30/07/2009

Délit de "Bonne Gueule" au Parlement genevois

 

 
 

L’autre soir, étouffant sous la chaleur trop sèche d’une nuit d’été, je ne trouvais pas le sommeil. Je me suis souvenu que j’avais promis de faire un petit classement des « moins mauvais députés genevois » lors de l’un de mes prochains blogs nocturnes. Trouvant que ce thème pouvait attendre l’automne, je me suis plongé dans les profondeurs de la nuit en regardant la télévision.

 

Là, une émission nous démontrait qu’il était possible qu’un candidat à une élection puisse rassembler plus de suffrages, sur le simple fait que sa photo dégageait une certaine empathie. C’est ce que je qualifierais comme étant le « délit de bonne gueule ».  

 

Le premier test de ce reportage fut celui de comparer les résultats réels d’une votation régionale avec l’avis de citoyens d’une autre contrée, qui eux n’ont émis leur intention de vote qu’en examinant simplement les photos anonymes des candidats, élus que donc personne ne connaissait. Ces cobayes n’avaient que pour seul jugement l’impression dégagée par la photo de tel ou tel candidat, ou candidate, par sa tenue, son visage, les traits de celui-ci, son expression, son sourire, voire la confiance, la sincérité ou l’honnêteté qui pouvaient se dégager du cliché.

 

Le résultat fut surprenant, car entre le choix citoyen des premiers et le choix visuel des seconds, il n’y avait pas beaucoup de différence en pourcentage de voix accordées.

 

Ces mêmes clichés ont alors été présentés à une classe d’école primaire. Il a été demandé à ces enfant de choisir quel capitaine il prendrait pour conduire un grand bateau. Là aussi, la principale personnalité élues par les électeurs a obtenu le plus de suffrages, choix pourtant issu du regard innocent de l’enfance.

 

A travers ces exercices, il a été démontré toute l’importance de la présentation, du paraître, de la qualité d’un cliché, d’une affiche, du choix d’une expression, d’une tenue et du sentiment que pouvait dégager un visage. En conclusion, il ressort que la subjectivité de cet impact visuel est bien plus important que prévu initialement. A quelques mois des très importantes élections genevoises, cet aspect là, qui est pourtant connu de tous les partis, n’est donc pas à négliger.

 

J’ai alors, juste pour rire, comme un jeu auquel je vous invite maintenant, voulu faire un test avec nos députés genevois. J’ai donc, au regard des photos de nos élus du Parlement, choisi  deux personnes par parti, sur la simple empathie dégagée par les visages proposés sur le site de l’Etat, pour qui mes intentions de vote pourraient aller avec ce simple jugement.  

  

Pour ce petit jeu, il m’a fallu oublier mes valeurs, mes idées, mes ressentis et mes amertumes, pour ne me fier qu’aux visages présentés sur les clichés et aux impressions personnelles dégagées par ceux-ci.  

 

C’est donc en toute empathie que je vous livre mon résultat. Mes "délits de bonnes gueules" sont :

 

Pour les PDC :                          Nelly GUICHARD et François GILLET

 

Pour les Verts :                         Sylvia LEUENBERGER et Pierre LOSIO

 

Pour l’UDC :                             Olivier WASMER et Philippe GUENAT

 

Pour les Socialistes :                Mariane GROBET-WELLNER et Roger DENEYS

 

Pour le MCG :                            Roger GOLAY et Thierry CERUTTI

 

Pour les Radicaux :                    Claudine GACHET et Jacques JEANNERAT

 

Pour les Libéraux :                     Béatriz de CANDOLE et Olivier JORNOT

 

A vous de jouer : http://www.ge.ch/grandconseil/grandconseil/deputes.asp 

 

Vous verrez le résultat est surprenant, on arrive même à « apprécier » le visage de gens qui parfois nous détestent !

 

En conclusions :

 

1)      Mesdames et Messieurs du Parlement, changez vite de photo, surtout si vous êtes candidat à une réélection dans deux mois.

