26/06/2009

Minet, un vilain Matou .. Chat alors ..

En cette période estivale, avec l’arrivée des vacances scolaires et les départs massifs au soleil, les médias se retrouvent souvent avec peu de chose à se mettre sous la dent. Il fait alors bon de parler d’une vieille histoire, de trouver un reportage un peu nunuche sur un sujet glacial ou humide comme les microbes dans les cornets de glace ou les prix d’entrées dans les piscines du canton.

 

Je viens de constater qu’il en est de même chez certains de nos élus, et tout particulièrement mon très grand ami M. WEISS Pierre, député Libéral qui n’a pas la langue dans sa poche, tout comme moi.

 

blanc-sec.jpgDonc ce matin, le petit « Blanc-sec » de Soral a tenu des propos très peu élogieux à l’encontre de votre serviteur. Ce n’est pas qu’il puisse s’exprimer ainsi qui me choque, mais c’est le fait qu’il se soit exclamé devant toute la députation, aux yeux et aux oreilles de la population, dans un prétoire bien connu que l’on nomme Grand Conseil.

 

Alors moi je dis à cet intrépide politicien que s’il n’a pas le courage de ses mots, il devrait avoir celui de ses actes. Et s’attaquer sans cesse à la fonction publique, au Département des Institutions et aux policiers, même à travers leurs représentants du personnel, c’est être d’une grande lâcheté, sachant que l’UPCP lui avait proposé d’être auditionnée par la Commission des finances, avant la fin des sessions, pour échanger nos points de vue (débat sur One FM  chez le Grand Michel).

 

Minet2.jpgPour conclure sur ce petit mot et ma réaction très émotive, je me demande juste pour quelle raison j’ai eu droit à ce coup de sabre dans le dos. J’aime alors à me souvenir que lors d’une partie d’échecs, la meilleure défense c’est l’attaque. Donc si M. WEISS a jugé bon de lancer une salve ce matin, c’est que la peur le guette, et que pour la rentée de septembre il craint peut-être « le très puissant syndicat des gendarmes », comme d’autres aiment à le définir.

 

Je ne peux que me réjouir de cet état de fait, car cela démontre que durant ces derniers mois, nous avons été un partenaire crédible et privilégié auprès de nos Autorités, et que nos revendications, nos idées et nos propositions ont été entendues, n’en déplaise à un certain député Libéral.  

 

Minet !

 

 

 

23/06/2009

Cour des Comptes, alibi étatique ...

CC.jpgLe rapport de la Cour des comptes portant sur l’Euro08 est sorti. À sa lecture deux choses me choquent. Premièrement, ces magistrats  se réfugient derrière le droit privé pour ne pas porter une analyse sur la gestion et l’organisation du Fan Village, alors que les subventions de l’État ont participé à la mise en œuvre de ce lieu de festivités et d’hébergements. De plus, puisque je vais y venir, la Police a dû aussi mettre à disposition de ce site certains personnels, de jour comme en soirée, afin d’y assurer la sécurité nécessaire, tout comme aux Vernets, autre lieu de désigné comme festif.

 

En ce qui concerne la Police, ce qui est surprenant, c’est  le titre chapitre 4.6, en page 37, «Gros-plan sur les heures supplémentaires de la gendarmerie ». On peut premièrement se demander pour quelles raisons on cible la gendarmerie, alors que ce sont les trois corps de la police qui se devaient d’être audités. La première explication que l’on peut donner, c’est que le personnel qui a été le plus engagé lors de cet Euro08 est justement la gendarmerie.  

 

Ce dont le rapport ne parle pas c’est le manque d’effectif récurrent qui ronge ce corps uniformé depuis plusieurs années et que de ce fait, en juin 2008 il a fallu faire le maximum, avec le "maximum". Si l’effectif légal de la gendarmerie avait été respecté, 960 unités alors que nous ne sommes que 755, nous aurions probablement pu travailler sans engendrer d’heures supplémentaires. Les priorités budgétaires antérieures de nos élus, Députés et Conseillers d’État, n’étaient pas de donner les moyens utiles pour favoriser le recrutement et atteindre cet objectif crucial en engageant du personnel. À ne pas vouloir dépenser en amont, il fallait bien s’attendre à en payer le prix plus tard.

 

Par contre, ce que le rapport  de la Cour des comptes relève, c'est que la gestion du personnel, par la mise en application d’un horaire administratif, s’est révélé ultérieurement inadéquat,  tout comme un ordre de service propre aux horaires et  aux engagements continus. Ces deux éléments ont engendré un surcroît d’heures supplémentaires selon la Cour des comptes, mais savons nous ce qu'il serait advenu si la gendarmerie avait gardé son horaire de base.

 

Et malgré l’Édito de la Tribune et des articles qui commentent ce rapport, aucune malversation n’est relevée. Les policiers de la base, les Caliméros, qui n’ont fait que leur travail, sur ordre et dans des conditions dictées par un arrêté extraordinaire du Conseil d’État je vous le rappelle, accompagné par des choix hiérarchiques et sécuritaires, n’ont rien à se reprocher.

 

Pour le novice, nul n’aura remarqué que les conclusions des deux rapports s’attaquent à la gendarmerie principalement, entité qui génère le plus d’heures supplémentaires, mais qui est aussi de toutes les contraintes en étant le corps le plus engagé durant une année, au service de l'Etat et de la population.

 

sac-nous-dollars_~ca_56_8.jpgCe n’est pas la police qui a coûté cher en juin 2008, mais l’Euro08 en son entier, juste pour satisfaire les besoins de grandeur de certains de nos élus, et la cupidité de quelques autres. C'est cette même cupidité morale et politique qui a engendré le conflit ouvert avec les syndicats de police. Le paiement de la prime promise en mai 2008 aurait évité bien des frais à l'Etat, et la révolte moins amère dans les rangs de la police. Dans notre institution, un serment est un serment tenu tout comme une promesse se doit d'être une promesse respectée.

 

À vous qui voulez réorganiser la police, faire ici ce qui est possible ailleurs, dans des cantons riches pécuniairement et en personnel, n’oubliez pas de faire preuve de discernement, car sinon c’est le métier de policier que vous allez assassiner à Genève, et la République va beaucoup y perdre, car il faudra des années pour corriger le tir,  salve qui n’aura pas atteint son but.

 

Et si certains, chemin touchant, voulaient simplement régler leurs comptes avec la police avant de partir, ils ne laisseraient qu’une traînée de poudre sur leur passage, sur laquelle une simple étincelle pourrait provoquer une catastrophe sociale en lieu et place d'allumer une bonne vieille pipe, et cet argument est « non négociable » (réf. Le Temps 23.06.09).

 

Minet le pyromane !