
Administratifs :                        383 (qui ne sont pas policiers)

soit un total de 1671 employés, mais pas tous policiers.

Serment.jpgSelon mon explication donnée peu avant, nous pouvons compter qu'à Genève, pour remplir une tâche de maintient de l'ordre en manifestation, il n'y a que les 777 gendarmes formés à cet exercice, la PJ n'étant engagée que comme élément d'observation.

 

 

Selon mon explication donnée peu avant, nous pouvons compter qu'à Genève, pour les tâches généralistes mais complètes de police judiciaire, sur tout le canton, 1078 gendarmes et inspecteurs, et dans le cadre de sa mission les 197 agents PSI.

Néanmoins, sur le chiffre 1078, il vous faut savoir que plus de 35 % ne travaillent pas en rue, pour les besoins administratifs et structurels de la police. C'est donc avec moins de 700 unité que la Police fonctionne 24/24 (là dessus vous enlevez les blessés, les malades, les vacances, le personnel en heures rendues).

Et si mes chiffres et mes "explications en sous groupes complique la perception que peut avoir le citoyen du corps institutionnel en charge de sa sécurité", elles correspondent aux réalités en place à la police genevoise.
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Mais pour avoir un raisonnement généraliste et simpliste, je vous dirai donc Genève et Genève internationale : 1275 policiers sur le papier, mais moins de 700 en rue.

 

 

 

Si les 383 collaborateurs administratifs étaient policiers, nous n'aurions plus aucun problème à la police et la sécurité des rues seraient assurées, mais se sont des commis, des secrétaires, des huissiers, des préposés, des téléphonistes, etc .. et sans eux, la police ne fonctionne pas !

(mais même avec cette vision simpliste, j'arrive à un taux de 1 policier pour 357 habitants, ceci sans compter les 57'000 frontaliers qui travaillent à Genève, ce qui porterait le taux à 1 pour 402, et si l'on veut être proche de la réalité dans le calcul proposé, en tenant compte de mes explications, on arrive à un taux de policier de rue effectif, au service de la population genevoise, de 1 pour 733).

Je ne peux être ni plus précis, ni plus franc, ni plus réaliste.

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