 

2)      Ce qui est certain, c’est qu’il y a du travail de « relooking » pour une petite PME genevoise.

 

Grand_ConseilQ01.jpg

 

 

                                                                                                                                          

       Minet !                                

 

 

 

 

27/07/2009

Réponses au Mouvement Ultra Révolutionnaire

Questions déposées par M.U.R http://alerte.blog.tdg.ch/

Dès lors, l'appellation "Etat-Policier"prend tout son sens...

Nous devrions nous posez les questions suivantes:

1. Comment rétablir la confiance entre la police et la population ?

2. Comment durcir les sanctions en cas de violences policières, et donc impliquant la violation du serment républicain ?

3. Comment introduire des valeurs d'humanisme au sein du corps de police genevois?

4. Comment aider le policier à assumer sa résponsabilitée individuelle, et faire valoir son droit de refuser d'octempérer pour des raisons éthiques ?

5. Comment rendre le corps de police genevois libre de toutes pressions ou consignes politiques ?

6. Quel statut pour le corps de police, s'il présente une liste au Grand Conseil ?

Réponse de Minet.

En congé ce le week-end, pour me durcir le cuir, je n'ai pas pris le temps de vous répondre, l'urgence du débat datant de 1968 étant toute relative. Sinon,

 

 

1)         Le taux de satisfaction de la population genevoise vis-à-vis de sa police est bon, il n’y a donc aucune raison à chercher à la « rétablir », il faut simplement poursuivre le travail de proximité qui a été entamé. Sur ce sujet, j’estime que chaque policier est en priorité un îlotier dans son travail courant. La preuve, plus de 60 % de ses prestations de rue sont « sociales ». Malheureusement, le manque d’effectif et l’augmentation de la criminalité font qu’il n’est plus possible aux gens d’armes de consacrer le temps voulu, et attendu, aux citoyens, aux commerçants, aux associations de quartier. Il serait aussi souhaitable que la présence éducative de policiers dans les écoles soit enfin dédramatisée par un corps enseignant traumatisé.

 

2)         Nul besoin de durcir les sanctions, elles sont suffisamment lourdes pour celui qui faute.  Ce qu’il faut améliorer et finir de mettre en place c’est la qualité des enquêtes internes, soit l’IGS. La Cheffe de la police devrait prochainement s’exprimer sur ce thème.   

 

3)         L’humanisme, le respect, les droits humains sont des valeurs qui nourrissent la police. La qualité du personnel engagé devrait permettre d’éviter l’accès à cette profession aux racistes et autres révisionnistes. Le respect de l'autre étant le fer de lance de notre serment, je ne saisis pas l’opportunité de votre question.

 

4)         La Loi permet déjà à un policier de refuser un ordre d’un supérieur, dans un cadre stricto sensu d’un acte qui ne serait pas en adéquation avec le but recherché, immoral ou illégal.

 

5)         Le corps de police ne sera jamais libre des consignes politiques. Les « affaires » des mendiants, des encaissements d’amende aux dealers ou du pont du Mont-Blanc lors du G8 en sont la preuve. Le seul moyen que je vois pour que la police obtienne une plus grande liberté dans le choix de ses priorités sécuritaire serait que la Direction de ladite police fasse preuve d’autonomie, d’autorité en présentant de très fortes exigences à notre employeur pour lutter contre la criminalité, le bruit, les chauffards, les émeutes. Mais ça ..

 

6)         Je vais terminer avec cette fameuse liste électorale au Grand Conseil. Dans le cas d’une élection d’un fonctionnaire d’État à un poste de député, de conseiller municipal, une doctrine unique, valable pour tous les fonctionnaires devrait être appliquée. Ce qui est normal c’est qu’un employé d’État puisse faire valoir tous ces droits démocratiques, de vote, mais aussi d’éligibilité.

