29/03/2009

Un regard différent de M. MABUT sur le métier de Policier

 Bravo M. MABUT, vous avez raison, sur votre blog, de prendre du recul afin d'aborder notre profession avec un regard différent, humain, proche des réalités de notre travail et des parcours de vie de nos citoyens.  La mort est la fin d’un chemin, et comme sur nos routes, il s'y trouve souvent un policier au bout.

 

mort.jpgDurant les années où j'ai travaillé en poste de quartier, j'ai souvent été confronté à ce que vous décrivez. La mort d'un être humain est à chaque fois une petite histoire, un  chemin de vie que l'on doit reconstituer rapidement lors de nos interventions. Ainsi nous pénétrons,  sans l’avoir souhaité, dans l'intimité du défunt et de ses dernières heures de vie.

 

Fin juin, une habitante du quartier  n'a plus de nouvelle de sa voisine depuis trois semaines. Elle se fait du souci et appelle les gendarmes.  A notre arrivée derrière la porte de ce petit trois pièces des Eaux-Vives, nous reconnaissons immédiatement cette odeur  distincte qui nous informe  que la mort rôde.  A l'ouverture de l'appartement par le serrurier sollicité, cette odeur nous attaque de face, exportée vers l'extérieur par le courant d'air provoqué. C'est certain, nous allons être confrontés à la grande faucheuse. C'est là que notre cœur s'accélère alors que notre souffle se coupe, car nous pénétrons dans le logis, ne sachant pas qui nous allons trouver, dans quelle position, dans quelle situation, ni dans quel état. De plus, sachant qu'un corps se trouve en ce lieu, le policier se doit aussi de protéger des traces, car l'origine du décès reste une énigme jusqu'aux premières investigations. Ouvrir la porte d'une salle de bain, et tirer un rideau de douche en craignant de trouver la personne sans vie dans sa baignoire, couchée, pendue, noyée, ou en sang est un instant redoutable. Et si le corps n'est pas là, il nous faudra alors répéter cette démarche dans chaque pièce. Au fond de soi, on souhaite découvrir la vieille dame couchée dans son lit, afin de deviner une mort paisible, mais c'est rarement le cas. Touts les recoins de l'appartement ont été visités, reste la porte de la cuisine, qui est fermée. Plus de doute, la défunte se trouve derrière celle-ci. Il nous faut alors poser la main sur la poignée et doucement, avec respect,  actionner le mécanisme d'ouverture pour pénétrer dans ce lieu glacial, alors que nous sommes en été. L'eau du robinet coule, la radio diffuse une légère musique. Sur la table un repas pas terminé en décomposition et sur la chaise, la locataire, assise, la tête en arrière, le corps affaissé dans ce siège. Ses bas se sont déchirés sous les effets  de la putréfaction, ses jambes ayant doublé de volume. Sa petite robe bleue est propre mais pourtant on dirait un vêtement souillé. La moitié du visage n'est plus qu'un squelette alors que sur le reste les lambeaux de chair se détachent. Et puis, il y a ces mouches qui nous tournent autour, comme si nous étions leurs nouvelles proies. Nous les chassons de la main, ouvrons rapidement la fenêtre pour aérer les lieux. Mon collègue sort, de peur de vomir. Là il faut devenir très froid, oublier que cette dame est morte il y a trois semaines, en mangeant un morceau de fromage tout en attendant probablement que l'eau de son vétuste robinet devienne plus fraiche pour s'en servir un verre. Elle ne boira jamais ces dernières gouttes. Rapidement l'on comprend que la nature a probablement repris ses droits sans prévenir, mais que la solitude accompagnait aussi ce départ. Reste à mettre en route la machine administrative, trouver de la famille, faire venir les pompes, le Commissaire, trouver une pièce d'identité en fouillant un ou deux tiroirs. C'est là que l'on devine le parcours de vie de cette dame âgée. Des photos de sa jeunesse en noir et blanc, des vieux livres soigneusement rangés, un livret d’épargne échu, le portrait d'un chien qui a du être son compagnon de vie durant quelques années. Mais sinon, pas d'image de famille, quelques souvenirs de petits voyages effectués à Paris et Rome en car ou en train, une ordonnance avec l'adresse d'un médecin à côté de boîtes de divers médicaments. Cette femme est morte, seule, malade, avec ses souvenirs et en écoutant probablement une émission radio qui lui donnait l'impression d'avoir un hôte à la maison. Le corps a été levé, nous refermons la porte de ce logement dans lequel, durant trois heures, j'ai partagé la vie d'une femme que je ne connaissais pas, mais qui me semble plus proche maintenant, à travers le dessin de sa mort.

