11/08/2009

Insécurité subjective ou criminalité objective.

 

 

(2) Walter Jan 09.jpgDepuis deux ans les syndicats des policiers tiraient la sonnette d'alarme sur la hausse de la criminalité, des agressions, des cambriolages, des vols avec violences. Ils relevaient aussi l'augmentation croissante des tâches administratives, du nombre de réquisitions et la multiplication des missions. Ils attendaient également une redistribution des tâches, avec enfin de véritables priorités pour la sécurité de tous.

Mais voilà, depuis trois ans, à trop vouloir briser la police, réorganiser et museler celle-ci, en faisant tomber des têtes et en y instaurant un droit disciplinaire plus strict, en voulant valoriser la police de proximité individualisée, les personnes responsables de cette institution ont oublié d'oeuvrer pour le bien des citoyens et d'avoir comme priorité la principale mission de la police, à savoir protéger les biens et les personnes, être au service de la population.

 

La révolte des habitants des Pâquis a été la première mèche allumée. Le reportage d'une télévision étrangère lui sent la poudre.photo police.jpg

Il aura malheureusement fallu ces deux réactions extérieures pour que les responsables prennent enfin conscience des réalités du terrain, d'un métier qu'ils ne connaissent visiblement pas, ni ses attentes, ni ses besoins, ni les priorités nécessaires et obligatoires au bon fonctionnement de celui-ci, pas pour museler la police, mais pour que la sécurité publique soit assurée pleinement.

 

Personnellement je ne vais plus m'énerver avec ces gens, mais la personne qui prendra en mains le Département des Institutions dans  quelques mois devra immédiatement s'affirmer comme un Patron, avec des idées claires et en adéquation avec les véritables besoins de la police, et des citoyens du canton. Et le Parlement devra la suivre, pour le bien de tous et pour l'image de Genève.

police Genève.jpgSerment.jpg                                                 

L'avenir est ailleurs !

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Commentaires

Cher Minet,

Ça nous pendait au nez cette injustice... Elle va être difficile à remonter malgré le ou la futur/e patron/ne du DI...

La politique... ne devrait pas se charger d'un service de police. C'est mon avis.

ABE.

Écrit par : Gonzo | 11/08/2009

"Mais voilà, depuis trois ans, à trop vouloir briser la police, réorganiser et museler celle-ci, en faisant tomber des têtes et en y instaurant un droit disciplinaire plus strict, en voulant valoriser la police de proximité individualisée, les personnes responsables de cette institution ont oublié d'oeuvrer pour le bien des citoyens et d'avoir comme priorité la principale mission de la police, à savoir protéger les biens et les personnes, être au service de la population."

Le conseil d'Etat et le parlement pilote et organise la police. C'est à cette dernière de réaliser les tâches de protection des biens. N'inversez pas les choses. Par exemple, en quoi le renforcement du code disciplinaire en vigueur au sein de la police empêcherait cette dernière de travailler correctement ?

Dans l'attente de lire votre réponse.

Écrit par : Djinius | 11/08/2009

@ Djinius,

A mon humble avis c'est vous qui inversez les choses. Le corps de police n'est en rien responsable de la dégradation des conditions-cadres de la sécurité à Genève, il ne faut pas tout confondre. La police à une tâche de police; la protection des biens comme vous l'appelez entre dans un cadre beaucoup plus large et donc justement dans ce qu'aujourd'hui on appelle les conditions cadres. Or une des conditions cadre essentielle du sytème de sécurité à Genève, à savoir la surveillance des frontières ( importante dans un canton justement frontalier ) a été supprimée par la mise en place de la libre-circulation et de l'espace Schengen qui n'en est que le prolongement. La police n'est pas responsable de la suppression de cette condition cadre.
La défaillance sécuritaire à Genève relève à la fois de la suppression du contrôle des frontières et du fait que le canton est défaillant dans la réorganisation de sa mission de sécurité - à la suppression du contrôle de frontière le canton devait, comme le lui enjoignait le département fédéral de justice et police, réorganiser ses missions de sécurité intérieure( voir ma note "premier août" sur le blog nocommento ). La réorganisation de la sécurité intérieure du canton, par les moyens et les modifications qu'elle implique - reconstruction et renforcement d'autres conditions-cadres - relevait donc bien des autorités politiques et non du corps de police. Ainsi, suggérer que le corps de police serait responsable de cette situation ou qu'il n'accomplirait pas ses tâches correctement est donc ici tout a fait incorrect.

Meilleures salutations.

Écrit par : nocommento | 11/08/2009

"A mon humble avis c'est vous qui inversez les choses. Le corps de police n'est en rien responsable de la dégradation des conditions-cadres de la sécurité à Genève, il ne faut pas tout confondre."

Oui, ca tombe bien, je n'ai jamais dit ca. Ce qui me dérange, c'est qu'un représentant de syndicat de police, sous prétexte que sa hiérarchie applique le règlement un peu trop durement (c.a.d. tente un peu de l'appliquer) qu'elle lui attribue son propre manque d'efficacité.

