04/09/2009

Budget 2010, les députés sortants font de dos rond, mais jusqu'à quand ?

La proposition du budget cantonal 2010 vient d’être présentée, et cette année tout le monde fait le dos rond, mais jusqu’à quand ?

 

En cette fin de législature, dont le bilan n’aura pas été si mauvais que ça pour M. HILER et les finances cantonales, le grand argentier de la République se présente devant la députation avec un déficit envisagé de 364,4 millions pour l’année prochaine. Certes, il est légitimé par une réserve conjoncturelle de 744 millions et plus de 915 millions d’investissements pour relancer économiquement Genève, avec de grands travaux.

 

Ce matin, à lire et à écouter les diverses réactions politiques, pas de scandale en vue, pas de montée aux crénaux, même pour simplement demander un équilibre budgéraire légal des finances.

 

Rien d’étonnant, le plan quadriennal touche à sa fin et les élections approchent, d’importantes votations aussi. Personne ne va oser se brûler les ailes (comme dans l’affaire Kadhafi), avant que les résultats des urnes n’apparaissent. Lucidité politique ou manque de courage d’opinion ?

 

Ce qui est certain, c’est que deux possibilités sont envisageables pour le budget 2010, car l’on ne saurait entamer une nouvelle législature sans budget.

 

1)      Le budget proposé passe après les élections, avec peu de modifications, nos nouveaux députés ayant déjà décidé que 2011 sera l’année de la récession, sachant que les effets pervers de la crise dervaient nous toucher ces prochains mois. Il serait alors exigé des coupes budgétaires et de la baisse des charges, des postes et du fonctionnement de l’État, avec un budget l’an prochain assimilable à un régime forcé sur ordonnance.

 

 

2)      Le budget proposé est attaqué sitôt le résultat des élections connu et le nouveau Conseil d’État constitué, surtout si une majorité de droite prononcée devait apparaître au Parlement. Là, nos députés auraient vite fait de renier leurs discours sécuritaires et citoyens, sur la police, la formation, les écoles et les EMS. La légitimation serait d’avoir, au minimum, un budget équilibré. Mais pour rogner 364,4 millions, il n’y aurait pas mille solutions. Les grands travaux sont voulus par la droite économique genevoise, et soutenus par une gauche écologique et coincée par les effets sociaux négatifs de la crise. Resterait alors le budget de fonctionnement de l’État et ses charges, dont le plan quadriennal vient pourtant de demander un effort certain à tous les départements et aux employés, que certains nomment fonctionnaires.   

 

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Gageons que personne ne prendra le risque de refuser le budget 2010 en décembre, mais ne perdons pas de vue que l’augmentation des prestations relevées dans ce même budget est nécessaire, même si les engagements pris sont insuffisants pour répondre à la demande véritable. Mais il vaut mieux des engagements progressifs et réguliers. Ainsi, nous répondrons aux demandes de la population, plus de policiers, plus d’enseignants, des crèches, des EMS et un projet d’avenir pour nos jeunes à travers la formation.

 

 http://etat.geneve.ch/df/finances/index.jsp

 

La peur de la récession pourrait aussi faire refuser la baisse d’impôts proposée en votation, mais rien n’est moins sûr. Mais ça, c’est un autre sujet.

 

Bonne fin de semaine à vous.

 

Minet.

Commentaires

Pour ma part, si j'étais réélu, je ne lâcherai rien sur la création de postes annoncés pour la justice, la police, l'enseignement spécialisé et le postobligatoire. Ils répondent à des besoins avérés.
......maintenant,que nous réserve le verdict des urnes du 11 octobre prochain ? En finale.....c'est le nouveau Grand Conseil qui votera le budget en décembre et j'espère qu'il s'y trouvera une majorité pour le soutenir.
p.l.

Écrit par : pierre losio | 04/09/2009

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