31/08/2009

Et le Guide du Maghreb devint Prophète !

C’est un conte de fées assez merveilleux, dans lequel il n’y a pas, il n’y a plus, de méchant.

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L’on raconte que c’est la poussière d’une étoile, tombée sur terre il y a 40 ans qui aurait montré la voie à un jeune homme de 27 ans, Mouammar Kadhafi. Ce dernier, sous l’influence de la poussière magique, renverse son Roi et proclame le 1erseptembre 69 une République dans son pays qui avait pourtant été le premier État du Maghreb à obtenir son indépendance, un soir de Noël de 51.

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Le Roi, furieux, implora les étoiles et l’on dit que la poussière cessa au lendemain ses pouvoirs bénéfiques. Depuis, le malheur s’est abattu sur ce peuple gouverné par un Guide aveuglé par le pouvoir, la puissance, la mégalomanie et l'argent.

 

Selon le vœu du Roi déchu, 40 années de terreur, sans démocratie, devaient s’abattre sur le pays nommé Libye. Ce qui fut le cas, cette terre maudite allant jusqu’à exporter sa violence hors de ses frontières. Les enfants du guide furent aussi montrés du doigt, car d’une arrogance qui n’a d’égale que le sourire de leur père.

 

Puis arriva le 1er septembre 2009, et la fin du sort jeté par le Roi en sa 40ème année. Le Guide, heureux que le vœu maudit cesse organisa une grande fête qu’il voulu offrir au monde. Peu de représentants osèrent venir, de peur que la terreur soit encore omniprésente.

 

Le Guide décida alors de se donner bonne conscience pour redorer l’image de son pays, de sa famille.

 

Ainsi, Mouammar devint le prophète d’une économie nouvelle, promettant de nombreux contrats à ses amis. L’Italie fut la première à honorer le prophète et se retrouva avec de grands travaux en mains. L’Écosse voulu aussi montrer sa joie de se renouveau, libérant un fidèle du Guide avant de se retrouver devant un contrat portant sur l’or noir. D’autres pays hésitèrent, mais nul ne doute que dans peu de temps, le plus grand nombre viendrait aux pieds du prophète.

 

Suisse-Serment-du-Grutli-1.jpgIl y avait bien dame Helvétie qui voulu faire résistance pour garder une certaine indépendance, mais le Guide trouva les mots justes pour faire plier la Suisse.

 

 

 

 

Ainsi, en ce grand jour :

 

- Mouammar est devenu un prophète adulé.

- Hannibal est devenu la victime d’un comportement inhumain et disproportionné.

- La Libye est devenue le pays hôte du pays le plus puissant du monde.

 

Et les deux otages suisses retenus depuis des mois sont redevenus de simples citoyens qui n’avaient juste que des papiers pas en règle, comme tout voyageur qui aurait oublié un visa, un tampon, un symbole.

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Le vieux Roi lui est mort, mais avant de partir il aurait déposé un peu de poussière d’étoile sur les terres de Lockerbie, en espérant que les pouvoirs magiques qui avaient brûlés son pays pourraient apporter un peu de bonheur dans cette ville aux visages sombres.

 

 

27/08/2009

PL 10120, pas de matricule sur les polos des policiers.

 

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Le PL 10120, sans la motion qui voulait imposer le port du matricule aux policiers genevois, a été accepté ce matin par le Grand Conseil.

http://minet.blog.tdg.ch/archive/2009/05/14/pl-10120-drol...

Si c'est une toute petite victoire morale pour l'UPCP et ses membres, c'est un geste très important du pouvoir législatif envers la police genevoise, surtout en cette période "Kadhafienne", car après la prise de position très ferme du Conseil d'Etat, se sont nos députés qui ont fait preuve d'une très grande lucidité en réitérant cette confiance envers le bras armé de l'Etat.  

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 (Nous ne sommes pas devenus des numéros)

25/08/2009

Interview de Muammar KADHAFI ....