 

Et pour ce qui est de la liste de « citoyens-policiers », démocratiquement elle s’ouvrirait à nos proches, à nos familles, et aux citoyens concernés par les arguments qui se devraient d’être présentés en vue d’une élection. Mais la base et le fer de lance de cette liste serait probablement constituée de policiers, pas unis par leur fonction, mais par leurs valeurs et une grande idée de Genève, tant sur le plan social, de la sécurité, du travail, de l’éducation, de l’économie, à travers l’Esprit de Genève dont on parle tant, mais qui a disparu. N’oubliez pas que tout policier, avec sa famille, ses attaches, ses valeurs, est un citoyen très représentatif de la majeure partie de la population que l’on qualifie de classe moyenne à Genève, et qui depuis trop d’années paie les pots cassés de politiques trop éloignées des réalités du terrain, de la vie, des citoyens genevois et des travailleurs de ce canton.   

 

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Pour conclure, sachez que j’ai la peau bien tannée grâce à ma profession, et que s’il nous manque quelque chose pour lancer une liste avant la date buttoire, c’est du temps, de l’argent et la certitude que nos adversaires respecteraient le choix de ces citoyens révoltés qui selon certains, devraient continuer à paître tranquillement dans un pré trop aride pour eux.

Sinon, pour lecture http://emagazine.credit-suisse.com/app/topic/index.cfm?fu...

No comment ..

23/07/2009

Le manque d'ambition des Libéraux genevois, ou comment celle-ci peut disparaître d'une doctrine politique

C’est au Domaine de Penthe que les 130 délégués du parti libéral genevois viennent de prendre une décision importante, celle de ne pas prendre de décision et d’envoyer deux candidats pour la prochaine élection au Conseil Fédéral.

 

 

 

 

 

Ce double ticket a le mérite, pour la TDG et d'autres médias, de ne pas ouvrir un débat laborieux à quelques mois des élections cantonales qui se profilent.

 

On peut aussi se poser la question de savoir si ce débat n’était pas nécessaire. Des divisions importantes étaient visibles depuis quelques mois dans le plus grand parti cantonal, et la décision de ce soir me donne l’impression que, tout comme pour le choix des candidats aux Conseil d’Etat genevois, Isabel Rochat et Mark Muller, les membres de ce groupe politique ont préféré la modération en lieu et place de l’ambition. Je ne vous parle pas de l’ambition des hommes ou des femmes, ni de la qualité des candidats présentés, mais celle d’un parti, celle qu’un mariage forcé avec des Radicaux, où tous n’étaient pas prêts à faire ménage commun, a annihilé.

 

Les libéraux ont perdu bien plus que leur ambition ce soir, ils ont égaré une identité politique cantonale. Les citoyens genevois se retrouveront-ils à travers les atermoiements d’une fusion qui se devait naturelle mais qui ne résistera pas longtemps aux clivages apparents ?

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Si le Président Halperin est un homme de discours, son beau phrasé ne suffira pas pour cimenter les libéraux-radicaux. Il manque une personnalité à la tête de ce parti, de cette union. Un homme de caractère, de qualité et d’opinion. Un chef de guerre, égocentrique peut-être mais reconnu par ses pairs comme étant le meilleur, y trouverait sa place et son rang. Je me demande alors si Olivier Jornot n'a pas été assassiné trop tôt dans son parti, alors qu’il en était une des pièces maîtresse sur l’échiquier politique genevois ?

 

 

 

Sans connaître personnellement sa position sur ces questions, j’ouvre le débat, naïvement, mais j’ose dire ce que je clamerais si j’étais délégué libéral genevois, ce qui n’est pas le cas.

 

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muller-mark.jpgEnfin, comme il n’obtiendra pas la présidence du DI en 2010, qu’il aurait bien vitre rebaptisé en Justice et Police, ou Police et Sécurité, Olivier Jornot pourrait prendre la tête d’une nouvelle liste, celle de policiers-citoyens par exemple, qui eux ne manquent pas d’ambitions, n’en déplaise à certains.   