 

Le soir, il nous faut rentrer avec ça. Un drame de la solitude et le visage d’un mort. Ce sont des choses que l’on ne raconte pas à sa femme et ses enfants, car ils doivent pouvoir trouver le sommeil après. Mais nous, on  tente d'oublier cette journée en s'endormant, tout en sachant que ces réalités là existent, car demain, nous devrons y retourner, car c'est aussi ça mon métier.

 

Walter SCHLECHTEN - Gendarme à Genève - Voleur de paie !

Commentaires

Bonjour !
Ni vous ni vos collègues n'êtes des "voleurs de paie".
Pourquoi ne pas emmener, à chaque levée de corps ou autre intervention "sensible", un politique avec vous ? Chaque fois un autre.
Rien que pour qu'ils se fassent tous une idée de ce que vous vivez au quotidien ?
Cela devrait les motiver pour vous conférer un statut juste et clair,
car c'est cela, leur boulot à EUX !
Avec toute ma sympathie.

:o)

Écrit par : Blondesen | 29/03/2009

Il y une vingtaine d'année, nous faisions la nuit à l'aéroport. Le dernier avion avait posé et nous allions mangé. C'est à ce moment que nous avons reçu un appel, il fallait amener du matériel d'éclairage dans une petite gare de la campagne genevoise.

Le dernier train en direction de la France (un train de service, heureusement sans passsager) avait heurté une femme au niveau du passage à niveau de cette petite gare et les services de police sur place avaient besoin de lumière pour récupérer les restes de cette malheureuse.

Le corps était affreusement mutilé, déchiqueté et éparpillé par le train. On a jamais pu identifié cette femme qui était venue là pour mettre fin à ses jours.

Cette nuit-là, je n'ai pas mangé le repas que l'indemnité des heures de nuit me permettait de m'offrir et mon sommeil a été perturbé pendant plusieurs jours.
A cette époque, nous ne bénéficions pas de repos de compensation pour le travail de nuit, mais j'aurais volontiers échangé ces coûteux avantages contre la possibilité de n'avoir jamais vu ce corps.

Un agent de la PSI, ex-DGA (retraite à 65 ans) ...

Écrit par : Clyde | 29/03/2009

Très beau billet Minet, merci je vous en sais gré
Bien à vous

Écrit par : bidouille | 29/03/2009

Heureusement vous ne faites pas que des levées de corps.
Votre emploi du temps est constitué de tâches diverses et variées.
Exemple: Evacuation hyperviolente de squateurs, ficher les manifestatnts, interventions musclées et répressives, distributions de contraventions et j'en passe.

Donc votre métier n'est pas monotone et il est temps que vous stoppier vos complaintes pour dénoncer vos conditions de travail.

Aujourd'hui, la pitiée citoyenne ira vers une caissière qui gagne un salaire de misère et qui ne se plaint pas tous les jours alors qu'elle le pourrait.

Alors prennez votre salaire et SILENCE !!!

Écrit par : sarah | 29/03/2009

Un seul mot : Superbe

Toutes ces personnes qui critiquent votre métier, seraient t'ils capable de le faire!! Je ne pense pas....ABE!

Écrit par : lycos | 29/03/2009

Et les pompiers et les ambulanciers, combien touchent-ils pour effectuer leurs travaillent remarquable.

Eux,sont vraiment utils à la société et aimes les relations humaines.

Des hommes et des femmes humblent et une corporation non politisées (pas UDC).

Ce sont des heros qui sauvent des vies et pourtant leurs conditions de travail ne sont pas aussi réjouissantes que celles de nos pendores.

Etonnent donc qu'on ne les entendent pas se plaindre à tout va, non?
Ils y a ceux qui sont passionnés par leur métier et d'autres qui ne voient que les petits plus.(primes&com)

Alors avant vous, il y a une multitude de malheuereux qui demandent à être écouter et augmementés.

Votre statégie de "la larme à l'oeil" est déplacée lorsque l'on sait que vous gagnez des sommes faramineuses pour effectuer votre tâche.

Nous sommes en dépression économique et il faudra que vous compreniez que nous citoyens ne pourront plus craquer face à tous vos caprices.

VOUS N'ÊTES PAS A PLAINDRE, DONC AU BOULOT.

