17/09/2009

Laurent MOUTINOT, ou la fin précipitée d’un parcours trop long !

Il y a presque 4 ans, nous avions salué l’arrivée de Laurent MOUTINOT à la tête de notre département, qu’il transforma bien vite en institutions. Le dernier socialiste qui avait pris en mains notre secteur d’activité, amicalement surnommé  « Nounours », avait laissé un très bon souvenir dans le corps de police. 

 

L’heure du bilan va sonner et malheureusement en cette fin de mandat le son des fanfares s’est transformé en coup de tonnerre, en coup de canon, en coup bas où la révolte gronde.

 

En relisant « Le pouvoir hors champ – Comment Laurent Moutinot peut-il être conseiller d’État », de Bernard Crettaz (éditions Porte-Plumes en 2005), je ne peux résister à vous inviter à la lecture complète de cette analyse et à prendre connaissance des postfaces.

 

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« Découvrir un livre sur soi est un exercice extraordinaire : il vous renvoie à vous-même, vous oblige à une remise en question salutaire. Le portrait dressé ici me permet de replonger dans mes racines, et me conforte dans les combats que je mène. » Laurent Moutinot.

 

« Je cherchais à esquisser, modestement, le portrait d’une personnalité politique. Avec Laurent Moutinot ce fut particulièrement difficile, car il a une façon étonnante d’exercer le pouvoir : en deçà de toute visibilité, visant une esthétique de la disparition. » Bernard Crettaz.

 

 

 

 

Aujourd'hui, je me dois de partager, quatre ans après, les écrits de l’auteur, car en trois ans j’ai aussi cherché à esquisser le portrait de cet homme de pouvoir, en vain. Les vieux démons du DEAL poursuivent ce conseiller d’État qui doit vivre avec la réputation de médiocrité timorée qu’il sait lui être faite.

 

En sa présence, j’ai rarement croisé le regard d’un homme heureux, épanoui, accompli. Toujours sceptique et peu pragmatique, il n’aura pas su commencer en début de législature un travail de titan qu’il savait pourtant nécessaire. Il aura trop cherché à être au service de la population et des droits démocratiques de chacun, oubliant au passage d’être un homme d’envergure et de projet. Le bilan sécuritaire que Genève tire aujourd’hui lui incombe, autant qu’à ces prédécesseurs, il faut le reconnaître.     

 

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Les dernières salves tirées en désespoir de cause en cette fin de parcours ne changeront pas le bilan politique de ce socialiste atypique, mais d’autres que nous retraceront dans les semaines à venir ses réalisations et ses échecs, car tous les quatre ans, les langues se délient.

 

Je souhaite bonne route à Laurent Moutinot sur les chemins lumineux qu’il va emprunter, en quittant des ténèbres qu’il n’aura jamais su dominer.  

Commentaires

Oserai-je vous suggérer la lecture d'un roman, La Vie mécène, d'un écrivain genevois, Jean-Michel Olivier, qui trace un portrait assez terrible, mais semble-t-il vrai, de M. Moutinot sous le nom de Mouduneux? C'est à mourir de rire...

Écrit par : fédor | 17/09/2009

Joli recueil, Minet. Mais, il aurait été très mal vu à votre place de critiquer votre autorité !
Finalement, on connaît assez peu sa vraie personnalité et il n'a jamais réussi à convaincre le grand public. Et si j'affirme qu'il s'est mal vendu par son stoïcisme agaçant? Vous connaissez pas position et, je n'ai pas changé d'un jota dès le début, la palme d'or lui revient certainement avec l'affaire gérée de la Libye. Attendons les résultats du tribunal arbitral.
Nounours est certainement une personne très honnête, d'une droiture exemplaire, mais introverti et peu loquace. Il sera plus heureux lorsqu'il aura quitté le navire et je lui souhaite une heureuse retraite sur son chemin lumineux qu'il va emprunter.
Bien à vous Walter

Écrit par : Etoile de Neige | 17/09/2009

Il existe des personnes avec une vraie fibre politique et il y a M. Moutinot, porté par les siens à une position à laquelle il n'aurait jamais dû accéder. Ses mandats sur le logement et la police sont de vrais échecs pour Genève.

Écrit par : demain | 18/09/2009

Un squetch ce type... Vivement qu'il parte, il a fait assez de mal à ce canton...

Écrit par : un citoyen | 06/10/2009

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