08/01/2009

Et maintenant ?

Jeudi 8 janvier 2009. Alors que le Conseil d’Etat s’est réuni hier pour la rentrée 2009, le Groupement des Associations de Police n’a reçu aucune nouvelle des sept sages. Certes l’assemblée extraordinaire des membres des syndicats de police a refusé en décembre de signer un protocole d’accord, qui pourtant avait été proposé au Conseil d’Etat par les comités des syndicats de police, démontrant ainsi massivement que la confiance n’est pas de mise entre les policiers genevois et son employeur. Certes les policiers genevois continuent leurs actions, avec les répercussions importantes constatées sur les montants encaissés des amendes délivrées et sur la gestion du personnel policier effectuée avec un « minimum » d’heures supplémentaires. Certes, on pourrait croire que la « Grande Maison » fonctionne. Que nenni et le mois de janvier débute en fanfare pour nos policiers. Matchs de hockey a risque, les violences étant de plus en plus fréquentes lors de ces joutes, action Prédire de la rentée scolaire, manifestations anti-wef annoncées fin janvier dans notre belle cité qui pourrait une nouvelle fois se retrouver envahie par des émeutiers, reprise de la formation continue en maintien de l’ordre pour les cadres et enfin le rapport annuel du Commandant de la gendarmerie.  Si peu de temps pour joindre les deux bouts et pour faire encore plus avec encore moins, alors que nos agents refusent toujours d’effectuer des heures supplémentaires car encore en attente de la reconnaissance nécessaire. Des propositions ont été déposées auprès du Conseil d’Etat pour sortir de la crise, sans obligation de passer par un protocole d’accord, et qui permettraient aux parties en cause de sortir la tête haute de ce conflit social. 2003 a laissé des blessures indélébiles dans les esprits du corps de Police (G8). 2008 a laissé des traces indélébile dans les rangs du corps de Police (Euro08). Que nous réserve 2009 ? Dans la gestion politique des problèmes, à certains moments clefs d’une législature, il faut avoir le courage de donner des priorités à des décisions évidentes. La sécurité publique, la baisse de la criminalité, la qualité de vie et l’image de la Genève internationale sont des éléments que nos élus se doivent de traiter avec une lucidité devenue urgente et prioritaire, pour le bien de tous.   Et maintenant ?