Écrit par : sarah | 29/03/2009

Chère Sarah, au vue de votre état d'excitation, je vous conseille quelques jours de repos... Prenez des calments, un suppo puis au lit... Votre arrogance démontre un vie privée certainement très perturbée... Courage le nuage finira par s'en aller...

Un psy qui vous veut du bien... ;o)

Écrit par : Sara croche | 30/03/2009

Merci de vous faire du souci pour mon état psychologique.

Vous voyez, actuellement je m'en faisais pour nos poulets qui semblent se croire dans un état de persecution constante.

Gare à la paranoïa collective.

Mais à chaque fois que je les vois, matraques à la main,courrir aprés un père et son enfant, je me dis que le soir ils se couchent le sourir aux lèvres, le sentiment du devoir accomplit.

Alors mon cher psy vous ferriez mieux d'aller soigner la dépression de nos cher pendores.

Et de leurs fournirs un certificat médical leurs interdisants de faire du zèle;O)

Écrit par : sarah | 30/03/2009

Monsieur,


Pourriez-vous indiquer aux fidèles lecteurs de votre blog :

- Le revenu médian d'un croque-mort

- L'age de la retraite d'un croque-mort

- Le nombre de semaine de vacance d'un croque-mort

Écrit par : matou | 30/03/2009

Joli mot Minet!

Je sais trop bien de quoi tu parles et cela répond peut-être aussi un peu à Sarah, puisque le métier d'ambulancier je l'ai fait durant sept année au sein de la Brigade santaire de la Police.

Tous ces moments, je les ai vécus. J'ai envie de dire que la seule différence qu'il y a c'est que les ambulanciers se retrouvent la plupart du temps confrontés à la mort "fraîche".

Tiens, bizarrement, ça me rappelle qu'à cette époque déjà, c'est à dire il y a huit ans de cela, la population avait voté la mort des ambulances de la police, en se faisant gruger par des mensonges politiques...

Pas de répit donc pour les politiques quand il s'agit d'attaquer celui dont ils auront besoin le soir suivant parce qu'ils sont désemparés, face à une situation qu'ils ne sauront pas gérer seuls. Ou tout simplement pour faire acte de présence dans la salle des pas perdus pour les protéger...

Écrit par : merlin | 30/03/2009

Cher Matou,

Je n'ai pas les réponses à vos questions (j'ai cherché sur le net mais sans succès). Par contre, comparer ces deux professions n'est pas très judicieux, car mis à part le fait qu'elles se retrouvent souvent devant un corps sans vie, je ne vois pas le raisonnement recherché.

Minet.

Écrit par : Minet | 30/03/2009

@ Matou :

Vous aimez la comparaison il me semble, alors comparez aussi comme cela :

Un policier fait aussi du travail d'enquête qui inclu des auditions de personnes, avec au final un rapport de synthèse inculant les responsabilités des uns et des autres, en relevant les fautes commises, tout comme un Juge d'Instruction du Pouvoir Judiciaire.

- Veuillez comparer le salaire d'un Juge d'Instruction s.v.p. ?

En notant que le Juge d'Instruction ne fait pas en plus croque-mort, assistant social, etc... comme le fait le policier lors de son quotidien...

;o)

Écrit par : Pour Voir | 30/03/2009

Chère Sarah, vos propos sont insultants et si une larme est venue illuminer votre visage, elle n'était pas provoquée par la nature de mon écrit, mais par l'authenticité de cet instant de vie où vous avez découvert à travers cette lecture nos qualités en relations humaines, même face à la mort.

Bonne soirée, que votre vie soit douce, et que la haine qui vous habite sèche cette larme qui vous dérange.

Écrit par : Minet | 30/03/2009

@Sarah

Vous errez lorque vous laisser entendre que les policiers sont inutiles. Eux aussi sont aussi parfois (pas tous les jours bien sûr) des "Héros".

@Pour voir

Il serait intéressant de déterminer le temps que le policier passe en ces diverses activités, de le rémunérer pour chacune de ces activités en tenant compte du temps qu'il y passe et de faire le total de ces rémunérations. Je ne serai pas surpris de constater que le total est inférieur à la rémunération actuelle. Cette différence pourrait d'ailleurs se justifier par les exigences de polyvalence du métier et aussi, d'ailleurs,du sens psychologique nécessaire.

