28/04/2009

Président de l'UPCP, dernier mandat.

Lundi 27 avril 2009, 2045, Walter SCHLECHTEN annonce à l'Assemblée Générale Ordinaire de l'UPCP qu'il va effectuer sa dernière année avec le mandat de Président. Il remettra celui-ci début 2010, lors de l'AGO de printemps. Cette annonce a été accueillie à la légère dans un premier temps par les membres présents. "Il changera d'avis d'ici là - Il ne peut pas nous faire ça - Il fera encore 3 ans, tu verras".

Pourtant, la décision du Président de ce syndicat est ferme et définitive, car mûrement réfléchie et irrévocable.

Après une année compliquée comme Secrétaire général en 2006, comme second d'Alain DEVEGNEY, un exemple de loyauté et de franchise, il vient de termier sa deuxième année de présidence.

La première, en 2007, avec les très grosses négociations sur le 13ème salaire, ainsi que sur le statut des fonctionnaires, l'inaptitude à la fonction et les sanctions disciplinaires, aura été une mise en bouche copieuse.

L'année dernière, soit en 2008, avec l'Euro08, le mouvement social et de colère des policiers d'octobre à janvier, le conflit avec la Commission des Finances, le DI, la Cour des Comptes, Champ-Dollon et l'opération Cadenas, le rapport ANNONI, représente un plat de résistance déjà indigeste.

2009 c'est déjà la réorganisation de la Police, la nouvelle grille salariale, des groupes de travail avec le DI et le DF, l'âge de la retraite, les indemnités, le recrutement, un menu gargantuesque.

Pourtant, s'il a l'estomac assez solide, il a probablement compris que rien ne sert d'avoir les yeux plus gros que le ventre. Comme dans tous les bons restaurants, une fois que l'on a dégusté l'ensemble du menu, l'on ne revient jamais tout de suite à cette même table, histoire de prendre du recul, pour redonner goût à nos envies, à nos papilles, de découvrir de nouvelles saveurs.

Minet va terminer le menu proposé, car motivé et motivant, il va même manger du lion, mais soyons certain qu'il ne reprendra pas un supplément, sous risque d'indigestion. Car rien n'est pire que de tenter de digérer le mensonge des hommes, les promesses non tenues des uns et les belles paroles des autres. La politique est un plat indigeste qui manque de sel, de poivre et de franchise.

Minet5.jpgNos citoyens méritent mieux que ces gens qui préfèrent nuire à la police en lieu et place de lutter contre la criminalité en constante augmentation, tout comme la violence dans nos rues, en donnant de véritables moyens à nos policiers.

Minet retournera alors en rue, faire son métier de coeur, flics de rue, au service des citoyens genevois.