A relire la presse quotidienne, à suivre les débats des médias, je me demande pour quelles raisons, ni François MAUDOU (Le Temps), ni Arthur GROSJEAN ( La Tribune de Genève), ni Fabian MUHIEDDINE (Le Matin), ni Pascal DECAILLET (Genève à Chaud), ni Darius ROCHEBIN (TSR), ou bien d’autres d'outre-Sarine ne se sont rendus à Tripoli pour enfin obtenir la vérité sur ce fameux accord, mais vu sous l’angle des autorités libyennes. Car depuis 8 jours, nous n’avons qu’une version, celle de la Confédération. 

 

Se contenter de commenter le déplacement de M. MERZ, puis l’accord signé et son contenu, d’entretenir des positions antagonistes pour créer la polémique, s’est un peu simpliste comme investigation.

 

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C’est boire le verre d’eau que l’on vous tend, à moitié vide ou à moitié plein, c’est selon.

 

Une interview du monstre libyen aurait été un acte civique courageux, un fait journalistique reconnu, et probablement un

éclaircissement nécessaire sur l’avenir de cet accord, surtout pour connaître le sort des deux otages retenus.

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Le journalisme helvétique compte des gens de qualité, mais ne s’improvise pas qui veut « Grand Reporter ».  

 

J’ose croire qu’étant jeunes, ces journalistes avait cette envie de découvrir le monde, de franchir les frontières et de brûler la politesse à certains, juste pour se nourrir du mot le plus important de leur profession, que je nomme « information ».

 

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23/08/2009

Elections du Grand Conseil : liste no 10 : Citoyens-Policiers

Election au Grand Conseil du 11 octobre 2009

 

Liste no 10 Citoyens-Policiers

 

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Depuis de nombreuses années, la politique est sclérosée par le manque d’imagination de nos élus, représentants du peuple qui n’ont plus de vision d’avenir et qui visiblement n’apprendront jamais à faire de la politique autrement. Dans la volonté de changements, l’important c’est d’avoir une idée, de la faire connaître, de susciter l’intérêt des autres et ouvrir le débat avant de convaincre. Au final, c’est l’aboutissement de cette idée qui devrait faire progresser les choses, pour autant que tous les partis se retrouvent autour d’une même doctrine, à savoir le bien de notre société et de nos citoyens.

 

Il y a donc quelques semaines, le 17 juillet précisément, suite à ce fameux orage nocturne qui a troublé plus d’un esprit de par sa force, une idée m’est venue, celle de provoquer le débat en annonçant le futur dépôt d’une liste Citoyens-Policiers avant le 24 août à midi, dans le cadre de l’élection du Grand Conseil du 11 octobre 2009.

 

http://minet.blog.tdg.ch/archive/2009/07/17/droits-democratiques.html

 

Cette annonce a résonné comme un coup de tonnerre supplémentaire dans la torpeur des journées genevoises. Et le but recherché a été entièrement atteint. Elle a suscité l’intérêt de nombreuses personnes, du politique aux journalistes, du collègue de travail aux citoyens. Le débat a été ouvert sur quelques blogs, alors que votre serviteur ne s’est pas épanché sur le sujet. Il a laissé le doute s’instaurer, en y ajoutant une pincée de sel provocante et un tour du moulin de suspense. Il y a eu peu de critiques négatives sur ce projet, juste quelque avis qui trouvait cette initiative loufoque.

 

Pourtant, plus la date limite de dépôt des listes officielles approchait, plus la question cruciale se retrouvait sur toutes les langues de mes lecteurs.

 

Alors, allez-vous déposer cette liste de Citoyens-Policiers ?

 

La réponse était attendue pour demain à 1159, soit une minute avant la clôture des dépôts de listes, la voilà en primauté.

 

Cette idée avait été émise sur le ton de la provocation, mais sur les bases d’une probabilité plausible. De nombreux messages de sympathie et d’encouragement nous sont parvenus. De ce fait l’idée orageuse a germé et elle est devenue une alternative évidente aux maux genevois, à l’indécision des électeurs et à la perte d’identité des partis traditionnels. Le message très clair qui résulte de cette expérience est que le peuple genevois est prêt à entendre de nouvelles voix et cherche à se reconnaître à travers un élan nouveau. A ne pas douter qu’à travers les valeurs défendues par les policiers, l’honneur, la justice des hommes, la fraternité, la mutualité, la servitude pour son prochain,  le respect, la famille, l’éducation, la loi, les règlements, le sens de la vie, tout en étant des représentants de la classe moyenne genevoise, ces policiers-citoyens auraient trouvé écho à leur doctrine.

