10/03/2009

Alerte-Enlèvement, une urgence nationale.

Lucie, une très belle chanson de Pascal Obispo, un prénom qui vient du latin Lucia, étymologiquement que l'on peut rattacher à Lux, Lumière.

Lucie, c'est aussi le prénom de baptême d'une jeune fille dont le visage radieux a illuminé la presse helvétique ces derniers jours, mais dont le décès horrible vient d'apporter une sombre page supplémentaire au sujet de la sauvagerie humaine.

Sonia, Ana, Marie, Juliette, Marguerite, Patricia, Sarah, Nathalie, Monica, Corine, Barbara, Françoise, Sofia, Annie, Katy, Lucie et tant d'autres jeunes femmes annoncées disparues et parfois retrouvées dans d'horribles circonstances.  Ces faits divers, car c'est encore ainsi que l'on appelle ces événements, choquent toujours la population, citoyens envahis par un tsunami de révolte qui inonde nos sentiments les plus sincères.

Depuis de nombreuses années l'alerte AMBER est en place au Canada et aux USA, en cas de disparition avérée par les forces de l’ordre d’un enfant de 17 ans ou moins, laissant ainsi supposer que la jeune personne est en danger. Elle permet des recherches rapides avec une diffusion nationale, à la radio, à la télévision, sur les panneaux autoroutiers et par des courriels et des sms qui sont envoyés gratuitement à ceux qui ont souscrit.

En France, un système identique a été mis en place en février 2006, sous l’appellation de dispositif Alerte-Enlèvement.

Ces avis de disparition rapidement mis en place sont une nécessité dans la société dans laquelle nous évoluons.

En Suisse, si la volonté existe pour mettre en place un système idoine, se sont malheureusement les procédures pour légiférer qui sont trop longues, trop compliquées, trop étatisées, avec des responsabilités reportées sur les Cantons, alors que la solution est confédérale.

Aujourd’hui c’est Lucie qui nous dit que l’on ne peut plus se permettre d’attendre et qu’il nous faut une application rapide d’un dispositif Alerte-Enlèvement sur le plan national en Suisse.

Devront nous attendre que nos élus politiques aient fini de réfléchir comment instaurer ce gage nécessaire de sécurité et de protection pour nos enfants ?

La réponse est non car l’urgence de ce débat se doit d’être portée au premier plan dans nos préoccupations citoyennes dans les futurs débats parlementaires.

 

 

Commentaires

Tout à fait d'accord... Cette urgence là commence à durer!! Que faut-il attendre? Que la jeune fille d'un(e) conseiller fédéral disparaisse, pour que ces messieurs et dames de Berne réagissent?! Pour le malheureux dernier cas, celui de Lucie, cette alerte-enlèvement aurait sûrement changé la fin de l'histoire... La place fédérale se doit maintenant de réagir très vite. Merci!

Écrit par : Laurent | 11/03/2009

La définition de l'urgence est de la compétence des (seuls) politiques...

Par contre, pourquoi une loi cadre fédérale alors qu'il suffirait d'un concordat ?? Je suis tellement fatigué de voir fleurir toujours et encore cette logique française, un fait divers = une loi (venue d'en haut).

Le pragmatisme commande la mise en place d'un concordat, les spécialistes appellent de leurs vœux un concordat ... alors pourquoi demander une loi fédérale (et "casser" le fédéralisme) ?

Sinon, tant qu'à faire, tant demander une police fédérale unique !

PS: il suffirait d'ajouter quelques lignes au Concordat du 5 novembre 1992
sur l’entraide judiciaire et la coopération intercantonale en matière pénale plutôt que de modifier notre Constitution ! ô mais c'est vrai, pourquoi privilégier l'efficacité quant on peut dénoncer médiatiquement la lenteur des procédures fédérales ??

;o))

Écrit par : Tiouk | 23/03/2009

Votre idee est comprise.

Écrit par : Korean ; phone cards online | 03/11/2009

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