@ Minet

je tiens à relever l'erreur de MM. WEISS et MOUTINOT. Le droit fédéral n'exige pas un âge minimum de retraite à compter du premier janvier 2010. Ce qu'il interdira est le financement d'une retraite à un âge trop précoce par le 2ème pilier (LPP). Rien n'interdit de sortir de la LPP les 4 % du revenu, qui sont nécessaire semble-t'il, et de les attribuer à un fond cantonal spécial pour jeune retraité.

Écrit par : matou | 31/03/2009

Ok les amis....parfois des héros....mais souvent des zozzos...!!

Écrit par : MUR | 31/03/2009

Merci Matou pour vos précieuses précisions.

Écrit par : Minet | 31/03/2009

@blondesen
et bien je viens justement d'apprendre par le rédacteur de la gazette des bleus comment procéder pour demander de pouvoir passer une nuit ou journée avec l'équipe d'un poste de quartier. je vais donc adresser ma demande à qui de droit....non, non j'ai pas dit de droite !

p.losio
député

Écrit par : pierre losio | 01/04/2009

Bravo, pierre losio !
Je suis sincèrement heureux de lire cela et j'apprécie votre démarche.
J'espère que nombre d'autres élues et élus (ou de souhaitant l'être...) feront de même.
C'est ainsi qu'on résout les problèmes: en allant sur le terrain et en sachant, ensuite, de quoi on parle.

;o)

Écrit par : Blondesen | 01/04/2009

M. Losio...refaites nous encore le spectacle de la Revue...se jout-il encore à guichet ouvert...? hélas, le talent d'artiste comme de politicien d'ailleurs, n'est pas donné à tout le monde... certes vous jouez la Comedia del arte, mais gare à finir en psycho-drame...cher député...vert..??!!

Écrit par : MUR | 01/04/2009

Rahlala, ma petite Sarah...
Après je ne sais plus quel barbecue chez je ne sais plus quel député de je ne sais plus quel parti, l'été dernier, tout le monde s'accorda à dire que vous avez un très joli derrière. Au point que cela vint à mes oreilles.
Je vous en fais donc le compliment et ne saurais cependant assez vous dire qu'il ne faut pas l'utiliser pour penser...

:o)

Écrit par : Blondesen | 01/04/2009

Le métier de policier des difficile. Mais après tout vous l'avez choisi. Il y a un truc que je ne comprends pas. Le salaire de base est à Fr. 5'700.- environ. Mais après toutes les indémnités, il monte à envirion Fr. 10'000.-! Je pense que nos policiers genevois sont des enfants gâtés, rien de plus!

Écrit par : Riro | 01/04/2009

@ Riro :

Ah bon, 10'000.-. Merci de l'info, je vais attaquer mon employeur qui doit me retenir + de 3000.- mensuellement depuis tellement longtemps !

Non, sérieusement, il serait temps d'arrêter de gober tout ce qui est marqué dans les journaux.

Allez, rien que pour vous je vais citer un passage de la p.33 du rapport Annoni :

" La liste des indemnités payées aux policiers genevois est beaucoup moins longue que celle des policiers de la ville de Zürich. Contrairement à l’idée répandue, ces indemnités ne sont non plus pas versées à tous les policiers."

...et je vous l'explique avec un exemple :

- Tous les policiers n'ont pas le même horaire ni les mêmes contraintes de travail.

- Il existe l'indemnité a) pour le Policier A, l'indemnité b) pour le Policier B, l'indemnité c) pour le Policier C, etc...

- DONC LE POLICIER "A" NE TOUCHERA QUE L'INDEMNITE "a)" ET NON PAS "a)+ b)+ c)+ d)+etc..." comme l'ont laissé croire certains journaux, alimentés par certains politiques peu scrupuleux.

Pour le salaire, je vous laisse comparer les classes salariales de l'Etat, dans les offres d'emploi, sachant que le Gendarme est en classe 12

http://www.geneve.ch/police/recrutement/metiers/gendarme/welcome.asp?rubrique=conditions-d-admissionGendarme

et le lien pour les offres d'emploi :

http://bpv.geneve.ch/CMUsers/dalain/fichiers/bpv.pdf

Ainsi vous verrez ou se place réellement le salaire des policiers, comme par exemple un salaire inférieur à une secrétaire qui tient un procès verbal :

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"17 Greffier/ère 1 - 3.06.003 cl. max. 13 - inscription : 06.04.2009 - entrée 01/05/2009 - Mme XXXXXX, greffière-juriste de juridiction Commission cantonale de recours en matière administrative

Le/la titulaire sera chargé-e, sous la foi du serment de l'article 114 de la loi sur l'organisation judiciaire et en application des textes légaux, en particulier, de la gestion complète des actes de procédure du greffe de la Commission cantonale de recours en matière administrative.