 

Néanmoins, il n’y aura pas de liste no 10 Citoyens-Policiers.

 

Les raisons principales sont les suivantes :

 

1)      On n’improvise pas une telle liste, elle doit demander une structure, des bases administratives, humaines, morales, financières.

2)      Les initiateurs de cette idée ne peuvent pas se permettre de se disperser, sachant que leur profession fait l’objet d’une réorganisation très importante et qu’ils demeurent des partenaires incontournables dans les débats.

3)      A quelques heures de la date buttoir, nous constatons aussi que les citoyens-policiers sont déjà très bien représentés dans les candidats annoncés. Au moment de cet écrit, nous ne comptons pas moins de 11 postulants dans 6 partis différents. Au-delà des personnalités très diverses et des idées des partis qui seront représentées, nos valeurs inhérentes à l’exercice de notre profession seront omniprésentes (voir photos).

4)      En adoptant cette position, nous nous donnons aussi le droit de rester dans un partenariat, voire une opposition, neutre et totalement indépendant de toute alliance politique. A travers ce statut, nous gardons notre force, notre crédibilité et la porte ouverte aux débats d’idées. Nous serons probablement plus écoutés, et entendus, en nous démarquant de la vie politique genevoise.

 

Ce qui est certain, c’est que l’idée d’une alternative avec un groupe de Citoyens-Policiers va faire du chemin. Les résultats de la prochaine législature pourraient faire que la concrétisation de ce mouvement se produise dans 4 ans. D’ici là, nous aurons réglé les problèmes liés aux Institutions. Nous pourrons aussi préparer et organiser cette alternative, afin de proposer un projet concret, avec un programme et des objectifs ciblés représentatifs de nos valeurs.

 

Si la liste no 10 Citoyens-Policiers n’a pas vu le jour, une idée forte d’alternative à la politique usuelle est née. Dans l’attente, nous vus invitons à vous rendre aux urnes pour le 11 octobre, pour voter.

 

Votez pour qui vous voudrez, mais votez car l’abstentionnisme est le pire ennemi de la démocratie.

 

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Pour conclure, à titre d’information, veuillez trouver la liste des gens issus du corps de police en qui nous pouvons retrouver certaines de nos valeurs (en espérant n’avoir oublié personne, n’ayant pas accès à toutes les listes déposées d’ici demain). 

 

 

BORLOZ Marcel                    LIBERAUX

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CERUTTI Thierry                   MCG

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CIVINO Giovanni                   RADICAUX
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DUCROT Jean-Claude           PDC

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GELY David                           RADICAUX

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GOLAY Roger                       MCG

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LAURENT Pierre-Alain         DEFENSE DES AINES, DES LOCATAIRES, DE L'EMPLOI & DU SOCIAL

 

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PISTIS Sandro                        MCG

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PYTHON André                     MCG

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VOUMARD Jean-Marie         MCG

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et

 

FALQUET Marc                       UDC

 

(pas de photo) 

 

 

 

21/08/2009

Communiqué de Minet, citoyen genevois.

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  • Le Minet de la République prend acte des efforts du président de la Confédération et espère qu'ils permettront prochainement la libération des otages suisses en Libye.

  • Il prend également acte que le Conseil d'Etat réitère sa confiance en la justice genevoise qui a pris ses décisions en plein respect de notre droit et en toute indépendance, et qu'il réitère également son soutien à la police genevoise dans l'exécution des ordres reçus de la justice.

  • Minet n'a aucune remarque à faire sur un éventuel tribunal arbitral étranger qui aurait le droit de désigner les « coupables » au sein des autorités et de la police genevoise, sachant qu'il résistera à toute action qui ne serait pas strictement conforme aux libertés individuelles garanties par la Constitution genevoise, relevant que ce tribunal ne serait alors irrémédiablement pas reconnu par nos Autorités.

