23/07/2009

Le manque d'ambition des Libéraux genevois, ou comment celle-ci peut disparaître d'une doctrine politique

C’est au Domaine de Penthe que les 130 délégués du parti libéral genevois viennent de prendre une décision importante, celle de ne pas prendre de décision et d’envoyer deux candidats pour la prochaine élection au Conseil Fédéral.

 

 

 

 

 

Ce double ticket a le mérite, pour la TDG et d'autres médias, de ne pas ouvrir un débat laborieux à quelques mois des élections cantonales qui se profilent.

 

On peut aussi se poser la question de savoir si ce débat n’était pas nécessaire. Des divisions importantes étaient visibles depuis quelques mois dans le plus grand parti cantonal, et la décision de ce soir me donne l’impression que, tout comme pour le choix des candidats aux Conseil d’Etat genevois, Isabel Rochat et Mark Muller, les membres de ce groupe politique ont préféré la modération en lieu et place de l’ambition. Je ne vous parle pas de l’ambition des hommes ou des femmes, ni de la qualité des candidats présentés, mais celle d’un parti, celle qu’un mariage forcé avec des Radicaux, où tous n’étaient pas prêts à faire ménage commun, a annihilé.

 

Les libéraux ont perdu bien plus que leur ambition ce soir, ils ont égaré une identité politique cantonale. Les citoyens genevois se retrouveront-ils à travers les atermoiements d’une fusion qui se devait naturelle mais qui ne résistera pas longtemps aux clivages apparents ?

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Si le Président Halperin est un homme de discours, son beau phrasé ne suffira pas pour cimenter les libéraux-radicaux. Il manque une personnalité à la tête de ce parti, de cette union. Un homme de caractère, de qualité et d’opinion. Un chef de guerre, égocentrique peut-être mais reconnu par ses pairs comme étant le meilleur, y trouverait sa place et son rang. Je me demande alors si Olivier Jornot n'a pas été assassiné trop tôt dans son parti, alors qu’il en était une des pièces maîtresse sur l’échiquier politique genevois ?

 

 

 

Sans connaître personnellement sa position sur ces questions, j’ouvre le débat, naïvement, mais j’ose dire ce que je clamerais si j’étais délégué libéral genevois, ce qui n’est pas le cas.

 

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muller-mark.jpgEnfin, comme il n’obtiendra pas la présidence du DI en 2010, qu’il aurait bien vitre rebaptisé en Justice et Police, ou Police et Sécurité, Olivier Jornot pourrait prendre la tête d’une nouvelle liste, celle de policiers-citoyens par exemple, qui eux ne manquent pas d’ambitions, n’en déplaise à certains.   

 

Commentaires

MUR, je vais supprimer vos remarques afin de vous laisser une chance de relire mon texte, car je ne suis ni délégué auprès des libéraux, ni membre de ce parti, ni d'aucun parti .. Et même si l'on devait supposer que j'appartienne à la "riche famille" des libéraux, ne trouvez-vous pas que mes articles ne seraient pas très et trop vindicatifs pour les "miens"... ?

Et n'oubliez par que "le petit blanc-sec" de Soral est mon meilleur ennemi .. Weiss de Weiss ..

Écrit par : Minet | 24/07/2009

Je veux juste vous dire qu'à Genève, les libéraux n'ont pas besoin d'un mariage avec les radicaux.....ce qui vous gêne grandement, j'en conviens.
En ce qui concerne mon identité politique, pas de soucis non plus, au contraire. Mon vote en faveur de deux excellents candidats portés de ce fait par devant les instances décisionnelles du parti Libéral-Radical a également été guidé par un illustre Conseiller fédéral libéral Genevois. Si vous étiez présent ce soir à notre assemblée, vous devez savoir de qui je parle....et si vous étiez présent ce soir à notre assemblée, vos propos sont honteux, inadaptés à la réalité de ce que vous avez entendu. A votre place, je ne serais pas fière......

Écrit par : Dominique Bernardet | 24/07/2009

Madame,
Le dernier, et l'unique Conseiller Fédéral libéral genevois étant Gustave-Ador, qui fut président de la Confédération il y a nonante ans, on ne peut effectivement pas parler de renouveau du parti libéral, même si le parcours de cet homme est illustre. Ce qui revient à légitimer la fin de mon article, à savoir qu'il manque actuellement à votre groupe politique quelqu'un d'une très grande envergure pour succéder historiquement à ce grand homme d'Etat que fut Gustave-Ador, une personne qui pourrait devenir l'étendard des libéraux genevois.

Écrit par : Minet | 24/07/2009

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