Sinon, l'attitude des syndicats de police est déplorable pour son image : à la place de collaborer avec sa hiérarchie pour négocier (désolé pour le gros mot) des solutions, elle rue tout de suite dans les brancards.

Écrit par : Djinius | 11/08/2009

Cher Djinius,

Les syndicats collaborent (désolé pour le gros mot) depuis des années avec la hiérarchie, ils souhaitent même être un partenaire incontournable.

Ce qui est certain, c'est que les tâches multiples qui ont été attribuées à la Cheffe de la police au début de son mandat concernaient principalement la réorganisation de la police et visiblement pas la direction de celle-ci pour combattre la criminalité. Pour cette raison, il semblerait que les Chefs de service aient gardé de très grandes prérogatives pour l'opérationnel. Mais qui commande la police ?

Enfin, je vous trouve bien naïf de croire que la direction de la police a carte blanche pour mener une "politique" sécuritaire de son choix. Le politique, avec ses volontés et la doctrine donnée dans les priorités à accorder, le politique opère les choix, ses choix. Souvenez vous, G8, pont du Mont-Blanc ...

Écrit par : Minet | 11/08/2009

Presse romande !

Une agression sexuelle ternit l’ouverture des Halles de l’Ile
MŒURS | Une femme a été molestée dans les toilettes le soir de l’inauguration de la nouvelle brasserie.
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Agression gratuite aux Fêtes de Genève
Coups de pied à la tête, au ventre et au dos, cuir chevelu arraché, arcade sourcilière en sang… Trois jeunes Vaudois de 18 à 19 ans ont été victimes d’une agression gratuite dans la nuit de samedi à dimanche lors des Fêtes de Genève. Une bande d’une quinzaine de «racailles de 16 à 19 ans environ dont deux filles», d’après les victimes, leur est tombée dessus près du jardin Anglais un peu avant 2 heures du matin.
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Genève: arrestation de l’auteur d’une agression à la machette
FAIT DIVERS | Un Nigérian a été arrêté suite à l’agression à la machette d’un jeune homme à Genève. Les faits remontent au 1er mars mais l'homme a été arrêté mercredi, indique jeudi la police cantonale dans un communiqué.
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Casse-auto et agression au pistolet!
Pistolet à billes sur le visage
Un ressortissant de Sainte-Lucie, né en 1967, domicilié à Genève, a été arrêté pour avoir agressé, dans la soirée du 6 août un homme. Les faits se sont produits à la rue du XXXI-Décembre. L'intéressé a braqué un pistolet à billes à la hauteur du visage du plaignant, à moins d'un mètre de distance.
Auteur d'une agression à l'arme blanche sous les verrous à Genève
La police de Genève a mis la main sur l'auteur d'une agression commise vendredi soir dans le quartier de Montbrillant à Genève. Ce Français de 19 ans avait asséné plusieurs coups de couteau à un jeune homme de 21 ans au cours d'une dispute, le blessant grièvement.
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Agent CFF blessé par balle en gare de Genève
Un individu a fait feu jeudi sur un agent de sécurité près des dépôts de Montbrillant. Les jours de la victime ne sont pas en danger. «J’ai demandé aux deux individus ce qu’ils faisaient là. L’un d’eux s’est approché de moi et m’a tiré dessus. Comme ça, sans prévenir.» C’est ainsi que cet agent de sécurité des CFF de 40 ans a raconté jeudi à son épouse enceinte de deux mois et demi l’horrible agression dont il a été la cible vers 6 h 20 du matin. «Il a reçu la balle dans l’épaule gauche. Ses jours ne sont pas en danger. Les deux suspects ont aussitôt pris la fuite», a encore bredouillé la femme.

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Agression à un arrêt de tram
Genève, le 06.04.2009. Fumeur agressif. Lundi soir à l'arrêt TPG du quai de la Poste, un individu se voit refuser une cigarette de la part d'un voyageur. L'homme devient alors agressif et donne plusieurs coups de canne anglaise, blessant sérieusement son interlocuteur. L'agresseur a ensuite quitté les lieux en tram en direction de Cornavin.

Écrit par : Pertinence | 11/08/2009

bonsoir

on oublie de préciser que depuis octobre 2005, il y a eu un seul et unique groupe politique qui n'a cessé de dénoncer les dérives à l'égard de notre police et surtout à dénoncer le manque de rigueur et de fermeté politique à l'égard de la criminialité c'est le M.C.G. - Mouvement Citoyen Genevois

et oui, le M.C.G. le dit et n'a cessé de le répéter depuis octobre 2005 qu'il faut augmenter les effectifs de notre police, qu'il faut donner plus de moyen à notre police, qu'il faut faire plus confiance à notre police

étangement les autres partis politiques ont commencé à tendre l'oreille depuis cette année, car auparavant, les revendications du MCG étaient considérées comme du corporatisme.... car nous sommes en année électorale... étrange non ?

Écrit par : justice | 11/08/2009

plus de police, moins d'impôts, cherchez l'erreur!

Écrit par : Olivier | 27/08/2009

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