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  • Minet va prendre langue avec ses collègues et son comité, pour continuer son travail sur la Réorganisation de la Police, et bien d'autres sujets qui occupent la République et Canton de Genève, ainsi que le temps libre de votre serviteur.

Minet, citoyen genevois, se réjouit avec une certaine dérision de faire de dos rond pour autant que les deux otages rentrent rapidement.

Aucun commentaire supplémentaire ne sera délivré sur cette boutade sincère et très personnelle.

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20/08/2009

Genève, Genève, Genève, Genève, Genève : ville internationale sûrement, ville à plusieurs visages, certainement !

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C'est incroyable comme notre canton, et notre ville, sont devenus en quelques semaines le centre d'intérêts de nombreux analystes.

 

- Tout a commencé en juin, Genève, huitième ville la plus agréable au monde pour The Economist, juste devant Zurich. Cette enquête a classé 140 villes du monde en fonction de 5 critères : conditions sanitaires - stabilité - culture / environnement - éducation - infrastructures.  Selon cette analyse, nos deux villes auront peu, le cas échéant, de défis en matière de qualité de vie, comme toutes les villes ayant obtenu plus de 80 points d'ailleurs.

 

- Puis en juillet on nous annonçait que Genève détenait toujours le triste record du taux de chômage le plus élevé de Suisse, avec une pointe à 6,8 %. Il est à relevé que la moyenne helvétique se monte à 3,6 %. L'année dernière, à la même période, les mêmes données étaient de 6,7 % pour Genève et 2,3 pour la Suisse.

 

- Est arrivé août et la dernière étude mondiale "Prix e Salaires 2009" de l'UBS, réalisée tous les trois ans. Genève et Zurich on déclassé Londres et sont les deux villes les plus chères du monde. Faut dire que la forte dévaluation de la livre sterling a fait plonger la City dans la moyenne Europe. Il ressort néanmoins que nous disposons de salaires exceptionnellement élevés, doublés de prélèvements obligatoires relativement faibles. Dans aucune autre ville du monde, les personnes actives n'ont autant d'argent à la fin du mois qu'à Zurich et Genève.

 

-  Toujours en août, le Crédit Suisse nous a gratifié de son classement des villes les plus attractives de Suisse, sur la base de 5 critères : le niveau d'imposition - le niveau de formation - la présence de personnel qualifié - les transports publics sur le sol cantonal et enfin les liaisons CFF. Tout ceci nous donne l'indice baptisé "indicateur de qualité de localisation". Genève, grâce au projet du CEVA, à l'augmentation des fréquences de trains dans l'arc lémanique et enfin le développement de son réseau de trams, gagne un rang et se positionne en quatrième place, derrière Zoug, Zurich et Bâle.

 

- Reste la dernière "statistique", émanant d'Al-Arabiya, deuxième plus importante chaîne de télévision du monde arabe, selon laquelle Genève serait devenue aussi dangereuse que le Bronx. Comme critère objectif, un fait divers malheureux qui a porté atteinte à un ressortissant Saoudien.

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Ce qui est certain, c'est que tous ces classements ne vont pas changer la vie des genevois. Pour l'instant, chez nous, au premier rang, l'on trouve dans les indices populaires une très grande insatisfaction sur la situation actuelle, sur les transports, sur les travaux, sur la sécurité intérieure, sur le taux de chômage, sur le coût de la vie, sur le prix des loyers, sur la rentrée des classes surchargées qui arrive, sur la politique menée pour améliorer les choses.    

16/08/2009

Le Département des Institutions et la sécurité des citoyens vont-t-ils enfin devenir une priorité électorale ?

La mèche a été allumée plus vite que prévu ! 

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Alors que la rentrée scolaire ne se produira que dans une semaine, la rentrée politique a déjà débuté, plus vite que prévu. Septembre se devait d’être le mois des festivités électorales, elles viennent pourtant de débuter.

 

Un reportage sur une télévision internationale aura suffi pour mettre le feu aux poudres et réveiller brutalement le petit monde politique qui préparait soigneusement et tranquillement sa copie nourrie de promesses.