Dans ce cadre, il / elle travaillera en étroite collaboration avec les juges et son / sa collègue greffier/ière et tiendra les procès-verbaux des audiences sous dictées des juges; il / elle effectuera d'autres tâches administratives inhérentes à l'activité d'une juridiction du Pouvoir judiciaire, déléguées par le/la greffier/ière de juridiction.

Formation et pré-requis : Diplôme de l'école supérieure de commerce ou CFC d'employé-e de commerce, complété par une expérience professionnelle.

Organisation, efficacité et de rigueur ; autonomie et précision ; sens des responsabilités ; bonne gestion du stress.

Esprit d'équipe ; flexibilité et aisance dans les contacts.

Maîtrise de l'orthographe et de la grammaire française ; dactylographie rapide et précise.

Lieu de travail : Commission cantonale de recours en matière administrative, Rue Ami-Lullin 4, 1207 Genève

Observations : Poste d'auxiliaire en voie de stabilisation."

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Rien que le policier ne sache pas faire, pour un salaire inférieur, sans risque, sans responsabilité particulière (comme celle de priver de liberté quelqu'un par exemple), sans heure supplémentaire, sans horaire nocturne, etc....

Au plaisir de vous lire

ABE

Écrit par : Un policier | 01/04/2009

cher blondesen...votre humour en dessous de la CEINTURE NE VOUS GRANDIT PAS...MOI JE FAIS DES FAUTES D-ORTHOGRAPHE...MAIS VOUS , VOUS CHOQUEY MA BIENSEANCE ET LE RESPECT DUT A MA PERSONNE...ALORS M.AMANE, CESSEZ VOS SOUS/ENTENDUS SUR MON PHYSIQUE ET CONTENTEZ VOUS DE DEBATTRE COMME UN ADULTE...SINON CHUT ...
d-AILLEURS, LOSIO EST ASSEZ GRAND POUR REPONDRE...N-EST/CE PAS MOSSIEUR LE DEPUTE VERT.....

Écrit par : MUR | 01/04/2009

L'UDC ne perd par de temps et vient de déposer une proposition de motion au titre évocateur : pour que le Conseil d'Etat adopte un plan de mesures conforme aux recommandations de la Cour des Comptes.

Si à travers cette motion ces députés UDC mettent en doute les travaux entrepris par le Conseil d'Etat pour restructurer la police, ils prouvent également que le rapport de synthèse de la Cour des Comptes était insuffisant. En effet, ces élus que je ne nommerai pas, reprennent les raccourcis du rapport de synthèse, les mêmes qui ont été contestés pour leur généralisme et leur manque de précisions. De ce fait, les faits exacts ne figurent pas dans cette proposition de motion, mais simplement des généralités avec lesquelles on ne peut pas travailler sérieusement. Les policiers vous remercient pour cette aide inattendue qui nous permet de démontrer que nous avions raison.

Écrit par : Minet | 02/04/2009

Remarquable. Tout simplement remarquable. Ce billet éclipse toutes les manoeuvres technocratiques des divers experts et autres rapports supposés scandaliser la population par des calculs salariaux fantaisistes. Merci à tous les policiers d'assurer notre sécurité à tous.

Écrit par : persifleur | 08/04/2009

@ Sarah

Chère Sarah, vous êtes ignorante et cynique !
Ce qui vous empêche d'apprendre c'est votre fanatisme et votre suffisance.

Vous évoquez le salaire de misère d'une caissière de magasin qui ne s'en plaint pas. Vous faîtes singulièrement erreur. Elles se plaignent mais vous ne les entendez pas.
Vous mettez la misère des uns en contraste avec la misère des autres à dessein.
Il y a toujours plus malheureux que soi. Voilà ce que vous semblez faire admettre dans votre très mauvaise charité.

Un cerveau humain et équilibré va toujours chercher à résoudre les problèmes sans les couper de leur contexte. En effet, le circuit des grandes distributions comme Migros, Coop ou Carrefour, devraient mieux les rémunérer. Il y a des revendications en ce sens, bien portées par les syndicats. Le saviez-vous ?
Les policiers ont manifestement des conditions de travail dégradées depuis une vingtaine d'années. Vous étiez petite fille, et il n'y avait pas autant de criminalités. Pourtant, on veillait déjà à cause des enlèvements d'enfants.
Depuis vingt ans, les milieux politiques établis ne cessent de cultiver les contradictions. Frontières ouvertes, circulation de stupéfiants, port d'armes même chez les jeunes adultes scolarisés et j'en passe. De l'autre côté, on envoie les gendarmes pour dissuader et ensuite on les dénigre.