 

17/07/2009

Droits démocratiques - Elections genevoises

Bel orage cette nuit, et comme je n'arrive plus à dormir, je me souviens du grand Coluche et il me vient une idée.

Durant ces vingt derniers mois, la qualité de Député-Policier a souvent été mise en cause dans l'hémicycle du Grand Conseil. Certains ont même osé dire qu'il n'était pas normal que des policiers siègent dans ce Parlement, comme si nos argoulets des temps modernes ne devaient que se taire et obéir aux élus du peuple.

Alors je me demande, sous le ton de la provocation, pourquoi on ne lancerait pas, d'ici le 28 août, une liste pour les élections au  Grand Conseil qui ne comprendrait que des policiers, une douzaine de noms, de toutes convictions et de tous les horizons.

J'entends déjà les "hommes politiques" réagir, tous partis confondus, prétextant qu'avec le manque d'effectif dont souffre nos pandores il n'est pas normal qu'ils s'attèlent à d'autres tâches, et pourtant.. Avec un bon programme, pas politiquement élitiste mais proche des réalités du terrain, de la société, de nos familles, un bon coup de fouet dans l'hémicycle ferait du bien à certains élus qui dorment sur leurs idées farfelues, leurs convictions désuètes et leur inaptitude à se rapprocher des problèmes de la population pour y trouver des solutions adéquates.

L'exercice des droits démocratiques est garanti par la Constitution, et avec un électorat potentiel de 10 à 12 %, cette idée devrait faire peur à certains, mais aussi créer des vocations chez d'autres. Vivement le 29 août et la rentrée de septembre ...

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Michel Gérard Joseph Colucci, La Politique :
  1. Le mois de l’année où le politicien dit le moins de conneries, c’est le mois de février, parce qu’il n’y a que vingt-huit jours.
  2. Je ferais admirablement remarquer aux hommes politiques qui me prennent pour un rigolo que ce n'est pas moi qui ai commencé.
  3. Pour être politicien, cinq ans de Droit, tout le reste de travers.
  4. La différence entre les oiseaux et les hommes politique, c'est que de temps en temps les oiseaux s'arrêtent de voler !
  5. Les politiciens mettent de l'argent dans les prisons et pas dans les écoles, parce que l'école ils sont sûr de pas y retourner...
  6. La moitié des hommes politiques sont bons à rien. Les autres sont prêt à tout.
  7. Les politiciens, il y en a, pour briller en société, ils mangeraient du cirage.
  8. Les gens élisent un président de la République et après, ils disent :
    c'est quand même un mec formidable, puisqu'il est président de la République.
  9. C'est pas compliqué, en politique, il suffit d'avoir une bonne conscience, et pour ça il faut avoir une mauvaise mémoire !
  10. La dictature, c'est "ferme ta gueule". La démocratie, c'est "Cause toujours"
  11. Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler;
    les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire.
  12. Les dirigeants ont promis qu'ils tiendraient bien leur promesses.
    Entendez par là qu'ils ne sont pas près de les lacher.
  13. Vous savez que les hommes politiques et les journalistes ne sont pas à vendre. D'ailleurs, on n'a pas dit combien.
  14. Les gens disent tout le temps : "Moi j'ai voté pour celui-là, et puis maintenant au lieu de foutre du pognon dans les écoles, il met du pognon dans les prisons !"
    Hé ! dis donc, il y a un truc dont on est sûr quand on est ministre, c'est qu'on ne retournera pas à l'école, tandis qu'en prison...
  15. Les hommes politiques, c'est des hommes qui font le même métier que moi sauf qu'ils mettent moins de rouge sur le nez.
    Mais ça je pense qu'ils devraient en mettre plus, ils feraient plus marrer.
  16. Ça fait beaucoup marrer les gens de voir qu'on peut se moquer de la politique, alors que dans l'ensemble, c'est surtout la politique qui se moque de nous.