 

L’avantage de cet imprévu, c’est que nos élus ne pourront plus se répandre en sempiternels discours préconçus qui précèdent depuis des années d’importantes élections. Ces fameuses idées, promesses, qu’ils sont incapables de mettre en application une fois élus pour divers intérêts qui nous échappent, mais qui se heurtent souvent aux obstacles économiques par les coûts engendrés.

 

La sécurité à un prix et ces hommes et ces femmes qui briguent nos suffrages vont devoir affronter la réalité que vient de dénoncer un lobby économique important, déjà suivi par la Société des Hôteliers de Genève et la grogne des citoyens.

 

Les idées, les motions ou les  projets de loi loufoques des cette dernière législature vont devoir passer à la trappe, pour qu’enfin un projet sécuritaire d’avenir à Genève apparaisse dans les propositions de nos élus. Et s’ils ne trouvent pas l’inspiration, il leur faudra alors tendre une oreille attentive aux propositions des citoyens, des policiers, des gens de terrain, qui sont confrontés au quotidien à la criminalité dénoncée.

 

En effet, à ce jour, ce n’est pas en engageant des policiers jusqu’à 50 ans révolus que l’on diminuera la criminalité, ce n’est pas en apposant un matricule sur la poitrine de nos agents que l’on diminuera la délinquance, ce n’est pas en créant une Brigade anti-criminalité sans les effectifs nécessaires que l’on diminuera la hausse des délits sur notre territoire, car il nous faut faire vite, et avec les moyens du bord.

 

Une redistribution rapide des tâches entre la gendarmerie, la police judiciaire, la police internationale, les agents de police municipale, les services sociaux, les écoles, les sociétés privées de sécurité, devra apporter des solutions rapides. Sans ce nouveau cahier des charges, rien ne changera à Genève.

 

Un message clair du pouvoir judiciaire et des autorités politique devra aussi accompagner cette redistribution des cartes, alors que les efforts consentis pour le recrutement de policiers devront se poursuivre.

 

Malheureusement, nous venons de perdre trois ans en tergiversations, dans le déni des réalités des chiffres, des infractions constatées, des victimes recensées. Nous venons également de perdre trois précieuses années car les priorités accordées ont de facto laissé la petite et moyenne criminalité s’installer.  

 

Était-il possible de faire plus, de faire mieux ?

Probablement !

 

A trop vouloir restaurer l’Etat, à trop vouloir réorganiser la police, administrativement, hiérarchiquement, disciplinairement, les responsables des Institutions ont juste omis de traiter les problèmes sécuritaires de la République, de nos citoyens, de nos commerçants, de notre tourisme, de notre région.  

 

Nous n’avons pas, nous n’avons plus, les moyens de traiter tous les problèmes, tous les délits, toutes les prestations attendues, nous ne pouvons plus nous permettre de nous disperser ainsi, de gérer les grands événements tout en voulant faire de tout un peu, mais avec une certaine insuffisance.

 

Ce n’est pas le policier qu’il faut blâmer, mais ceux qui dirigent cette corporation, ainsi que le pouvoir politique, pour enfin se demander quelles-sont les véritables priorités pour Genève.

 

Le manque d’effectif n’est pas une excuse, il a simplement engendré des carences dans la gestion du personnel et un nombre d’heures supplémentaires provoquées par les obligations de la charge. Ce n'est pas une fatalité, mais une réalité.

                                                             

Pour nous, le futur Parlement devra avoir un message très clair pour le Conseil d’Etat à venir, dans ses choix de doctrines policières, judiciaires et surtout économiques.

 

Le futur Conseil d’Etat devra ouvrir les yeux et ne pas croire que l’on peut continuer à faire plus avec encore moins. Les priorités dans les investissements qui devront être consentis  devront aussi correspondre aux attentes sécuritaires de tous nos partenaires. Le ministre de tutelle devra immédiatement tenir un discours de fermeté auprès de nos citoyens, de nos institutions et surtout des délinquants de tous poils qui gangrènent Genève.