Le ver (wurm) est dans le fruit politique des Verts, ma chère Sarah. Vos propos que je reproduis ici sont indubitablement abjects "prenez votre salaire et SILENCE !"
Les élus ne sont pas les élus de Dieu comme vous semblez y croire. Ils sont élus pour veiller et gérer. Certainement pas pour se servir et asservir. (Hélas, c'est trop fréquemment le cas sur tous les bancs).

Je me souviens d'un débat au GC qui dura plus de deux ans avant que les politiques n'eussent emporté le morceau, grâce à l'arrivée de l'Alliance de Gauche).
La levée des corps au domicile des gens. Une ancienne mission dans l'histoire de la police de notre canton que les milieux privés comme "le plus grand Croque Morts de la place" dont vous ne semblez pas plus défendre les conditions de travail de son personnel, engagèrent leur bras de fer pour obtenir le LOBBY, parce que la levée des corps et les ambulances de la police ne coûtaient quasiment rien aux contribuables. Leurs prestations, quoique spécifiques, étaient déjà intégrées dans l'ensemble des tâches qui lui sont dévolues, payées par les contributions. Il était normal qu'on ne les leur fît pas payer deux fois.

L'Alliance de Gauche de gauche avançait le risible argument comme quoi un policier, ça fiche les gens, ça peut aussi ficher... les morts et les blessés et que ça pourrait les tuer une deuxième fois ou les laisser mourir.
Les verts et les socialistes, adversaires traditionnels de la droite ne s'en riaient pas plus de ces arguties. Ils soutenaient la droite. Ou alors, la droite venait-elle de se découvrir des alliés inattendus. Tous prenaient ceci au sérieux et l'Alliance de Gauche fut chaleureusement acclamée de remerciements.
Pourquoi donc ?
Il fallait que les ambulances soient privées et les tarifs alignés sur ceux du marché. Résultat: 600 frs minimum facturés à la famille pour une course simple et nue. Davantage si le véhicule transporte du matériel et un médecin. L'intervention au domicile ou sur la voie publique est facturée au même prix.
Voilà pour la première raison.
On voulait soustraire à la police cette mission, non pas parce qu'elle demandait d'être mieux rétribuée, mais c'était pour lui ôter préventivement toute raison de revendiquer.
Il y avait des policiers devenus inaptes aux services d'intervention à cause de leurs handicaps physiques consécutifs aux accidents professionnels (n'oubliez pas que c'est un métier qui vous expose au front des violence souvent mortelles), qui remplissaient ce service avec beaucoup de courage et d'abnégation. La corporation voulait apporter à certains d'entre eux, une possibilité de rester dignes, une nouvelle raison de continuer de vivre et de rendre, somme toute, un grand service à la société, jusque là méprisé. Alors qu'il serait si simple de mettre ces hommes à l'AI sans plus s'en préoccuper.
Voilà ! j'en ai fini pour cette deuxième raison.
Depuis lors, les conditions continuent de se dégrader de manière accélérée.

Votre chère société, Sarah, est en train de marcher sa la tête et vous applaudissez les nigauds et les négriers patentés sans savoir pourquoi.
C'est grave de siéger comme un singe.
Les problèmes d'iniquité existent, ils doivent être entendus et débattus sereinement, techniquement et rationnellement. Les interlocuteurs doivent les apprécier sans parti pris. Un bon gestionnaire c'est aussi un bon communicateur, un médiateur au service de la cause, pas à son propre service.

Je me demande ce que vous y faites, Sarah, au Grand Conseil ?

Écrit par : Nepotin | 12/07/2009

Le problème de la police aujourd'hui tient à la faiblesse des procédures judiciaires qui annulent par une sentence légère le travail sur le terrain. Soyons réalistes, les quais de Genève à la nuit tombée sont parcourus par une faune de plus en plus nombreuse qui rend l'endroit peu convivial. Les petits dealers, voleurs à la tire, mendiants et maintenant les arnaqueurs avec leur tour de cartes bidon font que l'endroit ressemble plus à un Souk qu'à la Genève internationale. Les candidats aux élections de cet automne doivent donner un message clair pour mettre fin à cette "cour des miracles" de la petite délinquance à Genève.

Écrit par : demain | 13/07/2009

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