 

Les cadres en charge des Institutions devront faire fi de leurs aspirations personnelles, sectorielles, historiques et avoir une vision d’avenir pour le corps de police, avec comme but d'assurer la sécurité des citoyens genevois et de leurs biens.  

 

Serment.jpgLa pluridisciplinarité des policiers genevois a longtemps été une richesse dans les connaissances métiers, et pour les six prochaines années, en attendant que nos effectifs atteignent enfin leur maximum légal, cette plus-value doit être exploitée, améliorée et utilisée pour obtenir les résultats attendus de tous, dont la baisse de la criminalité de rue pour mettre à mal le sentiment d’insécurité qui hante à juste titre nos citoyens.

 

 

 

Genève en sortira grandie, par son image, par sa qualité de vie, par sa force d’accueillir nos hôtes et les investisseurs dans les meilleures conditions que peut fournir notre canton, notre ville et surtout, notre police.

 

La plaie est ouverte, elle fait mal, mais nous devons profiter de cette opportunité pour mettre à mal l'infection qui ronge Genève, que je nomme criminalité.

 

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11/08/2009

Insécurité subjective ou criminalité objective.

 

 

(2) Walter Jan 09.jpgDepuis deux ans les syndicats des policiers tiraient la sonnette d'alarme sur la hausse de la criminalité, des agressions, des cambriolages, des vols avec violences. Ils relevaient aussi l'augmentation croissante des tâches administratives, du nombre de réquisitions et la multiplication des missions. Ils attendaient également une redistribution des tâches, avec enfin de véritables priorités pour la sécurité de tous.

Mais voilà, depuis trois ans, à trop vouloir briser la police, réorganiser et museler celle-ci, en faisant tomber des têtes et en y instaurant un droit disciplinaire plus strict, en voulant valoriser la police de proximité individualisée, les personnes responsables de cette institution ont oublié d'oeuvrer pour le bien des citoyens et d'avoir comme priorité la principale mission de la police, à savoir protéger les biens et les personnes, être au service de la population.

 

La révolte des habitants des Pâquis a été la première mèche allumée. Le reportage d'une télévision étrangère lui sent la poudre.photo police.jpg

Il aura malheureusement fallu ces deux réactions extérieures pour que les responsables prennent enfin conscience des réalités du terrain, d'un métier qu'ils ne connaissent visiblement pas, ni ses attentes, ni ses besoins, ni les priorités nécessaires et obligatoires au bon fonctionnement de celui-ci, pas pour museler la police, mais pour que la sécurité publique soit assurée pleinement.

 

Personnellement je ne vais plus m'énerver avec ces gens, mais la personne qui prendra en mains le Département des Institutions dans  quelques mois devra immédiatement s'affirmer comme un Patron, avec des idées claires et en adéquation avec les véritables besoins de la police, et des citoyens du canton. Et le Parlement devra la suivre, pour le bien de tous et pour l'image de Genève.

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L'avenir est ailleurs !

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07/08/2009

Dépôt d'une nouvelle liste, le temps passe ...

Tic - Tac - Tic - Tac - Tic - Tac

 

Élections au Grand Conseil, plus que 17 jours pour déposer une liste au service des votations et élections, 25 route des Acacias. Le 24 août 2009, à midi, soit il sera trop tard, soit certains auront fait le choix d'attendre 4 ans.

 

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Au-delà du choix citoyen de s'engager en politique, au service de la collectivité publique, de la population genevoise et de la République, il y a aussi un choix moral, étique et issu de convictions profondes.

 

La famille, l'emploi, l'éducation, l'accès aux soins, une politique sociale et culturelle proche des citoyens, le développement durable, ainsi qu'une sécurité retrouvée dans nos rues, sur notre canton, sont les objectifs logiques qui se dessinent pour nous.

 

C'est un peu court me direz.-vous, on dirait un programme communal, qui manque d'envergure pour le canton, pour la région, pour la Genève internationale. 

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Mais la question que je me pose est celle-ci.

 

N'est-il pas le moment de privilégier les habitants de la République, le développement de ses terres et de notre cadre de vie ?

 

Depuis des années, la Genève internationale est une priorité, en investissements, en infrastructures, en image. Cette fameuse image que l'on veut préserver aux yeux du monde a un prix, au risque de voir certaines grandes organisations quitter notre canton. De grandes villes européennes n'attendent que ça pour offrir leurs services. Mais quelle est la limite que nous pouvons accorder à cette surenchère constante. L'agrandissement de l'OMC en est un bon exemple, les réactions d'opposition aussi.

 

home01.jpgCe qu'il ne faut pas perdre de vue, et qui doit redevenir une priorité politique, c'est que le monde international implanté sur notre canton n'est rien si Genève, sa ville, ses communes, sa région, ne sont pas capables d'offrir logo_lang.gifun qualité de vie qui correspond aux attentes des délégués de ces institution, ainsi qu'à celles de la population.

 

Il y a aussi le pari économique, celui de faire de notre canton un pôle d'excellence dans le milieu de la recherche, des technologies nouvelles et du développement durable. Si l'on veut que les ténors de ces branches s'installent sur nos terres, au-delà des infrastructure, il faudra aussi garantir une qualité de vie, et une sécurité publique incontournable, pour convaincre ces investisseurs potentiels, qui c'est certain représentent l'avenir de notre canton, économiquement parlant et au sens de l'image.     

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Redonnons nous le temps d'une législature pour procéder à ce grand lifting urbain, social, sécuritaire, pour mieux convaincre sur le long terme et redonner une image nouvelle à la Genève internationale. Vos policiers sont aussi en attente de ces résultats. Quatre ans c'est long, mais c'est aussi le temps du renouveau.

 

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03/08/2009

La rentrée politique approche, malheureusement.

Minet se dit que la fin d’année des genevois va être difficile.

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Devant l’agenda qui nous occupe, l’économie genevoise va s’arrêter pour retenir son souffle durant quelques semaines, avant de laisser passer la trêve des confiseurs. Je vous le dis, l’automne et l’hiver 2009 vont être ténébreux. Alors que nous nous devons d’attendre les répercussions de la crise sur ce deuxième semestre, l’État va se retrouver au ralenti.

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Le monde politique lui va jouer son avenir durant ces mêmes semaines. Une belle et grande partie de poker menteur, mais moi je n’aime pas la mise de départ, le budget 2010.

 

 

 

 

Étudions donc notre calendrier. Le mois de septembre va correspondre à la rentrée politique, mais cette dernière, avec un certain nombrilisme, sera entièrement dévolue à la votation du 16 septembre, où l’Assemblée fédérale va choisir le septième sage.

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Puis arriveront les votations du 27 septembre, fédérales, avec la balance AI - TVA, cantonales avec sept sujets, qui ne partiront pas en fumée j'espère. Cigarette.jpg

 

 

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Ce paquet sera suivi du 11 octobre avec l’élection du Grand Conseil. Pour briguer une place dans ce parlement, la guerre des mots, des idées, des photos, aura bel et bien pris son essor durant l’été indien.

 

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Suite à cette première décision populaire, c’est le 15 novembre que se dérouleront les élections au Conseil d’État. Fidèles à eux-mêmes, les genevois vont probablement élire un contre-pouvoir au Parlement fraîchement dessiné. La peur et le manque de confiance en nos politiques n’ont pas de visage, mais elles se devinent à travers les scrutins.CE1.jpg

 

 

Viendront immédiatement les votations dites « populaires » du 29 novembre, pour lesquelles je crains un taux de participation assez faible malheureusement. Les citoyens genevois seront déjà gavés, ils en auront plein les urnes et les débats politiques antérieurs et houleux n’auront pas aidé la population à se déterminer.

 

 

 

 

 

 

Il ne restera plus qu’au Parlement de voter un budget dans l’urgence, comme en 2005, sachant que dans l’ordre des priorités, celui-ci va être reporté début décembre.

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Au retour de la trêve des confiseurs, je ne sais pas ce que nous, citoyens genevois, allons retrouver. Mais j’ai la très forte impression que le programme proposé n’est pas le meilleur des amuses bouche pour commencer une législature de quatre ans, qui a déjà les deux pieds dans la crise, avant une vilaine grippe qui ne va rien arranger.

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